Luis
Filipe RESENDE FERREIRA est citoyen portugais, sa mère est française et
son père portugais, il a dans sa jeunesse choisi le Portugal mais a
gardé une passion pour la marine française dans laquelle il a même
pensé s'engager à la fin des années 1960. Il m'a envoyé des photos
d'une maquette du Provencal, je vous en fait profiter à mon tour. Un
grand merci à lui. (mise en ligne : 12/06/2010)

Le
Provencal adapté d'une maquette "HELLER" au 1/400ème de la version E52b
des escorteurs rapides. (Photo Luis Filipe RESENDE FERREIRA - 2010)

Le
Provencal se présente peut-être pour un exercice de ravitaillement à la
mer, le voici montrant son babord. (Photo Luis Filipe RESENDE FERREIRA
- 2010)

Les
personnages plage avant ne sont pas départ dans la maquette, Luis les a
ajoutés et cela donne de la vie à la maquette. (Photo Luis Filipe
RESENDE FERREIRA - 2010)

Durant le même exercice, vue détaillée du bloc passerelle. (Photo Luis Filipe RESENDE FERREIRA - 2010)

Le Provencal vu de l'arrière, les effets de mer sont bien rendus. (Photo Luis Filipe RESENDE FERREIRA - 2010)

Le Provencal nous montre maintenant son côté tribord. (Photo Luis Filipe RESENDE FERREIRA - 2010)

Autre
vue détaillée du bloc passerelle, nous ne sommes pas au cours d'un
ravitaillement à la mer car personne ne prépare les manches de
ravitaillement. (Photo Luis Filipe RESENDE FERREIRA - 2010)

Vue de tribord milieu. (Photo Luis Filipe
RESENDE FERREIRA - 2010)

Vue
du dessus. A cette échelle (1/400ème), il est difficile d'avoir
des éléments comme les mâts ou les rambardes à la bonne échelle, par
contre le rendu des cables radio entre les deux mâts est très bon. Les
affûts de 57mm sont aussi bien rendus. (Photo Luis Filipe RESENDE
FERREIRA - 2010)

Vue
de l'avant par tribord, les couleurs sont aussi bien rendues l'orange
des radeaux de sauvetage bien délavé par la mer. (Photo Luis Filipe
RESENDE FERREIRA - 2010)

Vue
générale de 3/4 tribord arrière. Il ne faut pas perdre de vue qu'à
cette échelle, le bateau ne fait de 24 cm de long, le resultat du
travail de Luis n'en est que plus méritoire, remarquez les vagues le
long de la coque et la vague de poupe très réaliste. (Photo Luis Filipe
RESENDE FERREIRA - 2010)

Côté tribord arrière du Provencal. La baleinière à tribord est très réaliste(Photo Luis Filipe
RESENDE FERREIRA - 2010)

Même
vue que la précédente mais le côté babord du Provencal. Petite
remarque, le mortier quadruple de 305 mm mériterai d'être un peut plus
grand, mais la maquette est ancienne et remettre le mortier à l'échelle
n'est pas possible. (Photo Luis Filipe
RESENDE FERREIRA - 2010)

Voilà
l'exercice est terminé, le Provencal vogue vers de nouvelles aventures.
Encore un grand merci à Luis Filipe pour le travail accompli et aussi
pour l'intérêt qu'il porte à nos bons vieux bateaux, ce genre de
maquette leur donne une seconde vie. (Photo Luis Filipe RESENDE
FERREIRA - 2010)
(retour en haut de page)
En
1976, j'étais Quartier-maître fourrier sur le Provencal, je vis arriver
à bord un matelot fourrier frais émoulu de l'école des fourriers de
Rochefort. Ce matelot, c'était Philippe LACROIX, on le voit ici assis
au pied de l'affût de 20mm. Cette semaine, il m'a envoyé les photos
ci-dessous. Cela a été un immense bonheur car je n'ai gardé que très
peu de souvenirs de mon passage dans la marine et encore moins de
photos où je figure. Tout d'un coup, un tas de souvenirs remontent
comme si ces 33 années n'avaient pas existées. Un très grand merci,
Philippe. (Mise en ligne le 13/06/2009)

1976.
Le Provencal fait escale à Izmir en Turquie. Philippe est assis à
gauche, au milieu debout contre le canon, un mécanicien dont j'ai
oublié le nom malheureusement, ensuite le matelot fourrier BOTELLA avec
le bachis, juste devant lui votre serviteur, l'autre matelot avec le
bachis était de la région parisienne, quel était son nom ? Ensuite
assis un autre matelot mécanicien, les trois inconnus faisaient leur
service militaire à bord, j'aimerai beaucoup retrouver leur nom. (Photo
Philippe LACROIX - 1976)

1976.
Philippe sur l'affût double de 57mm arrière. La photo est prise depuis
la plage arrière dont on voit le treuil au premier plan. Nous sommes
sans doute à Toulon. (Photo Philippe LACROIX - 1976)

