SOUVENIRS
DU SAVOYARD
Phillipe
BOLLART était missilier/artilleur sur le Savoyard à la fin des années
1970, de 1978 à 1980. Il contribue lui aussi à rassembler les
bribes de notre mémoire collective grace aux souvenirs ci-dessous.
Encore merci à lui pour ses contributions. (Mise en ligne le 17 janvier
2010)

Tout
d'abord, Philippe m'a envoyé deux photos de la tape de bouche du
Savoyard telles qu'il la vue en son temps. Elle est différente de
l'insigne "officiel" du bateau aux armes de la Savoie. Il doit savoir
de quoi il parle car il était missilier, je rappelle que la tape de
bouche décore la bouche du canon et, dans sa version de tous les jours,
empêche les embruns ou autre mouette facétieuse d'encombrer l'âme du
canon. Ici c'est la version des jours de fêtes. (Photo Philippe BOLLART
- 1978/1980)

Une
autre photo de la tape envoyée par Philippe. On peut voir sur la voile
du vaisseau un aigle, mais cela ne correspond pas à ce que les armes de
Savoie montrent même si dans cette version la croix de Savoie apparait
sur la partir droite de la voile. (Photo Philippe BOLLART -
1978/1980)

Afin
de comparer, voici ce que j'ai trouvé comme autre tape de bouche ,
on y voit bien la croix de la maison de Savoie avec la
couronne ducale de Savoie et les deux chamois qui l'entourent. Il
semble que les deux versions aient été "officialisées" et aient été
utilisées comme telles. En effet les deux apparaissent dans les
registres répertoriants les insignes d'unités de la marine. Donc elles
auront toutes les deux droit de citer. Comme il me l'a été fait
remarquer, seul le motif symbolique (ici la croix de Savoie) peut être
considéré comme "officiel", les déclinaisons peuvent en être multiples.

Philippe
dans sa tenue d'été. Je pense qu'actuellement les marins ne se font
plus photographier de cette manière. A l'époque il y avait cette fierté
de porter l'uniforme. Je pense qu'aujourd'hui, on doit être aussi fier
de servir à bord mais que cela ne se montre plus de cette façon. Autres
temps, autres moeurs, mais la marine et la mer sont toujours porteuses
de rêve. (Photo Philippe BOLLART - 1978/1980)

Toujours
Philippe, mais dans la version tenue d'hiver. Cela correspond à la
tenue n°43 si le pantalon reste aussi bleu, sinon c'est la tenue n°44
si le pantalon est blanc, cette tenue était aussi appelée "tenue
panachée", et vous pouvez le croire car c'est un ancien "fourrier" qui
vous le dit. Vous avourez que cela ne manque pas d'une certaine classe.
(Photo Philippe BOLLART - 1978/1980)

Le
Savoyard et un collègue aussi E52 dans la version passerelle
découverte. A cette époque le Savoyard était basé à Brest. Qui disait
qu'il ne faisait pas beau en Bretagne ? On se croierait presque au Quai
Noël.
(Photo Philippe BOLLART - 1978/1980)

Cette
photo ne concerne pas directement le Savoyard, mais je l'aime bien car
elle illustre l'activité des ports militaires de l'époque. On peut voir
à droite l'aviso-escorteur "Commandant Bory", puis le bâtiment
océanographique 'D'Entrecasteaux", puis une série d'escorteurs rapides,
les "Picard" F766, "Champenois" F770 et "Lorrain" F768. Suivent ensuite
une série d'escorteurs d'escadre difficiles à identifier. A
droite et en haut de la photo, l'ancienne Ecole navale et Ecole
des Mousses.
(Photo Philippe BOLLART - 1978/1980)

Le
Savoyard à quai amarré sur un ponton flottant sans doute à Brest. A
gauche de la photo un autre escorteur rapide. Entre les deux bateaux au
fond un bateau à l'allure bien civile, j'ai des doutes sur
l'identification du lieu.
(Photo Philippe BOLLART - 1978/1980)

Une
autre vue prise sans doute au même endroit. On voit mieux l'autre
escorteur rapide à couple aussi un E52 à passerelle découverte. A
l'arrière du Savoyard, l'appareillage de suivi des missiles.
(Photo Philippe BOLLART - 1978/1980)

Photo
classique de repos dans le poste d'équipage, entre deux quart, Philippe
se repose. La banette a remplacé le hamac. A gauche le caisson
métallique, minuscule mais qui pouvait enfourner un nombre incalculable
d'objets, à croire qu'il était sans fond. A droite, confort supprême,
la petite lampe individuelle qui permettait de lire tout en respectant
des autres "locataires" du lieu.
(Photo Philippe BOLLART - 1978/1980)

