SOUVENIRS
DU PICARD
En
1963, André BEDEX a embarqué sur le Picard, il y exerçait la
spécialité, ô combien marine, de timonier. En voici quelques images
d'une
époque que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. (Mise en
ligne le 21/11/2009)

Le
13 février 1963, le Picard fait escale à Santa-Cruz de Ténérife dans
l'archipel espagnol des Canaries, le bateau y était dans son jardin
tellement il y a fait escale lors de ses périgrinations océanes. André
se trouve sur la photo, au deuxième rang, 3ème en partant de la droite.
(Photo André BEDEX - 1963)

1963.
Ravitaillement à la mer avec un pétrolier de la marine. Dans ses
souvenirs André signale qu'il s'agit de la Saone. J'ai quelques
doutes car il me semble que l'arrière des Seine-Saone n'avait pas de
dévers à partir du rang de hublots supérieur, je pense plutôt à un
bateau de la série "Mayenne, Baïse ou Charente (1ère du nom), à vos
souvenirs ! (Photo André BEDEX - 1963)

1963.
Voici André BEDEX en tenue de factionnaire ou pour une prise d'armes.
En tout cas plage avant du Picard. Sur la droite de la photo, on peut
apercevoir à couple un escorteur rapide du type E52b. Admirez les
apparaux de mouillage ainsi que les bites d'amarrage peints de frais
pour l'occasion. (Photo André BEDEX - 1963)

Déjà
à l'époque en 1963, le téléphone portable faisait déjà des ravages
auprès de la jeune génération. Plus sérieusement il s'agit d'un
appareil qui servait lors des ravitaillements ou autres exercices de
transfert. Sur la gauche de la photo on peut voir l'arrière de l'affût
double de 57mm arrière, qui était une pseudo-tourelle car non blindée
et fermée par une bâche en caoutchouc. Cette photo se passe lors d'un
passage du Picard au CEF (centre d'entrainement de la flotte) à Toulon.
(Photo André BEDEX - 1963)

1963.
Nous voici à nouveau et pour conclure à Ténérife. André utilise les
moyens de transport locaux. Généralement les marins sont plus à l'aise
sur le pont d'un bateau mais je trouve qu'il ne se débrouille pas mal.
Encore merci à André pour ces photos.(Photo André BEDEX - 1963)
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Nous
voici en 1977, Christian THENAISIE fait son service militaire dans la
marine et embarque sur le Picard comme quartier-maître mécanicien. Il
en a rapporté beaucoup de souvenirs et quelques photos, merci Christian.

1977.
Le Picard se bat avec la longue houle atlantique. A l'horizon un autre
bateau de la Royale, il me semble aperçevoir deux cheminées, ce serait
alors un escorteur d'escadre, mais sous réserve. (Photo Christian
THENAISIE - 1977)

1977.
L'avion ou l'hélicoptère contourne le Picard qui vient d'enfourner une
lame, les embruns montent jusqu'à la passerelle qui je le rappele
n'était pas couverte, les cirés avait intérêt d'être bien cappelés.
(Photo Christian THENAISIE - 1977)

1977.
Normalement cette photo doit être avant la précédente, du moins je
pense. Sur le Provencal, ma banette était au niveau du deuxième 6 peint
sur la coque, tout contre la coque, quand le bateau entrait comme ici
dans une vague, c'est tout le corps qui participait aux efforts de la
coque pour resister à la pression énorme de la mer. Les escorteurs
rapides étaient bien dessinés et en général nous avions confiance dans
leur solidité. (Photo Christian THENAISIE - 1977)

1977.
La bande de copains s'apprête à quitter le bord. La vie à bord était
parfois dure loin des siens, mais elle donnait souvent naissance à de
solides amitiés. Le Picard est à Brest, à gauche un autre escorteur
rapide avec dans sa mature le pavillon (guidon blanc et noir) qui
indique que le commandant n'est pas à bord. (Photo Christian THENAISIE
- 1977)

1977.
Le Picard a pris la mer. Moment de détente sur la plage arrière. Les
copains ont des airs de vieux loups de mer, il faut dire que sur ce
type de bateau, en général chacun trouvait vite sa place, engagés comme
appelés. (Photo Christian THENAISIE - 1977)

1976.
Petit retour en arrière, nous sommes au CFM Hourtin, par où passaient
bon nombre d'appelés. Je voulais juste rendre hommage au travers de ces
deux photos à tous ceux qui pour une petite année ont embarqué sur les
bateaux de la Royale et sans qui la vie à bord aurait été très
différente. Et je tiens à vous assurer que leur rôle à bord ne se
bornait pas à faire uniquement la vaisselle comme pourrait
l'indiquer la photo. (Photo Christian THENAISIE - 1976)

1976.
Toujours au CFM Hourtin. Il faudra quand même un jour qu'un sociologue
ou écrivain ou autre, se penche sérieusement sur le rôle du service
militaire dans un corps aussi professionnel que la marine. En attendant
un grand merci à Christian pour ces souvenirs.(Photo Christian
THENAISIE - 1976)
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En
1962/1963, Philippe RICHARD faisait son service militaire à bord du
Picard comme matelot mécanicien. A l'époque existait la revue TAM,
publication militaire qui traitait de toutes les armes. Ici c'est un
article sur le Picard, je vous le donne à lire. Merci Philippe.