1976.
Le bureau administratif. Vaste placard où il était possible d'entasser
4 bureaux. Sur la gauche de la photo vous pouvez voir les pales en
plastique du ventilateur du bureau. Je me souviens qu'un jour j'étais
assis à droite de la photo, le ventilateur fonctionnait, le
second-maître fourrier, qu'il m'excuse j'ai aussi oublié son nom, passe
derrière moi pour rejoindre son bureau au fond. Il était doté d'un
ventre proéminent et manifestement il n'y avait pas la place pour lui
et son ventre. J'entendis alors le bruit des boutons de sa chemise que
les pales faisaient sauter les uns après les autres. Pas de mal car les
pales étaient souples, par contre force jurons et aussi grasses
plaisanteries sur la nécessité de suivre un régime amaigrissant.(Photo
Philippe LACROIX - 1976)

1976.
Escale à Izmir en Turquie. L'équipe des fourriers en goguette. La gent
féminine n'est pas insensible au prestige de l'uniforme. Votre
serviteur à gauche, l'appareil photographique à poste, c'était un
ZENITH de la russie soviétique, un 24*36 équipé d'une cellule qui
fonctionnait à l'énergie solaire. Au milieu regardant fièrement le
photographe c'est le matelot fourrier BOTELLA, ensuite à sa gauche
un quartier-maître manoeuvrier, qu'il me contacte si il voit cette
photo, tout à fait à droite le matelot fourrier LACROIX. Je me souviens
que nous étions si fiers de nous et en même temps si avides de
reconnaissance. Nous étions des gamins si insouciants et le monde nous
semblait à portée de main. (Photo Philippe LACROIX - 1976)

1976.
La marine française "cul à quai" à Izmir. A gauche, un escorteur
d'escadre équipé d'un sonar remorqué et d'un hangar pour hélicoptère
fixe, il doit s'agir du "Duperré". Ensuite 3 escorteurs rapides, celui de gauche est le
Provencal, celui du milieu est le Béarnais et à droite le Vendéen.
Après Izmir nous sommes allés à Salonique en Grèce et comme à l'époque
les rapports entre les deux pays n'étaient pas bons, il valait mieux
faire attention à nos avis sur les escales. Voilà Philippe, petit à
petit les souvenirs vont remonter, je te remercie encore beaucoup
d'avoir ouvert un peu la vieille malle à souvenirs qui dormait au fond
du grenier. (Photo Philippe LACROIX - 1976)
(retour en haut de page)
Quelques photos de sources diverses et de dates tout aussi variables et parfois inconnues. Certaines trouvées sur le site www.alabordache.com sans
que l'auteur n'y soit indiqué, si leurs auteurs peuvent se manifester
je mettrai alors à jour ma documentation, merci d'avance. (mise en
ligne le 25/04/2009)

1972.
Le Provencal enfourne dans une lame. Est-ce la méditerranée ? Photo
prise de l'aileron babord de la passerelle. (Photo auteur inconnu -
www.alabordache.com - 1972)

1973.
Accostage ou appareillage des appontements Milhaud à Toulon. Photo
prise depuis l'échelle vers la passerelle à babord. (Photo auteur
inconnu - www.alabordache.com - 1973)

1965.
Plage arrière du Provencal. La légende indique "au large en exercice",
cela doit être sans doute un exercice de veille optique. (Photo Henri
BARBE - 1965)

1975.
Pas de légende pour cette photo, mais je pense que nous sommes dans le
carré des officiers mariniers, il s'y passe une cérémonie initiatique
dont les tenants m'echappent quelque peu. Il faut dire aussi que les
traditions de carrés étaient aussi strictes qu'ésotériques. (Photo
Salvatore SCARNA - 1975)

1975.
Hélitreuillage depuis la plage arrière du Provencal par une allouette
III de la marine. J'espère que cela n'a pas de lien avec la photo
précédente. (Photo Salvatore SCARNA - 1975)

1966.
Vue du poste avant du Provencal, nous sommes sans doute en escale car
la tenue de sortie est prête sur la banette, peut-être est-ce après une
inspection car le poste me parait particulièrement bien rangé. (Photo
Bernard DAMBLON - 1966)
(retour en haut de page)
D'autres photos et documents d'origines divers et variées. (mise en ligne : 03/04/2010)

Le
30 janvier 1980, le capitaine de frégate ROUAULT prend le commandement
du Provencal. Photo parue dans un "Cols Bleus". (Photo Marine Nationale
(Cols Bleus - 1980)

Le
21 mars 1977, les destinées du Provencal sont confiées au capitaine de
frégate HOUETTE. Ce qui se passait dans la tête d'un des membre de
l'équipage, je pense m'en souvenir un peu, mais ce que ressentait celui
qui prennait le commandemant, je l'ignore, alors si un ancien
commandant me fait l'honneur de me lire, je serais très heureux d'en
connaître les souvenirs. (Photo Marine nationale (Cols Bleus) - 1977)

