SOUVENIRS
DU VENDEEN
Du
18 février 1975 au 17 mai 1975, le Vendéen à
Participé à une mission de type "Sargasses" avec le
Bourguignon. Pour l'occasion
une brochure a été éditée par le bord. Je
vous propose d'en suivre les épisodes via le tableau ci-dessous, sinon il y a d'autres aventures aussi.
En
1972, Claude MOSOLL après 3 ans passés à Dakar Yeumbeul comme
transfiliste, embarque sur le Vendéen. En voici ses souvenirs
photographiques, merci à Claude pour son autorisation de mise en ligne.
(mise en ligne le 27/06/2009)

1972.
Quelque part en méditerranée, plus précisement en mer Egée, le Béarnais
se présente sur le babord du Vendéen, sans doute pour un exercice de
transfert. (photo Claude MOSOLL - 1972)

1972. Autre vue du même exercice, sans doute prise quelques minutes avant. (photo Claude MOSOLL - 1972)

1972.
En mai ou juin, Le Vendéen fait une croisière avec d'autres bateaux en
mer Egée et au moyen orient. Le voici en escale avec sur la droite de
la photo l'arrière de l'escorteur d'escadre Cassard. (photo Claude
MOSOLL - 1972)

1972,
mai ou juin. Toujours en mer Egée, il me semble reconnaître les
falaises de l'île de Théra, connue aussi sous le nom de Santorin. Si
mon observation est bonne, le Vendéen s'apprête à entrer à l'intérieur
de la caldeira où se trouve le volcan qui détruisit l'île au IIème
siècle avant jésus-christ. (photo Claude MOSOLL - 1972)

1972.
Retour à Toulon. Cette fois le Vendéen appareille pour une sortie des
familles. Les familles des membres de l'équipage étaient embarquées
pour une journée et chacun essayait de montrer le bateau sous son
meilleur jour. Ici on a mis à l'eau le zodiac du bord. (photo Claude
MOSOLL - 1972)

1972.
Cette photo est intéressante car elle montre sur la gauche un
sous-marin soviétique.Claude signale dans son commentaire que les
rapides, à droite au fond sans doute le Béarnais, faisaient des 8
autour du sous-marin, le sonar au maximum pour le forcer à faire
surface comme sur la photo. Je pense que le sous-marin de la photo est
un sous-marin d'attaque de la classe F ou fox-trot. Ces bateaux
déplaçaient 1950 tonnes et 2400 tonnes à pleine charge, ils mesuraient
96m de longueur sur 7.5m de large, ils étaient armés de 10 tubes
lance-torpilles de 533mm, leur propulsion était diesel/électrique leur
assurait une vitesse de 18 noeuds en surface et de 16 noeuds en
plongée. Ils ont été contruits à partir de 1959 à environ 50 unités aux
chantiers navals de Léningrad, ils avaient la réputation d'être très
robustes. (photo Claude MOSOLL - 1972)
(retour en haut de page)
En
1977, Claude HENNARD frais émoulu de l'école des mécaniciens embarque
sur le Vendéen à Toulon, pour tous ceux qui pensent que la
méditerrannée est un lac sous le soleil et qu'il fait toujours bon
naviguer, regardez les photos ci-dessous, un grand merci à Claude.

1977.
Le vent est de travers, la lame aussi bien-sûr alors ce bon vieux
Vendéen se couche sur tribord suivant l'habitude des escorteurs
rapides, seul le télépointeur de 57mm reste stable, celui qui
l'occupait devait avoir une drôle d'impression. (photo Claude HENNARD -
1977)

L'avant
du Vendéen est entré dans la lame, la vague éclate sur l'étrave et le
photographe n'avait que très peu de temps pour se mettre à l'abri.
(photo Claude HENNARD - 1977)

La
suite de la précédente, j'espère pour Claude que le blouson de mer
était bien cappellé. Remarquez que l'affût de 57mm est tourné vers
tribord et n'est plus dans l'axe du bateau. Mon poste était à l'avant
du bateau sur le Provencal et j'ai encore en tête le bruit que faisait
ce genre de vague sur la structure du bateau. (photo Claude HENNARD -
1977)

