SOUVENIRS
DU VENDEEN
Du
18 février 1975 au 17 mai 1975, le Vendéen à
Participé à une mission de type "Sargasses" avec le
Bourguignon. Pour l'occasion
une brochure a été éditée par le bord. Je
vous propose d'en suivre les épisodes via le tableau ci-dessous, sinon il y a d'autres aventures aussi.
En
1972, Claude MOSOLL après 3 ans passés à Dakar Yeumbeul comme
transfiliste, embarque sur le Vendéen. En voici ses souvenirs
photographiques, merci à Claude pour son autorisation de mise en ligne.
(mise en ligne le 27/06/2009)

1972.
Quelque part en méditerranée, plus précisement en mer Egée, le Béarnais
se présente sur le babord du Vendéen, sans doute pour un exercice de
transfert. (photo Claude MOSOLL - 1972)

1972. Autre vue du même exercice, sans doute prise quelques minutes avant. (photo Claude MOSOLL - 1972)

1972.
En mai ou juin, Le Vendéen fait une croisière avec d'autres bateaux en
mer Egée et au moyen orient. Le voici en escale avec sur la droite de
la photo l'arrière de l'escorteur d'escadre Cassard. (photo Claude
MOSOLL - 1972)

1972,
mai ou juin. Toujours en mer Egée, il me semble reconnaître les
falaises de l'île de Théra, connue aussi sous le nom de Santorin. Si
mon observation est bonne, le Vendéen s'apprête à entrer à l'intérieur
de la caldeira où se trouve le volcan qui détruisit l'île au IIème
siècle avant jésus-christ. (photo Claude MOSOLL - 1972)

1972.
Retour à Toulon. Cette fois le Vendéen appareille pour une sortie des
familles. Les familles des membres de l'équipage étaient embarquées
pour une journée et chacun essayait de montrer le bateau sous son
meilleur jour. Ici on a mis à l'eau le zodiac du bord. (photo Claude
MOSOLL - 1972)

1972.
Cette photo est intéressante car elle montre sur la gauche un
sous-marin soviétique.Claude signale dans son commentaire que les
rapides, à droite au fond sans doute le Béarnais, faisaient des 8
autour du sous-marin, le sonar au maximum pour le forcer à faire
surface comme sur la photo. Je pense que le sous-marin de la photo est
un sous-marin d'attaque de la classe F ou fox-trot. Ces bateaux
déplaçaient 1950 tonnes et 2400 tonnes à pleine charge, ils mesuraient
96m de longueur sur 7.5m de large, ils étaient armés de 10 tubes
lance-torpilles de 533mm, leur propulsion était diesel/électrique leur
assurait une vitesse de 18 noeuds en surface et de 16 noeuds en
plongée. Ils ont été contruits à partir de 1959 à environ 50 unités aux
chantiers navals de Léningrad, ils avaient la réputation d'être très
robustes. (photo Claude MOSOLL - 1972)
(retour en haut de page)

1972.
Le Vendéen fait escale au Liban, certains en profitent pour aller
visiter Baalbek, ancienne cité romaine aux ruines majestueuses. (photo
Claude MOSOLL - 1972)

1972.
En ville, sans doute à Beyrouth, le marchand de boissons. J'aime bien
cette photo car elle représente tout ce qui me plaisait dans les
escales, nous ne connaissions pas grand chose du pays que nous allions
toucher, et pourtant la curiosité était là et elle permettait ce genre
de rencontre. A la découverte du matelot répond le sourire du marchand.
(photo Claude MOSOLL - 1972)

1972. Autre vue d'escale, la rue libanaise sur fond de mosquée. (photo Claude MOSOLL - 1972)

1972.
La richesse archéologique du Liban est très grande, manifestement
l'équipage du Vendéen en a bien profité. Merci beaucoup à Claude MOSELL
pour ces photos. (photo Claude MOSOLL - 1972)

Dans
les années 1960, le Vendéen comme les autres escorteurs rapides fait de
la surveillance maritime dans le cadre de la lutte contre le trafic
d'armes du FLN algérien. Sur la photo un hélicoptère de l'aéronavale,
plus précisément un Piasecki Hup-2 d'origine américaine. Il procède à
un transfert de personnel car on voit le crochet en dessous de la roue
droite. Cette photo et la suivante viennent du site www.alabordache.com sans détail d'auteur, si celui-ci se reconnaît qu'il me le fasse savoir. Merci.(photo ?? - 196?)

1967.
Le Vendéen entre dans le port de Tarente en Italie du sud. Il vient de
passer le pont tournant dont on voit une partie derrière la passerelle.
C'est aussi une photo www.alabordache.com
je ne connais pas non plus l'auteur, je reparerai ma lacune aussitôt
que celui-ci se fera connaître. Merci d'avance. (photo ?? - 1967)
(retour en haut de page)
En
1977, Claude HENNARD frais émoulu de l'école des mécaniciens embarque
sur le Vendéen à Toulon, pour tous ceux qui pensent que la
méditerrannée est un lac sous le soleil et qu'il fait toujours bon
naviguer, regardez les photos ci-dessous, un grand merci à Claude.