Le
samedi 5 octobre 1974, le Provencal appareille pour une mission en
afrique. Bon d'accord, cette photo n'est pas formidable, mais elle est
ancrée dans mes souvenirs car je venais d'embarquer, la veille pour
être précis, sur ce noble vaisseau. le mardi précédent, mon commandant
à la direction du port de Toulon me désignait "volontaire" car il
manquait un quartier-maître fourrier sur le Provencal, je n'ai même pas
eu le temps de me poser la moindre question, j'ai fait mon sac, prévenu
ma famille, dit au revoir aux copains, puis direction les appontements
Milhaud, pour les vaccins on verra bien à Dakar. Il valait mieux savoir
s'adapter, ceci dit, je ne regrette rien de cette époque. (Photo Marine
nationale (Cols Bleus) - 1974)

A
la fin des années 1960, transfert de courrier via la "chaise" entre
l'Agenais d'où la photo est prise et le Provencal que nous voyons. La
"chaise" est balancée, imaginez la même avec un individu assis dessus.
Belle photo d'ambiance, merci Guy pour cette photo. (Photo Guy BASTIN -
1967-70)

Photo
plus triste que la précédente, le Provencal est désarmé et accosté au
quai est de Missiessy, il y est arrivé en novembre 1987. Ses numéros de
coque ont bien-sûr disparu, des trous hâtivement rebouchés témoignent
des enlèvements de matériel, surtout dans la partie machines. Je ne
sais pas qui a pris cette photo, trouvée sur le net, si son auteur se
reconnaît, qu'il prenne contact, j'aimerai avoir d'autres
renseignements sur cette période. Merci à lui. (Photo d'origine
inconnue - > 1987)

Après
son, la coque désarmé du Provencal est ancrée à Brégaillon et sert
comme source de pièces de rechange. Il sera coulé le 4 novembre 1992 en
Méditerranée en tant que cible. Je ne sais pas non plus d'où vient
cette photo, comme dit précédement si son auteur se reconnaît ...
(Photo d'origine inconnue - > 1987)
(retour en haut de page)
En
1963, le Provencal participait à une croisière MOUSSON dans l'océan
Indien. José VASSEUR était à bord comme second-maître torpilleur. Il
m'a envoyé des photos de cette mission ainsi que ses souvenirs, je vous
les livres tels quels, sans plus de commentaires car José s'en charge
très bien tout seul.
Croisière Mousson 1963
Au cours de cette croisière plusieurs évènements heureux et malheureux sont intervenus. En voici quelques uns.
Alors
que nous avions passé le Canal de Suez et nous trouvions en Mer rouge
il y eut une diffusion générale. Tout l'équipage était invité à monter
sur le pont sauf les " bouchons gras", car il fallait bien que le
bateau avance.
Le
commandant nous demanda de scruter l'horizon car il y a avait un
évènement inhabituel. il signalait comme une ligne noire vers la
laquelle nous nous dirigions. Personne ne voyait rien et nous nous
interrogions tous. Soudain " Ca y est nous venons de franchir le
Tropique du Cancer". La petite farce était gentille.
Pour le passage de l'Equateur il en fût tout autre.
La
veille le Facteur : le second-maître électricien Tufraut et le garde
champêtre : le second-maître Electricien d'arme du service ASM Spirakof
délivraient les convocations.
A V I S
Envoyé accrédité, extraordinaire et
plénipotentiaire de la Très Haute, très profonde, très puissante
et très salée Majesté, EMPEREUR DES MONDES EQUATORIAUX,
je vous informe, hardis navigateurs, que son Auguste Maître vous
recevra demain en son domaine, entouré des plus brillants représentants
de sa suite, avec toute la pompe que doit caractériser une cérémonie aussi glorieuse et redoutable.
Fait en son domaine équatorial
Le 8éme jour de notre marée équinoxiale extraordinaire
NEPTUNE

1963.
Avant le passage de la ligne le facteur (second-maître Tufraut) et le
garde-champêtre (second-maître Spirakof) délivrent les convocations aux
malheureux néophytes. (Photo José VASSEUR - 1963)

1963.
Passerelle du Provencal. le Commandant du Pro, le capitaine de corvette
LACOSTE accueille le facteur et le garde-champêtre, au second plan le
second-maître DSM MALLERON. (Photo José VASSEUR - 1963)

1963.
La coutume doit être respectée, le commandant ne peut faire autrement
que d'offrir aux deux fonctionnaires un verre de vin afin de leur
donner du courage dans la rude tâche qui les attend. (Photo José
VASSEUR - 1963)

1963.
Passage de la ligne. Après les formalités protocolaires vis à vis de
l'autorité supérieure, les deux braves fonctionnaires continuent la
distribution des convocations dans les postes ou comme ici dans la
cafétaria. Le second à partir de la droite est le quartier-maître
torpilleur LADOUHE. (Photo José VASSEUR - 1963)
Il
y eut bien entendu le passage devant le gendarme, le savonnage, le
plongeon par la planche dans la baille et le lavage à la lance à
incendie.
Je reçus le même diplôme que ceux figurant déjà sur le site. Il est affiché dans mon bureau.
A
Majunga je crois, nous avons visité l'île, le Second-Maître électricien
Le Plapoux et moi sur la photo ci-dessous, le second-maître Le Plapoux.

