
SOUVENIRS
DU NORMAND - 1ère partie
Pour quand même avoir
un minimum d'ordre, voici un sommaire plus explicite. Vous remarquerez
aisément qu'il n'y a pas d'ordre chronologique, ce
désordre me plait car il regroupe tous les
équipages sans la moindre hiérarchie, tous nos souvenirs
sont importants.
Georges
Oliva nous avait déjà envoyé des photos du
Normand, à voir un peu plus bas dans la page. En rangeant ses
"fonds de tiroirs", louable occupation au demeurant, il en a
trouvé d'autres, je vous en fait aussitôt profiter. Merci
Georges et bonne continuation dans tes tâches
"ménagères".

Trouvez
l'erreur !! Quoique la casquette ne lui aille pas trop mal. Il y a
peut-être un amiral actuel qui cherche encore son couvre-chef, la
dernière fois qu'il l'avait vue, il était lieutenant de
vaisseau sur le glorieux navire Le Normand.
Mais ne comptez pas sur moi pour vendre la mèche et
dénoncer un collègue ... (photo Georges Oliva Toulon 1968)
La photo
classique prise de la passerelle découverte juste avant que
l'étrave ne s'enfourne dans la lame, cela se passe de tout
commentaire suppléméntaire. (photo Georges Oliva - 1968)
Photo
également classique, mais l'énergie de la mer quand le
temps est mauvais garde toujours quelque chose de fascinant et
démesuré. (photo Georges Oliva - 1968)
Vue
de détail, plus bas sur le roof machine, on peut voir les
manches à mazout qui servaient lors des ravitaillements en mer
ainsi que la coupée. Merci à Georges et pour la casquette
ci-dessus, il y a prescription de toute façon. (photo Georges
Oliva - 1968)
De août 1965
à juin 1967, Gilbert Mollet Niger a embarqué sur le
Normand pour son service militaire, et comme il dit : "je n'étais que simple matelot sans spé, tout de suite affecté au
secrétariat du bord puis toujours au secrétariat, mais du SM fourrier,
je me suis un peu diversifié en devenant plongeur de bord, après une
petite expérience d'hôtellerie au service du Commandant".
J'ai reçu
des souvenirs venant de quartier-maîtres, de second-maître,
d'officiers dont certains sont devenus amiral par la suite, mais TOUS
ont comme Gilbert gardé cet amour de la mer et des bateaux
même 40 ans après, et je pense que, quel qu'est
été notre grade ou le nombre d'années que nous
ayons passé à bord, nous avons tous éprouvé
les mêmes joies, peines, le plus souvent impossibles à
décrire, que peut procurer la vie sur un bateau. Merci donc
à Gilbert (et aux autres) de me faire revivre ces moments
très forts.

Gilbert
Mollet Niger, cheveux au vent posant pour la postérité
quelque part au large de Toulon. La contemplation de la mer fera
toujours parti de la vie du marin. Après une période de
désarmement à Toulon, le Normand est revenu au service
actif en septembre/octrobre 1966, il fait alors une série de
sorties pour essais. (photo Gilbert Mollet Niger - 1966)

Comme indiqué dans la légende, voici en
contre-plongée les mâts du Normand. On peut voir sur la
drisse les pavillons "Yankee-Y", jaune et rouge, ansi que le pavillon
numérique "7" rouge barré de blanc, les cours de
l'école des mousses étant vraiment trop loin, je ne sais
plus ce que cela signifie, appel aux transmetteurs de service ! (photo Gilbert Mollet Niger - 1966)

Nous voici maintenant à Toulon, il me semble au quai Noël.
Une autre vue vers l'avant avec beaucoup de détails à se
mettre sous la dent, la cheminée avec à son pied la
"chaise" pour les transferts de personnel et la multitude de
câbles, haubans et drisses diverses.(photo Gilbert Mollet Niger - 1966)