1977.
Le vent est de travers, la lame aussi bien-sûr alors ce bon vieux
Vendéen se couche sur tribord suivant l'habitude des escorteurs
rapides, seul le télépointeur de 57mm reste stable, celui qui
l'occupait devait avoir une drôle d'impression. (photo Claude HENNARD -
1977)

L'avant
du Vendéen est entré dans la lame, la vague éclate sur l'étrave et le
photographe n'avait que très peu de temps pour se mettre à l'abri.
(photo Claude HENNARD - 1977)

La
suite de la précédente, j'espère pour Claude que le blouson de mer
était bien cappellé. Remarquez que l'affût de 57mm est tourné vers
tribord et n'est plus dans l'axe du bateau. Mon poste était à l'avant
du bateau sur le Provencal et j'ai encore en tête le bruit que faisait
ce genre de vague sur la structure du bateau. (photo Claude HENNARD -
1977)

Une
autre phto prise vers l'arrière toujours depuis la passerelle, sur la
droite de la photo un des canons de 20mm. (photo Claude HENNARD - 1977)

La
vague est passée, le soleil joue avec les embruns, le bateau embarquait
des tonnes d'eau de mer, mais lui comme l'équipage avait l'habitude, de
toute façon que pouvions nous y faire ? (photo Claude HENNARD - 1977)

Impressions
marines. Vous êtez de quart à la passerelle (sur les escorteurs sans
passerelle couverte seuls le barreur, le préposé au transmetteur
d'ordres et les cartes étaient à l'abri) et vous avez encore 2 ou 3
heures à tenir dans le froid, l'humidité et le roulis, ceux qui ont
connu ces moments comprendront ce que je veux dire, vivement la banette
ou le hamac ! (photo Claude HENNARD - 1977)

Heureusement
nous n'étions pas seuls pour le quart. Mais dans ces cas, s'accrocher à
tout ce qui était fixe était une préoccupation première. Je vous laisse
imaginer que vous êtes en train de déjeuner et que votre plateau se met
à imiter les mouvements désordonnés du bateau, que vous essayez de vous
laver ou de continuer à faire simplement votre travail. En tout cas,
bravo et merci à Claude Hennard pour ces photos.. (photo Claude HENNARD
- 1977)
(retour en haut de page)
Le Vendéen suivant divers auteurs et à diverses époques, un patchwork pour changer un peu les habitudes.

Nous
sommes en mai 1972, le Vendéen fait escale à Beyrouth au Liban. Des
volontaires se rendent à l'hôpital de Beyrouth pour offrir leur sang
sous la houlette du capitaine de corvette GUITTARD (au 3ème rang). Ils
posent avec le personnel hospitalier. Un autre membre de l'équipe est à
remarquer, il est à droite avec son bras dans le plâtre, il s'agit de
Michel MEYER le frère de Jean-Charles MEYER. Si vous voulez savoir
pourquoi son bras est dans cet état, alors CLIQUEZ ICI. (photo Jean-Charles MEYER - 1972)

1971.
Ravitaillemnt à la mer entre le BSL RHIN et le Vendéen. A l'époque le
Vendéen était le chef de la 5ème division d'escorteurs rapides comme
l'indique l'anneau noir sur la cheminée . Remarquez le bras de charge
du Rhin qui supporte le cable du ravitaillement. (photo Bagadoo - 1971)

1971. Ravitaillement avec le Rhin, l'escorteur se présente sur le tribord du BSL. (photo Bagadoo - 1971)

1971.
La suite du ravitaillement, les deux bateaux sont presque de conserve.
Remarquez à gauche de la photo le canon de 40 mm, le Rhin était équipé
de 3 de ces canons. (photo Bagadoo - 1971)

1971.
Toujours le ravitaillement avec le Rhin. Entre les deux bateaux, les
lames sont emprisonnées et ne peuvent souvent s'évacuer que vers le
haut, le pont bas des escorteurs rapides en faisait souvent les frais.
(photo Bagadoo - 1971)

1971.
La photo est prise à contre-jour et la qualité s'en ressent, mais on
peut bien voir le cable support entre les deux bateaux. (photo Bagadoo
- 1971)