1963.
La première page de l'article. Le titre est explicite et correspondait
bien au rôle à l'époque des escorteurs rapides. (Photo TAM via Philippe
RICHARD - 1963)

1963.
La page de gauche de l'article. Au premier plan on peut voir le Gascon,
le Picard est à couple derrière. L'article a été écrit en 1963 par
Patrick ESNAULT, reporter de TAM et embarqué à bord du Picard. (Photo
TAM via Philippe RICHARD - 1963)

1963. La première page de l'article. Je vous laisse lire. (Photo TAM via Philippe RICHARD - 1963)

1963.
La fin de l'article de Patrick Esnault, pris sur le vif avec le ton que
l'on trouvait à l'époque dans les publication militaire, prennez le
temps de lire. Merci à Philippe RICHARD. (Photo TAM via Philippe
RICHARD - 1963)
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Jean-charles
MEYER a, au début des années 1960 hanté les
coursives du Picard, il a gardé de cette époque beaucoup
d'émotions qu'il a couché sur papier dans un premier ouvrage
"Au Catarhu" en 1985, qui traite des cartes postales anciennes sur la
marine, il écrit actuellement "Histoires de marins en vrac'h"
aux éditions Sutton à Tours qui compilera des anectodes
d'anciens marins illustrées de leurs propres photos, dont
j'espère nous aurons l'occasion de parler plus tard. En
attendant voici une anecdote de 1963 d'un évènement peu
connu de l'histoire des rapides et quelques photos d'époque.
Bonne lecture et A SUIVRE ....
Croisière
Mousson 1963
PERMISSIONNAIRES
A L’APPEL . !
Le service diffusion de l’E.R. Le Picard, F
766 retentit comme à l’accoutumée en cette matinée
de novembre à Majunga. L’officier de service
est paré pour l’inspection des permissionnaires car on ne va
pas à terre en ces lieux de France du bout du monde sans être
« au top ».
Pendant
la croisière « Mousson »
de 1963, croisière destinée à tester les
équipages sous de fortes chaleurs, les escales de
représentation sont nombreuses. Les populations autochtones
sont généralement heureuses de voir et recevoir leurs
compatriotes marins de Métropole. Tous sont prêts à
cet accueil chaleureux et bon enfant. Les autorités locales,
sur leur 31, écharpes autour du cou, médailles
pendantes, discours sympathiques sont au garde à vous devant
l’établissement d’état. Les petits écoliers
portent tous les couleurs nationales. Les troquets, bars et
autres abreuvoirs ont fait le plein en prévision des
étanchements de soif, nombreux en ces pays. Il semblerait même
que quelques filles de joie, on ne peut les dénommer
« péripatéticiennes » leur seul
but étant d’apporter un peu de nouveau à l’ordinaire
familial….auraient fait le voyage depuis Massawa…..
Enfin tout le monde est sur le pont…..sauf les permissionnaires du
Picard… !
L’officier
de garde s’interroge :
Tiens,
personne pour l’appel… Ne l’auraient ils entendu ?
Capitaine
d’Armes…veuillez faire répéter l’annonce, SVP.
Le
maître B…. puisque c’est de lui qu’il s’agit
exécute. Il renouvelle l’appel à l’aide des hauts
parleurs dans tout le bord.
Permissionnaires
à l’appel. ! Permissionnaires à l’appel. !
Quelques
cinq minutes plus tard, la plage arrière n’est occupée
que par l’officier, le Lieutenant de Vaisseau R…. et le Capitaine
d’Armes. L’ambiance est morose , ils pressentent quelque chose
d’important.
Oui
c’est important car les matelots et quartiers-maîtres de
l’escorteur rapide, d’un commun accord, sans même une
brebis jaune, ont décidé de ne pas aller représenter
la France à terre à Majunga… Il faut
dire que sur cet inestimable navire de la République, le rata,
la soupe, l’ordinaire est bien plus qu’ordinaire…..il est
lamentable…nul…parfois exécrable. Malgré plusieurs
demandes réitérées à la hiérarchie
rien n’y fait. Quand on sait que le moral des troupes passent
immanquablement par l’estomac des-dites, l’état-major eut
put se douter d’incidents à venir. C’est aujourd’hui que
les marins de l’escorteur rapide entament une grève
des permissionnaires, ce n’est pas banal. Dans un bel élan
de solidarité, tous les pompons rouges sont de repos à
bord.
La
nouvelle, comme une traînée de poudre arrive aux
oreilles des autorités locales qui, mal à l’aise,
rengainent les décorations et discours, non sans oublier de le
faire savoir « à qui de droit »… Bref,
le malaise est d’importance.
Rien
ne fera à ce que les révoltés changent d’avis.
Ils resteront à bord tant que l’assurance ne leur sera pas
donné d’amélioration de leur conditions
alimentaires…Quelques officiers mariniers, réquisitionnés
à la hâte, ne feront pas beaucoup d’effet auprès
des populations…Ceux qu’ils aiment ces braves gens, ce sont les
marins qui portent bachis à pompons rouges….
Rouges, comme la révolution. Nous n’en étions pas
encore aux mutins de 1919 à bord de la « Provence »
mais quand même….l’idée était là.
Le
mouvement, suivant que l’on se place du côté de
l’équipage , le désordre du côté de
l’état-major sera maintenu durant toute l’escale…
Je
n’étais à ce moment-là pas dans le secret des
dieux du bord, puisque je n’étais que matelot BE
mécanicien…mais les transmissions avec Paris ont du
chauffer… !
Longtemps,
à l’escadre de Méditerranée en général
et dans la division des E.R. en particulier quai Noël à
Toulon, on parlera de la grève des permissionnaires du
« Picard ». On citera en exemple, parfois sous
le manteau, l’état d’esprit de cet équipage
solidaire qui fit corps contre la mal bouffe.
Vous
allez me poser la question : L’ordinaire fut il amélioré
à la suite de cette grève ?
Certes,
au moins pendant quelques jours, puis rentrant au pays, le commis
fut invité à poser sac à terre et la routine
repris son cours. Le commis remplaçant avait entendu le
message, de nouveau on ne mangeait pas trop mal à bord du
Mouille-Cul « Le Picard »
Conséquences
prévisibles et mûrement réfléchies, une
enquête de la sécurité navale eut lieu, sans
parler de celle de la gendarmerie encore maritime. Deux
« entraîneurs », matelots appelés,
quelque peu intellos gauchisant , ce qui à l’époque
n’était pas vu d’un très bon œil….furent
condamnés par le tribunal maritime et cachottés à
« la Maritime ». Lorsqu’ils revinrent, deux
mois plus tard, ils étaient devenus nos « idoles ».
Auréolés qu’ils étaient de ce stage offert en
prison, victimes de leur courage et d’un commis en dessous de tout.
Vous
avez dit exemplarité…. ?????
-
Permissionnaires à l’appel, ventre plein, ventre à
terre.
Je
n'avais personnellement 10 ans plus tard jamais entendu parler de cet
épisode de la vie du Picard, il faut bien dire qu'avant 1968, la
grande muette était vraiment muette sur certains points, il faut
aussi ajouter plus prosaïquement que la nourriture et en
général le confort du bord a fait beaucoup de
progrès et que cela devait suffire à combler les
désirs d'aventures des gamins de 20 ans que nous étions
à l'époque, autres temps, autres moeurs.
L'auteur
des lignes ci-dessus, il est à gauche de la photo, en tenue
grise
un copain de l'époque dénommé TREBAOL, dans la
superbe tenue dite de travail, d'accord ce n'était pas de la
haute
couture, mais comme la tenue de sortie était plus avantageuse,
nous n'en demandions pas plus. (Photo Jean-charles Meyer - 1963)
Voici
un des cuistot du bord, le dénommé Jean-Marie RICHARD,
manifestement l'affaire de la nourriture reprise plus haut s'est bien
arrangée, il faut dire que le coq du bord devait faire avec ce
que l'on lui donnait. Il est vrai que quand la nourriture était
bonne, le moral était tout de suite bien meilleur et on
supportait beaucoup mieux les rigueurs de la vie du bord. (photo
Jean-charles MEYER - 1963)
Exercice
de passage de courrier avec un autre escorteur rapide dont je ne peux
malheureusement pas lire le matricule, c'est un E52 à passerelle
ouverte. (photo Jean-charles MEYER - 1963)
1963,
Le Picard est au mouillage à Diégo-Suarez lors de la
fameuse mission MOUSSON. Je pense que cette photo a été
prise à bord de la vedette du commandant d'un escorteur
d'escadre qui l'accompagnait car les rapides n'avait pas ce genre
d'embarcation. (photo Jean-charles MEYER - 1963)
1964,
Escale du Picard
à Nice. L'homme est un drôle d'animal, il
ne rêve que d'aventures mais garde toujours la nostalgie de la
terre, ce n'est peut-être paradoxal qu'en apparence, qui sait.
Admirez sur cette photo le flotteur anti-bruit qui au moyen de barres
métalliques était une défense contre les torpilles accoustiques et qui
sera remplacé par des bruiteurs électriques. Egalement le banc
replié si propice aux discussions et rêveries de plage
arrière. (photo Jean-charles MEYER - 1964)

