Entre
juin 1968 et août 1969, Louis Cariou a
été
affecté comme
élèctro-mécanicien sur le
Provencal, il nous transmet des photos que je vais publier en 2 fois,
en voici la première série, merci à
Louis pour ces
documents, alors "embarquement immédiat".
Pour
commencer voici Louis lors d'un de ses quarts à la machine.
Ne
me demandez pas à quoi servent toutes ces manettes et autres
cadrans, je n'étais qu'un modeste fourrier, mais si des
anciens
peuvent nous éclairer, ce serait parfait. (photo
Louis CARIOU -1968-1969.
Eté
1969. Sortie des familles. Essais de vitesse, le sillage
laissé
par le Provencal. Ces sorties étaient l'occasion de montrer
aux
notres un peu de notre vie à bord, ce dont bien souvent ils
ne
se doutaient que de très loin. (photo
Louis CARIOU -1968-1969).
Eté
1968. Le Provencal est accosté au quai Noël
à
Toulon, au niveau de la Direction du port. Par la suite les quais
habituels des "rapides" seront aux appontements Milhaud. Les toiles
sont à poste, les étés peuvent
être torrides
en Provence. (photo
Louis CARIOU -1968-1969).
Ravitaillement
à la mer. Le pétrolier m'a posé un
problème, son matricule "A76", le désignait comme
ne
faisant pas partie de la Royale. En cherchant dans le "Flotte de combat
1974", j'ai trouvé la solution de l'énigme. Il
s'agit du
pétrolier ravitailleur britannique "TIDEPOOL",
2ème
de la série des "TIDE", lancé en
décembre 1962, il
jaugeait 25 000 tonnes en pleine charge, mesurait 177 m sur 21m, avait
une vitesse de 17 noeuds et était armé par 115
hommes.
(photo
Louis CARIOU -1968-1969).
L'armement
le plus fiable des escorteur rapides contre les sous-marins restait la
torpille. Voici un tir de torpille à partir d'un des tubes
babord. Les torpilles d'exercice étaient
équipées
d'appareillage électronique qui permettait de les
repérer
après le tir et de pouvoir les repêcher ensuite,
le
coût de ses engins le justifiait largement. (photo
Louis CARIOU -1968-1969).
Le 24 juillet 1969, le
pétrolier SILJA
en provenance de Gênes et à destination du golfe
Persique
était abordé par le cargo français "Ville-de-Majunga"
ce qui provoquait une violente explosion et entraînait la
disparition du pétrolier en 10 minutes. Son épave
repose
à 2500 m de profondeur à 20 miles au large de
Toulon. Le
Provencal a participé aux secours et nous voyons sur cette
photos 3 rescapés qui semblent choqués par ce
qu'ils ont
véçu, ils sont pris en charge par
l'équipage et
réconfortés, la solidarité des gens de
mer n'est
pas un vain mot. (photo
Louis CARIOU -1968-1969).
Le
Provencal à Toulon en câle sèche sans doute dans
les formes Missiessy. Petite remarque en passant, à regarder
cette photo, la plage arrière me semble tellement petite, alors
que tout l'équipage y tenait lors des appels, effet de
perspective ou mes souvenirs me trompent-ils ? (photo Louis CARIOU -
1968/1969).
Autre
vue du Provencal au bassin. Ici je ne suis plus exactement sûr
que ce soit à Missiessy, à vos souvenirs. (photo Louis
CARIOU - 1968/1969).
Le
soleil joue avec les cannons de 57mm de l'affût arrière.
Si l'on considère que la côte provencale est à
babord, ce doit être un lever de soleil. (photo Louis CARIOU -
1968/1969).
D'accord
ce n'est pas un escorteur rapide. Mais il faut reconnaître que le
COLBERT, ici dans sa version anti-aérienne cannons, a une
certaine classe. Ce bateau est visitable à Bordeaux, encore pour
un certain temps !!! (photo Louis CARIOU - 1968/1969).
Les
exercices de ravitaillement entre rapides pouvaient être
impressionnants, mais avec un bateau de la taille du Colbert,
c'était une autre dimension. Le Provencal se range sur le babord
du Colbert, par l'arrière. On a ici une bonne vue sur
l'artillerie anti-aérienne du croiseur. (photo Louis CARIOU -
1968/1969).
Un
des travaux des escorteurs rapides était de faire la "rescue"
des porte-avions. Cette mission consistait à se positionner sur
l'arrière du porte-avions et à porter secours à
tout pilote qui tomberait à l'eau. Surtout la nuit, quand les
avions passaient au-dessus du bateau pour apponter, le spectacle
était très impressionnant. Voici la fin des envois de
Louis Cariou, merci à lui pour ces photos. (photo Louis CARIOU -
1968/1969).