1971.
Fin du ravitaillement. Le cable support est revenu sur le Rhin,
l'officier de manoeuvre du Vendéen fait monter les tours sur les deux
machines et met quelques degrès de barre sur tribord. A bientôt pour
d'autres exercices. Un grand merci à Bagadoo pour ces photos.(photo
Bagadoo - 1971)
(retour en haut de page)
Pierre CARDIN a embarqué sur le Vendéen durant les années 1961 et 1962. Il a mis ces photos sur www.alabordache.com et m'a autorisé à les mettre sur ce site, je tiens à l'en remercier encore.
Pierre
CARDIN, alors quartier-maître de 2ème classe
mécanicien pose devant son oeuvre, à savoir le nettoyage
et le réglage de l'hélice tribord, nous sommes à
Toulon en décembre 1961. (photo Pierre CARDIN - 1961)
Toujours
lors du carénage du Vendéen, voici un copain de Pierre
qui participe aussi au nettoyage, travail fastidieux mais tellement
utile. (photo Pierre CARDIN - 1961)
1962.
Le Vendéen fait escale à Calvi en Corse. Voici le Matelot
mécanicien PESTRE, Jean-Marie. (De Vitry-le-François)
Alors que le Vendéen était au mouillage aux Vignettes,
Jean-Marie en embarquant a laissé tomber son sac à la
mer. De quart à la machine de 20HOO à OOHOO, Pierre l'a
vu arriver afin de faire sécher son linge, c'est vrai que la
machine était l'endroit rêvé. (photo Pierre
CARDIN - 1962)
1962,
Escale à Calvi, le QM2 mécanicien Pierre CARDIN. A
l'époque il y avait à Calvi un régiment de
légionnaires, je me souviens en 1974/75 avoir participé
à des exercices contre-eux, il faut bien avouer que nous de
boxions pas dans la même catégorie, sur terre ils
étaient beaucoup plus professionnels que nous. (photo
Pierre CARDIN - 1962)
1962.
Sans doute toujours à Calvi, le Vendéen au mouillage. Le
retour à bord se faisait avec l'embarcation du bord via le
tangon, je vous laisse imaginer par fort mistral. (photo Pierre
CARDIN - 1962)
1962.
Calvi lors de la même escale, le quartier-maître CARDIN et
les matelots POGGI et BIROT dans une citroën (je pense),
c'était au temps d'avant le contrôle technique
automobile. (photo Pierre CARDIN - 1962)
1961.
Le Vendéen fait escale à la Valette sur l'Ile de Malte,
la garde d'honneur est prête, Pierre CARDIN, 5ème en
partant de lagauche, puis BIROT et PESTRE. (photo Pierre CARDIN -
1961)
1961.
Escale à La Valette à Malte, les cérémonies
officielles sont terminées, le trio va faire du tourisme dans
les rues de la ville. (photo Pierre CARDIN - 1961)
1961.
Retour à l'élément marin. Photo pris depuis le
toit de l'affût double arrière, question à dix
sous. A quoi servait la sorte de marmite que l'on voit à gauche
de la photo ? Merci à Pierre CARDIN pour ces photos.
(photo Pierre CARDIN - 1961)
Jean-Charles
MEYER nous a déjà envoyé des documents sur le
PICARD à voir dans les souvenirs du Picard, mais ici ce
sont deux récits sur le Vendéen, le premier raconte une
aventure arrivée à son frère Michel faisant alors
son service sur le Vendéen, le deuxième récit lui
a été transmis par le maître d'hôtel du
commandant de Vendéen et nous narre en marge de la version
officielle ce que Robert le maître d'hôtel a
véçu alors, à vous de vous faire votre opinion.
Donc voici tout d'abord les aventures du petit frère Michel
Le
5 mai 1972 en Méditerranée
EVACUATION
SANITAIRE SALUTAIRE
Par
Michel le Ti-Frèr.. !
Outre le fait
d'avoir été choisi par la marine pour accomplir mon
service national j'ai eu le grand bonheur d'être embarqué
sur l'E.R Vendéen. Il est affecté à Toulon,
merveilleuse ville où je suis né . J’arrive à
bord en 1972 comme matelot missilier, matricule 72 2756. Le bâtiment
avait alors pour pacha le capitaine de frégate Corbier qui a
terminé sa carrière au grade d'amiral. Il fut en délicatesse avec la marine pour cause de «
désaccord sur la façon de gérer les
essais nucléaires à Mururoa ». Un
pacifiste du Pacifique en quelques sortes.
Je découvre « mon
bateau » un matin de mars 1972, amarré
aux appontements Milhaud, plus particulièrement au quai Noël.
Je remarque tout de suite sa cheminée plate. Ils sont trois
escorteurs rapides de ce type équipés de cette
cheminée : Le Vendéen, l’Alsacien et le Provencal. Pour ce qui
concerne le « mien » elle est
barrée d'un galon noir synonyme de chef de division.
Le 3 mai 1972, nous
appareillons pour la grande aventure en direction de Izmir, Rhodes
et Beyrouth. Le D'Estrées, le Jojo, (Jauréguiberry
pour les intimes.) l'Arromanches et le Var nous accompagnent. A peine
deux jours de mer se sont écoulés, nous ne devons pas
être très loin des îles de Hyères, un
incident remarquable se déroule et j’en suis la vedette. Le