1932
et 1963. Montage photo très intéressant qui permet de voir à gauche le
papa MEYER, Eugène, matricule 2762 T 29, au tableau de manoeuvre du
contre-torpilleur INDOMPTABLE en 1932 et à droite , son fils
Jean-charles, matricule 0563 15238, aussi au tableau de manoeuvre mais
cette fois du Picard, on a de la constance dans la famille Meyer.
(photo Jean-charles MEYER - 1932 et 1963)

1963/63
Une photo des matelots du Picard, poste 4, plat 43. De gauche à
droite, A demi-caché ??, ensuite Yvon Bon (décédé en 2004),??,
Jean-Charles Meyer, puis pull bleu marine Marec le bosco, bouche
ouverte Porebsky méca, Auger le boum, Touche le torpilleur, Sur le
bastingage, à l'arrière, combinaison bleu Filaine et Fusina tous les
deux mécaniciens. Remarquez le bidon accroché en haut de la photo. (photo Jean-charles MEYER - 1964)

QSortie
d'anciens du Picard en 1964. A l'extrême droite Robert BOBILLON dit
"bob" a qui Jean-Charles doit la photo, mécanicien au bureau machines,
au-dessus du père noël, le quartier-maître élèctricien FROMENT, une
fille du père noël, un quartier-maître et un matelot inconnus. Tous
faisaient partie du poste 4. (photo Jean-charles MEYER - 1964)
Merci
à Jean-charles MEYER de nous avoir ouvert sa boîte
à souvenirs et j'espère vous parler de son prochain
ouvrage dans une mise à jour ultérieure. Encore merci.
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Norbert
BOURHIS a embarqué sur le Picard de décembre 1970
à août 1972. En mai 1972, le Picard accompagné du
Provencal faisait escale au Cap et à Durban en Afrique du sud, Norbert m'a
envoyé la brochure officielle de cet évènement,
merci à lui :