Je
viens de recevoir de Marc ROBY quelques photos d'une sortie en mer
à bord du Provencal le 26/02/1975. Marc actuellement
Enseigne de
vaisseau de réserve a fait une période de
réserve
sur le "Latouche-Trèville" et en a écrit un
article paru
dans la revue du CIRAM PARIS, consultable sur http://www.ciramparis.org
, voir "bulletins", puis "bulletins du 2ème trimestre,
l'article
se trouve en page 19 et 20, ça vous rappellera sans doute
quelques souvenirs.
Petite
devinette, que font ces mouettes ? depuis 1975 la protection de la
planète à fait des progrès, mais
à
l'époque, on passait parfois par dessus bord ce qui
encombrait,
ici les reliefs du repas sont balançés
à la mer,
à la grande joie des oiseaux de mer, une forme
élémentaire de recyclage non ?. (photo
Marc ROBY -
février 1975).
Le
26 février 1975, sortie à la mer du cours de
quartier-maître ELARM sur le Provencal à Toulon.
Marc se
trouve à gauche avec le bonnet de mer. Il était
le
"pistard" du cours. Si des anciens se reconnaissent, ils peuvent faire
signe, je transmettrai. (photo Marc ROBY - février 1975).
Suite
de la sortie. Les passagers prennent le soleil sur le roof machine
près du télépointeur de 57 mm.
L'ambiance est
décontractée. (photo Marc ROBY -
février 1975).
Voici
la photo qui explique la première avec les mouettes. La
corvée de nettoyage cuisine "recycle" par dessus bord les
restes
du repas de midi. La poubelle semble faite dans un vieux bidon d'huile
ou autre, "rien ne se perd, rien ne se crèe, tout se
transforme". (photo Marc ROBY - février 1975).
Et
pour finir, la photo de "famille". Toujours roof central, au pied du
mât arrière. On voit sur la droite les radeaux de
"survie". C'était mieux que rien, mais j'ai quand
même
toujours eu un doute sur leur réelle efficacité,
c'est
vrai qu'un bateau c'est fait pour flotter, non ? Merci à
Marc
pour ces souvenirs. (photo Marc ROBY - février 1975).
J'ai
reçu, et je l'en remercie encore de Bernard
DAMBLON une série de photos du Provencal en 1966. Bernard
était à l'époque Quartier
maître torpilleur.
Il était sur le Bourguignon d'avril 1963 à
Décembre 1965 et sur le Provencal de décembre
1965
à janvier 1967, c'est dire si il connait les rapides !
D'ailleurs
le voici, pris sur le vif, en train de "préparer" son cours
de
brevet supérieur, en réalité je n'en
sais rien,
mais si on n'a plus le droit de prendre quelque privautés
avec
la réalité !!! Plus sérieusement, nous
sommes en
1966, le Provencal est un bateau encore assez neuf,
l'arrière-plan le confirme. (photo Bernard DAMBLON - 1966).
Vue
vers l'arrière à tribord au-dessus des caissons
à
pavillons. Le canon de 20 mm tribord ne semble pas à poste.
Toujours est-il que le temps est beau et la mer belle. (photo Bernard
DAMBLON -
1966).
Le
Provencal fait escale à Cadix. La ville se trouve
à 30 km
à l'intérieur des terres, sur le fleuve
Guadalquivir. Il
faut donc remonter le fleuve, ce que fait le Provencal, nous le voyons
passer sous un des ponts de Cadix. Pour ses admiratrices, je signale
que Bernard est le 3ème en partant de la droite. (photo
Bernard
DAMBLON - 1966).
Toujours
en 1966, Le Provencal est à Lorient et vient de sortir d'un
carénage. Nous sommes plage avant, cette photo permet de
détailler les divers accessoires indispensables au
factionnaire
de coupée. Avec à droite la guérite en
toile, Le
téléphone "portatif" et juste derrière
le
factionnaire, le renard qui permet de savoir quels sont les officiers
présents ou absents du bord. (photo Bernard DAMBLON - 1966).
Toujours
à Lorient en 1966. Le Provencal vu vers l'arrière
babord.
Sur son arrière, sont ammarés à couple
deux
avisos-escorteurs. Ces bateaux de la taille des escorteurs rapides,
étaient plus précisément
conçus pour servir
outre-mer, c'étaient de très beaux bateaux dont
les
affectations étaient synonymes d'îles lointaines
et de
magnifiques voyages. (photo Bernard DAMBLON - 1966).