Une
autre phto prise vers l'arrière toujours depuis la passerelle, sur la
droite de la photo un des canons de 20mm. (photo Claude HENNARD - 1977)

La
vague est passée, le soleil joue avec les embruns, le bateau embarquait
des tonnes d'eau de mer, mais lui comme l'équipage avait l'habitude, de
toute façon que pouvions nous y faire ? (photo Claude HENNARD - 1977)

Impressions
marines. Vous êtez de quart à la passerelle (sur les escorteurs sans
passerelle couverte seuls le barreur, le préposé au transmetteur
d'ordres et les cartes étaient à l'abri) et vous avez encore 2 ou 3
heures à tenir dans le froid, l'humidité et le roulis, ceux qui ont
connu ces moments comprendront ce que je veux dire, vivement la banette
ou le hamac ! (photo Claude HENNARD - 1977)

Heureusement
nous n'étions pas seuls pour le quart. Mais dans ces cas, s'accrocher à
tout ce qui était fixe était une préoccupation première. Je vous laisse
imaginer que vous êtes en train de déjeuner et que votre plateau se met
à imiter les mouvements désordonnés du bateau, que vous essayez de vous
laver ou de continuer à faire simplement votre travail. En tout cas,
bravo et merci à Claude Hennard pour ces photos.. (photo Claude HENNARD
- 1977)
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Le Vendéen suivant divers auteurs et à diverses époques, un patchwork pour changer un peu les habitudes.

Nous
sommes en mai 1972, le Vendéen fait escale à Beyrouth au Liban. Des
volontaires se rendent à l'hôpital de Beyrouth pour offrir leur sang
sous la houlette du capitaine de corvette GUITTARD (au 3ème rang). Ils
posent avec le personnel hospitalier. Un autre membre de l'équipe est à
remarquer, il est à droite avec son bras dans le plâtre, il s'agit de
Michel MEYER le frère de Jean-Charles MEYER. Si vous voulez savoir
pourquoi son bras est dans cet état, alors CLIQUEZ ICI. (photo Jean-Charles MEYER - 1972)

1971.
Ravitaillemnt à la mer entre le BSL RHIN et le Vendéen. A l'époque le
Vendéen était le chef de la 5ème division d'escorteurs rapides comme
l'indique l'anneau noir sur la cheminée . Remarquez le bras de charge
du Rhin qui supporte le cable du ravitaillement. (photo Bagadoo - 1971)

1971. Ravitaillement avec le Rhin, l'escorteur se présente sur le tribord du BSL. (photo Bagadoo - 1971)

1971.
La suite du ravitaillement, les deux bateaux sont presque de conserve.
Remarquez à gauche de la photo le canon de 40 mm, le Rhin était équipé
de 3 de ces canons. (photo Bagadoo - 1971)

1971.
Toujours le ravitaillement avec le Rhin. Entre les deux bateaux, les
lames sont emprisonnées et ne peuvent souvent s'évacuer que vers le
haut, le pont bas des escorteurs rapides en faisait souvent les frais.
(photo Bagadoo - 1971)

1971.
La photo est prise à contre-jour et la qualité s'en ressent, mais on
peut bien voir le cable support entre les deux bateaux. (photo Bagadoo
- 1971)