Le
repos est terminé, Philippe est de quart à la passerelle avec les
jumelles de veille. Malgré le soleil, le bonnet et le ciré sont de
rigueur face aux fureurs de l'Atlantique. Admirez sous le compas de
relèvement la bouée couronne.
(Photo Philippe BOLLART - 1978/1980)

Voici
le spectacle depuis la passerelle découverte, le barreur et le
transmetteur d'ordre machine sont à l'abri sous la tôle du premier
plan, les autres n'ont qu'a faire le gros dos quand les lames deferlent
sur la passerelle, je n'ai pas besoin de vous faire un dessin. Je
regrette juste de ne pas pouvoir vous faire entendre le bruit du vent,
le choc de la lame qui s'écrase sur le pont, les grincement de la
structure du bateau sous l'effort de la navigation.
(Photo Philippe BOLLART - 1978/1980)

Le
soleil joue avec les vagues. La mer pouvait être très mauvaise, très
souvent nous nous demandions ce que nous faisions dans cette galère,
mais on ne pouvait pas rester insensible à la beauté et la force de
l'élément marin. Décidément, ceux qui vivent sur la mer ne peuvent pas
être des hommes tout à fait comme les autres.
(Photo Philippe BOLLART - 1978/1980)
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Le
Savoyard taille sa route dans une mer aux lames courtes, cette mer
était dure car le bateau n'avait pas des roulis et tangages réguliers.
(Photo Philippe BOLLART - 1978/1980)

Une
autre vue du Savoyard dans l'exercice de ses fonctions. Quand la lame
était de face le bateau bougeait moins, sa belle étrave faisait tout le
boulot, par contre quand la mer venait du côté c'était une autre
affaire.
Vue vers l'avant à babord. (Photo Philippe BOLLART - 1978/1980)

Au même moment, toujours vers l'avant mais à tribord, le soleil joue avec les gouttes d'eau.
La mer quand elle était favorable pouvait donner ce genre de plaisir. (Photo Philippe BOLLART - 1978/1980)

En
février 1979, le Savoyard fait escale à Cadix en Espagne. Cette région
produit l'excellent "jerez" auquel nos amis britanniques ont donné le
nom de Sherry. Le propriétaire de la cave fait une démonstration de sa
dextérité avant une dégustation.
(Photo Philippe BOLLART - 1979)

Le
chouff missilier MASSEY aux exercices pratiques, il semble ne pas trop
mal s'en tirer. Peut-être est-ce le fruit d'une longue expérience,
allez savoir ?
(Photo Philippe BOLLART - 1979)

Maintenant
passons à la degustation. En bout de table l'enseigne ROUSSEAU, autour
de lui, impatients et attentifs les membres du "club des chouffs" font
bien attention à ce que les verres soient bien remplis.
(Photo Philippe BOLLART - 1979)

L'autre
côté de la table. C'est suivant Philippe la table des artilleurs. Dans
mes souvenirs les sorties se faisaient aussi avec les collègues d'un
même poste, il est vrai que pour les "grandes" spécialités comme les
mécaniciens, les postes les regroupaient souvent.
(Photo Philippe BOLLART - 1979)

Février 1979. Dans la vieille ville de Cadix.
(Photo Philippe BOLLART - 1979)

Le
Savoyard à Quai à Brest sous un soleil typiquement toulonnais.
Ici se termine les souvenirs de Philippe Bollart, encore merci de nous
en avoir fait profiter. (Photo Philippe BOLLART - 1978-1980)
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Je
retrouve également dans les entrailles de mon ordinateur cette photo et
la suivante. Elles sont "indiquées" DANIEL, mais c'est tout. Nous
sommes sur le Savoyard car on aperçoit derrière ce marin le cadre de
suivi des missiles quand le bateau était au groupe "M". Pouvez-vous
m'aider ? merci. (Photo Daniel ?? - 19??)

L'autre
photo "Daniel". On peut voir l'alouette III immatriculée "997", sans
doute celle du "Henri Poincaré". Elle est en train d'hélitreuiller
quelqu'un du Savoyard. Merci à Daniel pour ces photo et désolé de ne
pas pouvoir mettre une identité plus précise. (Photo Daniel ?? - 19??)
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Quelques photos trouvées sur l'excellent www.alabordache.com, leurs auteurs ne me sont pas connus, si ils se font connaître je les citerai bien volontiers, merci de toute façon à eux.