1972.
Le Picard et le Provencal vont dans l'océan indien, ils font
escale au Cap en Afrique du sud. Cela donne lieu à des
cérémonies officielles, voici la page de garde de la
brochure des festivités. Remarquez que les escorteurs y sont
indiqués "frégates" ce qui correspondait à la
terminologie de l'époque. (photo Norbert BOURHIS - 1972)
1972.
Escale au Cap, voici la même page mais d'abord en
afrikaans puis en anglais. A l'époque c'étaient les deux
langues officielles de l'Afrique du Sud, l'afrikaans est issu du
néerlandais. L'afrique du sud a d'abord été
colonisé par des Hollandais puis par des anglais. (photo Norbert
BOURHIS - 1972)
La
brochure a sans doute été écrite par les
autorités de Durban, le terme de frégate continue a
être utilisé. Les honneurs à la terre sont rendus
par le Provencal, je pense qu'à l'époque il était
chef de division, le commandant du Picard était le capitaine de
corvette Martin de Marolles et celui du Provencal était le
capitaine de corvette Bergot. (photo Norbert BOURHIS - 1972)
1972,
le 2 mai, voici le détail des visites protocolaires pour le
Picard et le Provencal. Vous remarquerez que le programme est quand
même très minuté et chargé. On peut y voir
les visites à bord et les visites rendues par les commandants.
Il faut aussi signaler qu'à l'époque de l'apartheid, les
visites de bateaux étrangers n'étaient pas si
fréquentes. (photo Norbert BOURHIS - 1972)
Le
mercredi 3 mai, les visites officielles se font plus discrètes,
place maintenant aux visites touristiques et aux échanges avec
la marine d'Afrique du sud. (photo Norbert BOURHIS - 1972)
Les
numéros de téléphones utiles lors des escales.
J'ai toujours été surpris lors d'escales en pays
étranger que, quelque soient les circonstances, les membres de
l'équipage du bateau trouvaient toujours le moyen de regagner le
bord à temps et ce quel que soit l'état de
fraîcheur des-dits membres. Peut-être que parfois, ces
numéros de téléphones y étaient pour
beaucoup. (photo Norbert BOURHIS - 1972)
Détail
des différentes escales de Brest à Diégo. En ces
temps où l'avion n'était pas aussi facile à
prendre, je vous laisse imaginer ce que représentait de
souvenirs, sensations et découvertes un tel périple,
surtout qu'en bateau le temps a une autre réalité. (photo Norbert BOURHIS - 1972)
1972.
Le Picard passe la ligne, plus exactement le 20 avril 1972. En voici le
diplôme, le dessin de ce dernier varie beaucoup suivant les
époques et les bateaux, mais la fête est toujours la
même, mélange de passage rituel et de fête des
"fous". (photo Norbert BOURHIS - 1972)
Passage
de la ligne le 20 avril 1972. Un sauvage badigeonne le condamné
d'un liquide pas vraiment identifié, pendant que trois autres
sauvages s'apprêtent à donner le baptême par
immersion dans la "piscine", tout cela sous le regard attentif du juge
qui veille à la bonne application de la peine. (photo Norbert
BOURHIS - 1972)
Autre
photo du passage de la ligne le 20 avril 1972. Le condamne est
immergé dans la "piscine", il va être baptisé et
lavé de ses "fautes", remarquez la confection de la "piscine"
qui dépendait strictement de l'imagination de l'équipage
et des moyens du bord. (photo Norbert BOURHIS - 1972)
Le
16 mai 1972, le Picard est à quai à Diégo Suarez,
Norbert Bourhis sur la passerelle, comme vous le savez, la passerelle
était découverte sur la plupart des escorteurs rapides,
on comprend pourquoi le compas à droite était
protégé des paquets de mer, juste à gauche de
Norbert la porte qui donnait sur la timonerie. (photo Norbert BOURHIS -
1972)
Le
16 mai 1972, toujours à Diégo Suarez, la passerelle du
Picard. Au second plan, les superstructures d'un autre escorteur qui
doit être le Provencal qui faisait aussi parti de la mission.
(photo Norbert BOURHIS - 1972)
1971.
Le Picard fait escale à l'île de Wight dans le sud de
l'Angleterre, le voici sous grand pavoi. Les couleurs des pavillons
mettent un peu de gaité sous la pluie typiquement british, on
est loin du soleil de Diégo. (photo Norbert BOURHIS - 1971)
1971.
Autre photo du Picard au mouillage sur l'île de Wight. Le bateau
devait représenter la France lors des régates de
l'île. (photo Norbert BOURHIS - 1971)
Carré
des officiers mariniers, le second maître Maurice (Norbert n'est
pas sûr de se son nom) à gauche est en train d'enterrer sa
vie de garçon, une future épouse l'attend sur le quai,
comme vous le voyez sur la photo, il met à profit ce moment pour
se livrer à une "méditation" profonde sur le sens de sa
vie avant de prendre sa décision. (photo Norbert BOURHIS - 1972)
Le
10 avril 1972, le Picard fait escale à Funchal. Sur cette photo
à droite Norbert Bourhis et à gauche le
second-maître élèctricien Robert LEVAGRESSE. Encore
un grand merci à Norbert de nous remettre tous ces souvenirs en
mémoire. (photo Norbert BOURHIS - 1972)
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Au
début de sa carrière marine Jean-François MICHELS
a embarqué comme mécanicien sur le PICARD. Il en a
ramené pas mal de souvenirs dont les photos ci-dessous. Merci a
lui d'alimenter notre mémoire.
Je viens d'apprendre cette semaine (21/05/2008), le décès
de Jean-François MICHELS, il a beaucoup apporté à
ce site et au forum où je l'ai rencontré, par sa