Pour
finir les envois de Bernard DAMBLON, voici une vue qui
j'espère
fera plaisir aux spécialistes, j'ai nommé les
détecteurs anti-sous-marins. Les autres peuvent regarder
aussi,
mais ne pas en parler, car nous sommes dans le PC DASM du Provencal, le
"sanctuaire" dans un escorteur rapide. Comment ? la guerre froide est
terminée ! On ne me dit jamais rien à moi ...Bon,
alors
pour finir un grand merci pour ces photos. (photo Bernard
DAMBLON - 1966).
De
mai 1963 à mai 1964, Bernard CATHERINE a fait son service
militaire à bord du Provencal, comme matelot DSM, sous les
ordres du Lieutenant de vaisseau Béraud. Son
année
à bord a été fertile en voyages
puisqu'il a
été dans l'océan indien pour une
mission MOUSSON
pendant 2 mois et qu'il a écumé la
méditerranée entre Toulon et Bizerte. Dans cette
rubrique, il nous transmet des photos de la mission MOUSSON en 1963. Un
grand merci à lui de nous faire vivre ou revivre ces voyages.
Le
Provencal, que nous voyons à l'ancre, vient de passer le
canal
de Suez et mouille dans la rade de Djibouti. J'aime l'humour,
peut-être involontaire, de cette photo, les deux autochtones
qui,
sous le panneau "ATTENTION PLAN INCLINE GLISSANT", semblent attendre un
gag avec l'officier marinier qui va s'engager dans la cale. Sans doute
n'est-ce que le fruit de mon imagination ou de mon "mauvais esprit".
Après plus grand informé, l'officier-marinier
à
droite est le second-maître torpilleur José VASSEUR. D'autres avis situent cette scène à Nossi-Bé. (photo
Bernard CATHERINE - 1963).
Toujours
à Djibouti, mais plus précisement à
OBOK, qui est
un petit port au Nord de la ville de Djibouti. Il me semble me souvenir
qu'Obok a été la première capitale du
territoire
et que Henri de Monfreid, célèbre aventurier de
la fin du
19ème siècle et du début du
20ème en avait
fait son quartier général. On voit sur cette
photo
Bernard (à droite en blanc) et un copain poser avec deux
légionnaires
du poste d'Obok. (photo
Bernard CATHERINE - 1963).
Photo
de "vacances" à Djaoudzi (Nosy Comba), dans l'archipel des
Comores. Une
vieille chanson de marin nous dis "Quelle est dure la vie de matelot
!", je vous laisse juge, parfois il y a des côtés
assez
positifs, mer bleue et cocotiers avec le bâchi en plus. A
gauche
le matelot plongeur Chenevé, au centre Jean-louis Chambon
à doite ??. Plus
sérieusement, on peut aperçevoir en haut et
à
gauche une embarcation avec la voilure typique de l'océan
indien. (photo
Bernard CATHERINE - 1963).
Regardez
une carte, vous remarquerez que l'équateur passe dans la
région, donc, voici la traditionnelle
cérémonie du
passage de la ligne. Les néophytes sont en train de trembler
(si
! si !), voici l'appel et le rassemblement des "malheureux" devant la
cour de Neptune que nous aperçevons au second plan. A
l'extrême gauche le commandant en second (LV
Régent (?)),
juste à côté, barbouillé de
noir, un
"sauvage" qui est l'officier ASM le LV Béraud, tout
à
fait à droite le commandant du Provencal le CC Lacoste et
l'EV
Perrier, officier de navigation. (photo
Bernard CATHERINE - 1963).
Dans
ses souvenirs Bernard intitule cette photo "douche", je serais
tenté de la mettre avec la précédente
et de
l'expliquer par la "purification" des néophytes plage avant
du
Provencal, avant que ceux-ci ne passent devant le "terrible" tribunal
de Neptune qui va statuer sur leur sort. (photo
Bernard CATHERINE - 1963).
Pour
finir cette série sur la mission MOUSSON de 1963, voici dans
la
mer Rouge, la ligne de file des bateaux de la croisière,
photo
prise à tribord de la passerelle. A titre d'information, le
Provencal était avec le porte-avions FOCH, le croiseur DE GRASSE et quatre
escorteurs d'escadre. Suite au prochain numéro et merci
à Bernard pour celui-ci. (photo
Bernard CATHERINE - 1963).
Pour
suivre, toujours de Bernard CATHERINE, des clichés divers
d'escales et de la vie à bord dans les années
1963-1964.
Nous
sommes à Toulon, plus précisement au quai
Noël sur
l'îlot Castigneau, à l'époque les
escorteurs
étaient accostés ici avant de partir plus tard
aux
appontements Milhau. La pluie arrose la flotte, ça ne dure
jamais très longtemps à Toulon, heureusement car
la ville
aime autant la pluie qu'un vieux matou. Hiver 1964 (photo
Bernard CATHERINE - 1964).
Hiver
1964, retour au port à Toulon. On voit Bernard Catherine
à son poste de manoeuvre avec une palette de signalisation.