1963. Majunga à Madagascar. Le second-maître Le Plapoux joue les touristes. (Photo José VASSEUR - 1963)

1963.
Majunga (Madagascar). Le second-maître VASSEUR photographié par le
second-maître LE PLAPOUX, si ! si! regardez bien sur les racines du
baobab. (Photo José VASSEUR - 1963)
Il y eut ensuite 3 incidents. Le premier était assez important.
A
Diego-Suarez au cours d'un exercice de simulation de débarquement dans
une baie, le chef de flottille ordonne au Provençal une route. Le
Commandant regarde la côte, fait un demi-tour vers la table à carte et
ordonne : " Stop, machine arrière toute !
". Et oui nous nous dirigions tout droit vers un banc de sable
dont la signalisation, une bouée, avait disparue et avec la marée
descente il y avait danger. Il y a eu un léger choc, nous avons
"beaché". Un faible essai de marche arrière, pas trop pour ne pas
aspirer du sable, puis fermeture immédiate des ouvertures de coque.
Nous
étions au sec. Aussitôt intervention des plongeurs de bord, il
n'y avait pas de dégâts apparents. Deux remorqueurs arrivent de
Diego et tentent une manœuvre qui échoue. Que faire? Alléger le bateau.
Deux opérations sont alors envisagées. Débarquement du carburant et des munitions.
Pour
le carburant un chaland accoste et l'on refoule. Pour les
munitions c'est plus difficile, il y a deux soutes pour les 57 mm et
les torpilles dont certaines de combat. Pour les obus il est fait
appel à des militaires qui fiers de nous rendre service attaquent le
débarquement au pas de course. Nous leur demandons de modérer l'allure
car il y a beaucoup de containers de 4 obus. Ils continuent et nous
sommes obligés de faire appel à une autre équipe pour achever le
travail.
En tant que maitre chargé torpilleur, je
prépare le débarquement des torpilles mais nous sommes inquiets car
Diego n'est pas équipé de chalands munis de berceaux.
Un débarquement se présentait comme sur la photo ci-dessous, qui n'a pas été prise durant la croisière Mousson

Comme
l'indique José, voici une photo montrant un débarquement de torpille,
cette photo a été prise sur un autre escorteur rapide que le Provencal
car il n'y avait pas de valise porte-torpilles sur les escorteur du
type e52b comme le Provencal. Elle est très intéressante car elle
permet de bien détailler ces torpilles. (Photo José VASSEUR - 1963)
Le
jour tombe et trois remorqueurs arrivent, la marée est remontée.
L'un d'eux se met en flèche arrière et les deux autres de chaque bord.
Celui
en flèche tire pendant que les deux autres le font chacun leur tour
afin de faire pivoter le bateau et ainsi d'agrandir la souille.
L'opération réussit et nous entrons au bassin. Il n'y a pas eu de gros
dégâts grâce à la rapidité de fermeture des vannes de coque.
C'est
à cette période que nous apprenons l'assassinat du Président des
Etats-Unis et que le second maître mécanicien prénommé "Mario" chute
dans un trou sur le quai et se blesse aux côtes. Conséquence
: immobilisation sur la bannette dans le poste OM arrière. Nous y
logions à 4. C'est le second-maître commis Pennaneach qui nous
ramène le sourire en nous faisant servir de très délicieux beefsteaks
de zébu. Nous disons alors comme il avait l'habitude de le dire lorsque
le chef de gamelle faisait un bon supplément " C'est l'opulence ! ".
Un
autre fait aurait pu être un incident assez grave. Au cours d'un
ravitaillement en mer, l'équipe de plage arrière est en place et
l'électricien est à son poste.
Comme cela est prévu il porte le
casque avec le téléphone incorporé. Soudain la tourelle arrière de 57
mm se met en mouvement et la volée frôle son casque. Il crie mais il
n'est pas touché. La tourelle continue ses mouvements. Je laisse là mon
équipe, il y a quand même l'officier le lieutenant de vaisseau Beraud
et je me précipite à la passerelle en criant " Quel est le con qui manœuvre la tourelle arrière ?
". Le Commandant m'interroge et m'informe qu'il y a en même temps un
exercice de défense. Je lui fais alors savoir que nous n'en n'étions
pas informés. Renseignements pris cela avait été oublié sur la feuille
de service. Un remontage de bretelle s'en suivit.
Nous verrons par la suite des avions dans le ciel et le mortier ASM manœuvrer, mais lui ce n'était pas pour les avions.