gentillesse et sa bonne humeur, il est maintenant au paradis des
marins, je pense à lui et à tous les siens.
Jean-François
a fait beaucoup de photos du Picard, nous allons commencer par une
série qui le montre (le Picard, pas Jean-François !) en
carénage à Brest. Le voici donc dans un des bassins de
Brest, à l'arrière un autre rapide dont le numéro
n'est pas lisible. (photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)
Jean-François
situe ces vues lors de l'avant-dernier carénage du Picard avant
son désarmement qui a eu lieu en novembre 1979.Remarquez que,
même dans les formes de la Penfeld, il pouvait y avoir beaucoup
de roulis ou cette photo a été peut-être prise
après le repas, allez savoir ? (photo Jean-François
MICHELS - 1977/1978)
Nous
voilà revenus à un cadrage photo plus classique, voici
les dessous de la belle en plein travaux de peinture de la coque.
(photo Jean-François MICHELS - 1977/1978)
Le
Picard au fond de son bassin. Les escorteurs rapides faisaient 100
mètres de long, mais ils étaient un peu perdus dans ces
grands bassins prévus pour les grand cuirassés de
l'escadre. Toutes ces photos ont sans doute étaient prises dans
un des deux bassins de Laninon.(photo Jean-François MICHELS -
1977/1978)
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Le
Picard à quai à Brest à la fin des années
1970. Jean-François prend le frais plage arrière.(photo
Jean-François MICHELS -
1977/1978)
Une autre photo prise au même moment que la précédente.(photo Jean-François MICHELS -
1977/1978)
Les
travaux de peinture. Cette photo mériterait de figurer dans un
manuel de sécurité au travail dans la série "Tout
ce qu'il ne faut pas faire !". C'était il y a 30 ans, autres
temps autres moeurs. Le Picard doit être en bassin car la
baleinaire n'est pas à poste.(photo Jean-François MICHELS
-
1977/1978)
Plage
arrière, la mer s'est creusée, elle a pris cette teinte
sombre, mélange de vert très foncé et de gris
ténébreux. Au premier plan les filières de
sécurité, l'arrière des "rapides" était
très près de l'eau par gros temps.(photo
Jean-François MICHELS -
1977/1978)
Brest,
dans un bassin sans doute à Laninon, les mécaniciens
prennent un peu le soleil, qui a dit qu'il ne fait jamais beau à
Brest ? Nous sommes plage arrière du Picard, au second plan un
autre rapide dont on aperçoit l'arrière.(photo
Jean-François MICHELS -
1977/1978)
Même
moment, même lieu, le photographe de la précédente
à sans doute voulu être sur le cliché.(photo
Jean-François MICHELS -
1977/1978)
La
"joyeuse équipe" dans l'univers "feutré" de la machine.
Leur travail était très exigeant et souvent
pénible, mais ces conditions de travail pouvait aussi faire des
équipes où il faisait bon vivre.(photo
Jean-François MICHELS -
1977/1978)
Le
monde des "bouchons gras" est fortement identifié à son
lieu de travail. Peu était les membres des autres
spécialités qui allaient les voir dans leur antre.
C'était dommage car celui-ci était assez fascinant, de
plus l'ambiance n'y était pas à la morosité.(photo
Jean-François MICHELS -
1977/1978)
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Sur le Picard, le réveillon de nöel au carré des officiers mariniers, bon vin et bonne chère.(photo
Jean-François MICHELS -
1977/1978)
Toujours
lors du réveillon de nöel et au même endroit.
Commentaire de Jean-françois, les initiés comprendront :
"le tiers de service était invité au carré OM, et
la chaudaux devait être en panne vu la tenue du patron, mais il y
en avait un qui n'a pas froid".(photo
Jean-François MICHELS -
1977/1978)
Nous
allons maintenant descendre dans les entrailles du monstre, sur cette
photo, on procèderait à une explication de
ramonage.(photo
Jean-François MICHELS -
1977/1978)
Devant
une chaudière, la numéro 3, le copain surnommé
"marin pêcheur" simule le poste de facadier.(photo
Jean-François MICHELS -
1977/1978)
Toujours à la machine, les deux copains.(photo
Jean-François MICHELS -
1977/1978)
Sous
un angle original, mais une question vient immédiatement
à l'esprit, comment diable s'y retrouvaient-ils ? Je pense au
jeune mécanicien qui débarque frais émoulu de
l'école des mécaniciens de Saint Mandrier et qui descend
à la machine ou à la chaufferie pour la première
fois, il devait avoir un peu le vertige quand même.(photo
Jean-François MICHELS -
1977/1978)
Comme le dit Jean-françois dans son commentaire, "Et pendant que Monsieur prend la pose le pinceau durcit!".(photo
Jean-François MICHELS -
1977/1978)
Bon
! ça c'est la "mule". pas le collègue, la pompe.
(commentaire de Jean-François). il va falloir que je me
renseigne auprès des connaisseurs pour savoir quel était
son rôle, la pompe pas le collègue. (photo
Jean-François MICHELS -
1977/1978)
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Voici
Gilles RAPITEAU, un collègue de Jean-François qui exerce
l'honorable fonction de façadier sur la chaudière
tribord. En d'autres termes, c'est lui qui gère les bruleurs sur
ordre du chef de feux qui commande l'arrivée de mazout et le
débit d'air. (photo
Jean-François MICHELS -
1977/1978)
Une autre vue de la façade de la chaudière tribord avec ses quatre brûleurs. (photo
Jean-François MICHELS -
1977/1978)
Vue un peu plus détaillée d'un des bruleurs. (photo
Jean-François MICHELS -
1977/1978)