1971.
Fin du ravitaillement. Le cable support est revenu sur le Rhin,
l'officier de manoeuvre du Vendéen fait monter les tours sur les deux
machines et met quelques degrès de barre sur tribord. A bientôt pour
d'autres exercices. Un grand merci à Bagadoo pour ces photos.(photo
Bagadoo - 1971)
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Pierre CARDIN a embarqué sur le Vendéen durant les années 1961 et 1962. Il a mis ces photos sur www.alabordache.com et m'a autorisé à les mettre sur ce site, je tiens à l'en remercier encore.
Pierre
CARDIN, alors quartier-maître de 2ème classe
mécanicien pose devant son oeuvre, à savoir le nettoyage
et le réglage de l'hélice tribord, nous sommes à
Toulon en décembre 1961. (photo Pierre CARDIN - 1961)
Toujours
lors du carénage du Vendéen, voici un copain de Pierre
qui participe aussi au nettoyage, travail fastidieux mais tellement
utile. (photo Pierre CARDIN - 1961)
1962.
Le Vendéen fait escale à Calvi en Corse. Voici le Matelot
mécanicien PESTRE, Jean-Marie. (De Vitry-le-François)
Alors que le Vendéen était au mouillage aux Vignettes,
Jean-Marie en embarquant a laissé tomber son sac à la
mer. De quart à la machine de 20HOO à OOHOO, Pierre l'a
vu arriver afin de faire sécher son linge, c'est vrai que la
machine était l'endroit rêvé. (photo Pierre
CARDIN - 1962)
1962,
Escale à Calvi, le QM2 mécanicien Pierre CARDIN. A
l'époque il y avait à Calvi un régiment de
légionnaires, je me souviens en 1974/75 avoir participé
à des exercices contre-eux, il faut bien avouer que nous de
boxions pas dans la même catégorie, sur terre ils
étaient beaucoup plus professionnels que nous. (photo
Pierre CARDIN - 1962)
1962.
Sans doute toujours à Calvi, le Vendéen au mouillage. Le
retour à bord se faisait avec l'embarcation du bord via le
tangon, je vous laisse imaginer par fort mistral. (photo Pierre
CARDIN - 1962)
1962.
Calvi lors de la même escale, le quartier-maître CARDIN et
les matelots POGGI et BIROT dans une citroën (je pense),
c'était au temps d'avant le contrôle technique
automobile. (photo Pierre CARDIN - 1962)
1961.
Le Vendéen fait escale à la Valette sur l'Ile de Malte,
la garde d'honneur est prête, Pierre CARDIN, 5ème en
partant de lagauche, puis BIROT et PESTRE. (photo Pierre CARDIN -
1961)
1961.
Escale à La Valette à Malte, les cérémonies
officielles sont terminées, le trio va faire du tourisme dans
les rues de la ville. (photo Pierre CARDIN - 1961)
1961.
Retour à l'élément marin. Photo pris depuis le
toit de l'affût double arrière, question à dix
sous. A quoi servait la sorte de marmite que l'on voit à gauche
de la photo ? Merci à Pierre CARDIN pour ces photos.
(photo Pierre CARDIN - 1961)
Jean-Charles
MEYER nous a déjà envoyé des documents sur le
PICARD à voir dans les souvenirs du Picard, mais ici ce
sont deux récits sur le Vendéen, le premier raconte une
aventure arrivée à son frère Michel faisant alors
son service sur le Vendéen, le deuxième récit lui
a été transmis par le maître d'hôtel du
commandant de Vendéen et nous narre en marge de la version
officielle ce que Robert le maître d'hôtel a
véçu alors, à vous de vous faire votre opinion.
Donc voici tout d'abord les aventures du petit frère Michel
Le
5 mai 1972 en Méditerranée
EVACUATION
SANITAIRE SALUTAIRE
Par
Michel le Ti-Frèr.. !
Outre le fait
d'avoir été choisi par la marine pour accomplir mon
service national j'ai eu le grand bonheur d'être embarqué
sur l'E.R Vendéen. Il est affecté à Toulon,
merveilleuse ville où je suis né . J’arrive à
bord en 1972 comme matelot missilier, matricule 72 2756. Le bâtiment
avait alors pour pacha le capitaine de frégate Corbier qui a
terminé sa carrière au grade d'amiral. Il fut en délicatesse avec la marine pour cause de «
désaccord sur la façon de gérer les
essais nucléaires à Mururoa ». Un
pacifiste du Pacifique en quelques sortes.
Je découvre « mon
bateau » un matin de mars 1972, amarré
aux appontements Milhaud, plus particulièrement au quai Noël.