L'arrière du Provencal
semble être
amarré au coffre
que l'on aperçoit à gauche. Derrière Bernard, on peut aperçevoir un
flotteur qui était une arme anti-torpille accoustique et qui, au moyen
de barres métalliques qui claquaient dans l'eau servait de bruiteur
pour leurrer les torpilles.
(photo
Bernard CATHERINE - 1964).
En
mer au large de Toulon en 1963. Profitant d'un moment de
détente, les deux "top models" vérifient leur
bronzages
respectifs. Comme indiqué plus haut, à l'arrière plan un des flotteur
anti-torpille qui, remorqués à l'arrière du bateau faisaient office de
bruiteur. Cette technique sera remplacée par des bruiteurs électriques
du type "TMK 6" Fanfare suivis plus tard par des "Nixie". (photo
Bernard CATHERINE - 1963).
Hivers
1963, paserelle couverte du Provencal. Derrière le
personnage
central (inconnu) on peut aperçevoir à gauche le
LV
Béraud (officier ASM) et le LV Régent, le
commandant en
second (encore à confirmer pour ce dernier). A droite,
l'appareillage blanc protège le
répétiteur radar
de la passerelle, il me semble me souvenir qu'en 75-76, le
fonctionnement de cet appareil était régit par
des
règles que l'électronique actuelle aurait du mal
à
accepter. En effet, un jour où les services qu'il rendait
étaient pour le moins alléatoires, la venue d'un
quartier-maître detecteur lui assénant une grande
giffle
lui à fait retrouver tous ses "esprits". (photo
Bernard CATHERINE - 1963).
Ligne
de file avec un autre escorteur rapide. Cette photo a
été
prise depuis la passerelle à tribord et au travers d'une des
vitres. (photo
Bernard CATHERINE - 1963).
Corvée
de rouille sur les chandeliers du bastingage. Nous voyons ici Marc
Tourte, matelot ASM et grand ami de Bernard. Marc, une fois rendu
à la vie civile à continué son travail
de
journaliste et à trouvé la mort en Iran en
août
1965 au cours d'un reportage en compagnie de son photographe Louis
Loirat, il a été assassiné par des
pillards.
Bernard tenait à rendre hommage à son ami, je m'y
associe
sans bien-sûr l'avoir connu mais en sachant combien
étaient fortes les amitiés à bord.
(photo
Bernard CATHERINE - 1963).
Les
pôtes sur les rochers de la Maddalena au nord de la Sardaigne
en
février 1964. De gauche à droite André
Blas, Marc
Tourte et Bernard Catherine. Quelques années plus tard le
Vendéen va se mettre en fâcheuse posture sur ces
mêmes rochers suite à un problème
technique (voir
Le Vendéen). (photo
Bernard CATHERINE - 1964).
Dans
la série "Les gaités de l'escadron", à
gauche Marc
Tourte et à droite Jean-Louis Chambon. Toujours à
la
Maddalena au cours de l'hiver 1964. (photo
Bernard CATHERINE - 1964).
Bernard
se souvient que ce matelot était surnommé
Hercule, il
pense que son nom était Andrejewski. Nous sommes dans un
poste
d'équipage typique de ces années, avec ces
caissons
métalliques qui pouvaient engouffrer un nombre incalculable
de
choses, pas toujours dans un ordre règlementaire. (photo
Bernard CATHERINE - 1964).
En
1972, Hervé LASVIGNES faisait son service militaire
à
bord du Provencal. Il était maître
d'hôtel du
commandant, le capitaine de corvette BERGOT. A cette époque
le
Provencal et Le Picard ont fait une croisière dans
l'océan indien. Il en a rammené de bons souvenirs
et pas
mal de photos pour notre plus grand plaisir maintenant. Je vous propose
de les regarder ensemble, en commençant par des exercices en
mer. Merci à Hervé pour ces très beaux
documents,
remontons le temps !
Sur
cette photo, nous voyons le Picard à l'arrière du
Provencal. Les deux équipages se préparent
à un
exercice de remorquage. Sur la plage arrière,
l'équipe de
manoeuvre est prête, la filière arrière
tribord
semble enlevée, nous sommes dans l'océan indien
il fait
calme et beau, parfois la vie de marin est faite des ces moments
là, il faut en profiter car la nature peut vite reprendre
ses
droits. (photo
Hervé LASVIGNES - 1972).
L'exercice
commence, le Picard se présente sur l'arrière du
Provencal. Photo de groupe de l'équipe de manoeuvre du
Provencal. Elle ne semble pas trop stressée par l'exercice.
