En 1976, Jean-jacques DELBECQUE était sur le Gascon, sa spécialité était détecteur ASM. Sur son site personnel,Site personnel de Jean-Jacques Delbecque,
j'ai trouvé des photos prises par le second-maître missilier Jean-Marie
GALAND, cela se passait durant la mission SARGASSE III, en voici le
passage de la ligne, un grand merci à Jean-Jacque Delbecque et
Jean-Marie Galand (mise en ligne : 08/01/2012)
1976.
J'ai déjà mis cette photo en ligne, mais je ne résiste pas au plaisir
de la remettre, nous sommes durant la mission "Sargasse III" qui mène
le Gascon et le Tartu à travers l'atlantique vers le Brésil et les Antilles. (Photo Jean-Marie GALAND via JJ DELBECQUE - 1976)
1976, Le Gascon et le Tartu
passent la ligne. Voici une partie des cérémonies du passage que je
n'ai pas souvent mise en ligne. (Photo Jean-Marie GALAND via JJ
DELBECQUE - 1976)
1976.
Ceux qui ont passé la ligne auront sans doute reconnu la scène. Il
s'agit pour le préposé à la gaffe de récupérer "la ligne de
l'équateur" et de la faire passer au dessus des superstructures du
bateau afin que ni lui ni la ligne ne soit endommagés, ce qui serait de
mauvaise augure. (Photo Jean-Marie GALAND via JJ DELBECQUE - 1976)
1976.
Une autre vue de la même situation, la qualité de la photo permet de
bien voir les détail de la plage avant. (Photo Jean-Marie GALAND via JJ
DELBECQUE - 1976)
1976,
mission Sargasse III, d'aucuns pourraient m'objecter qu'il ne s'agit
que d'un exercice de transfert au regard de l'agitation plage avant,
mais personnellement je m'en tiendrai à la version beaucoup plus "fun"
du gaffeur préposé au transfert aérien de la ligne, cérémonie que j'ai
personnellement connue sur le Provencal. (Photo Jean-Marie GALAND via JJ DELBECQUE - 1976)
1976.
Passage de la ligne durant la mission Sargasse III. Sur le toit de la
passerelle, le veilleur surveille aux jumelles la présence de la
délicate ligne marine qui indique l'équateur, car il est bien connu que
pour ces circonstances on ne peut pas faire confiance qu'à
l'électronique. (Photo Jean-Marie GALAND via JJ DELBECQUE - 1976)
1976.
La ligne est sur le point d'être passée, le greffier lit à Neptune et à
sa gracieuse épouse les modalités de la suite des cérémonies. (Photo
Jean-Marie GALAND via JJ DELBECQUE - 1976)
1976. Immortalisation du texte du règlement de la Ligne. Accessoirement on a une bonne vue sur les aériens du Gascon. La passerelle du Gascon était découverte, d'où la présence des tentes même en mer. Deuxième partie mise en ligne le 14/01/2012. (Photo
Jean-Marie GALAND via JJ DELBECQUE - 1976)
1976.
Une autre vue des néophytes, certains visages sont un peu
interrogatifs, mais en général c'est la bonne hummeur qui prévaut. Au
dela du rite initiatique, c'est quand même la fête qui est mise en
avant, du moins dans mes souvenirs. (Photo
Jean-Marie GALAND via JJ DELBECQUE - 1976)
1976.
Cette scène représente la partie qui se déroule généralement la veille
du baptême. On y voit à gauche l'évêque, un officiant et le gendarme,
garant du bon ordre de la cérémonie, dont la capacité à maintenir ordre
et dignité ne saurait ici être mise en doute. (photo
Jean-Marie GALAND via JJ DELBECQUE - 1976)
1976.
Voici maintenant l'officiant, qui semble avoir dans sa main quelque
chose que le futur "chevalier de la ligne" va devoir ingurgiter, sans
danger mais sans doute peu gastronomique. (Photo
Jean-Marie GALAND via JJ DELBECQUE - 1976)
1976.
L'evêque doit sans doute donner une onction, à droite la boîte aux
lettres dans laquelle le futur baptisé devra aller chercher sa
convocation pour son passage devant le tribunal de Neptune. Cette boîte
était attachée à la partie arrière et néanmoins charnue d'un individu,
partie que la morale m'interdit d'expliciter plus avant. La personne de
droite a déjà reçu sa convocation. (Photo
Jean-Marie GALAND via JJ DELBECQUE - 1976)
1976.