d
Voici
les deux transmetteurs d'ordres, en gris foncé. Un pour la ligne
d'arbre babord un autre pour la ligne tribord. A la passerelle, il y
avait les mêmes appareils, on y affichait les tours
d'hélices en unités, dizaines et centaines, ces chiffres
s'affichaient en même temps sur les appareils de la photo et au
moyen du tableau de manoeuvre on procédait au réglage des
tours d'hélices pour moduler la vitesse du bateau. (photo
Jean-François MICHELS -
1977/1978)
Quand
l'information était reçue au niveau des transmetteurs
d'ordres, l'ordre était ensuite passé au panneau de
manoeuvre comme sur la photo, le grand volant servait alors à
régler la pression de la vapeur qui était envoyée
dans les turbines. (photo
Jean-François MICHELS -
1977/1978)
Vue
d'une turbine. La force de la vapeur est transformée en
mouvement via une série de turbines. D'abord une turbine
à haute pression, puis une turbine à moyenne pression
pour finir dans une turbine à basse pression. Sur les escorteurs
rapides, la turbine à haute pression utilisée pour la
marche arrière était intégrée dans la
turbine à basse pression.(photo
Jean-François MICHELS -
1977/1978)
Vue
de l'accouplement d'un arbre d'hélice avec à gauche, le
réducteur, qui est un ensemble d'engrenages et de pignons qui
réduisent la vitesse de rotation très importante des
turbines qui pouvait avoisiner les 5000 tours/minute à un
maximum de plus ou moins 350 tours minute pour l'hélice. Il
permettait également d'inverser le sens de rotation de l'arbre
afin de faire marche arrière. L'arrière du bateau est
vers la droite de la photo. Au milieu de la photo, l'anneau du frein.
(photo
Jean-François MICHELS -
1977/1978)
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A la sortie du réducteur, voici le tunnel de l'arbre d'hélice tribord.
(photo
Jean-François MICHELS -
1977/1978)
Je
vous livre les commentaires de Jean-François tels quels : "Des
manomètres en pagaille et la pompe de transfert de flotte qui
servait des fois pour remplacer la "Mule" pour le traitement des
chaudières, mais fortement déconseillé, car pour
une histoire de pression, le CPC, composé pour chaudière
peut être refoulé dans les caisses à eau et alors
là il peu y avoir la file aux toilettes....et la consommation
de papier triple".
(photo
Jean-François MICHELS -
1977/1978)