5 au matin, en fin de quart de 4h à 8h je m’en vais, ainsi
que mes collègues prendre mon petit déjeuner à
la cafétéria. Je descends les premières marches
de l’échelle d’acier et hop… ! vol plané,
chute libre et atterrissage sur le parquet de notre salle à
manger. Pour me protéger pendant la cascade involontaire, je
place mes mains en arrière et chute de ton mon poids sur la
bras gauche. Mes camarades du tiers présent me relèvent
et m’évacuent à moitié groggy à
l’infirmerie du bord. Verdict du Capitaine médecin :
fracture de la styloïde radiale gauche. Que faire ? Je
pourrais être soigné sans aucun problème sur
l’escorteur mais le toubib préfère prendre des
garanties et décide de mon évacuation sanitaire.
Je m’interroge ! Evacuation ? Vers
où ? Comment ? A la nage ? Par transbordement ?
Une chance dans mon (petit) malheur : l'Arromanches rentre en
catastrophe à Toulon pour des problèmes de propulsion.
Contact radio entre les deux Pachas qui organisent mon
départ…héliporté.. ! Comme quoi être
affecté sur un escorteur « Chef de Division »
ça a du bon… ! C’est beau l’autorité.
Trente minutes plus tard, le bras en écharpe
solidement amarré contre ma poitrine, je suis sanglé
sous l’Alouette III du porte-avions, qui m’emporte tel un fétu
de paille. Le mécanicien aéro m’accueille
chaleureusement à la porte de l’hélicoptère et
l’appareil piloté de main de maître, se pose quelques
instants plus tard sur le pont de l’Arro. Je reste
vingt quatre heures à l’infirmerie, soit dit en passant
beaucoup plus vaste que celle du Vendéen, puis nous arrivons
à Toulon. Une ambulance me conduit alors à l’Hôpital
Sainte Anne, celui-là même ou j’ai vu le jour 20 ans
plus tôt.
Mystère maritime ou élucubration
humaine, voire caractère indispensable de ma présence
sur le Vendéen, ce dont je doute quand même un
peu…, quarante huit heures plus tard, je repars en sens inverse :
même motif, même moyens de transport. Le porte-avion
réparé, mais pas à Sainte Anne, lui, appareille
avec un passager supplémentaire. Le pilote de l’hélicoptère
me reconnaît, ce qui facilite les relations aériennes et
me dépose avec délicatesse sur la plage arrière
du Vendéen, en pleine mer. Vu d’en haut ça fait
petit, un escorteur rapide.. ! Je n’ai pas pris de bain forcé
et suis arrivé intact, prêt à reprendre du
service.
Mon bras gauche est plâtré, ce qui
m’interdit tout travail, sauf à me gratter l’oreille où
à disposer mes orteils en éventail. Ce mystère
restera entier quand à ma présence sous mon statut
d’éclopé à bord pendant cette croisière.
Je ne pouvais tenir mon poste. J’assumais toutefois la veille
optique à la passerelle. En fait ce furent de vrais vacances
en croisières « Club Med ».
Je ne me souviens pas d’avoir culpabilisé,
ni de m’être plaint de mon état. Je ne souffrais
nullement, j’étais légèrement handicapé,
mais très légèrement. Pour être en règle
avec ma conscience, et seulement avec elle, lors de l’escale de
Beyrouth, je n’hésitais pas à participer à
l’opération « Don du sang ».
Je me souviens, qu’en plaisantant avec moi, l’infirmier libanais
me demanda :
- Je pique où ?
- Dans le plâtre, ça fait moins
mal, répondis-je !
Finalement ce fut une croisière
humanitaire.
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Voici
maintenant le récit à partir des souvenirs de Robert,
maître d'hôtel du commandant du Vendéen à
l'époque, qui relate l'aventure de la mise au sec sur un rocher
de la Maddalena en 1964.
En Méditerranée, le 17
octobre 1964.
LE VENDEEN A LA MADDALENA.
Au mois d’octobre 1964, les
bâtiments de la 5° Division d’escorteurs rapides, (Chef
de division Le Picard), soit le Vendéen et le Normand, dont le
port d’attache est Toulon , participent à un grand exercice
interallié en Méditerranée.
Pendant la nuit du 16 au 17 octobre,
le Vendéen mouille au large de La Maddalena, une île du
Nord de la Sardaigne, éloignée de quelques milles des
bouches de Bonifacio. Le vent s’est levé durant la nuit. En
ces lieux de hauts fonds, la navigation dans l’archipel est
dangereuse car des rochers affleurent. L’escorteur rapide au
mouillage a le nez dans le vent. Il est 3 heures 50, Robert le maître
d’hôtel du Commandant vient d’être réveillé,
sur sa demande, par le matelot de service. A son tour il doit
réveiller le capitaine de corvette qui commande le fier
vaisseau. Les manœuvres d’appareillage ont débuté.
La machine est en pression, les hélices ont été
« balancées ». Les boscos
remontent la ligne de mouillage et son ancre, l’équipage
est aux postes , paré à exécuter les ordres.
Sous la force du vent, le Vendéen cule vers des rochers alors
