SOUVENIRS DU VENDEEN

Du 18 février 1975 au 17 mai 1975, le Vendéen à Participé à une mission de type "Sargasses" avec le Bourguignon. Pour l'occasion
une brochure a été éditée par le bord. Je vous propose d'en suivre les épisodes via le tableau ci-dessous, sinon il y a d'autres aventures aussi.


Le Vendéen par Claude MOSOLL en 1972
Le Vendéen par Claude HENNARD en 1977
Le Vendéen diverses sources, diverses époques (je sais, c'est vague)
Le Vendéen par Pierre CARDIN en 1961 et 1962
Deux récits sur le Vendéen par Jean-Charles MEYER en 1964 et 1972
Le Vendéen en 1966 par Michel FAIVRE avec le passage de la ligne
Le Vendéen en 1975 par Francis JACQUOT et témoignage de JL CHATEAUX
Le Vendéen en 1976 par Roger GARGADENNEC
La brochure de la mission SARGASSES de 1975.
Opération ATLAS du 22 au 26 février 1975
L'afrique, DAKAR et ABIDJAN du 1er au 19 mars 1975
La ligne et le Brésil du 27 mars au 11 avril 1975
Les Antilles et les Açores du 11 avril au 17 mai 1975



En 1972, Claude MOSOLL après 3 ans passés à Dakar Yeumbeul comme transfiliste, embarque sur le Vendéen. En voici ses souvenirs photographiques, merci à Claude pour son autorisation de mise en ligne. (mise en ligne le 27/06/2009)


1972. Quelque part en méditerranée, plus précisement en mer Egée, le Béarnais se présente sur le babord du Vendéen, sans doute pour un exercice de transfert. (photo Claude MOSOLL - 1972)


1972. Autre vue du même exercice, sans doute prise quelques minutes avant. (photo Claude MOSOLL - 1972)



1972. En mai ou juin, Le Vendéen fait une croisière avec d'autres bateaux en mer Egée et au moyen orient. Le voici en escale avec sur la droite de la photo l'arrière de l'escorteur d'escadre Cassard. (photo Claude MOSOLL - 1972)


1972, mai ou juin. Toujours en mer Egée, il me semble reconnaître les falaises de l'île de Théra, connue aussi sous le nom de Santorin. Si mon observation est bonne, le Vendéen s'apprête à entrer à l'intérieur de la caldeira où se trouve le volcan qui détruisit l'île au IIème siècle avant jésus-christ. (photo Claude MOSOLL - 1972)


1972. Retour à Toulon. Cette fois le Vendéen appareille pour une sortie des familles. Les familles des membres de l'équipage étaient embarquées pour une journée et chacun essayait de montrer le bateau sous son meilleur jour. Ici on a mis à l'eau le zodiac du bord. (photo Claude MOSOLL - 1972)


1972. Cette photo est intéressante car elle montre sur la gauche un sous-marin soviétique.Claude signale dans son commentaire que les rapides, à droite au fond sans doute le Béarnais, faisaient des 8 autour du sous-marin, le sonar au maximum pour le forcer à faire surface comme sur la photo. Je pense que le sous-marin de la photo est un sous-marin d'attaque de la classe F ou fox-trot. Ces bateaux déplaçaient 1950 tonnes et 2400 tonnes à pleine charge, ils mesuraient 96m de longueur sur 7.5m de large, ils étaient armés de 10 tubes lance-torpilles de 533mm, leur propulsion était diesel/électrique leur assurait une vitesse de 18 noeuds en surface et de 16 noeuds en plongée. Ils ont été contruits à partir de 1959 à environ 50 unités aux chantiers navals de Léningrad, ils avaient la réputation d'être très robustes. (photo Claude MOSOLL - 1972)



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En 1977, Claude HENNARD frais émoulu de l'école des mécaniciens embarque sur le Vendéen à Toulon, pour tous ceux qui pensent que la méditerrannée est un lac sous le soleil et qu'il fait toujours bon naviguer, regardez les photos ci-dessous, un grand merci à Claude.