Les
marins portent un gilet de sauvetage plus léger qui facilite
les
mouvements. Je trouve cette photo superbe, tant d'un point de vue
photographique que humain. La magie du noir et blanc (sans jeu de mots
facile !) est ici frappante. Je me souviens aussi du brassage de
population qu'entraînait le service militaire, les jeunes
appellés faisaient partie à part
entière des
équipages, au même titre que les vieux "loups de
mer",
c'était une expérience incomparable. Autres
temps, autres
moeurs ! (photo
Hervé LASVIGNES - 1972).
Autre
scène de genre. Mêmes remarques que la
précédente. Où l'on remarque qu'une
photo n'est
pas uniquement le témoin d'un
évènement, mais
aussi l'esprit de celui qui presse sur le
déclencheur.
(photo
Hervé LASVIGNES - 1972).
Le
zodiac du bord, beaucoup plus pratique et rapide à mettre en
oeuvre que la balainière. La mer est calme, heureusement ,
sinon
la descente le long du bord aurait été un peu
ardue. Je
me souviens aussi de l'utilisation du tangon qui rendait les
embarquements et débarquements un peu compliqués.
(photo
Hervé LASVIGNES - 1972).
Passerelle
supérieure du Provencal. L'enseigne de vaisseau de
1ère
classe communique avec la passerelle couverte juste en dessous. La
passerelle est protégée par une toile de tente
des
assauts de soleil. Remarquez au second plan l'officier en tenue blanche
d'été, très sayante sous ces
latitudes. (photo
Hervé LASVIGNES - 1972).
Suite
de la vue précédente. Nous avons une bonne vue
des
différents appareils de la passerelle, micros,
téléphones, répétiteurs
divers (cap, angle
de barre etc ...) (photo
Hervé LASVIGNES - 1972).
Photo
d'ambiance. La mer peut être menaçante, mais elle
est
toujours belle et imposante quel que soit le temps. Quel marin n'a un
jour éprouvé ce sentiment de respect
mêlé de
crainte devant tant de grandeur ? (photo
Hervé LASVIGNES - 1972). A suivre !
Le
capitaine de corvette BERGOT, commandant du Provencal,
accompagné de Madame, se rendent à une reception
comme il
y en a beaucoup lors des escales. Hervé ne se souvient plus
où exactement, L'île Maurice, la
Réunion ou
Diégo-suarez, à vos mémoires. (photo
Hervé LASVIGNES - 1972)
Ces
deux marins du Provencal, pour le moment inconnus, ont lié
connaissance avec un pêcheur de la région de Dakar
au
Sénégal. Cela nous permet de détailler
ces
embarcations de type monoxyle taillées dans un seul tronc
d'arbre utilisées pour la pêche. Un des grands
plaisirs de
ces escales était précisement de
découvrir
d'autres gens et d'autres cultures.(photo
Hervé LASVIGNES - 1972)
Une
taverne quelque part dans l'océan indien, tout marin a connu
ce
genre d'endroit. On y boit, danse, s'amuse, en un mot on fait la
fête. Et on garde pour toujours au coin de sa
mémoire ce
genre de souvenirs. (photo
Hervé LASVIGNES - 1972)
Ici,
cela semble beaucoup plus studieux et culturel. Ce chouf fourrier pose
pour la postérité en train de
détailler ce qui
semble une table d'orientation, au vu du relief volcanique
nous
devons être à la réunion. (photo
Hervé LASVIGNES - 1972)
Un marin
du Provencal en goguette dans les rues du Cap en Afrique du sud. (photo
Hervé LASVIGNES - 1972)
En
excursion à l'intérieur de l'Île
(Réunion ou
Maurice ?). Au premier plan, un des cuisiniers du Provencal, personnage
hautement important à bord, quand l'estomac va ..... (photo
Hervé LASVIGNES - 1972)
Il
semble à Hervé que le personnage de gauche avec
l'appareil photo était le médecin du bord du
Provencal.
Ce n'est pas sûr, si par hasard celui-ci se
reconnaît .....
(photo
Hervé LASVIGNES - 1972)
Au
mouillage quelque part dans l'océan indien en 1972, cette
photo
a été prise au travers du hublot de l'office du
commandant du Provencal. (photo
Hervé LASVIGNES - 1972)
Un petit
air de "Robinson Crusoé". Plage avant du Provencal sous le
soleil de l'océan indien en 1972. (photo
Hervé LASVIGNES - 1972)
Sur
l'aileron babord, Hervé coiffé du
téléphone
portatif, on est bien loin de la technologie actuelle, mais pour
l'avoir utilisé, je peux vous dire que ça
marchait quand
même. (photo
Hervé LASVIGNES - 1972)
Pour
terminer cette belle série sur le Provencal
envoyée par
Hervé Lasvignes, voici une vue de Toulon avec le
traditionnel
"transport de touristes", qui animait la rade, la très belle
rade de Toulon, comme celle de Brest bien-sûr, je me dois de
ménager toutes les susceptibilités. Encore un
grand merci
à Hervé pour tous ces documents. (photo
Hervé LASVIGNES - 1972)
En
1971, Jean-Pierre LEBBE était secrétaire du
commandant du
Provencal, poste sans doute pas toujours facile, mais dont il semble
avoir gardé un très grand souvenir car il est
resté en contact avec l'ancien capitaine de corvette BERGOT,
la
vie sur un bateau crée des liens indéfectibles,
"marin un
jour, marin toujours".