que la baleinière qui n’ est pas remontée dans ses
bossoirs, se trouve exactement à la poupe du bateau. A bord
de celle-ci un bosco, un gabier et un mécanicien.
Afin d’éviter de coincer la
frêle embarcation entre les roches qui affleurent, l’officier
de quart ordonne :
- Machines avant deux. !
Tous les regards se portent vers
l’arrière mais personne ne prend garde, dans la nuit noire,
que l’escorteur se dirige droit sur d’autres rochers. Il se
plante littéralement par tribord sur les cailloux : un
énorme bruit de tôle déchirée ,
l’éclairage s’éteint, le bateau stoppe net. Il
restera ainsi, accroché aux rochers pendant trois semaines. La
voie d’eau, au niveau de la ligne de flottaison, n’est pas
exceptionnelle, la coque est déchirée sur 7 mètres.
Le commandant vient d’arriver à
la passerelle, il ne peut que constater les conséquences de
l’accident. Une équipe de sécurité est envoyée
dans les tranches aux fins de rapport. Ce sont ses membres qui
affirmeront après la visite que la déchirure est
importante et que le navire ne prend pas l’eau, pour le moment.
Au petit jour, la 5° division est
au complet autour du Vendéen afin de palier toutes
éventualités. Il en est ainsi des fortunes de mer et de
la solidarité des gens de mer.
Pendant plusieurs jours il sera
procédé au débarquement de tous les matériels
mobiles et lourds afin d’alléger le bâtiment et de
mettre la déchirure hors d’eau. Puis un dock flottant, de
l’arsenal de Toulon, prendra en charge et au sec le Vendéen
afin de le transporter au bassin Vauban pour réparations. Le
voyage dura dix jours. Une bien triste arrivée dans la rade
toulonnaise de ce convoi de remorqueurs tirant et poussant le dock
sur lequel était calé au sec l’escorteur rapide.
Il sera réparé avec
célérité, comme il se doit, par les ouvriers et
ingénieurs de la Direction des Constructions et Armes navales
et reprendra son service à la mer très rapidement. Sur
la coque, plus aucune trace n’apparaîtra. Seuls les souvenirs
resteront à jamais gravés dans les esprits.
NdR : Officiellement il est fait état d’une
avarie mécanique. En panne, la machine n’aurait pas pu
répondre aux sollicitations de l’officier de quart. Livré
à lui-même, le bateau serait alors allé se drosser sur les
rochers. Officieusement, Robert, notre maître d’hôtel
était à bord, avec ses 178 autres camarades. Ils sont
là pour témoigner des véritables causes de
l’accident qui, soit dit au passage, n’ont fait aucune victime.
(retour en haut de page)
En
1966, le Vendéen passait la ligne, Michel FAIVRE était
à bord et en a conservé une série de
clichés. Ses souvenirs sont aussi visible sur Le forum des anciens cols bleus
, il était à l'époque quartier-maître
mécanicien à bord du noble vaisseau. Voici ses aventures.
Le
20 août 1966, le Vendéen passait la mythique ligne de
l'équateur, à cette occasion, les néophytes
tremblent, si ! si !, mais ça vous le savez sans doute
déjà. Voici juché sur un affût de 57mm, dans
la noble attitude inhérente à sa fonction, Neptune et son
épouse qui président aux délibérations et
condamnations. (photo
Michel FAIVRE - 1966)
1966.
Le passage de la ligne. l'execution des sentences bat son plein, la
justice de Neptune s'abat sur les futurs anciens néophytes. Ne
me demandez pas avec quoi est badigeonné le condamné de
premier plan, d'abord c'est un secret et ensuite cela dépendait
fort d'un bateau à l'autre. (photo
Michel FAIVRE - 1966)
1966.
Celui-là semble avoir eu un traitement de faveur, quelque chose
me dit que ce n'est pas un matelot, il doit y avoir du gradé
sous la couche de peinture et de graisse. eh oui, tout le monde devait
y passer. (photo
Michel FAIVRE - 1966)
1966.
D'autres privilégiés. Dans mon souvenir, on pouvait
être condamné à plusieurs "mises à mort",
chacune consistant en un tour de circuit, ceux-ci attendent
peut-être le deuxième passage. Courage les gars ! (photo
Michel FAIVRE - 1966)
1966. Le cuisinier du bord, ici déguisé en boulanger participe avec son aide aux festivités. (photo
Michel FAIVRE - 1966)
1966.
Voici maintenant le baptême proprement dit. Le néophyte
est rasé par un aide, au bord de la "piscine", les
"sauvages" attendent. (photo
Michel FAIVRE - 1966)
1966.
Le moment crucial où le néophyte va être
plongé en arrière dans "l'eau purifiante". Je vous laisse
imaginer la qualité du liquide après plusieurs passages.
(photo
Michel FAIVRE - 1966)
1966.
Un tour parmi les "sauvages", voici ceux qui procèdent au
baptême dans la piscine, cette dernière certe
bricolée, mais ça fonctionnait. (photo
Michel FAIVRE - 1966)
(retour en haut de page)