Photo du Savoyard prise depuis la cheminée vers l'arrière.
Elle montre à quel point les ponts étaient encombrés sur les rapides. (Photo www.alabordache.com - auteur et date inconnus)

Le
Savoyard accosté au quai Noël à Toulon. Il a été affecté à Toulon du
14/06/57 au 15/09/65, je pense que l'on peut situer ces deux photos
entre ces dates. Juste devant l'étrave, on aperçoit le hangar à vélo,
très utilisé avant que la voiture ne soit reine.
(Photo www.alabordache.com - auteur et date inconnus)

Cette
photo est prise vers l'arrière du Savoyard depuis le caisson à
pavillons à tribord. L'escorteur rapide qui passe sur l'arrière du
Savoyard est un E52b, il semble que ce soit le Provencal, mais son
codex est difficile à lire.
(Photo www.alabordache.com - auteur et date inconnus)

Une
allouette II de l'aéronavale s'apprête à descendre ou récupèrer quelque
chose sur la plage arrière du Savoyard.On aperçoit le cable et le
trueil à droite de l'hélicopère. La légende de la photo indique que
c'est le facteur qui arrive en hélicoptère.
(Photo www.alabordache.com - auteur et date inconnus)

Plage
arrière du Savoyard, sans doute lors d'une prise de commandement. On
aperçoit à l'arrière un lance-missile tartar, il doit s'agir soit du
Bouvet, du Kersaint, du Dupetit-Thouars ou encore du Du Chayla. Ces
escorteurs d'escadre ont été transformés en lanceurs Tartar à partir de
1964.Comme il me semble qu'aucun de ces escorteurs n'a servi à Toulon
après leur armement en Tartar, je pense que cette photo date d'après
1965 et se passe à Brest. A vérifier.
(Photo www.alabordache.com - auteur et date inconnus)

Cette
photo me paraît plus ancienne. Il doit s'agir d'une inspection, elle se
passe à quai dans l'arsenal, sans doute vers les bassins. Si ceux qui
ont posté ces photos sur www.alabordache.com prennent contact j'aurai
alors un peu plus d'informations. Merci à eux par avance.
(Photo www.alabordache.com - auteur et date inconnus)
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Dans
les années 1972/1973, Bruno LAZZONI est sur le Savoyard, il y occupe la
belle spécialité de missilier, d'accord il n'y a pas de missiles sur
les rapides mais pas mal de torpilles et autres roquettes ASM, alors !
1972/73.
L'équipe de missiliers "essaye" de faire entrer une roquette de 375mm
dans le ventre de la bête. Nous sommes à l'avant du bateau, au niveau
du lance-roquette de 375mm. La munition est quand même impressionante.
(Photo Bruno Lazzoni - 1972/73)

1972/73.
Le Savoyard a de la visite. Pour être précis, il y a une messe à bord
et celui qui va la servir arrive par hélicoptère, ça a quand même de la
classe non ? Voici l'aumonier suspendu sous l'alouette. (Photo Bruno
Lazzoni - 1972/73

1972/73.
Le supplice de la chaise. Traitement moyennageux permettant de savoir
si un futur membre du personnel sera digne de figurer sur le rôle
d'équipage. On avait beau avoir confiance, cela restait quand même un
exercice que l'on ne renouvellait pas tous les jours. (Photo Bruno
Lazzoni - 1972/73

1972/73.
Le Savoyard avec un léger nez dans la plume, si la longue houle
atlantique vient de l'arrière, j'espère que ce n'est pas l'heure
du repas sinon la cafératia risque de subir quelques dégâts. (Photo
Bruno Lazzoni - 1972/73

1972/73.
D'accord cette photo n'est pas très nette, mais elle permet de prouver
qu'à une certaine époque on avait décidé de lancer un membre d'équipage
avec la torpille afin d'avoir un meilleur guidage de l'arme, si ! si !
regardez dans le tube. Il faut toutefois ajouter que devant la pénurie
de volontaires et les progrès de l'électronique, d'autres méthodes ont
été depuis adoptées. (Photo Bruno Lazzoni - 1972/73

1972/73.
Plus sérieusement, voici une vue du mortier de 375mm. Cette photo est
prise de la plage avant. (Photo Bruno Lazzoni - 1972/73

1972/73.
Au sortir du canal de Corinthe, l'équipe de manoeuvre est au travail
dans la joie et la bonne humeur, l'aussière sera surement bien en
place. (Photo Bruno Lazzoni - 1972/73