1963.
Une vue du mortier de 305mm ASM. Les bouches ASM sont au milieu, on
voit aussi, qui partent vers la gauche les rampes permettant de tirer
des fusées éclairantes. Cette photo est prise au cours d'un
ravitaillement à la mer, le pétrolier que l'on aperçoit sur la droite
est le A627, autrement dit La SEINE. (Photo José VASSEUR - 1963)
A
Massawa, (Ethiopie à l'époque, Erythrée aujourd'hui) nous avons été
frappés par la prostitution qu'il y avait. Dans les rues les femmes
devant leur porte attendaient le client. Derrière elles, une pièce et
une porte. Derrière cette porte, fermée par un simple rideau se
trouvait la famille. Nous avons fait l'essai, sommes entrés par une
porte et ressortis dans l'autre rue.
Toujours
en nous promenant nous sommes arrivés prés d'un bâtiment d'où
s'élevaient des cris. Nous nous sommes approchés et nous
sommes aperçus qu'il n'y avait que des chambres de prostituées et
ce jour là c'était jour de désinfection. Les ouvriers projetaient de la
poudre blanche, non seulement sur le sol, mais également sur tout le
mobilier d'où les cris des locataires.Alors
que nous terminons la traversée du canal de Suez, nous prennons
un peu de vitesse et larguons les deux embarcations que nous avions à
couple. Les deux servants qui étaient également des marchands de
souvenirs qu'il avait fallu surveiller de près et les empêcher d'entrer
dans le bateau attendaient depuis un moment que nous les larguions ils
avaient peur et criaient, nous nous rigolions en pensant au temps qu'il
allait leur falloir pour regagner leur base. Ce passage du canal
n'était pas un plaisir. Il fallait attendre son tour, charger un énorme
projecteur à l'avant et pour la passerelle supporter un pilote qui
changeait souvent et sa nationalité aussi. Durant l'arrêt dans le lac,
l'un d'eux aux cheveux bien gominés a exigé une couchette pour se
reposer et il a fallut s'exécuter. A la sortie le LV Beraud a invité
les OM du pont à boire un pot. Nous avions passé près de 24 heures sur
le pont.
Dernier
incident alors que nous faisons route vers Toulon. En pleine nuit un
grand coup de gite, beaucoup de matériel sur le planche mais surtout :
" Que se passe-t-il ? "
Il
n'y a pas de bobo mais il aurait pu en avoir. Dans la partie sud de la
Méditerranée il y a beaucoup de bateaux et des gros. Voila la
situation.
Le Provençal fait route, mais arrive par tribord
arrière un énorme pétrolier qui va nous dépasser. L'officier de
quart qui connait les règles de navigation se dit " je suis prioritaire "et
pense que le pétrolier va changer de cap. Il semble que celui-ci
soit sur pilote automatique et se moque bien d'une petite baille. Et
c'est ce qui se passe.
L'officier de quart réagit trop tard et est obligé d'ordonner un " A gauche toute ! " ce qui amène cette forte gite.
Un
coup de gite ce n'est pas grave mais au petit matin surprise. Le pont
bâbord est plein de mazout. Les cuves avaient été remplies la veille et
le coup de barreavait déversé le trop plein de mazout sur le pont. Les
cloisons venaient d'être lavées avant l'arrivée à Toulon. Chargé
de l'entretien des ponts je n'étais pas en joie. Le nettoyage a été
fait en grande partie avec le personnel de l'officier de quart. Nous
avons quand même aidés pour la plage arrière.

1963.
Photo du nettoyage de la plage arrière après l'incident décrit
ci-dessus. Pour avoir connu une rupture de manche de mazout lors d'un
ravitaillement à la mer, je me rend compte du chantier que cela à dû
être. (Photo José VASSEUR - 1963)