Je remarque tout de suite sa cheminée plate. Ils sont trois
escorteurs rapides de ce type équipés de cette
cheminée : Le Vendéen, l’Alsacien et le Provencal. Pour ce qui
concerne le « mien » elle est
barrée d'un galon noir synonyme de chef de division.
Le 3 mai 1972, nous
appareillons pour la grande aventure en direction de Izmir, Rhodes
et Beyrouth. Le D'Estrées, le Jojo, (Jauréguiberry
pour les intimes.) l'Arromanches et le Var nous accompagnent. A peine
deux jours de mer se sont écoulés, nous ne devons pas
être très loin des îles de Hyères, un
incident remarquable se déroule et j’en suis la vedette. Le
5 au matin, en fin de quart de 4h à 8h je m’en vais, ainsi
que mes collègues prendre mon petit déjeuner à
la cafétéria. Je descends les premières marches
de l’échelle d’acier et hop… ! vol plané,
chute libre et atterrissage sur le parquet de notre salle à
manger. Pour me protéger pendant la cascade involontaire, je
place mes mains en arrière et chute de ton mon poids sur la
bras gauche. Mes camarades du tiers présent me relèvent
et m’évacuent à moitié groggy à
l’infirmerie du bord. Verdict du Capitaine médecin :
fracture de la styloïde radiale gauche. Que faire ? Je
pourrais être soigné sans aucun problème sur
l’escorteur mais le toubib préfère prendre des
garanties et décide de mon évacuation sanitaire.
Je m’interroge ! Evacuation ? Vers
où ? Comment ? A la nage ? Par transbordement ?
Une chance dans mon (petit) malheur : l'Arromanches rentre en
catastrophe à Toulon pour des problèmes de propulsion.
Contact radio entre les deux Pachas qui organisent mon
départ…héliporté.. ! Comme quoi être
affecté sur un escorteur « Chef de Division »
ça a du bon… ! C’est beau l’autorité.
Trente minutes plus tard, le bras en écharpe
solidement amarré contre ma poitrine, je suis sanglé
sous l’Alouette III du porte-avions, qui m’emporte tel un fétu
de paille. Le mécanicien aéro m’accueille
chaleureusement à la porte de l’hélicoptère et
l’appareil piloté de main de maître, se pose quelques
instants plus tard sur le pont de l’Arro. Je reste
vingt quatre heures à l’infirmerie, soit dit en passant
beaucoup plus vaste que celle du Vendéen, puis nous arrivons
à Toulon. Une ambulance me conduit alors à l’Hôpital
Sainte Anne, celui-là même ou j’ai vu le jour 20 ans
plus tôt.
Mystère maritime ou élucubration
humaine, voire caractère indispensable de ma présence
sur le Vendéen, ce dont je doute quand même un
peu…, quarante huit heures plus tard, je repars en sens inverse :
même motif, même moyens de transport. Le porte-avion
réparé, mais pas à Sainte Anne, lui, appareille
avec un passager supplémentaire. Le pilote de l’hélicoptère
me reconnaît, ce qui facilite les relations aériennes et
me dépose avec délicatesse sur la plage arrière
du Vendéen, en pleine mer. Vu d’en haut ça fait
petit, un escorteur rapide.. ! Je n’ai pas pris de bain forcé
et suis arrivé intact, prêt à reprendre du
service.
Mon bras gauche est plâtré, ce qui
m’interdit tout travail, sauf à me gratter l’oreille où
à disposer mes orteils en éventail. Ce mystère
restera entier quand à ma présence sous mon statut
d’éclopé à bord pendant cette croisière.
Je ne pouvais tenir mon poste. J’assumais toutefois la veille
optique à la passerelle. En fait ce furent de vrais vacances
en croisières « Club Med ».
Je ne me souviens pas d’avoir culpabilisé,
ni de m’être plaint de mon état. Je ne souffrais
nullement, j’étais légèrement handicapé,
mais très légèrement. Pour être en règle
avec ma conscience, et seulement avec elle, lors de l’escale de
Beyrouth, je n’hésitais pas à participer à
l’opération « Don du sang ».
Je me souviens, qu’en plaisantant avec moi, l’infirmier libanais
me demanda :
- Je pique où ?
- Dans le plâtre, ça fait moins
mal, répondis-je !
Finalement ce fut une croisière
humanitaire.
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Voici
maintenant le récit à partir des souvenirs de Robert,
maître d'hôtel du commandant du Vendéen à