D'après
les amis mécaniciens, excusez je ne suis qu'un modeste fourrier,
voici la batterie d'éjectair, qui servait à faire le vide
dans le condenseur.
(photo
Jean-François MICHELS -
1977/1978)
Voici
maintenant la TPC ou turbo pompe de circulation qui servait à la
réfrigération du condenseur. Elle répondait au
doux nom de Thérèse. Au fond un groupe
électrogène.
(photo
Jean-François MICHELS -
1977/1978)
Maintenant
voici Michelle, c'est écrit sur le carter. C'est la fameuse mule
ou PAA ou pompe alimentaire alternative. C'est le seul auxiliaire
fonctionnant avec une machinerie alternative, cette pompe servait pour
les mouvements d'eau distillée et pour alimenter les
chaudières au cas ou toutes les turbo pompes alimentaires
seraient hors service. (merci à Jean-Marc POMIE pour les
explications techniques).
(photo
Jean-François MICHELS -
1977/1978)
Les
deux portes des vases clos avec les brûleurs au poste de repos.
Place du chef de feux qui a tous les manomètres sous les
yeux...encore une simulation, les connaisseurs remarqueront que les
chaudières sont éteintes, le "timbre" est a zero...
(commentaires de Jean-François Michels).
D'autres photos de Jean-François suivront, mais je tenais
dès aujourd'hui (24/08/2008) à rendre hommage à sa
mémoire. (photo
Jean-François MICHELS -
1977/1978)
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Nous poursuivons la visite des machines du Picard. Voici la chaudière vue du parquet supérieur. (photo
Jean-François MICHELS -
1977/1978)

Voici
le panneau électrique principal. La production d'énergie électrique est
une question de survie sur un bateau. Je vous laisse imaginer un bateau
privé de cette ressource en pleine tempête. (photo
Jean-François MICHELS -
1977/1978)

Un
groupe électrogène, il donnait l'énergie électrique si utile au bord.
J'ai toujours été ému par ce genre de photo car je pense que ceux qui
travaillent et bichonnent ces machines leurs donnent le meilleur d'eux
même et les photographient un peu comme des copains de poste tellement
ils en étaient fiers. (photo
Jean-François MICHELS -
1977/1978)

A
ce stade des explications, il me semble pour les néophytes, dont je
suis bien-sûr, qu'il est utile de vous soumettre des schémas qui
regroupent les différents éléments qui occupent les tranches machines.
Daniel Bonnerue ,grand pédagogue, nous propose régulièrement sur le Forum des anciens cols bleus,
des explications limpides sur ces machines compliquées, je ne saurais
assez vous conseiller d'y faire un tour, même des anciens fourriers
comme moi finissent par comprendre ces machines un peu ésotériques,
merci Daniel. (Schéma Daniel Bonnerue -
2008)