1972/73.
Le groupe "M" faisait un travail ingrat dans des conditions qui
n'étaient pas toujours simples. Beaucoup de jours de mer, par n'importe
quelle saison et en hiver, l'atlantique n'est vraiement pas de tout
repos. Cette lettre de félicitation rend un hommage mérité au travail
des équipages, du Savoyard, mais aussi du Breton et du Henri Poincaré.
(Photo Bruno Lazzoni - 1972/73

1972/73.
Le Savoyard à quai avec sa belle étrave fatiguée par les coups de
buttoir des lames. Encore merci à Bruno Lazzoni pour l'autorisation de
copier et de mettre en ligne ses souvenirs. (Photo Bruno Lazzoni -
1972/73
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En
juin 1971, BIHAN embarque sur le savoyard comme radio,je ne connais pas
son grade à l'époque, alors s'il me lit et si il peut m'envoyer plus
d'infos, merci à lui. Toujours est-il que nous voilà tous pêts pour un
petit embarquement sur ce fier vaisseau, attention aux têtes en passant
les portes étanches.

Plage
arrière du Savoyard, sans doute lors d'une prise de commandement, Bihan
a fait deux embarquement sur le Savoyard et y a connu 3 commandants. A
l'époque le Savoyard faisait parti du Groupe M, dédicacé au suivi et à
la sécurité des essais de tirs de missiles. Derrière le nouveau
commandant on peut apercevoir un appareillage de suivi qui remplace la
tourelle arrière. (Photo Bihan - 1971 ou 1977/78)

Savoyard.
La vie de paparazzi n'est pas de tout repos. Sur ce document inédit, on
peut voir que le carré des officiers-mariniers prend du bon temps au
soleil, que le photographe a immortalisé l'évènement et que cela
déclanche la hire du président du carré. Toute référence à un épisode
qui aurait existé ne serait que pure coïncidence, si on ne peut plus
rire un peu .... (Photo Bihan - 1971 ou 1977/78)

Mais
qui a bien pu me faire ces noeuds de biffin ! semble se dire le
quartier-maître timonier qui s'apprête à frapper un pavillon sur la
drisse. (Photo Bihan - 1971 ou 1977/78)

La
fin d'un bateau est toujours empreinte de beaucoup d'émotion. Celle du
désarmement du Savoyard n'a pas dérogé à la règle, je vous laisse lire
l'article et je remercie encore ici Bihan pour ces photos. (Photo
Bihan - 1980)

Cette
photo est beaucoup plus ancienne elle date de 1963 et représente la
fête des mécaniciens du Savoyard. Imagination et surtout bonne humeur.
(Photo GAMELIN - 1963)

Une
autre photo de la fête des mécaniciens du Savoyard en 1963, le public
est nombreux, il faut dire qu'il n'y avait pas encore le télévision à
bord. Merci à Gamelin pour ces documents. (Photo GAMELIN - 1963)
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Jean-pierre
ROCHEZ, au sortir de l'école des transmetteurs, a
été affecté sur le Savoyard, avec son
autorisation, voici une partie des souvenirs de son passage à
bord de ce fier vaisseau. Je l'en remercie encore.