1964.
Pour finir, le second-maïtre VASSEUR, plage arrière, qui quitta le
Provencal en juillet 1964 avant son départ pour sa seconde croisère en
océan Indien. Je tiens à remercier encore José VASSEUR pour avoir pris
le temps de coucher sur le papier ses souvenirs afin que nous en
profitions tous. (Photo José VASSEUR - 1963)
(retour en haut de page)
Vous
le savez sans doute mais votre serviteur a embarqué sur le
Provencal, il y avait a bord une "Radio Provencal" qui émmettait
le soir. L'animateur de cette radio était le "sorcier" Francis
JACQUOT qui prennait son rôle très au sérieux mais
aussi avec beaucoup de bonne hummeur. Je viens de le retrouver sur le
net, il avait pris des photos à l'époque, je vous les
montre, Francis n'avait pas que des talents pour la radio, il avait
aussi l'oeil du photographe, encore un grand merci à lui pour
ses souvenirs, bonne lecture !!
Vue
vers l'arrière du Provencal, la mer est formée avec un
ciel de traîne, le bateau prend de la gîte, normal pour un
"rapide". Remarquez la cloche accrochée au mât. Celle-de
l'Alsacien a été conservée par une amicale
d'anciens en Alsace. (Photo Francis JACQUOT - 1975)
La
plage avant entre dans la lame, le Provencal va avoir de belle
moustaches blanches, cette photo est prise depuis le poste optique sur
la passerelle supérieure. (Photo Francis JACQUOT - 1975)
Une
autre vue un peu semblable à la précédente, la
méditerranée dans toute sa splendeur quand elle voulait
ressembler à l'océan. (Photo Francis JACQUOT - 1975)
Exercice ASM, lancer de torpille depuis les tubes babord arrière. (Photo Francis JACQUOT - 1975)
La
suite comme si vous y étiez. Ces photos doivent être
prises de l'arrière de la passerelle à babord. (Photo
Francis JACQUOT - 1975)
Autre
lancer, à partir du premier tube de la série, le
Provencal semble arrêté donc ceci devait être plus
un essai de tubes qu'une réelle chasse de sous-marin, la
récupération des torpilles n'en était que plus
facile. (Photo Francis JACQUOT - 1975)
Très photogéniques les torpilles, non ? (Photo Francis JACQUOT - 1975)
Pour
finir, une vue depuis la passerelle découverte, cette photo me
rappelle ces moments passées à contempler la mer, comme
ça pour le plaisir. Merci encore à Francis pour avoir
fait revivre ces souvenirs. (Photo Francis JACQUOT - 1975)
(retour en haut de page)
Roger
VALLET a été embarqué sur le Provencal de 1958
à 1960. Il a donc véçu la mise en service du
bateau, ses souvenirs n'en sont que plus précieux. Il y
était maître mécanicien, et c'est le point de vue
d'officier-marinier qu'il nous fait partager, ce qui est aussi un peu
plus rare. Merci à lui.
1958.
Nous sommes dans le carré des maîtres du Provencal. Sur
cette photo on voit de gauche à droite : le premier-maître
mécanicien BOULERY, le maître mécanicien BERGOT, le
maître électricien ENDREO, le maître fourrier
CHABAUD, le maître canonnier GUEZIEC, et pour finir le
maître mécanicien VALLET. (Photo Roger VALLET - 1958)
1958.
Le maître électricien ENDREO semble avoir un petit
problème avec son verre de vin, amérissage d'un insecte
assoiffé peut-être ? Sous les regards amusés du
maître fourrier CHABAUD et du maître canonnier GUEZIEC. La
vaisselle en porcelaine avait son charme, mais les jours de grosse mer,
les plateaux de la cafétaria équipage devaient être
plus pratiques. (Photo Roger VALLET - 1958)
1958.
Le maître mécanicien BERGOT dans "l'intimité" du
poste des maîtres. Les couchettes n'étaient que sur deux
niveaux (3 niveaux pour l'équipage) et les armoires personnelles
nettement plus grandes. Quel luxe ! A côté de son bras
droit, on peut aperçevoir une bouche de ventilation, très
pratique et un réel confort pour l'époque, je me souviens
que ces conduits d'air servaient aussi de passage pour les insectes
rampants qui se promenaient à bord et parfois un d'entre eux
était pris par un flux d'air et était
éjecté par une de ces bouches. (Photo Roger VALLET - 1958)
Le
maître DEBONNE, Roger Vallet n'est pas plus explicite, mais sa
tenue laisse à penser qu'il devait être mécanicien.
(Photo Roger VALLET - 1958)
Pour suivre voici le maître canonnier GUEZIEC. Sans doute en train de réviser ses tables de pointage.
(Photo Roger VALLET - 1958)
Qui
était ce maître occupé à la table du poste ?
Roger pense qu'il était torpilleur. S'il se reconnaît ?
(Photo Roger VALLET - 1958)
Voici
une photo qui me tient particulièrement à coeur. Elle
représente le maître fourrier CHABAUD dans le bureau
administratif du Provencal. C'était mon lieu de travail quand
j'étais à bord, plus exactement mon bureau était
celui qui est à droite du maître Chabaud. Que de souvenirs
!
(Photo Roger VALLET - 1958)
Dans
toute sa splendeur, le maître mécanicien VALLET, ici
devant le panneau de manoeuvre machine. J'ai toujours été
ébahi par le sentiment de propreté qu'il pouvait
règner dans la machine, cela devait être sans doute
proportionnel à l'amour et à l'attention maternelle que
les mécaniciens mettaient vis à vis de leur
matériel. Il faut dire que sans eux, le bateau n'existait pas.
Encore merci à Roger VALLET pour ces documents et A SUIVRE ...
(Photo Roger VALLET - 1958)
(retour en haut de page)
Pour
continuer, le Provencal assure des missions de surveillance au large de
l'Agérie à l'époque française, nous sommes
dans les photos qui suivent au large du port de Nemours à
l'ouest de l'Algérie.