A propose de transfert, Le Normand attend son tour avant de passer à la "pompe". La Seine ou la Saône
est en train de ravitailler à tribord un escorteur d'escadre et
à babord un escorteur rapide. Moments de tension mais toujours
impressionants. (photo Gilbert Mollet Niger - 1967)

C'est maintenant au tour du Normand d'être ravitaillé. On
peut voir sur cette photo prise sur le roof avant, un marin pointant un
fusil vers l'autre bâtiment, dans le canon du fusil est introduit
une sorte d'obus en fer et bois sur lequel un bout est cappelé.
Ce petit obus sera envoyer au-dessus de l'autre bateau, le bout
attrapé et l'aussière frappée sur le bout
permettra ensuite les transferts.(photo Gilbert Mollet Niger - 1966)

Les escorteurs rapides avaient cette tendance à gîter. Le
rapport longueur/largeur les rendaient sensibles à la mer par le
travers. Comme dit Gilbert, des moments pas toujours agréables
pour ceux dont l'estomac avait des volontés
d'indépendance. (photo Gilbert Mollet Niger - 1967)

Une autre vue de mer agitée, la plage avant. Après
quelques jours de ce traitement, tout l'intérieur du bateau
était humide, on bénissait les premiers rayons de soleil.
(photo Gilbert Mollet Niger - 1967)

Vue vers l'avant du Normand. La mer s'est calmée,
l'équipage prend le soleil sur le roof cheminée. On le
comprend. (photo Gilbert Mollet Niger - 1967)

La passerelle extérieur au dessus de la timonerie dont on voit
la petite fenêtre rectangulaire en dessous du compas. Je vous
laisse juger du confort quand la mer était un peu grosse. Les
deux petits hublots rotatifs semblent un peu dérisoires contre
les paquets de mer. La corrosion des appareils devait être
très importante. (photo Gilbert Mollet Niger - 1967)

Sous le beau soleil de Toulon, vue des affûts doubles de 57 mm arrière, celui du premier plan porte le nom de "HASTINGS",
du nom de la bataille remportée par le duc de Normandie
"Guillaume le conquérant" contre les anglais. Nos victoires
contre les sujets de sa très gracieuse majesté ne sont
pas si nombreuses alors ne boudons pas notre plaisir. (photo Gilbert Mollet Niger - 1967)

La
suite des souvenirs de Gilbert Mollet Niger sur le Normand. Comme
l'indique la légende en mars 1967, le Normand passe le
détroit de Gibraltar. Je l'ai passé de jour et de nuit,
c'est assez impressionnant. Donc le bateau quitte l'atlantique, les
courants à cause de la différence de salinité
entre Atlantique et Méditerranée sont ici importants
mais ne se mélangent pas. (photo Gilbert Mollet Niger - 1967)
Vus
depuis la plage avant du Normand, dans l'ordre d'apparition à
l'écran et de gauche à droite, l'Alsacien, le Casabianca
et le Cassard, avec la belle poupe assez féminine des escorteurs
d'escadre .... Nous sommes à Las Palmas en 1967. (photo Gilbert Mollet Niger - 1967)

Toujours
de la plage avant du Normand, vue d'un paysage, les souvenirs sont loin
mais Gilbert pense se souvenir que cela se situe à Mers-el-Kebir
en Algérie. Ceux qui connaissent l'endroit peuvent
témoigner. (photo Gilbert Mollet Niger - 1967)

A
quai à Las Palmas. Dans le fond, il me semble voir un liberty
ship, nous sommes en 1967, ces bateaux ont eu la vie longue et bien
remplie. Au premier plan un binoculaire de veille. (photo Gilbert Mollet Niger - 1967)

Nous
sommes revenus à Toulon, une partie de l'escadre de la
Méditerranée à quai, les "rapides" au quai
Noël.Juste derrière le Normand, un E52b avec sa
cheminée caractéristique. Le dessin de cette
cheminée était fait pour un meilleur écoulement
des fumées. (photo Gilbert Mollet Niger - 1967)