1976/77.
Nous sommes dans le poste 1 du Savoyard, tout à l'avant du
bateau. Le matelot phoniste Thierry DOSNES médite sur la
frivolité des choses de la vie, ou alors au vu de sa tenue de
sortie, l'escale a été plus fatiguante que prévu,
allez savoir !
Juste une petite remarque, j'ai aussi dormi à l'avant d'un
rapide et je puis vous assurer que les jours de grosse mer les barres
sur le côté de la bannette n'étaient pas
superflues. (Photo Jean-pierre ROCHEZ - 1976/1977)
1976/77.
L'équipe radio avec le maître principal LE BIHAN faisant
une drôle de démonstration, écouté par le
quartier-maître Eric BEELE et le quartier-maître Philippe
WERNER. Le local radio rend bien compte de l'encombrement des bateaux
de l'époque. (Photo Jean-pierre ROCHEZ - 1976/1977)
1976.
Le quartier-maître Eric BEELE en plein dépannage de
l'équipement radio. Si la tenue est assez peu
règlementaire, vous remarquerez sans doute que la cuisine du
bord ne devait pas être si mauvaise. (Photo Jean-pierre ROCHEZ -
1976)
1976/1977.
Sans doute en 1976 au regard du calendrier de la photo
précédente. VOici l'auteur des photos sur son lieu de
travail. Remarquez le tube en cuivre en haut et à droite de la
photo. (Photo Jean-pierre ROCHEZ - 1976/1977)
1976/77.
Un bel effet de vitesse. Le Savoyard procédait alors à
des essais de vitesse maximum. Cela a l'air de donner soif au matelot
artilleur de la photo. (Photo Jean-pierre ROCHEZ - 1976/1977)
1976/77.
Le Savoyard fait escale à DUNDEE en Ecosse. De gauche à
droite, Eric BEELE, Jean-pierre ROCHEZ et deux matelots encore
inconnus. (Photo Jean-pierre ROCHEZ - 1976/1977)
1976/77.
Le Savoyard peut-être lors de son escale à DUNDEE. En haut
de la photo, la base d'une des antennes fouet de la passerelle. (Photo
Jean-pierre ROCHEZ - 1976/1977)
1976/77. Vue de la plage avant prise depuis le pointeur optique devant la passerelle. (Photo Jean-pierre ROCHEZ - 1976/1977)
1976/77.
Le Savoyard en mer. Il faisait partie avec d'autres rapides et le Henri
Poincaré du groupe M qui assurait le suivi des tirs de missiles
dans l'atlantique depuis le site des Landes. On peut voir sur la photo
devant le télépointeur de 57mm le local ajouté
pour les appareillages élèctroniques. (Photo Jean-pierre
ROCHEZ - 1976/1977)
1976/77.
Le Savoyard va faire escale en Finlande, sur la gauche de la photo un
dragueur de mine du type océanique. (Photo Jean-pierre ROCHEZ -
1976/1977)
1976/77.
Le Henri Poincaré était équipé à
l'arrière d'une plate-forme pour hélicoptère.
Voici un hélicoptère du bateau qui fait un
hélitreuillage de personnel sur la plage arrière du
Savoyard. (Photo Jean-pierre ROCHEZ - 1976/1977)

1976/77.
Un autre hélitreuillage, l'alouette n°997 se présente
sur la plage arrière du Savoyard, elle est équipé
d'un râdome sur l'avant qui n'est normalement pas sur les
machines de série. Un grand merci à Jean-pierre ROCHEZ
pour ces photos. (Photo Jean-pierre ROCHEZ - 1976/1977)
J'écume quelques forums d'anciens de la Royale, parmi ceux-ci existe l'incoutournable Anciens Col Bleus et pompons rouges
sur lequel un ancien du Savoyard a publié les photos ci-dessous,
son pseudo y est Macman77, je continuerai à l'indentifier sous
ce vocable un peu anonyme, toujours est-il que je le remercie pour ces
contributions et l'autorisation de les publier.