1977. Le vent est de travers, la lame aussi bien-sûr alors ce bon vieux Vendéen se couche sur tribord suivant l'habitude des escorteurs rapides, seul le télépointeur de 57mm reste stable, celui qui l'occupait devait avoir une drôle d'impression. (photo Claude HENNARD - 1977)



L'avant du Vendéen est entré dans la lame, la vague éclate sur l'étrave et le photographe n'avait que très peu de temps pour se mettre à l'abri. (photo Claude HENNARD - 1977)


La suite de la précédente, j'espère pour Claude que le blouson de mer était bien cappellé. Remarquez que l'affût de 57mm est tourné vers tribord et n'est plus dans l'axe du bateau. Mon poste était à l'avant du bateau sur le Provencal et j'ai encore en tête le bruit que faisait ce genre de vague sur la structure du bateau. (photo Claude HENNARD - 1977)



Une autre phto prise vers l'arrière toujours depuis la passerelle, sur la droite de la photo un des canons de 20mm. (photo Claude HENNARD - 1977)


La vague est passée, le soleil joue avec les embruns, le bateau embarquait des tonnes d'eau de mer, mais lui comme l'équipage avait l'habitude, de toute façon que pouvions nous y faire ? (photo Claude HENNARD - 1977)


Impressions marines. Vous êtez de quart à la passerelle (sur les escorteurs sans passerelle couverte seuls le barreur, le préposé au transmetteur d'ordres et les cartes étaient à l'abri) et vous avez encore 2 ou 3 heures à tenir dans le froid, l'humidité et le roulis, ceux qui ont connu ces moments comprendront ce que je veux dire, vivement la banette ou le hamac ! (photo Claude HENNARD - 1977)



Heureusement nous n'étions pas seuls pour le quart. Mais dans ces cas, s'accrocher à tout ce qui était fixe était une préoccupation première. Je vous laisse imaginer que vous êtes en train de déjeuner et que votre plateau se met à imiter les mouvements désordonnés du bateau, que vous essayez de vous laver ou de continuer à faire simplement votre travail. En tout cas, bravo et merci à Claude Hennard pour ces photos.. (photo Claude HENNARD - 1977)


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Le Vendéen suivant divers auteurs et à diverses époques, un patchwork pour changer un peu les habitudes.


Nous sommes en mai 1972, le Vendéen fait escale à Beyrouth au Liban. Des volontaires se rendent à l'hôpital de Beyrouth pour offrir leur sang sous la houlette du capitaine de corvette GUITTARD (au 3ème rang). Ils posent avec le personnel hospitalier. Un autre membre de l'équipe est à remarquer, il est à droite avec son bras dans le plâtre, il s'agit de Michel MEYER le frère de Jean-Charles MEYER. Si vous voulez savoir pourquoi son bras est dans cet état, alors CLIQUEZ ICI. (photo Jean-Charles MEYER - 1972)


1971. Ravitaillemnt à la mer entre le BSL RHIN et le Vendéen. A l'époque le Vendéen était le chef de la 5ème division d'escorteurs rapides comme l'indique l'anneau noir sur la cheminée . Remarquez le bras de charge du Rhin qui supporte le cable du ravitaillement. (photo Bagadoo - 1971)


1971. Ravitaillement avec le Rhin, l'escorteur se présente sur le tribord du BSL. (photo Bagadoo - 1971)


1971. La suite du ravitaillement, les deux bateaux sont presque de conserve. Remarquez à gauche de la photo le canon de 40 mm, le Rhin était équipé de 3 de ces canons. (photo Bagadoo - 1971)


1971. Toujours le ravitaillement avec le Rhin. Entre les deux bateaux, les lames sont emprisonnées et ne peuvent souvent s'évacuer que vers le haut, le pont bas des escorteurs rapides en faisait souvent les frais. (photo Bagadoo - 1971)


 1971. La photo est prise à contre-jour et la qualité s'en ressent, mais on peut bien voir le cable support entre les deux bateaux. (photo Bagadoo - 1971)


1971. Fin du ravitaillement. Le cable support est revenu sur le Rhin, l'officier de manoeuvre du Vendéen fait monter les tours sur les deux machines et met quelques degrès de barre sur tribord. A bientôt pour d'autres exercices. Un grand merci à Bagadoo pour ces photos.(photo Bagadoo - 1971)


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Pierre CARDIN a embarqué sur le Vendéen durant les années 1961 et 1962. Il a mis ces photos sur www.alabordache.com et m'a autorisé à les mettre sur ce site, je tiens à l'en remercier encore.