Ravitaillement
à la mer entre le Normand et "??". Je pencherais pour la Seine
ou la Saône, si quelqu'un a un autre avis. Au premier plan, un
capteur accoustique qui était filé dans l'eau pour
repérer d'éventuel sous-marin. Quelle était
l'efficacité réelle de cet équipement ? (photo Gilbert Mollet Niger - 1967)

Las
Palmas, les permissionnaires se restaurent et en profitent pour poser
pour la postérité. Que sont-ils devenus ces
quartier-maîtres et matelots de 1967. Si certains se
reconnaissent ? (photo Gilbert Mollet Niger - 1967)

Voilà
une photo que j'aime beaucoup. Elle témoigne de ce que pouvait
être un repas dans un poste d'équipage avant la
cafétaria. Comme se souvient Gilbert :
" le
moment des repas avait toujours un petit je ne sais quoi de familial
dans les postes. Avec une organisation bien orchestrée
comme il se doit à bord de
tout bâtiment de la Marine, un rôle pour la cuisine
et le pain et
surtout un, tout aussi important, pour les bidons du
crû "château
Royale ! Mais là, se serait surtout nos
estomacs qui s'en
souviennent le mieux ! Tout ceci n'étant valable que lorsque nous étions à quai ou en
escale. Pour être très franc, à la mer s'étaient les moins malades qui
se chargeaient de l'approvisionnement du poste et bien souvent les mêmes),
les autres se contentant de survivre !
et contemplaient la scène avec toujours le
même air de dégout. Le partage (par temps calme) était de mise chacun néanmoins se
servant seul, je n'ai jamais vu un collègue se servir plus que de
raison au détriment des autres, par contre certaines négociations pour
des échanges, oui ! on peux pas arrêter le commerce ! De
toute façon la réputation, aussi bien qualitative que quantitative des
repas servis à bord par les cuistots de la Marine, a de tout temps
fait des jaloux auprès de bon nombres d'autres armes et ce dans des
conditions de travail parfois difficiles. Beaucoup d'esprit de famille bien sur, même si le "un pour tous et
tous pour un" était parfois de mise, mais pas de clan ou de sectarisme
par rapport aux autres postes. La vie à bord des escorteurs rapides et l'ambiance n'a
jamais du changer je pense. De chaque poste d'équipage se dégageait une
personnalité particulière.
Enfin
un petit commentaire sur cette photo, ou plusieurs de nous
sont assis par terre. Il faut savoir, que très peu de
temps
auparavant, nous étions tous assis autour d'une table.Mais comme
il arrive souvent à la mer, un coup de roulis un peu plus
agressif, nous à littéralement balayé, en une
poignée de secondes, des bancs sur lesquels
nous étions assis et les pieds de la table sont
allés s'accrocher dans les chemins de câbles au plafond
? Heureusement
que depuis le début du repas nous avions placé sous
très haute
surveillance plats et bidons. L'image est encore
gravée et
aujourd'hui, quand je regarde cette image je suis
transporté dans le
temps, comme ci c'était hier.
"
Beaucoup
d'entre nous se reconnaîtrons dans ces commentaires, encore merci
à Gibert pour ces documents et la fraîcheur de ses
souvenirs. (photo Gilbert Mollet Niger - 1967)
Le
Normand et le dragueur "Cyclamen" font escale à Dinard le 5
septembre 1980, ils participent au festival internationnal "Jeunesse et
mer". Au cours de cette escale, les zodiacs des 2 bords portent
assistance à un voilier qui a dématé et qui est
entraîné par les courants de l'usine de la Rance. Lors de
cette escale, le ministre de la défence Mr Yvon Bourges, visite
le bord. Les bateaux étaient sur coffre. (photo "Cols Bleus -
septembre 1980).
Le
27 août 1979, le capitaine de vaisseau Roche à fait
reconnaître le capitaine de corvette Uzan comme nouveau