Combien
de marins ne se sont pas faits photographier sur une tourelle, tube
lance-torpilles ou mortier ASM, inconsciemment ces objets faisaient
tellement partie de notre vie qu'ils devaient également
être immortalisés. Voici un copain de Jean-Pierren Jacques CHAPUIS sur un des
canons de
57 mm, on voit bien ici le tube de récupération
des gaz
qui rendait le chargement de la pièce automatique. (photo
Jean-Pierre LEBBE - 1971).
Un
autre "mise en valeur" de l'affût double de 57 mm. A
l'arrière plan, on peut aperçevoir un autre E52b
et
l'arrière d'un pétrolier, l'Isère ou
la Charente.
(photo
Jean-Pierre LEBBE - 1971).
Le
capitaine de corvette BERGOT, commandant du Provencal en 1971, il pose
sur l'aileron tribord, devant lui un compas de relèvement.
(photo
Jean-Pierre LEBBE - 1971).
Vue
intérieure de la passerelle du Provencal. Elle est a
comparer
à celle, découverte, des E50 ou des premiers E52,
un peu
plus comfortable quand même. Le CC BERGOT est assis dans la
chaise du commandant. L'ambiance semble détendue et au vu
des
tenues, la photo est prise en été. Le capitaine
de
corvette BERGOT à été commandant du
Provencal de
mars 1971 à août 1972. (photo
Jean-Pierre LEBBE - 1971).
La
dédicace du capitaine de corvette BERGOT à
Jean-Pierre
LEBBE qand ce dernier à quitté le Provencal en
décembre 1971. Cette dédicace est
écrite sur la
photo prise lors de l'escale du Provencal à LEIXOES au
Portugal.
Ce genre de "souvenirs" est assez rare et n'en est que plus
émouvant. Il dit assez bien le rapport entre la solitude du
commandant et celui qui partage sa vie de tout les jours. Merci
à Jean-pierre LEBE pour ces documents. (photo
Jean-Pierre LEBBE - 1971).
Peu
après son
armement, le contre-amiral Ploix passe en revue l'équipage
du
Provencal, nous sommes en Novembre 1958. (photo parue dans le
"Cols Bleus n°1882 du 1er février 1986).
Nous
sommes maintenant en
1960. Cette photo montre un amiral qui monte à bord pour une
inspection générale. Le Provencal est
à
Mers-el-Kebir (avril 1960).
A cette
époque les
escorteurs rapides participaient aux opérations au large de
l'Algérie, ils surveillaient le traffic naval afin de
capturer
les cargaisons d'armes destinées au FNL. Dans l'article de
"Cols
Bleus", le contre-amiral Sabbagh, qui a été le
premier
commandant du Provencal et l'a quitté en avril 1960, nous
raconte quelques anecdotes qui se sont passées en
février
1960, je lui laisse la parole :
"Le 12 février,
nous lisons un
avis aux navigateurs
aériens : Eviter le survol de la zone des essais
nucléaires de Reggane au Sahara. Il y avait une grande
excitation sur les ondes. Si le tir avait lieu, comment allait se
développer la zone de pollution et se déplacer le
nuage
de l'explosion ? Le bord était équipé
pour
vérifier ces éléments dans son
secteur. Nous
voilà aux postes de veille radiologique. Le 13, peu
après
7 heures, l'amiral préfet maritime annonça en
phonie la
réussite du premier tir nucleaire français.
Quelques
heures plus tard il était évident que la
radioactivité était nulle sur la côte.
L'amiral
nous donna l'ordre de faire escale à Melilla (enclave
espagnole
au nord du Maroc). Après l'appareillage, on reconnut un
paquet
de chalutiers espagnols occupés à des
opérations
"anormales" au large et par grand fonds. Mouillaient-ils , à
la
tombée de la nuit des conteneurs qui en dérivant
vers la
côte forceraient notre blocus ? En approchant des "suspects",
on
constata que ces chalutiers faisaient simplement leur
métier.
Ils pêchaient. Comment cela pouvait-il se faire pas grand
fonds ?
Tout simplement parce que nos cartes étaient
incomplètes.