Pour
suivre, et toujours de Daniel Bonnerue, une explication graphique de ce
qui se passe quand la vapeur arrive dans les turbines, un dessin vaut
toujours mieux que 1000 discours. (Schéma Daniel Bonnerue -
2008)

Un
autre élément de la machine particulièrement important, le bouilleur,
qui permettait d'alimenter le bord en eau douce. Les jours où celui-ci
donnait des signes de faiblesse nous faisaient encore mieux apprécier
les jours où il tournait bien. Avec le schéma de Daniel, on comprend
tout. (Schéma Daniel Bonnerue -
2009)

Un
schéma plus détaillé du bouilleur, ici celui d'un escorteur d'escadre,
le Maillé Brezé, mais le principe est le même. C'est un peu plus pour
les connaisseurs, mais si vous voulez plus d'informations allez sur les explications du bouilleur. (Schéma Daniel Bonnerue -
2009)
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Dans cette partie des photos diverses d'auteurs divers, je sais c'est vague.
Nous
sommes à Toulon en 1964, plage avant du Picard, au premier plan,
jacques LEBLOND qui a envoyé cette photo au
site consacré au GUSTAVE ZEDE que l'on aperçoit on second plan. Si il veut bien prendre contact j'en serais ravi. merci (photo Jacques LEBLOND - 1964)
A
quai le Picard, nous sommes à Sidi Abdallah en Tunisie en 1958.
Cette photo comme la précédente a été
trouvée sur le site du GUSTAVE ZEDE.
Elle est prise de dessus la passerelle du "Tatave". Si on aggrandi la
photo on peut voir que c'est le Picard, si ! si ! (photo site du
Gustave Zede. 1958).
Pour
finir cette série "diverses", une photo du Picard lors de sa
croisière noire en 1972, cette photo fait partie de la
série ci-dessous envoyée par Hervé LASVIGNES, elle
est belle, non ? (Photo Hervé LASVIGNES - 1972)
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En 1972, Le Picard effectue avec le Provencal
une croisière "noire" qui le fait aller dans l'océan
indien en doublant le cap de Bonne Espérance, Hervé
LASVIGNE qui a fait son service militaire sur le Provencal, nous en envoi quelques souvenirs. Merci Hervé.
Le Picard se
présente sur l'arrière du Provencal, d'où la photo
est prise, pour un exercice de prise de remorque. On peut voir à
l'applomb du mât de beaupré la remorque encore en grande
partie immergée. (Photo Hervé LASVIGNES - 1972)
J'ai
déjà mis en ligne cette photo dans "les souvenirs du
Provencal", mais je trouve qu'elle va aussi bien dans ceux du Picard.
On voit l'équipe de manoeuvre du "Pro" et le Picard qui se
présente. (Photo Hervé LASVIGNES - 1972)
Encore
une très belle photo de Hervé, où l'on voit le
début du remorquage. La remorque passée dans le chaumard
va bientôt se tendre et la manoeuvre commence. On peut
aperçevoir sur la drisse à tribord du Picard, le signal
de remorquage matérialisé par deux cônes noirs
reliés par la base, le Provencal ayant lui aussi sans doute deux
cônes identiques sur son avant indiquant qu'il est le remorqueur.
(Photo Hervé LASVIGNES - 1972)
Le
remorquage du Picard est en cours. Cette photo doit être prise de
l'arrière de la passerelle du Provencal, au niveau des caissons
à pavillons. Elle nous permet d'avoir en détail le
télépointeur de 57 mm du Provencal. (Photo Hervé
LASVIGNES - 1972)
Les
deux dernières photos n'ont qu'un lien assez lointain avec Le
Picard, mais je tiens a les mettre dans cette rubrique pour rendre
hommage au talent de photographe de Hervé et pour encore une
fois montrer à quel point les escales étaient l'occasion
de découvertes. Nous sommes ici au Cap, en Afrique du Sud. Que
le regard de cette vendeuse noire, en parallèle avec la photo
suivante, soit un heureux présage pour ce très beau pays
et pour l'afrique toute entière. (Photo Hervé LASVIGNES -
1972)
Comme
la photo précédente, voici une scène de rue au Cap
en Afrique du sud. Quoi de plus symbolique que cette photo pour nous
rappeler ce que pouvaient être nos escales lointaines.
Encore merci à Hervé Lasvignes pour ces très beaux
documents et pour la sensibilité de son oeil de photographe.
(Photo Hervé LASVIGNES - 1972)
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Exercices entre le Picard,
l'escorteur d'escadre Du Chayla
et ... Le Corse
Nous sommes
le 4 juillet 1973, La mer est calme et le temps ensoleillé, bref
tout se présente comme une belle journée de mer ...