commandant du Normand en remplacement du capitaine de frégate
Drocourt. Le CC Uzan sera le dernier commandant du Normand. On peut
reconnaître le capitaine de vaisseau Roche sur la photo de gauche
passant en revu la garde d'honneur du bateau, sur la photo de droite le
capitaine de corvette Uzan (photo "Cols Bleus" - septembre 1979)
J'ai
reçu de Hugues RETIERE, une série de photos du Normand,
soit en escale, soit lors d'inspection de l'équipage suite
à une prise de commandement. Ces photos se passent en 1962,
Hugues Rétière y était affecté à
l'époque. Merci à lui de nous faire partager ses
émotions de l'époque.
Nous
sommes à Halifax au Canada au début des années
1960. la photo est prise depuis la hune radar du Normand. A tribord, un
autre escorteur rapide du type E52. Sur l'avant on peut
aperçevoir une série de destroyers canadiens de la classe
"Tribal". Celui de la droite (214) est le "Mic Mac", du nom d'une tribu
indienne du Canada. Ces bateaux sont mis en service entre
décembre 1942 et janvier 1948. Ils déplacent 1942 Tw,
pour 111 m de long, pour 11.39 m de largeur. La vitesse est de 34
noeuds, l'épuipage de 240 hommes. Ils sont équipés
de 4 canons de 102 mm AA, de 2 de 76 AA, de 4 de 40 mm AA et de 4 tubes
lance-torpilles. (photo Hugues Rétière - 1962)
Une
autre photo qui nous donne une vue vers l'arrière. Toujour du
Normand, on peut voir à droite l'arrière d'un escorteur
d'escadre. A gauche, (je pense) la plage arrière d'une
frégate rapide canadienne. Ces bateaux de la classe "Saint Laurent"
succèdent aux classe "Tribal" que nous avons vus sur la photo
précédente. Cette nouvelle classe comportait 18
escorteurs anti-sous-marins et anti-aériens. Ils jaugeaient 2000
tW, leur vitesse était de 25 noeuds, leur armement comportait 4
canons de 75 mm AA et 2 de 40 mm AA, 2 "limbos" (lance grenades ASM) et
4 tubes lance-torpilles ASM. L'équipage était de 20
officiers et 270 hommes. Le "Saint Laurent" a été mis en
service en octobre 1955. (photo Hugues Rétière - 1962)
Le
Normand se bat contre la longue houle atlantique dans le golfe de
Gascogne. C'est un endroit où les coups de tabac peuvent
être assez violents. (Photo Hugues Rétières - 1962)
Le 26
décembre 1962, le capitaine de corvette LEENHARDT a pris le
commandement du Normand à Brest. Le Normand vient d'être
affecté au port du ponant depuis octobre 1962. On voit ici le commandant inspecter l'équipage. A
l'arrière la plage arrière du cuirassé Richelieu. Hugues Rétière me signale que le commandant
Leenhardt était capitaine de vaisseau à l'époque,
il me semble voir sur ces manches les 4 galons de capitaine de
corvette, ce qui est confirmé par un certain observateur attentif. (Photo Hugues Rétière - 1963)
L'inspection
de l'équipage se poursuit. Remarquez les visages soulagés
de ceux qui "sont passés" et ceux plus tendus de ceux qui vont
encore subir l'inspection. Surtout que l'on peut voir le capitaine
d'armes, derrière le treuil, inscrire quelque chose sur son
carnet, il y a de la punition dans l'air. De l'autre côté
du quai, un autre escorteur rapide du type E52. (photo hugues
Rétière - 1963)
Le commandant salue le fanion du Normand ainsi que la garde
d'honneur. Sur l'arrière de la photo on peut voir le
cuirassé Richelieu avec ses toujours impressionantes tourelles
de 380 mm, sur la droite les tourelles doubles AA de 100 mm. (photo
Hugues Rétière - 1963)

La mer est
grosse, la plage avant est balayée par les lames et les embruns.
J'ai eu la chance de naviguer sur un escorteur dont la passerelle
était fermée, sur le Normand (et beaucoup d'autres
d'ailleurs) voici ce que l'on voyait durant les quarts (Photos Georges
OLIVA - 1968).