Il y avait là un très grand banc poissoneux et
bien connu
- nous le sûmes plus tard - des Espagnols et des
sous-mariniers
allemands de la dernière guerre qui l'utilisèrent
pour se
dérober pendant les attaques sur le rail des convois d'Oran.
Pendant deux jours, nous fîmes le relevé de ce
banc. Nous
le baptisâmes "BANC DES PROVENCAUX". Le Service
Hydrographique
de la marine retient cette appelation et la fit figurer sur les
cartes". (photo et article
parus dans le
"Cols Bleus n°1882 du 1er février 1986).
Les
électriciens
d'armes du Provencal, réunis plage arrière pour
la
postérité. A Toulon en Avril 1960. On
aperçoit
à gauche une partie de porte-avions. (photo parue
dans le
"Cols Bleus n°1882 du 1er février 1986).
Voici
l'auteur de l'article
de 1986 lors de sa prise de commandement du Provencal le 1er Novembre
1958.Cette photo m'a été envoyée par
un
habitué, j'ai nommé Johann Migalski qui l'a
trouvée dans un ancien "Cols bleus" sans doute de 1998
à
en croire la légende. Nous somme devant le bloc passerelle
sur
le roof de l'affût de 57 avant. (photo parue dans
"Cols
Bleus en 1998).
Je
suis depuis quelques jours l'heureux propriétaire d'une
collection d'anciens "Cols Bleus" des années 1970 et 1980.
Je
suis en train de les savourer et j'y trouve beaucoup de
matière
qui me fait revivre mes années "marine". En tout bien tout
honneur, je commence par le Provencal, je sais c'est totalement
arbitraire !!
Voici
donc des documents tirés d'un article écrit par
Jean-Louis ANDREANI et paru dans le "Cols Bleus" n° 1569 du 2
juin
1979. IL évoque une "sortie" pour exercices de 3 jours avec
l'Alsacien
et le Vendéen,
comme nous en
faisions très régulièrement.
Les
escorteurs rapides en
ligne de file, la photo est prise depuis le Provencal, suit ensuite
l'Alsacien et le Vendéen qui ferme la marche. Jean-Louis
ecrit
dans son article "
...Le
Provencal a hissé le pavillon jaune et bleu du chef de file.
On
mesure au micromètre "Fleuriais", la distance qui nous
sépare de l'Alsacien. Trop courte. L'Alsacien lui aussi s'en
rend compte et entame une "baïonnette" pour se placer
à
bonne distance ..." (Photo "Cols Bleus - 1979)
"Elle est
partie" . Durant
cet exercice, les escorteurs devaient protéger le
pétrolier L'Isère
d'attaques de sous-marins. A 9h le sonar a accroché une
cible,
en l'occurence le sous-marin de 400 tonnes l'AMAZONE. Le
submersible se
dérobe et le Provencal le perd. Quelques minutes plus tard,
le
contact sonar est rétabli, cette fois suffisament longtemps
pour
pouvoir armer le DUBA en attaque, ensuite calcul de distance, temps de
parcours, puis "Alerte" suivi de "feu !", et l'annonce laconique
"torpille partie.". L'article mentionne que l'Amazone n'a pas
réussi à passer le barrage des escorteurs. Ca a
l'air
simple, je me souviens pourtant que pour quelques minutes d'excitation,
il y avait des heures de veille et de fausses alertes qui se
terminaient souvent par un match nul. J'avais beaucoup de respect pour
les gars en dessous que nous "chassions". (Photo "Cols Bleus - 1979)
Voici une
photo du PC ASM
(anti sous-marins). Le centre nerveux du bateau pour la lutte contre
les sous-marins. Quand la chasse est commencée, c'est d'ici
que
les ordres fusent, vers la passerelle et l'homme de barre en
coordination avec le CO (central opérations) et la table
tracante ASM. (Photo "Cols Bleus - 1979)
Après
l'action, le
réconfort. Voici une vue de la cafératia du
Provencal.
D'accord, c'était pas le restaurant du "Lutécia",
mais
c'était un très grand progrès par
rapport à
la "gamelle" d'avant et pendant la 2ème guerre.
Néanmoins, les rapides étaient très
effilés
et légers, la mer un peu forte rendait le maniement du
plateau
repas assez hasardeux, mais avec l'habitude, on pouvait s'en
sortir.(Photo "Cols Bleus - 1979)
"Et maintenant, chers auditeurs
...."