Au
large de Nemours, sur la côte algérienne, le Provencal
participe à la surveillance de traffic maritime pour
empêcher la livraison d'armes au maquis du FNL algérien.
Nous le voyons ici au cours de manoeuvres avec le croiseur "Jeanne
d'arc", déjà bâtiment école, mais
précédant le bateau actuel. La ligne du croiseur
évoque bien les bateaux français de l'avant-guerre.
(Photo Roger VALLET - 1960)

La
"Jeanne d'arc" vient se présenter sur le babord du Provencal
pour un exercice de transfert de personnel. On voit bien sur la photo
les passavants sur lesquels venaient s'ouvrir les locaux des
élèves officiers. (Photo Roger VALLET - 1960)
1960,
transfert de personnel grace à la "chaise" entre la "Jeanne
d'arc" à gauche et le Provencal. A l'époque l'escorteur
est flambant neuf et cette photo le montre bien, remarquez aussi le
beau dévers de l'avant de la "Jeanne". (Photo Roger VALLET -
1960)
1960.
A tribord du mât de beaupré, le petit port de Nemours.
Roger signale qu'étant amarré, un violent coup de vent
oblige d'appareiller en catastrophe, les aussières ont
été coupées à la hache et ensuite le bateau
a bien failli entrer en collision avec le gros "caillou" que l'on voit
à l'entrée du port. Pareille aventure nous est
arrivée en 1974 au mouillage à Port-gentil au
Gabon, mais là c'est la ligne de mouillage qui en a fait les
frais. (Photo Roger VALLET - 1960)
1960.
Voici le fameux "caillou" sur lequel le Provencal a bien failli
terminer sa carrière, à l'entrée du port de
Nemours. (Photo Roger VALLET - 1960)
1960,
plage avant du Provencal au large de Nemours, avec toujours la belle
passerelle de ce type d'escorteur. (Photo Roger VALLET - 1960)
1960,
le zodiac du bord est mis à l'eau afin d'aller contrôler
le chalutier que l'on voit au loin. Ces missions devaient être
assez fastidieuses, mais faisaient partie des missions alors
demandée aux escorteurs. (Photo Roger VALLET - 1960)
1960,
le zodiac revient à bord, l'équipe de contrôle se
compose de 3 officiers-mariniers et 2 matelots sans doute pris
parmi les fusiliers du bord. Encore merci à Roger Vallet
pour ces documents.(Photo Roger VALLET - 1960)
(retour en haut de page)
J'ai
obtenu de Laurent ces deux belles photos du Provencal à
Marseille en 1960, s'il le veut bien je vous donnerai plus
d'informations la semaine prochaine sur le photographe. En attendant
merci à lui.
1960 - Le Provencal à quai à Marseille dans le vieux port. Une très belle photo. (Photo Laurent - 1960).
1960
- Le Provencal est à quai à Marseille, dans le vieux
port. Vue typiquement méditerranéenne avec au premier
plan les "pointus", bateaux de pêche de la région, avec
leur poupe en forme de proue. (Photo Laurent - 1960)
De
janvier 1972 à avril 1974, Jean-marc CHIAVERINA dit "le
ché", était embarqué sur le Provencal. Il
était mécano à la chaufferie et aux bouilleurs. Il
a écumé entre autre l'océan indien et il nous
envoi quelques clichés, merci Jean-marc et bon vent.
1972,
Diégo-suarez, le Provencal a formé une équipe de
rugby, et voici l'alignement de la touche, les visages ne respirent pas
la sérénité de l'équipe qui gagne, mais
l'histoire n'a pas retenu le vainqueur, au fond quelle importance. Sur
cette photo on peut reconnaître en premier le second mâitre
fusco BOURRELON, suivi du sauteur qui est Philippe BROBECK,
actuellement artiste peintre, ensuite un mécano dont la
mémoire de jean-marc n'a pas retenu le nom, puis Jules ONFROY et
pour finir le chef machine GENSEL attentif au lancer du ballon. (photo
Jean-marc CHIAVERINA - 1972)
Iles
Canaries, 1973. Les permissionaires posent devant un dromadaire, celui
qui semble le plus familier avec l'animal est le médecin du
bord, au centre. (photo Jean-marc CHIAVERINA - 1973)
1973
- Toulon (sans doute !). Jean-marc pose sur les tubes lance-torpilles
du Provencal. Dans la première partie des "souvenirs du
Provencal", il y a une photo venant de "Cols bleus" de 1972 qui montre
le Provencal revenant de la mission dans l'océan indien,
Jean-marc y a reconnu ses parents qui étaient venus l'accueillir
sur le quai. Merci Jean-marc pour ces souvenirs. (photo Jean-marc
CHIAVERINA - 1973)