(retour en haut de page)

RAVITAILLEMENT A LA MER.
Nous devons une grande partie des photos du Normand à Georges
Oliva, le voici "immatriculé" DEB9 sur cette photo, en train de
se préparer avec un collègue (sans doute
Malicorné) à un ravitaillement à la mer avec un
pétrolier de l'US Navy (photo Georges Oliva - 1968)

Le Normand se
présente à tribord du pétrolier américain
chargé de la ravitailler. Le nom du navire est inconnu, je pense
qu'il doit s'agir d'un pétrolier de la classe "Mispillion" du
type T3-S2-A3, lancé en 1945 ou 1946. Cette série
à été "Jumboïsée" au milieu des
années 60, sa capacité de chargement à
été alors accrue. Son déplacement était de
11000 tonnes à vide et 34750 tonnes en charge. Ces
ravitaillement sont toujours des moments de tension, surtout quand le
tonnage des bateaux étaient aussi différents. (Photo
Georges Oliva - 1968).



Le Normand va
procéder à un exercice de passage de chaise, qui consiste
à faire passer un "volontaire" d'un bateau à un autre au
moyen d'une chaise métalique suspendue à un cable.Le
destroyer sur cette photo est le USS Putnam. (photo Georges Oliva-1968)

Le USS Putnam
porte le matricule 757; il a été lancé le 26 mars
1944, il est de la classe "Allen M. Sumner". Son
déplacement était de 2200 tW, il mesurait 114 M de long,
12.45 de largeur. Il était équipé de 3 tourelles
doubles de 127 mm anti-aérien, de 12 canons de 40 mm ou 6 de 76
mm suivant les versions, de 2 "hérissons" ,de 1 grenadeur et de
2 tubes lance-torpilles ASM. Sa vitesse était de 38 noeuds
(Photo Georges Oliva-1968).

Poste de propreté
Deux photos du
poste de propreté à la fin des années 60. Pour les
plus jeunes d'entre nous, on peut remarquer que les banettes
n'apparaissent pas, en effet sur le Normand l'équipage couche
dans des hamacs. Il est quand même à remarquer que ces
corvées n'engendraient pas automatiquement la
morosité. (Photo Georges Oliva-1968)

(retour en haut de page)

1er janvier 1968,
le poste avant est décoré et la fête bat son plein,
les membres de la chorale sont inconnus, s'ils se reconnaissent, je
serais heureux de les nommer. J'ai appris depuis que le guitariste est
Jack Emery.(photo Georges Oliva-1968)

Autre photo, un week-end de 1968. L'ambiance n'est pas triste non plus.
(photo Georges Oliva-1968)

Toujours dans le poste avant,
à l'époque, pas si lointaine, les repas se prennent dans
chaque poste d'équipage. Les repas sont fait à la cuisine
et transportés vers chaque poste d'équipage dans des
gamelles en aluminium. Quand le temps était mauvais, ce ne
devait pas être tous les jours facile. Il faut remarquer que l'on
trouvait déjà sur les bateaux ex-américains
fournis par l'US Navy, dès le début des
années 50, un système de banettes et de cafétaria
qui ne seront adoptés par la marine que sur les derniers
escorteurs rapides.(photo Georges Oliva - 1968).

Ci-dessus, une autre photo
d'intérieur, le repas touche à sa fin dans le poste
d'équipage avant. Au premier plan, les gamelles et autres
ustensiles de transport de la nourriture. (Photo Jack Emery - 1968)

Un moment de détente
bien à l'abri du vent au pied de la cheminée au-dessus
des cuisine (à babord) et de la boulangerie (à tribord),
les "top-models" photographiés sont priés de se faire
connaître (photo Georges Oliva-1968)

Photo souvenir, le service ASM
au poste de "détente", à droite Jack Emery. La mer est
plate et belle comme elle peut l'être en
Méditerranée, mais elle est capricieuse et peut changer
d'un moment à l'autre. (Photo Jack Emery - 1968).