Pierre CARDIN, alors quartier-maître de 2ème classe mécanicien pose devant son oeuvre, à savoir le nettoyage et le réglage de l'hélice tribord, nous sommes à Toulon en décembre 1961. (photo Pierre CARDIN - 1961)


Toujours lors du carénage du Vendéen, voici un copain de Pierre qui participe aussi au nettoyage, travail fastidieux mais tellement utile. (photo Pierre CARDIN - 1961)


1962. Le Vendéen fait escale à Calvi en Corse. Voici le Matelot mécanicien PESTRE, Jean-Marie. (De Vitry-le-François) Alors que le Vendéen était au mouillage aux Vignettes, Jean-Marie en embarquant a laissé tomber son sac à la mer. De quart à la machine de 20HOO à OOHOO, Pierre l'a vu arriver afin de faire sécher son linge, c'est vrai que la machine était l'endroit rêvé.  (photo Pierre CARDIN - 1962)


1962, Escale à Calvi, le QM2 mécanicien Pierre CARDIN. A l'époque il y avait à Calvi un régiment de légionnaires, je me souviens en 1974/75 avoir participé à des exercices contre-eux, il faut bien avouer que nous de boxions pas dans la même catégorie, sur terre ils étaient beaucoup plus professionnels que nous.  (photo Pierre CARDIN - 1962)


1962. Sans doute toujours à Calvi, le Vendéen au mouillage. Le retour à bord se faisait avec l'embarcation du bord via le tangon, je vous laisse imaginer par fort mistral.  (photo Pierre CARDIN - 1962)


1962. Calvi lors de la même escale, le quartier-maître CARDIN et les matelots POGGI et BIROT dans une citroën (je pense), c'était au temps d'avant le contrôle technique automobile.  (photo Pierre CARDIN - 1962)



1961. Le Vendéen fait escale à la Valette sur l'Ile de Malte, la garde d'honneur est prête, Pierre CARDIN, 5ème en partant de lagauche, puis BIROT et PESTRE.  (photo Pierre CARDIN - 1961)


1961. Escale à La Valette à Malte, les cérémonies officielles sont terminées, le trio va faire du tourisme dans les rues de la ville.  (photo Pierre CARDIN - 1961)


1961. Retour à l'élément marin. Photo pris depuis le toit de l'affût double arrière, question à dix sous. A quoi servait la sorte de marmite que l'on voit à gauche de la photo ? Merci à Pierre CARDIN pour ces photos.  (photo Pierre CARDIN - 1961)




Jean-Charles MEYER nous a déjà envoyé des documents sur le PICARD à voir dans les souvenirs du Picard, mais ici ce sont deux récits sur le Vendéen, le premier raconte une aventure arrivée à son frère Michel faisant alors son service sur le Vendéen, le deuxième récit lui a été transmis par le maître d'hôtel du commandant de Vendéen et nous narre en marge de la version officielle ce que Robert le maître d'hôtel a véçu alors, à vous de vous faire votre opinion.

Donc voici tout d'abord les aventures du petit frère Michel

Le 5 mai 1972 en Méditerranée

EVACUATION SANITAIRE SALUTAIRE

Par Michel le Ti-Frèr.. !

Outre le fait d'avoir été choisi par la marine pour accomplir mon service national j'ai eu le grand bonheur d'être embarqué sur l'E.R Vendéen. Il est affecté à Toulon, merveilleuse ville où je suis né . J’arrive à bord en 1972 comme matelot missilier, matricule 72 2756. Le bâtiment avait alors pour pacha le capitaine de frégate Corbier qui a terminé sa carrière au grade d'amiral. Il fut en délicatesse avec la marine pour cause de « désaccord sur la façon de gérer les essais nucléaires à Mururoa ». Un pacifiste du Pacifique en quelques sortes.