1979.
Cette photo représente la plage arrière. A cette
époque le Savoyard avait été refondu et servait
dans le groupe M pour suivre en atlantique les essais de missiles
lancés depuis le centre d'essai des Landes à Biscarosse.
On peut voir l'affut arrière supérieur qui est
resté en place, mais l'affut de la plage arrière a
disparu au profit du radar de suivi que l'on voit en haut de la photo.
(Photo Macman77 - 1979)
1979. Photo prise depuis le poste de veille optique au-dessus de la passerelle découverte. (Photo Macman77 - 1979)
1979.
Affût double de 57mm. Détail des deux canons de 57mm, ces
armes étaient directement issues des Bofors de 40mm d'avant
guerre, le 40mm est une arme universellement utilisée. (Photo
Macman77 - 1979)
1979.
Cette photo n'est pas de très bonne qualité, mais elle
permet de voir au premier plan le Picard, derrière l'escorteur
d'escadre La Bourdonnais, puis au fond ce que je pense être le
navire amiral du groupe M à savoir le Henri Poincaré.
Nous sommes à Brest bien-sûr. (Photo Macman77 - 1979)
1979.
Au poste de Maneouvre, Le Savoyard semble entrer dans un canal,
Macman77 se souvient que c'était lors d'une visite au Pays-bas
à Amsterdam, le décor concorde avec ses souvenirs. (Photo
Macman77 - 1979)
1979. La suite du poste de manoeuvre, toujours plage avant. (Photo Macman77 - 1979)
1979.
L'équipe plage avant pose devant le photographe, l'ambiance est
détendue, remarquez le téléphone portatif,
rustique mais efficace. Le Savoyard semble être entré dans
une écluse. (Photo Macman77 - 1979)
1979.
Le Savoyard est sorti des canaux néerlandais, son étrave
affronte maintenant la dure réalité de la mer du Nord.
Cette mer a toujours formé des peuples de très bons
marins comme les hollandais ou les danois, y naviguer n'est jamais une
sinécure, mais on y apprend vite la mer. (Photo Macman77 - 1979)
1979.
La qualité de cette photo comme la suivante n'est pas
très bonne mais elle permet de comprendre ce que peuvent vivre
les équipages des petits bateaux comme ce dragueur avec lequel
le Savoyard doit faire un exercice en mer du nord. (Photo Macman77 -
1979)
1979.
Un dragueur de mine, je pense au type MCS60, le matricule est
difficilement identifiable mais il me semble lire "74", ce serait alors
le Cyclamen, désarmé en 1983. Ce type de dragueur a
été construit aux USA au début des années
50 et transféré en France au titre du pacte d'assistance
mutuelle. Un grand merci pour ces photos prises sur le vif. (Photo
Macman77 - 1979)
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En
1957, Bernard RAGUENET entrait dans la marine. En 1958 il embarque sur
le Savoyard. Sa mémoire, au demeurant excellente, et son
appareil photo nous envoient ces souvenirs, mais avant j'ai envie de
lui laisser la parole. Voici ce qu'il nous dit.
Entré
dans la marine le 22 juillet 1957, et après un passage au CFM Pont-Réan (que
les moins de 60 ans ne peuvent pas connaître !) et 6 mois d'école à
Porquerolles pour obtenir mon BE de Détecteur, j'ai embarqué sur le Savoyard en
avril 1958.
J'y
suis resté 3 ans et j'ai traversé un grand carénage à Lorient sans être
débarqué (pendant le carénage, seul 1/3 de l'équipage restait à bord, les
autres avaient de nouvelles affectations). A mon arrivée sur le Savoyard, l'officier en second qui était en place était un
homme qui allait faire son chemin par la suite. C'était le Lieutenant de
Vaisseau Pierre Lacoste qui allait devenir amiral et patron des services
secrets français. J'ai le souvenir d'un homme très simple, près de ses hommes
et très apprécié de tout l'équipage. La
vie sur les escorteurs rapides était assez rude. Il n'y avait pas de couchettes
mais des hamacs et nous vivions en permanence, quand nous n'étions pas de quart
ou de garde, dans le poste d'équipage.
Pour
ma part, j'ai été affecté au poste 2 qui se situait dans la partie avant du
bateau. Comme chacun sait les escorteurs rapides étaient de véritables coques de noix, très
sensible au roulis et au tangage et dans le poste 2 nous étions servis. En mer,
pour manger à table c'était une véritable prouesse car sur les tables en aluminium
rien ne tenait. Il fallait manger une bouchée quand le bateau était à peu près
droit et vite mettre ses deux avant-bras de chaque côté de la gamelle si on
voulait avoir une chance de manger une autre bouchée. La montée dans les
échelles était aussi pas mal avec le tangage : Ou on montait 3 marches d'un
seul coup ou on était cloué sur place quand le bateau montait.
A
cette époque, les escorteurs rapides ont surtout été affecté en Algérie pour la surveillance
des côtes et à la chasse aux navires qui ravitaillaient le FLN. Nous étions
basés à Mers el Kébir et souvent consignés à bord à 6H d'appareillage. Nous
devions être prêt à appareiller à tout moment. Nous avons arraisonné 2 ou 3
bateaux dont 1 ramené à Mers el Kébir pour une fouille plus appronfondie. Je me
souviens des missions "gardien de but" où pendant des jours et des
nuits nous patrouillions dans le détroit de Gibraltar.