En espagne, à Valence,
photo d'escale, qui sont-ils et que sont-ils devenus ? (photo Georges
Oliva-1968)

La photo de famille du service
ASM du Normand. L'officier ASM était le Lieutenant de
vaisseau Muselli, à sa droite Jack Emery, on trouvait
également les QM1 et 2 Lhotellier, Ply,Donzel, ainsi que Duval
et "Charley", pour connaître les autres, je fais appel aux
anciens de la part de Georges Oliva, vous pouvez également le
joindre sur son email : "olivageorges13@hotmail.com", ou sur le site,
je ferai suivre. Après cette photo, en septembre 1968, Le
Normand remonte sur Lorient pour un grand carénage,
l'équipage est alors dissous, se qui est toujours un moment
douloureux. (Photo Georges Oliva - 1968)

Le 14 juillet 1967, Le Normand
fait escale à Banuyls, l'équipage forme une garde
d'honneur pour l'occasion, l'homme de base est Jack Emery, j'ai
souvenir que ces moments un peu "officiels" était suivi d'autres
nettement plus joyeux. (Photo Jack Emery - 14/07/1967).
QUELQUES SOUVENIRS
de Georges Oliva sur sa vie à bord :
"J'ai embarqué le
15/11/67 après un mois d'école venant du groupe
Montcalm-Océan comme écouteur ASM. Nous étions
souvent en mer, minimun trois jours par semaine pour des exercises avec
les sous-marins ou tirs de torpilles expérimentales ou
simulations d'exercices de tirs avec le lance-roquettes. Je me souviens
comme si c'était hier. à quinze personnes dans le PC ASM
minuscule, un marin par cadran pour les relevés de tirs,dans le
noir, la chaleur et très souvent la mauvaise mer.Nous
étions prioritairement dans une zone au large de l'ile de
Porquerolle."
Le 28 janvier 1968, le
sous-marin La Minerve disparaissait corps et biens au large de Toulon,
Le Normand avec les Brestois, Agenais et Béarnais, participe aux
recherches malheureusement sans résultats :
"Au sujet de la Minerve, il
me semble que nous avons appareillé le dimanche au
soir,l'équipage n'était pas au complet, les manquants dus
aux permissions sont arrivés avec un remorqueur qui nous a
ravitaillé en nouriture le lendemain soir, maneuvre
délicate de nuit et bord à bord. La suite
malheureusement, des quarts et des quarts de recherche sonar,quelques
espoirs sur des échos abandonnés, une image reproduite
par le sondeur qui aurait pu resembler à un sous-marin
abandonné aussi. Entre les quarts ASM chacun de lui même
montait à la passerelle faire de la veille. Notre secteur
était entre le Brusc (j'ai jamais vu la côte d'aussi
près), le cap Sicié et le large."

La garde de week-end, à
la coupée sur la plage avant. (photo Georges Oliva-1968)

Au mouillage à
Porto-Vecchio, se navire américain doit être le destroyer
USS Putnam, il est à noter que la tourelle double de 127 mm
arrière à été remplacée par
peut-être du 76 mm AA. (photo Georges Oliva - 1968)

Transit en colonne durant un
exercice, sans doute un "Fair Games" avec l'US Navy. (photo
Georges Oliva - 1968)

Le Normand en escale
à Mers-El-Kebir en Algérie en mars 1967. Nous ne
sommes que 5 ans après la guerre d'Algérie, les appareils
photo ne sont pas vraiment les bienvenus, ce qui explique la
qualité de la photo. (photo Jean-Pierre TACHON - mars 1967)