A nouveau le gendarme, sans doute en train de donner les dernières
consignes, comme les décorations tout est de fantaisie, mais doit quand
même se dérouler suivant un rituel immuable, la marine aime les
traditions, c'est bien connu. (Photo
Jean-Marie GALAND via JJ DELBECQUE - 1976)
1976.
Officiant et evêque à l'oeuvre. Comme les photos précédentes, la scène
se passe dans un poste ou carré d'officiers mariniers, tout le monde
doit être baptisé, quoique bien souvent les officiers avaient eux déjà
été intronisés à bord de la "Jeanne" en tant qu'élèves. (Photo
Jean-Marie GALAND via JJ DELBECQUE - 1976)
1976.
Une dernière photo pour donner l'ambiance dans laquelle se passaient le
passage de la ligne en tout cas tel que je l'ai connu. Encore merci à
Jean-Jacques Delbecque et Jean-Marie Galland. (Photo
Jean-Marie GALAND via JJ DELBECQUE - 1976)
Christian RENIER a embarqué sur le Gascon
de 1966 à 1968, d'abord comme torpilleur et ensuite comme missilier,
les techniques ayant évolué il faut bien s'adapter. Merci pour ces
photos prises sur le vif. (mise en ligne : 07/05/2011)
1967. Sur le Gascon,
à l'abri du pare-flamme du lance-roquettes, plage avant, une version
moderne de la célèbre partie de cartes, il est vrai qu'il s'agit ici
plutôt d'une partie de tarot. (Photo Christian RENIER - 1967)
1967.
Une autre partie de tarot, il paraît que celle-çi a duré toute la nuit.
Cela a plus des airs de tripot à Macao que de poste d'équipage,
remarquez que les hamacs ne sont pas loin. (Photo Christian RENIER -
1967)
1967.
Une autre vue de la vie à bord. La partie de bras de fer. Christian est
le pugiliste de droite. (Photo Christian RENIER - 1967)
1967.
Photo prise dans une coursive ou dans un poste d'équipage, au vu de la
décoration un peu particulière j'opterais plutôt pour un poste. (Photo
Christian RENIER - 1967)
1967.
Repas dans le poste d'équipage, la cafétaria n'est pas encore
d'actualité, le confort est quand même assez spartiate, je l'ai déjà
dit, mais je pense qu'il est aussi bon de montrer que les conditions de
vie à bord à l'époque n'était pas toujours simples. Encore merci à
Christian. (Photo Christian RENIER - 1967)
Les
auteurs de cette série sont divers et variés, les dates aussi. Comme la
vie normale, un patchwork en somme. (mise en ligne : 25/06/2010)
1976.
Un jeune aspirant entré tout juste un mois avant dans la marine, donne
ses impression aux lecteurs de "Cols Bleus". Témoin d'une mautre
époque de notre marine. (Photo "Cols bleus" - 1976)
Le
29 février 1960 à 23h40, un seïsme d'une magnitude de 5.7 se produisait
à Agadir, l'épicentre était juste en dessous de la ville. Cette
catastrophe a fait entre 12000 et 15000 morts et environ 25000 blessés.
La base aéronavale toute proche et qui avait été épargnée a servi de
point central pour les secours. L'escadre qui était en exercice en
atlantique a aussitôt mis le cap sur la ville martyr. Les bateaux grâce
à leurs équipements pouvaient produire eau douce et électricité pour
secourir les 30000 survivants. Sur cette photo, plage arrière du Gascon,
une équipe se prépare à descendre à terre aider les secours. La
pluspart de ces jeunes voyaient des morts pour la première fois et ce
qui les attendait a dû les marquer à vie. La ville a été détruite entre
60 et 90% suivant les quartiers. Jean se trouve au deuxième rang, le
5ème en partant de la gauche. (Photo Jean SALDUCCI - 1960)
1971. Le Gascon
fait escale à Bordeaux, que je pensais être sa ville marraine, mais
bien mal m'en a pris, un internaute attentif me signale que la ville
marraine du Gascon était AUCH, chef-lieu du Gers. Voici le bateau au quai de la Lune. (Photo "tintin63" - 1971)
1971. TOujours à Bordeaux et à un endroit pas si éloigné de là où se trouvait le regretté Colbert. (Photo "tintin63" - 1971)
1976.