Voici dans toute sa splendeur le second-maître "sorcier",
j'ai
nommé l'infirmier-coopérateur-animateur de RADIO
PROVENCAL. Dans le petit PC Trans, il animait le soir notre petite
radio locale entre 18h et 20h, c'était bricolé,
mais je
vous assure que ça ne respirait pas la
mélancolie. Si il
se reconnait, j'aimerais bien qu'il prenne contact. (Photo "Cols Bleus
- 1979)
Pour
finir, une photo d'une
partie des membres du poste d'équipage N° 3. Si je
me
souviens bien c'était le poste de l'arrière, le
plus
confortable quand la mer était mauvaise. C'est le premier
poste
que j'ai occupé en embarquant à bord, avant
d'avoir une
banette dans le poste 1, mais à 20 ans on se fait
à
beaucoup de choses. Malgré
l'exiguïté des
lieux, ces couchettes représentaient un réel
îlot
d'intimité une fois le rideau tiré. Je me
souviens du
respect de chacun pour ces moments de calme et les besoins de solitude.
(Photo "Cols Bleus - 1979)
Un
transfert de personnel à la mer avec le GUSTAVE ZEDE en
février 1969
J'ai
reçu d'un ancien du Gustave Zédé,
Jean-Claude
BLOT, une série de photos dont celles qui suivent, prises
lors
d'un transfert de personnel à la mer entre le Provencal et
le
Gustave Zédé, TATAVE pour les intimes. Je
m'intéresse surtout aux rapides mais allez sur son site
à
http://gouyette.free.fr, il y a
un tas de photos
intéressantes, et des souvenirs encore très
vivants. Pour
contribuer à garder la mémoire de nos anciens
bateaux,
merci à Jean-claude pour sa contribution.
Cette
photo, comme les suivantes est prise depuis le Gustave
Zédé, Le Provencal se présente sur le
babord du Gustave
Zédé. (photo
Jean-claude BLOT - Février 1969)
La suite
logique de la
photo précédente, l'équipe de
manoeuvre est
prête plage avant à recevoir l'aussière
pour le
transfert. (photo Jean-claude BLOT - Février 1969)
Les deux
bateaux sont
côte à côte, un cable est tendu entre
eux, on y fait
passer une chaise metallique dans laquelle un "volontaire" à
pris place. A droite, on voit bien les superstructures du Gustave
Zédé, l'architecture des bateaux de cette
époque
était beaucoup plus compliquée que celle des
navires
actuels, néanmoins ça leur donnait un air
beaucoup plus
humain. Il faut rappeler que le "Tatave" était un ancien
bateau
allemand prise de guerre, qui à fait une longue
carrière
dans la marine. Allez sur le site de Jean-claude, vous y verrez
beaucoup d'autres photos du Gustave Zédé, de la
pomme du
mât au fin fond des machines. (photo Jean-claude BLOT -
Février 1969)
Le
"volontaire" est
récupéré sain et sauf, l'exercice est
terminé, on range le matériel, comme on peut le
voir
plage arrière, ce genre d'exercice, il faut bien le dire
impressionnant à toujours son public. (photo Jean-claude
BLOT -
Février 1969)
Les
machines sont mise en
avant rapide, le Provencal semble s'ébrouer après
être resté attaché à son
collègue de
travail, il y a toujours un rique à ces ravitaillements, on
est
en général assez rassurés quand c'est
terminé. (photo Jean-claude BLOT - Février 1969)
Nous sommes
le 31 décembre 1975, c'est le réveillon de nouvel
an sur
le Provencal pour ceux qui sont restés à bord.
C'est Paul
Perraudin, peintre de la marine, qui a croqué quelques vues
de
l'évènement. Je me souviens que je faisait partie
de la
fête. Je me souviens aussi qu'à minuit pile, tous
les
bateaux de Toulon ont allumé leurs projecteurs et fait
marcher
leurs cornes de brume, c'était assez magique. (dans "Cols
Bleus"
décembre 75 - par Paul Perraudin).
le
23 septembre 1972, le Provencal revient d'une mission en ocean Indien.
La musique des équipages de la flotte l'accueille sur le
quai,
les familles sont là, on a beaucoup de mal a oublier ces
moments. Le Picard accompagnait le Provencal dans son
périple
asiatique. (Photo "Cols bleus" - 1972)
Fin
novembre 1980, Par un
triste et pluvieux aprés-midi, le Provencal est retire du
service actif, les couleurs sont rentrées pour la
dernière fois en présence d'une
délégation
de l'équipage et d'anciens commandants. Ce moment est
toujours
émouvant et triste en pensant à tous ceux pour
qui ce
bateau a été le lieu de travail, la maison et
sans doute
en peu plus encore. (Photo "Cols bleus" - 1980)
Cette
photo est
prise plage arrière du Provencal le 17 septembre 1975, lors
d'une prise de commandement. Une certaine tension se lit dans les yeux
de l'équipage, surtout ceux du quartier-maître
fourrier
à gauche, qui n'est autre que votre serviteur.