Je
garde de cette époque un souvenir extraordinaire, nous avions 20 ans, nous
étions une bande de copains très liés, nous n'étions jamais seul et il y avait
une grande solidarité entre nous. Si un copain n'avait plus de fric pour sortir
il ne restait pas à bord, tout le monde payait pour lui et il sortait comme les
autres. J'aimerais bien les retrouver et avoir de leurs
nouvelles. Alors si certains d'entre eux se reconnaissent sur les photos,
qu'ils fassent signe.
Maintenant,
remontons le temps, nous sommes à la fin des années 1950,
le Savoyard est un jeune bateau, comme son équipage, bonne
visite à tous, et merci à Bernard.
Voici
le fier vaisseau dans sa jeunesse en 1960, remarquez qu'il est encore
équipé du radar DRBV-20, dont on voit l'aérien en
forme de grille carrée en haut du mat. Le Savoyard est ici en
mission de surveillance maritime (SURMAR), et photographié par
un avion de surveillance. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à
1960)
1960.
Cette photo est prise dans le poste 2 au cours d'une partie de carte,
la télévision n'était pas encore entrée
dans les postes. Comme je suis un peu paresseux, je laisse encore la
parole à Bernard :
Tous
les postes d'équipage étaient équipés de hamacs qui étaient, en principe,
rangés dans le bastingage (*) dans la journée. Il y avait 2 rangées de hamacs
(hautes et basses) et sur la photo on distingue sur le poteau de droite le
crochet pour les hamacs du bas. Il fallait être souple et agile pour grimper
dans les hamacs du haut et certains, après une sortie à terre un peu arrosée
avaient bien du mal à y arriver.
(*)
BASTINGAGE : Sur les anciens bâtiments de guerre, parapet surmontant le
plat-bord et les gaillards. Au levé les matelots vont porter leurs hamacs
parfaitement pliés au bastingage, où les gabiers les arrimes en les orientant
et en les positionnant tous de la même manière, dans les filets de bastingage.
Cela s'appelle faire le bastingage. Au moment du combat le bastingage
protège l'équipage de la petite mitraille. Les hamacs sont protégés de la pluie
et de la mer par une toile goudronnée. L'appellation a été gardée et le
bastingage désignait en fait les casiers répartis de chaque côté du poste
d'équipage où l'on rangeait les hamacs
(Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)
1960,
quelque part dans le golfe de Gascogne. Voici Bernard, sa main est
bandée, c'est le souvenir d'un porte étanche qui s'est
refermée sans demander l'avis de l'interessé, et c'est
lourd une porte étanche ! (Photo de Bernard RAGUENET - 1958
à 1960)
1959.
Le Savoyard est en petit carénage dans un des bassins de
l'arsenal de Toulon, la photo doit être prise un week-end au vue
de l'activité qui règne. (Photo de Bernard RAGUENET -
1958 à 1960)
1959.
Petit carénage à Toulon.La belle étrave des
escorteurs rapides, je sais je l'ai déjà dit, mais je ne
m'en lasse jamais. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)
1960. Bernard RAGUENET nous raconte :
Toujours la même bande de copains à table. Sur les
escorteurs rapides de cette génération, les tables et les bancs étaient
amovibles et devaient être rangés dans ce qu'on appelait "le barrot".
Pour qui se souvient après les repas, les hauts-parleurs diffusait ceci
:"Bancs et tables au barrot, coup de balai dans les postes"
(Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)
1960.
Toujours dans le poste 2 à l'avant du Savoyard. Le repas se
termine et semble-t-il dans la bonne hummeur. Derrière le
groupe, sur le bastingage, on aperçoit les bidons et les
gamelles qui ont servit à ramener le vin et la nourriture depuis
la cuisine, opération toujours délicate en cas de
mauvaise mer, remarquez également le poste-transistor
d'époque. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)
1959.
Une autre photo du Savoyard en petit carénage. Le bateau est
juste posé sur les tins, il n'y a pas d'accores sur les flancs,
sans doute le passage en bassin était court et les travaux
limités. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)
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1960.
Cette photo est prise au Centre opérationnel (C.O) radar durant
une sortie à la mer. Au premier plan, l'ami CROIZAT
occupé a suivre un écho sur l'écran radar,
derrière lui, bernard qui tient la table traçante
où étaient "plottées" les routes de tous les
bateaux qui passaient à proximité du Savoyard. (Photo de
Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)
1960.
Les deux mêmes protagonistes, toujours au CO radars, ne vous fiez
pas à l'aspect vieillot du matériel, pour l'époque
c'était un réel progrés, la guerre n'était
finie que depuis 15 ans. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à
1960)
.
Le Savoyard est en petit carénage à Toulon. Un petit
carénage peut aller d'une dizaine de jours à un mois et
demi dans le cadre d'un petit carénage plus etoffé, par
contre un grand carénage peut durer plusieurs mois. (Photo de
Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)
1960.