Nous sommes durant la mission "Sargasse" de 1976. Cette photo me paraît
intéressante car elle se situe au mess des officiers mariniers. Le
commandant de l'époque, le capitaine de frégate LE PICHON s'adresse aux
officiers mariniers réunis lors du repas. Admirez la décoration typique
des années 70. (Photo www.alabordache.com - 1976)
1976.
Au cours de la mission SARGASSE III. Voici les animateurs de Radion
Gascon. Ces radios du bord mettaient un peu de bonne humeur pendant les
soirées en mer et loin de la métropole. (Photo Delbecque - 1976)
1976. Le Gascon
coupe l'équateur. Voici la cérémonie du passage de la ligne.
Normalement les néophytes sont, suivant la formule "tremblants", Il
faut bien avouer qu'ici tout semble se passer dans la bonne humeur.
Remarquez au pied du mât de beaupré, la gaffe qui va service à faire
passer la ligne au-dessus du bateau, du moins cela faisant partie des
traditions. (Photo Delbecque - 1976)
1954. Le Gascon lors des essais à la mer, photo de la DCAN Lorient. (Photo DCAN Lorient - 1954)
1973. Le Gascon fait une mission dans l'océan Indien, à l'aller comme au retour, il fait escale à Durban en Afrique du sud. (Photo www.alabordache.com - 1973)
Pour changer un peu des classiques tapes de bouche, voici un autocollant du Gascon. (Photo Joly - 19??)
Les photos ci-dessous proviennent de l'excellent www.alabordache.com,
je ne saurais trop insister auprès des internautes qui mettent en ligne
des photos pour qu'ils les documentent au maximum, notre mémoire
collective leur en sera infiniement reconnaissante. Un grand merci à
Jean SALDUCCI, Michel THILL pour les photos et Daniel MAURICE pour les
commentaires éclairés. (mise en ligne : 26/12/2009)
Pour
faire mentir mon commentaire ci-dessus, j'ai toutes les informations
pour la photo ci-dessus, je laisse donc la légende de son auteur
avec en prime une petite leçon d'histoire, merci à Jean SALDUCCI
:
"Hampton Road, le défilé naval du 13 juin 1957 . Ce défilé commémorait
le 350ème anniversaire de la fondation de la Virginie en 1607. Vingt
nations étaient représentées. Les bâtiments étaient en ordre sur deux
lignes, la ligne tribord composée de tous les bateaux étrangers; leur
faisant face sur bâbord, les bâtiments de L’US Navy.
Les premiers navires à tribord, occupaient les places d’honneur. Parmi
eux, le croiseur de Grasse, éponyme de l’amiral français qui commandait
la flotte des forceurs de blocus. Le 5 septembre 1781, le comte de
Grasse avait alors infligé une cuisante défaite à la flotte anglaise
sous les ordres de Lord Cornwallis. La bataille de la baie du Chesapeake
fut décisive pour la victoire de Washington, Rochambeau et la Fayette.
Venait ensuite le porte-avions "Bois Belleau" l'ex "USS Belleau Wood",
portant le nom d’une bataille de la grande guerre où les troupes
américaines s’étaient illustrées, suivaient enfin les escorteurs
rapides le "Lorrain" et le "Gascon" dont la construction avait été financée
par le gouvernement américain dans le cadre du pacte d'assistance
mutuelle.
Le président D. Dwigh Eisenhower, passa les navires en revue, en
remontant les deux files à bord d’un croiseur portant sa marque de
commandement". (Photo Jean SALDUCCI - 1957)
Une autre photo de Jean Salducci avec une légende de Daniel Maurice, un autre ancien du Gascon. "Juin 1957. Retour du défilé naval aux Etats Unis: Les joyeux drilles du
poste 3 (plat 31) sur la plage arrière du Gascon. A cette époque, les
escorteurs rapides pouvaient être grées pour le draguage des mines à
orin comme en témoigne le flotteur divergent ou "paravane", dont on
voit l'arrière, à droite de la photo."
Il faut reconnaître aux escorteurs rapides leurs rôles polyvalents.
(Photo Jean Salducci - 1957, commentaires de Daniel MAURICE)
La photo est de Jean SALDUCCI, les commantaires de Daniel MAURICE : "1957 : La garde d'honneur du Gascon : Le porte fanion est le QM CS
Ruquet. On reconnaît également les QM Debair, Deliot, Salducci... Les QM CS
étaient des Quartiers Maîtres fusiliers marins commandos du
Cadre Spécial. Ils étaient assimilés au seconds maîtres dont ils
partageaient la table. Les "QM CS" sont apparus pendant la guerre
d'Algérie. Redoutés, ces "fils de Bidel" prenaient à bord ou à terre,
le service de sergent d'armes."