1966.
Avant de passer dans l'océan indien, le Vendéen a fait
escale à Beyrouth. De là, une excursion est
organisée dans la plaine de la Bekaa, plus
précisément à Baalbeck l'antique ville
romaine. (photo
Michel FAIVRE - 1966)
1966.
Il fait très chaud dans la Bekaa au mois d'aout. Heureusement
des petits restaurants permettent de récupérer. Admirez
le blanc des uniformes, les permissionaires devaient être
impeccables avant de quitter le bord. (photo
Michel FAIVRE - 1966)
1966.
Le Vendéen passe le canal de Suez. Il doit s'arrêter
à Port-Said car les traversées par le canal se font en
convoi et avec pilote. Les barques de marchands s'approchent pour
offrir tout se qui peut être transportable sur une petite
embarcation. (photo
Michel FAIVRE - 1966)
1966.
Toujours à Port Said. Les egyptiens ont un sens inné du
commerce et les bateaux qui transitent par le canal sont pour eux une
vraie mine. (photo
Michel FAIVRE - 1966)
1966.
D'accord le chronologie n'est pas toujours bien respectée. Nous
voici de nouveau lors du passage de la ligne. Ceux-ci ont
déjà fait un passage, pour certains ce ne sera pas
suffisant, ils auront droit à un deuxième tour. (photo
Michel FAIVRE - 1966)
1966.
Pour être tout à fait franc, je ne sais pas très
bien si ce néophyte sort ou entre dans la piscine. Au fond
quelle importance ? (photo
Michel FAIVRE - 1966)
1966.
Et voilà, fin de la cérémonie. Dans mes souvenirs
tout ça se passait dans la bonne hummeur et le plus souvent
à ranger dans la même boîte que les sorties
d'étudiants. En tout cas encore merci à Michel de les
avoir conservés. (photo
Michel FAIVRE - 1966)
(retour en haut de page)
Francis
JACQUOT a embarqué en même temps que moi sur le Provencal,
il a aussi pris en photos le Vendéen, que voulez vous ! on ne se
refait pas. En voici quelque unes.
Le
Vendéen appareillant vers 1975. Combien de nautiques avons nous
parcouru avec lui à faire des exercices ASM et autres ? Lui et
l'Alsacien faisaient vraiment partie de notre paysage marine. (photo
Francis JACQUOT - 1975)
Cette
photo a du être prise en même temps que la
précédente, le décor ressemble à Toulon,
mais le quai à gauche où la Seine ou la Saone est
amarrée ne ressemble pas, alors Nice, Cannes ou ailleurs. (photo
Francis JACQUOT - 1975)
1975.
Sans doute après un exercice de transfert, le Vendéen se
dégage sur le tribord de ce que je suppose être le
Provencal. (photo
Francis JACQUOT - 1975)
1975.
Cette photo doit normalement se situer avant la
précédente car le Vendéen semble se
présenter sur l'arrière du Provencal. Merci à
Francis pour cette suite des aventures du Vendéen. (photo
Francis JACQUOT - 1975)
TEMOIGNAGE DE Jean-Louis CHATEAUX sur l'échouage du Vendéen à la Maddaléna le 17 octobre 1964
Jean-Louis
CHATEAUX m'a envoyé il y a quelque temps déjà le
témoignage ci-dessous, je dois avouer que son courriel avait
été mal classé, voici cette bévue
réparée, je le prie de bien vouloir m'en excuser, je lui
laisse la parole et vous livre son témoignage tel quel:
Je
vais vous livrer maintenant un épisode peu glorieux, à mon humble avis,
dans les annales de la Marine. Mais je tiens à préciser que je vous
raconte ce que j’en sais et ce que j’en ai entendu rapporter par des
marins qui étaient à la passerelle au moment où l’accident est survenu.
Je ne suis pas témoin direct car comme je n’étais pas de service,
j’étais couché dans ma bannette au moment de l’accident, je ne peux
donc pas témoigner personnellement. Cette précaution est prise dans le
but de n’accuser personne formellement.
Mi
Octobre nous voit reprendre les entraînements avec la flotte Italienne
et la VIème flotte Américaine. Exercices de routine : nous chassons des
ennemis dans les parages de la Corse et de la Sardaigne. Durant la nuit
de 16 au 17 Octobre 1964, il fait assez mauvais temps pour que le
commandement décide d’économiser le matériel. Toutes les flottes
interrompent les exercices et viennent s’abriter pour la nuit dans la
rade de La Maddalena, au Nord de la côte de la Sardaigne.
Nous passons la nuit au mouillage, nous nous reposons un peu et reprenons des forces.
A cinq heures du matin nous levons l’ancre, la
tempête souffle toujours mais un peu moins fort. Il fait encore nuit
noire et toute l’escadre appareille simultanément. Vu les risques pris
dans un appareillage en nombre, durant la nuit, par mauvais temps et
dans ces parages dangereux le commandant décide de « prendre la
manœuvre », qui est d’ordinaire sous la responsabilité de l’officier de
quart. Il ordonne un cap que le barreur suit et …les directives du
pacha envoient le bateau s’échouer sur des rochers affleurants.
Un
choc énorme intervient, tout ce qui est mobile tombe au sol, un
raclement inquiétant nous ralentit et pour finir le bateau s’arrête et
prend quelques degrés de gîte. Tout à coup une étrange immobilité intervient…
Un
poste de combat est sonné, tout le monde file à son poste. Le mien est
en soute radio, dans les fonds du bateau, j’y cours et trouve déjà une
trentaine de centimètres d’eau dans la soute inférieure. Je plonge mon
bras dans l’eau et au fond je touche de la main des rochers qui ont
percé la coque !
Le
matériel électronique entreposé dans la soute est en train de prendre
l’eau. Je suis seul, je dois réagir vite, je décide de monter tout le
matériel à l’étage supérieur et de fermer le panneau de sécurité qui
est entre les deux niveaux. J’ai sauvé l’essentiel du matériel. Quand
j’ai eu fini, dans le compartiment inférieur, j’avais de l’eau à mi
cuisses mais elle ne montait plus et pour cause : le bateau était posé
sur les rochers.
L’étrave
avait rebondi sur un rocher et la vitesse nous avait fait glisser
dessus jusqu’au tiers avant du bateau soit probablement une trentaine
de mètres. Autant que je puisse en juger de ma place et sans être un
expert, il y a eu un problème de cap et le Commandant, ayant assumé la manœuvre, en