Je découvre « mon bateau » un matin de mars 1972, amarré aux appontements Milhaud, plus particulièrement au quai Noël. Je remarque tout de suite sa cheminée plate. Ils sont trois escorteurs rapides de ce type équipés de cette cheminée : Le Vendéen, l’Alsacien et le Provencal. Pour ce qui concerne le « mien » elle est barrée d'un galon noir synonyme de chef de division.

Le 3 mai 1972, nous appareillons pour la grande aventure en direction de Izmir, Rhodes et Beyrouth. Le D'Estrées, le Jojo, (Jauréguiberry pour les intimes.) l'Arromanches et le Var nous accompagnent. A peine deux jours de mer se sont écoulés, nous ne devons pas être très loin des îles de Hyères, un incident remarquable se déroule et j’en suis la vedette. Le 5 au matin, en fin de quart de 4h à 8h je m’en vais, ainsi que mes collègues prendre mon petit déjeuner à la cafétéria. Je descends les premières marches de l’échelle d’acier et hop… ! vol plané, chute libre et atterrissage sur le parquet de notre salle à manger. Pour me protéger pendant la cascade involontaire, je place mes mains en arrière et chute de ton mon poids sur la bras gauche. Mes camarades du tiers présent me relèvent et m’évacuent à moitié groggy à l’infirmerie du bord. Verdict du Capitaine médecin : fracture de la styloïde radiale gauche. Que faire ? Je pourrais être soigné sans aucun problème sur l’escorteur mais le toubib préfère prendre des garanties et décide de mon évacuation sanitaire.

Je m’interroge ! Evacuation ? Vers où ? Comment ? A la nage ? Par transbordement ? Une chance dans mon (petit) malheur : l'Arromanches rentre en catastrophe à Toulon pour des problèmes de propulsion. Contact radio entre les deux Pachas qui organisent mon départ…héliporté.. ! Comme quoi être affecté sur un escorteur « Chef de Division » ça a du bon… ! C’est beau l’autorité.

Trente minutes plus tard, le bras en écharpe solidement amarré contre ma poitrine, je suis sanglé sous l’Alouette III du porte-avions, qui m’emporte tel un fétu de paille. Le mécanicien aéro m’accueille chaleureusement à la porte de l’hélicoptère et l’appareil piloté de main de maître, se pose quelques instants plus tard sur le pont de l’Arro. Je reste vingt quatre heures à l’infirmerie, soit dit en passant beaucoup plus vaste que celle du Vendéen, puis nous arrivons à Toulon. Une ambulance me conduit alors à l’Hôpital Sainte Anne, celui-là même ou j’ai vu le jour 20 ans plus tôt.

Mystère maritime ou élucubration humaine, voire caractère indispensable de ma présence sur le Vendéen, ce dont je doute quand même un peu…, quarante huit heures plus tard, je repars en sens inverse : même motif, même moyens de transport. Le porte-avion réparé, mais pas à Sainte Anne, lui, appareille avec un passager supplémentaire. Le pilote de l’hélicoptère me reconnaît, ce qui facilite les relations aériennes et me dépose avec délicatesse sur la plage arrière du Vendéen, en pleine mer. Vu d’en haut ça fait petit, un escorteur rapide.. ! Je n’ai pas pris de bain forcé et suis arrivé intact, prêt à reprendre du service.

Mon bras gauche est plâtré, ce qui m’interdit tout travail, sauf à me gratter l’oreille où à disposer mes orteils en éventail. Ce mystère restera entier quand à ma présence sous mon statut d’éclopé à bord pendant cette croisière. Je ne pouvais tenir mon poste. J’assumais toutefois la veille optique à la passerelle. En fait ce furent de vrais vacances en croisières « Club Med ».

Je ne me souviens pas d’avoir culpabilisé, ni de m’être plaint de mon état. Je ne souffrais nullement, j’étais légèrement handicapé, mais très légèrement. Pour être en règle avec ma conscience, et seulement avec elle, lors de l’escale de Beyrouth, je n’hésitais pas à participer à l’opération « Don du sang ». Je me souviens, qu’en plaisantant avec moi, l’infirmier libanais me demanda :

    -    Je pique où ?
    -    Dans le plâtre, ça fait moins mal, répondis-je !

Finalement ce fut une croisière humanitaire.