(Photo Jean SALDUCCI - 1957, commantaires Daniel MAURICE)
Toujours
impressionant, le lancement d'une torpille ASM. Ces armes constituaient
l'armement principal avec le mortier ASM. (Photo Michel THILL - 1962)
Belle
photo de groupe et d'ambiance. Les escorteurs rapides partent à la
chasse ASM. La mer est belle mais ce n'était pas toujours le cas, il
fallait être prêt n'importe quand et par n'importe quelle mer. (Photo
Michel THILL - 1962)
Le
pétrolier ravitailleur "Baïse" ravitaille sur son tribord un escorteur
rapide du type E52, il a l'ancienne passerelle découverte et a en 1962,
l'anneau noir de chef de division autour de la cheminée. En 1963 le
"Picard" avait cet anneau et le "Bourguignon" en 1964. La
photo est prise depuis le "Gascon" qui est ravitaillé à babord du
pétrolier.
La Baïse a été mise en service en 1945. (Photo Michel THILL - 1962)
En
1963, Jean-Claude VENTURINI est matelot détecteur à bord du GASCON.
C'est Bernard CATHERINE qui, avec l'accord de l'auteur bien-sûr, a eu
l'amabilité de me faire parvenir ces photos des années glorieuses.
Quand à Daniel ANDRZEJEWSKI, il était canonnier sur le Provencal et a
pris des photos du Gascon à cette occasion. Merci à tous les trois, et
maintenant embarquez à bord du Gascon. (mise en ligne le 20/06/2009)
1963.
Nous sommes durant la croisière "Mousson" que le Gascon effectua avec
le Provencal dans l'océan Indien. Peut-être devant le port d'Aden au
Yemen. Il y a beaucoup de monde autour du treuil avant, ce n'est pas
bon signe. (Photo Jean-Claude VENTURINI)
6
décembre 1963. Le Gascon, toujours durant la croisière "Mousson", fait
escale à Djibouti. Certains en profitent pour faire une escapade dans
le désert à bord d'une Renault 4L. On peut reconnaître à gauche Bernard
CATHERINE, alors sur le Provencal, au milieu Marcel HAMY et à droite
Yves GUTMAN, aujourd'hui disparu, il était haut fonctionnaire à
l'Assemblée Nationale, expert reconnu en questions militaires. (Photo
Jean-Claude VENTURINI)
1963.
Les photos suivantes m'ont aussi été envoyées par Bernard Catherine,
mais leur auteur est Daniel ANDRZEJEWSKI qui était embarqué comme
canonnier sur le Provencal et à pu voir le Gascon au cours de
manoeuvres. Ici le Gascon se présente par le tribord du Provencal pour
un exercice de transfert de personnel, dit "à la chaise". Ces photos
ont été prises lors de la croisère "Mousson" de 1963. (Photo Daniel
ANDRZEJEWSKI)
1963.
La suite de la séquence de transfert. Le cable porteur est passé. On
peut voir entre le bloc passerelle et la cheminée la chaise qui est
préparée. Les volontaires n'étaient pas très nombreux car l'exercice
était impressionnant. (Photo Daniel ANDRZEJEWSKI)
1963.
Un autre exercice avec le Provencal car cette fois le Gascon est à
babord, souvent dans ces exercices, chaque bateau était à son tour
passeur. Dans la mature le pavillon GOLF (barré de bleu vertical sur
fond jaune) qui indique que le Gascon n'est pas maître de sa manoeuvre.
(Photo Daniel ANDRZEJEWSKI)
1963.
Daniel Andrzejewski dans sa banette sur le Provencal. Il était surnommé
Hercule, je fais confiance à Bernard. Remarquez la petite lumière à
gauche de la tête de Daniel, les rapides étaient spartiates mais on y
avait, pour l'époque, un minimum de confort. ENcore merci à tous les
trois pour ces photos. (Photo Daniel ANDRZEJEWSKI)
Les
souvenirs du Gascon s'étoffent un peu plus, grâce à
Jean-François PERROT qui était embarqué entre 1966
et 1969, il nous fait parvenir une partie de ses souvenirs, un grand merci
à lui.