l'époque, qui relate l'aventure de la mise au sec sur un rocher
de la Maddalena en 1964.
En Méditerranée, le 17
octobre 1964.
LE VENDEEN A LA MADDALENA.
Au mois d’octobre 1964, les
bâtiments de la 5° Division d’escorteurs rapides, (Chef
de division Le Picard), soit le Vendéen et le Normand, dont le
port d’attache est Toulon , participent à un grand exercice
interallié en Méditerranée.
Pendant la nuit du 16 au 17 octobre,
le Vendéen mouille au large de La Maddalena, une île du
Nord de la Sardaigne, éloignée de quelques milles des
bouches de Bonifacio. Le vent s’est levé durant la nuit. En
ces lieux de hauts fonds, la navigation dans l’archipel est
dangereuse car des rochers affleurent. L’escorteur rapide au
mouillage a le nez dans le vent. Il est 3 heures 50, Robert le maître
d’hôtel du Commandant vient d’être réveillé,
sur sa demande, par le matelot de service. A son tour il doit
réveiller le capitaine de corvette qui commande le fier
vaisseau. Les manœuvres d’appareillage ont débuté.
La machine est en pression, les hélices ont été
« balancées ». Les boscos
remontent la ligne de mouillage et son ancre, l’équipage
est aux postes , paré à exécuter les ordres.
Sous la force du vent, le Vendéen cule vers des rochers alors
que la baleinière qui n’ est pas remontée dans ses
bossoirs, se trouve exactement à la poupe du bateau. A bord
de celle-ci un bosco, un gabier et un mécanicien.
Afin d’éviter de coincer la
frêle embarcation entre les roches qui affleurent, l’officier
de quart ordonne :
- Machines avant deux. !
Tous les regards se portent vers
l’arrière mais personne ne prend garde, dans la nuit noire,
que l’escorteur se dirige droit sur d’autres rochers. Il se
plante littéralement par tribord sur les cailloux : un
énorme bruit de tôle déchirée ,
l’éclairage s’éteint, le bateau stoppe net. Il
restera ainsi, accroché aux rochers pendant trois semaines. La
voie d’eau, au niveau de la ligne de flottaison, n’est pas
exceptionnelle, la coque est déchirée sur 7 mètres.
Le commandant vient d’arriver à
la passerelle, il ne peut que constater les conséquences de
l’accident. Une équipe de sécurité est envoyée
dans les tranches aux fins de rapport. Ce sont ses membres qui
affirmeront après la visite que la déchirure est
importante et que le navire ne prend pas l’eau, pour le moment.
Au petit jour, la 5° division est
au complet autour du Vendéen afin de palier toutes
éventualités. Il en est ainsi des fortunes de mer et de
la solidarité des gens de mer.
Pendant plusieurs jours il sera
procédé au débarquement de tous les matériels
mobiles et lourds afin d’alléger le bâtiment et de
mettre la déchirure hors d’eau. Puis un dock flottant, de
l’arsenal de Toulon, prendra en charge et au sec le Vendéen
afin de le transporter au bassin Vauban pour réparations. Le
voyage dura dix jours. Une bien triste arrivée dans la rade
toulonnaise de ce convoi de remorqueurs tirant et poussant le dock
sur lequel était calé au sec l’escorteur rapide.
Il sera réparé avec
célérité, comme il se doit, par les ouvriers et
ingénieurs de la Direction des Constructions et Armes navales
et reprendra son service à la mer très rapidement. Sur
la coque, plus aucune trace n’apparaîtra. Seuls les souvenirs
resteront à jamais gravés dans les esprits.
NdR : Officiellement il est fait état d’une
avarie mécanique. En panne, la machine n’aurait pas pu
répondre aux sollicitations de l’officier de quart. Livré
à lui-même, le bateau serait alors allé se drosser sur les
rochers. Officieusement, Robert, notre maître d’hôtel
était à bord, avec ses 178 autres camarades. Ils sont
là pour témoigner des véritables causes de
l’accident qui, soit dit au passage, n’ont fait aucune victime.
(retour en haut de page)
En
1966, le Vendéen passait la ligne, Michel FAIVRE était
à bord et en a conservé une série de
clichés. Ses souvenirs sont aussi visible sur Le forum des anciens cols bleus
, il était à l'époque quartier-maître
mécanicien à bord du noble vaisseau. Voici ses aventures.