est sans doute responsable. Le pauvre sera débarqué deux
heures plus tard et nous n’aurons plus jamais de ses nouvelles.
Mettre
au sec un escorteur rapide, qui plus est sorti de grand carénage
quelques mois plus tôt est assez mal vu et on peut comprendre que le
Capitaine de Corvette B…., commandant du Vendéen depuis le 2 Juillet, eut disparu de la circulation après un tel accident.
Je
n’en sais pas plus pour ce qui concerne les responsabilités de
l’échouage. Quelques années plus tard je lus qu’il y avait eu une
avarie de machine ? Mais j’en doute. Encore une fois, d’abord, je
n’étais pas à la meilleure place pour en juger, ensuite on ne peut pas
dire que je sois un spécialiste des échouages…
Un
fois le jour levé on se rend compte de la catastrophe. La marée
descend. Oui même en Méditerranée il y a un léger mouvement d’eau, au
mieux une vingtaine de centimètres entre la haute et la basse mer. Nous
découvrons alors que nous sommes posés sur le fond, au tiers avant du
bâtiment, en équilibre sur les cailloux. A l’avant, nous voyons presque l’arrondi de l’étrave. Nous avons une gîte de quelques degrés.
Il
y a des rochers émergeants à quelques mètres à bâbord du bateau et à
une centaine de mètres une falaise d’une cinquantaine de mètres s’élève…
Bien entendu il n’y a plus de danger de couler et à mon avis il n’y en a pas eu.
La
vedette de l’Amiral commandant de l’escadre vient nous
visiter et des tentatives de dégagement du bateau sont
décidées.
Il
va falloir alléger Le Vendéen au maximum pour que le bateau pèse moins
sur le fond. Il convient aussi de l’étanchéifier pour le voir flotter
puis de vérifier qu’il est remorquable.
Pour
ce faire des corvées sont mises en place. On va vider tous les
liquides : mazout, eau potable, pinard et eau des chaudières. On va
alléger le bateau de toutes ses munitions : on a fait la chaîne pendant
six heures pour dégager tous les obus de 57mm (en caisse de quatre). On
a démonté les tourelles d’artillerie, les télépointeurs, les tubes
lance torpilles. On a travaillé durant des heures à toutes sortes de
corvées aussi pénibles que possible. Tous les équipements démontés ont
été transférés sur des barges.
Midi
et soir nous sommes conviés sur le porte avions (Foch ou Clemenceau je
ne sais plus lequel des deux) pour y prendre nos repas, pour nous
changer les idées et pour voir la télé : sur le Vendéen plus rien ne
fonctionne et l’ambiance est morose.
Un
immense bateau grue, je crois me souvenir qu’il venait de La Spezia en
Italie, est arrivé pour tenter de soulever l’avant du bateau par les
écubiers. Il fallait alléger au maximum l’inertie du bateau sur le
fond. On n’a guère de marge de manœuvre car il repose lourdement. Il
est décidé d’ailleurs d’attendre la plus haute marée possible qui
interviendra quelques jours plus tard. Pendant ce temps un ciment
spécial à prise rapide vient renforcer la coque dans les fonds. La
remise en état de flotter va nous prendre une dizaine de jours.
La
première chaîne de télévision nationale est venue à bord, a filmé les
dégâts et les tentatives de remise sur l’eau. A cette occasion mes
parents m’ont aperçu durant le reportage.
Le
jour du dégagement est arrivé : Des remorqueurs tirent simultanément Le
Vendéen vers l’arrière pendant que la grande grue le soulève par les
écubiers. En même temps que des petits chalands de débarquement
poussent par le travers. Trois tentatives ne sont pas couronnées de
succès. A la quatrième, le bateau se dégage et flotte.
Après
une inspection générale pour vérifier la bonne flottabilité de la
coque, tout l’équipage est débarqué sauf une équipe dite de remorquage.
Pour les transmissions le maître radio, un matelot et moi sommes
désignés et nous assurerons les veilles pour le retour. L’équipage est
réduit à une trentaine hommes, il convoiera le Vendéen pris en remorque
vers Toulon.
Le
lendemain matin nous y arriverons sans histoire. Le jour même, comme la
plupart des membres de l’équipage, je débarque. De nombreuses mutations
interviennent et je suis moi-même transféré sur Le Jauréguiberry. Le
Vendéen repasse en grand carénage. Nous sommes le 15 Novembre 1964.
Je
venais juste d’acheter un appareil photo mais je ne savais pas encore
bien l’utiliser. J’ai pris une pellicule complète de photos du Vendéen
au sec, malheureusement elles seront toutes voilées…J’en suis désolé
car je n’ai aucune photo de cet « événement ».
Jean-Louis CHATEAUX
Alors QM2 radio sur Le Vendéen
Roger
GARGADENNEC m'a envoyé les photos qui suivent de son passage sur
le Vendéen en 1975 et 1976, il a aussi fait parti de la mission
SARGASSE de 1975. Je vous les fait partager et je remercie Roger de ses
souvenirs.
Le
Vendéen aux Açores à Ponta Delgada en avril/mai
1975. A couple du Vendéen on peut voir le Bourguignon qui
participait aussi à la mission. (photo Roger Gargadnnec - 1975)
1975.
Au cours de la mission SARGASSE, le Vendéen passe
l'équateur, la "ligne", cela donne lieu à moultes
festivités et bien-sûr à la remise d'un
diplôme de passage. Voici celui de Roger Gargadennec qui a donc
payé son dû aux us et coutumes de la marine. (photo Roger
Gargadennec - 1975)
1976.
Le Vendéen est a Toulon en carénage, sans doute dans un
des bassins de Missiessy. Remarquez le factionnaire à gauche du
pavillon, la vie durant ces période de réparations ou
carénages était assez monotone, mais les quelques membres
d'équipage qui restaient à bord devait être
vigilents pour la sécurité, le bateau étant en
travaux, était alors assez vulnérable. (photo Roger
Gargadennec - 1976)
1976.
Un autre vue du Vendéen au bassin à Toulon. Il arbore
à ses drisses les 1er et 3ème substituts, je sais que ces
pavillon répètent respectivement le signe le plus
élevé et le 3ème signe qui le
précède mais je n'en vois pas la signification ici, je
fais donc appel aux experts en pavillon. (photo Roger Gargadennec -
1976)