Nous sommes le jour de noël 1960, dans le poste 2 à l'avant
du Savoyard. L'ordinaire a été amélioré et
la fête continue. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)
1960.
Nous ne sommes sans doute plus à Noël, la climatisation
n'existait pas sur les escorteurs rapides, quand ceux-ci devaient
écumer les mers chaudes, c'était parfois un peu dur
à supporter. (Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)
1960.
Le Savoyard est en train de faire une mission de surveillance maritime
pour combattre le traffic d'armes destiné au FLN
algérien. Cette photo est prise à partir d'un des avions
qui les aidaient dans cette tâche. (Photo de Bernard RAGUENET -
1958 à 1960)
1960.
Une autre photo prise par l'avion de surveillance. Le
télépointeur de 57mm est basculé sur babord ainsi
que l'affût double avant. Grand merci à Bernard Raguenet
pour ces photos qui doivent avoir ravivé pas mal de souvenirs.
(Photo de Bernard RAGUENET - 1958 à 1960)
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Jean-pierre
BOUVILLE a embarqué sur le Savoyard dans les années
1976-1977, voici des photos qu'il m'a envoyées, je vous en fait
donc profiter, merci à jean-pierre pour ces envois.
Vue
depuis le Savoyard l'arrivée en escale aux Açores ou aux
Canaries. Si quelqu'un a plus d'informations sur le lieu ? (Photo
Jean-pierre BOUVILLE - 1976-1977)
La
terre vue du Savoyard, depuis le centre du bateau derrière le
bloc passerelle et la cheminée. Au premier plan, ce que je pense
être les sorties des extracteurs d'air de la machine et de la
chaufferie. (Photo Jean-pierre BOUVILLE - 1976-1977)
Le
Savoyard semble être au mouillage devant un paysage qui ressemble
à ce que l'on trouve aux Açores. (Photo Jean-pierre
BOUVILLE - 1976-1977)
Quelque
part en mer, les copains sont surpris en train de discuter. En voyant
cette photo, je me rend compte à quel point nous étions
jeunes, de très jeunes hommes qui ne doutaient de rien et
croquaient la vie comme elle venait. (Photo Jean-pierre BOUVILLE -
1976-1977)
Cette
photo nous montre un grand classique des mers "chaudes", la baignade le
long du bord. Le bateau est au mouillage, l'équipage est
autorisé à se baigner sous la surveillance du zodiac du
bord. Au premier plan, les bouts qui pendaient dans la
baleinière, cette dernière doit être à
l'eau. (Photo Jean-pierre BOUVILLE - 1976-1977)
Effets de lumière sur fond de mouillage. (Photo Jean-pierre BOUVILLE - 1976-1977)
Le
Savoyard quitte son mouillage. Devant et derrière le
télépointeur de 57mm, on peut voir une partie des
amménagements électroniques installés pour les
missions au sein du groupe M. (Photo Jean-pierre BOUVILLE - 1976-1977)
Hélitreuillage
sur la plage arrière du Savoyard. L'hélicoptère
est une alouette III, peut-être que celle-ci venait du "Henri
Poincaré", bâtiment principal du groupe M et qui
possédait une aire pour hélicoptère à
l'arrière. Merci à Jean-pierre BOUVILLE pour toutes ces
photos. (Photo Jean-pierre BOUVILLE - 1976-1977)
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Après
l'école des Fourriers en 1966, Jean-claude NORMANDIN a
embarqué sur le Savoyard, les missions nombreuses et
variées du groupe M lui ont fait voir pas mal de pays. En voici
quelques exemples. Merci à Jean-claude pour ces souvenirs.
Le Savoyard
à quai aux Açores à Ponta Delgada, endroit
où le groupe M faisait souvent relâche pour souffler un
peu après les coups de tabac de l'Atlantique. (Photo Jean-Claude
NORMANDIN - 1967-1968)
Les
Açores. Le bureau administratif est de sortie et fait du
tourisme. J'aurais du mal à vous cacher que l'archipel des
Açores est volcanique. Voici Jean-claude et son collègue
et copain Patrice WEBER dont nous reparlerons plus bas. (Photo
Jean-Claude NORMANDIN - 1968)
Açores.
Ile de Sao Miguel, plus précisément au bord du lac des 7
cidades, qui fait référence à la légende
qui veut que 7 cités de l'Atlantide y aient été
englouties. (Photo Jean-Claude NORMANDIN - 1968)
A
bord du Savoyard, à gauche, avant la sortie en permission, photo
qui semble être prise à Brest (?), à droite en
tenue de factionnaire ou de cérémonie dans un port du
sud, portugais ou espagnol. (Photo Jean-Claude NORMANDIN - 1968)
La
vie de marin n'est pas faite que de sorties, le travail reprend vite le
dessus, voici en haut le "Henri Poincaré", bâtiment amiral
du groupe M et en dessous le fidèle "Basque" avec un
début d'arc-en-ciel, le tout au large des Açores. (Photo
Jean-Claude NORMANDIN - 1968)
En prime, le Savoyard quittant le port de Ponta Delgada aux Açores. (Photo Jean-Claude NORMANDIN - 1967)
30
ans après. A l'occasion de l'anniversaire de Patrice WEBER, le
copain du début, à Thionville, 6 anciens du Savoyard se
sont retrouvés 30 ans après. J'aime beaucoup le symbole
de ces photos, la vie à bord crée des liens qui,
plusieurs décennies après, sont toujours très
forts. Un grand merci à Jean-claude de nous le rappeller et
aussi pour ces souvenirs. (Photo Jean-Claude NORMANDIN - 1997)
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