1964
- Diégo Suarez, le Provencal en câle sèche. Robert
Fogliata pose devant l'étrave de l'escorteur. Cette photo me
rappelle un peu certaines photos sur la marine d'avant guerre, à
cette époque la France était fière de sa marine et
cela se voyait sur les clichés. (photo Robert FOGLIATA - 1964)
1964
- Diégo-Suarez. Le Provencal en câle sèche. Vue des
deux hélices. En bas de la photo on peut aperçevoir des
tins, pièces de bois qui supporte le bateau dans la forme, ils
doivent être disposés de manière très
précise par rapport à la carène du bateau, sous la
pression du poids de la coque, ils se déforment un peu et
assurent une bonne tenue de la quille. (photo Robert FOGLIATA - 1964)
1964
- Robert FOGLIATA est embarqué comme appelé,
spécialité radio-télégraphiste, sur le
Provencal qui effectue une
mission dans l'océan Indien. Le voici posant devant le "Pro" qui
est en câle sèche à Diégo-suarez
après avoir fait un détour par la Réunion et l'Ile
Maurice, les souvenirs n'ont pas du manquer. Robert signale qu'à
l'aller au large de Djibouti avoir subi une tempête qui a
duré trois jours, là ce ne devait pas être "la
croisière s'amuse". Merci à Robert pour toutes ces photos.
1964,
Le Provencal entre dans les eaux australes, l'équipage
reçoit après moultes cérémonies, le
précieux certificat de baptême, l'équateur, ligne
mythique, voici celui de Robert Fogliata. (photo Robert FOGLIATA - 1964)
Ces
deux photos n'ont pas un lien direct avec le Provencal, mais je voulais
les mettre aussi, tout simplement pour le souvenir. C'est la
médaille que Robert a obtenu comme appelé à
l'école des radios en 1964, mais je lui laisse lui même
expliquer tout ça :
" D'après mes souvenirs, l'école des radios, située aux Bormettes, hameau de
La Londe les Maures, dans le Var, formait les radiotélégraphistes embarqués et
non embarqués. J'ai du faire partie d'une des dernières escouades d'appelés,
peut-être même la dernière, qui avait droit à cet enseignement. Après, je pense
qu'il n'y a eu que les engagés qui étaient choisis.
J'ai donc été formé, après mes classes à Hourtin, dans cette école, de
début Janvier à fin Avril 64. A notre arrivée, le capitaine de compagnie nous a
souhaité la bienvenue bien sur, et nous a fait un petit "spitch" sur le
fonctionnement de l'école. Il nous a prévenu que ceux qui avaient une bonne
oreille, s'en tireraient mieux que les autres. Je savais que j'avais l'oreille
très musicale, mais de là à penser que je serai l'élite de la promotion,
vraiment sans le vouloir, premier en prise de son, premier en procédure, premier
en manipulation, bref, ils n'avaient pas vu cela depuis longtemps. Lorsque nous
sommes partis, à l'inspection le Capitaine de compagnie m'a serré la main,
à moi seul, je n'en revenais pas. Je pense que la médaille, qui m'a été
remise en privé à l'école, avec un livre que j'ai encore, vient de ce
résultat exceptionnel. Mais je n'ai jamais fait aucun effort pour arriver à ça,
c'est comme un don. Il est vrai que j'aime énormément la musique, cela doit
venir de mes facultés à entendre parfaitement. Maintenant encore, à bientôt 64
ans, je prends encore le morse, à condition que cela n'aille pas trop vite bien
sur. "
(photo Robert FOGLIATA)
Voici
l'autre côté de la médaille, sans jeu de mot. Merci
à Robert pour ces souvenirs. Je l'ai déjà
dit, mais je me souviens que les appelés avaient à bord
une place entière et reconnue par le reste de l'équipage,
quand on faisait bien son travail, on était reconnu par les
autres, quel qu'était son statut. (photo Robert FOGLIATA)
(retour en haut de page)
Dans
cette partie figurent des documents un peu divers, des souvenirs sans
lien les uns avec les autres, comme une vieille boîte de biscuits
où on a accumulé les souvenirs.

Bernard
CATHERINE nous a déjà envoyé beaucoup de photos
visibles dans la première partie des "souvenirs du Provencal",
en voici d'autres plus variées. Tout d'abord ci-dessus
l'en-tête du papier "officiel" du Provencal frappé des
armes de la Provence bien-sûr (Bernard CATHERINE).

Dans
les années 60, des buvards ont été imprimés
et les "rapides" ont eu l'honneur de la série. Ces buvards sont
signés "Haffner", peintre de la marine qui a beaucoup fait pour
la marine. A droite, on peut lire l'indicatif du "Provencal", foxtrot,
bravo sierra, roméo. (Bernard CATERINE).
Voici
le fameux certificat de baptême qui marque le passage de la
ligne. C'est celui de Bernard Catherine en 1963, j'ai malheureusement
égaré le mien lors d'un déménagement, mais
je peux vous assurer qu'en 1974 c'était le même que nous
recevions, non sans quelque fierté quand même. Merci
à Bernard pour ces documents.
(retour en haut de page)