1976.
Toujours dans le même bassin à Toulon. La plage avant du
Vendéen vue depuis le mât. Au tout premier plan, flou,
l'aérien du radar de navigation DRBV-32 et derrière celui
du radar de veille combinée DRBV-22A. Egalement le bel arrondit
du bassin devant l'étrave. (photo Roger Gargadennec - 1976)
1976.
Nous sommes dans les entrailles de la bête. Voici un des deux
panneaux de manoeuvre de la machine qui permettait d'augmenter ou
diminuer la puissance des machines. Encore merci à Roger
Gargadennec pour ces documents. (Pgoto Roger Gargadennec - 1976)
(retour en haut de page)
Le
Vendéen vue depuis le Provencal. Le Vendéen, après
avoir passé 3 semaines en Méditerranée orientale,
est de retour à Toulon le 22 mars 1979. Il a fait ensuite
des exercices ASM avec le Provencal et une escale à Palma
de Majorque. (
photo "Cols Bleus" -mars 1979)
Escale à Palma de Majorque, une partie de l'équipage fait du farniente sur la plage. Tourisme et bonne humeur !! (
photo "Cols Bleus" -mars 1979)
Le
Vendéen au cours d'une mission "Sargasse" avec le Bourguignon,
fait escale aux Saintes dans les Caraïbes. On le voit ici
amarré par son tableau arrière, l'article précise
que la manoeuvre de retournement a été assez
délicate. La qualité de la photo n'est pas très
bonne, elle se trouvait en page centrale du "Cols Bleus". (
photo "Cols Bleus" - 1975)
Lors
de l'escale aux Saintes, le corps de débarquement du
Vendéen assiste à un debriefing après un exercice.
L'article loue le professionalisme des exercices du type "armée
de terre" des interessés. Pour ma part, je me souviens, pour en
avoir fait partie dans la région de Calvi avec le Provencal, que
ce genre d'exercice ne devait pas être très dangereux pour
nos adversaires (en l'occurence la légion
étrangère !) et que nous étions ravis de retrouver
enfin l'univers maritime qui nous était beaucoup plus familier.
(photo "Cols Bleus" - 1975)
Le
25 février 1977, le Vice-amiral de Bigault de Cazanove
commandant l'escadre de la Méditerranée a fait
reconnaître le Capitaine de corvette Caharel comme nouveau
commandant du Vendéen à Toulon. Cette photo semble prise
alors que le Vendéen se trouve en câle sèche. (
photo "Cols Bleus" -mars 1977)
Le
13 mars 1980, le vice-amiral de Castelbajac a fait reconnaître le
capitaine de corvette de Tarle comme nouveau commandant du
Vendéen. Le CC de Tarle sera le dernier commandant du
Vendéen. Sous les ordre du précédent commandant,
le capitaine de corvette Rolet, le vendéen a parcouru 31 000
milles et tenu la mer pendant 141 jours, cela en 18 mois
d'activité. (photo "Cols Bleus" -mars 1980)
L'intimité
de la passerelle du Vendéen durant l'été 1981. Le
pacha (peut-être !) regarde le large, songeur, il faut dire que
cette peinture a été faite lors de la dernière
campagne du Vendéen. Elle rend bien compte de ce qu'était
les escorteurs rapides, un univers très encombré, mais
où quand l'équipage était bon, il faisait bon
vivre. J'ai trouvé cette oeuvre dans le "Cols Bleus" n° 1767
du 3 septembre 1963. l'original est du peintre de la marine Serge MARKO
(Serge Marko in "Cols Bleus" - 1981)
(retour en haut de page)
Exercice avec le Gustave
Zédé (1969)
Le Gustave
Zédé a beaucoup fait pour les "rapides", Jean-claude BLOT
m'a envoyé ces trois photos d'un exercice de ravitaillement
entre le Gustave Zédé et le Vendéen, nous sommes
en juin 1969, la mer est belle et calme comme peut l'être la
Méditerranée, mais ne vous y fiez pas, cette
maîtresse est capricieuse. Encore merci à Jean-Claude.
Comme le
Provencal, Le Vendéen se présente sur le babord du
Gustave Zédé, il arbore le pavillon de beaupré et
de poupe, dans mes souvenirs ces marques d'honneur ne se portaient
qu'à quai ou au mouillage, on dira que c'est pour la photo et
que le vénérable TATAVE le méritait bien. (photo
Jean-claude BLOT - juin 1969).
Une vue
détaillée du centre du Vendéen. On voit
très bien sur cette photo le système du mortier quadruple
de 305 mm qui remplaçait sur les E52b le lance-roquettes de 375
mm. Ce système avait une portée supérieure et
pouvait atteindre des cibles plus profondes. Il a également
équipé la très belle série des
avisos-escorteurs. Cette arme avait la réputation d'être
assez complexe à mettre en oeuvre, si quelqu'un a plus de
détails je suis prenneur. On voit également très
bien le télépointeur de l'artillerie de 57 mm qui semble
ici assez fragile sur son pied pivotant. (photo Jean-claude BLOT - juin
1969).
L'exercice
est terminé, le Vendéen s'éloigne du Gustave
Zédé. Je l'ai dit des dizaines de fois, mais à
voir cette photo, je suis toujours aussi ému par la ligne des
escorteurs rapides, encore un peu 2ème guerre mondiale, mais
déjà moderne, et tellement plus "marine" que les bateaux
modernes, le progrès inéluctable est passé par
là. Il nous reste heureusement les photos et nos souvenirs. Je
trouve aussi que la bande noire sur la cheminée qui signale le
bâtiment chef de division d'escorteurs rapides, lui donne une
certaine classe. (photo Jean-claude BLOT - 1969).