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L'appareil est un véritable
téléphone, utilisé pour l’échange vocal entre bâtiment de surface et
sous-marin qui est ainsi dispensé de reprendre la vue (manœuvre toujours
délicate ou le sous-marin est très vulnérable).
Le
TUUM (car c'est son nom ! et ce n’est pas du latin !) fonctionne sur le
même principe qu'un sonar, en plus simple, en moins puissant et dans la
gamme de fréquence vocale. À la différence du sonar, le transducteur
n’attend pas l’écho du signal émis, mais la réponse intelligente
et humaine du correspondant. Le signal reçu est simplement traité pour
restituer la parole et la conversation. La communication se fait, non
pas en duplex, mais en simplex.
La
qualité du son est influencée par les différents bruits de fond (ou
d'ambiance) locaux, mais permet un dialogue parfaitement audible (pour
une oreille accoutumée). Il convient de parler, à son tour, assez
lentement et en articulant bien, un peu comme avec les téléphones
rudimentaires d’il y a un siècle…
La
puissance du TUUM étant moindre que celle d'un sonar, sa portée dépend
évidemment, comme pour ce dernier, des conditions de propagation : mille
à mille cinq cents yards au plus... avec une qualité de son se
dégradant avec la distance. Le
résultat (…paradoxal) de cette faible portée, c’est une grande
discrétion : aucune écoute ESM n’est à craindre. On a même vu utiliser
ce procédé entre bâtiments de surface (proches l’un de l’autre et à
faible vitesse…). Ça marche aussi entre sous-marins, mais c’est assez
rare : ils n’opèrent pas en groupe, au contraire des meutes d’U-Boote
pendant la Seconde Guerre mondiale.