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Voici maintenant le récit à partir des souvenirs de Robert, maître d'hôtel du commandant du Vendéen à l'époque, qui relate l'aventure de la mise au sec sur un rocher de la Maddalena en 1964.


En Méditerranée, le 17 octobre 1964.

LE VENDEEN A LA MADDALENA.

Au mois d’octobre 1964, les bâtiments de la 5° Division d’escorteurs rapides, (Chef de division Le Picard), soit le Vendéen et le Normand, dont le port d’attache est Toulon , participent à un grand exercice interallié en Méditerranée.

Pendant la nuit du 16 au 17 octobre, le Vendéen mouille au large de La Maddalena, une île du Nord de la Sardaigne, éloignée de quelques milles des bouches de Bonifacio. Le vent s’est levé durant la nuit. En ces lieux de hauts fonds, la navigation dans l’archipel est dangereuse car des rochers affleurent. L’escorteur rapide au mouillage a le nez dans le vent. Il est 3 heures 50, Robert le maître d’hôtel du Commandant vient d’être réveillé, sur sa demande, par le matelot de service. A son tour il doit réveiller le capitaine de corvette qui commande le fier vaisseau. Les manœuvres d’appareillage ont débuté. La machine est en pression, les hélices ont été « balancées ». Les boscos remontent la ligne de mouillage et son ancre, l’équipage est aux postes , paré à exécuter les ordres. 

Sous la force du vent, le Vendéen cule vers des rochers alors que la baleinière qui n’ est pas remontée dans ses bossoirs, se trouve exactement à la poupe du bateau. A bord de celle-ci un bosco, un gabier et un mécanicien.

Afin d’éviter de coincer la frêle embarcation entre les roches qui affleurent, l’officier de quart ordonne :

-   Machines avant deux. !

Tous les regards se portent vers l’arrière mais personne ne prend garde, dans la nuit noire, que l’escorteur se dirige droit sur d’autres rochers. Il se plante littéralement par tribord sur les cailloux : un énorme bruit de tôle déchirée , l’éclairage s’éteint, le bateau stoppe net. Il restera ainsi, accroché aux rochers pendant trois semaines. La voie d’eau, au niveau de la ligne de flottaison, n’est pas exceptionnelle, la coque est déchirée sur 7 mètres.

Le commandant vient d’arriver à la passerelle, il ne peut que constater les conséquences de l’accident. Une équipe de sécurité est envoyée dans les tranches aux fins de rapport. Ce sont ses membres qui affirmeront après la visite que la déchirure est importante et que le navire ne prend pas l’eau, pour le moment.

Au petit jour, la 5° division est au complet autour du Vendéen afin de palier toutes éventualités. Il en est ainsi des fortunes de mer et de la solidarité des gens de mer.

Pendant plusieurs jours il sera procédé au débarquement de tous les matériels mobiles et lourds afin d’alléger le bâtiment et de mettre la déchirure hors d’eau. Puis un dock flottant, de l’arsenal de Toulon, prendra en charge et au sec le Vendéen afin de le transporter au bassin Vauban pour réparations. Le voyage dura dix jours. Une bien triste arrivée dans la rade toulonnaise de ce convoi de remorqueurs tirant et poussant le dock sur lequel était calé au sec l’escorteur rapide.

Il sera réparé avec célérité, comme il se doit, par les ouvriers et ingénieurs de la Direction des Constructions et Armes navales et reprendra son service à la mer très rapidement. Sur la coque, plus aucune trace n’apparaîtra. Seuls les souvenirs resteront à jamais gravés dans les esprits.


NdR : Officiellement il est fait état d’une avarie mécanique. En panne, la machine n’aurait pas pu répondre aux sollicitations de l’officier de quart. Livré à lui-même, le bateau serait alors allé se drosser sur les rochers. Officieusement, Robert, notre maître d’hôtel était à bord, avec ses 178 autres camarades. Ils sont là pour témoigner des véritables causes de l’accident qui, soit dit au passage, n’ont fait aucune victime.



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En 1966, le Vendéen passait la ligne, Michel FAIVRE était à bord et en a conservé une série de clichés. Ses souvenirs sont aussi visible sur Le forum des anciens cols bleus , il était à l'époque quartier-maître mécanicien à bord du noble vaisseau. Voici ses aventures.