Le
Gascon dans toute la splendeur de ses jeunes années. Le bateau
ne porte pas encore son matricule, cette photo a sans doute
été prise lors des essais à la fin des
années 1950. (Photo Jean-François PERROT)
1962.
Le 9 mars 1962, au large de Lorient, le Gascon fait des essais. A cette
date le bateau était actif depuis au moins 5 ans, cette photo a
peut-être été prise après des travaux
importants. (Photo DCAN Lorient via Jean-François PERROT)
1962.
Cette photo a été prise quelques secondes avant la
précédente, toujours au cours des mêmes essais. Le Gascon a été lancé aux Ateliers et
Chantiers de la Loire à Nantes. (Photo DCAN Lorient via
Jean-François PERROT)
Hambourg.
L'Escadre fait escale à Hambourg, la date n'est pas
précisée. On ne compte pas moins de 5 escorteurs rapides,
dont le Breton à gauche. Cela devait faire du monde dans les
bars de la ville. (Photo Jean-François PERROT)
Cette
photo est prise depuis le Gascon dont on voit la plage avant, il se
présente sur le babord du pétrolier ravitailleur, La
Seine ou La Saône, qui est lui même en train de ravitailler
le Picard. (Photo Jean-François PERROT)
Cette
photo n'est pas de Jean-François mais de Hesling, mais comme
elle était toute seule, je me suis dit qu'elle ferait bien ici,
c'est tout. Le Gascon est en carénage à Toulon en 1962.
(Photo HESLING)
Le
poste d'équipage n°3. Pas de bannettes mais des hamacs
pliés le long des flancs du bateau. Par contre beaucoup de place
durant la journée. Un grand merci à Jean-François
pour ces photos. (Photo Jean-François PERROT)
Il n'y
avait pas grand chose comme souvenirs du Gascon, grâce à
"Tahaa" un ancien trouvé sur l'excellent site forum Anciens Clos bleus et Pompons rouges
, cette lacune est en partie comblée, merci à lui. Les
photos ci-dessous ont été prise par Daniel Martine
à partir de l'escorteur d'escadre "D'Estrées" en exercice
avec le Gascon en 1975.
Le Gascon
à Toulon, il se prépare à un exercice avec le
"D'Estrées", nous sommes en 1975 (Photo Daniel Martine via
"Tahaa").
Le
Gascon se présente sur le tribord du d'"Estrées". Les
photos ont souffert des années, mais prises sur le vif, elle
n'en ont que plus de valeur. (Photo Daniel Martine via "Tahaa").
Le
Gascon se met bord à bord avec le d'Estrées". La mer est
hachée et la tenue de cap ne doit pas être très
facile. Au vu du pavillon sur la drisse signalant la manoeuvre, le
mistral semble s'être levé, et au large de Toulon, il
pouvait perturber beaucoup ce genre d'exercice. (Photo Daniel Martine
via "Tahaa").
Le
moment le plus délicat. Les bateaux sont très proches
l'un de l'autre, les remous occasionnés par les deux coques sont
très forts, on voit ici l'arrière du Gascon qui se
soulève, apparaît le safran du gouvernail, les deux
hélices doivent alors se trouver en partie hors de l'eau et les
efforts sur les arbres d'hélice très importants. On peut
aussi voir que les écubiers de la plage arrière
évacuent l'eau qui envahie le Gascon. J'aime cette photo car
elle décrit bien l'inconfort qui pouvait règner sur les
escorteurs rapides par mer formée. (Photo Daniel Martine via
"Tahaa").
Le d'Estrées
(à gauche) s'apprête a lancer le bout vers le Gascon, qui
sera ensuite passé à l'équipe que l'on voit en bas
du bloc passerelle. On voit sur cette photo que les escorteurs
d'escadre avaient une teugue qui protégait la partie
arrière du bateau, les rapides par contre avaient un pont
principal d'un seul tenant si ce n'était la protection que l'on
voit en dessous de l'équipe de manoeuvre, les lames s'en
donnaient alors à coeur joie, et tant pis pour les chaussures de
ceux qui sortaient imprudemment sur le pont. (Photo Daniel Martine via
"Tahaa").
Entre
1976 et 1977, Hervé LE CORRE a fait son service militaire à bord du
Gascon, il y a embarqué comme matelot mécanicien chauffeur. Voici les
souvenirs qu'il en a rapportés. Merci à lui pour l'autorisation de mise
en ligne. (Mise en ligne le 30 mai 2009).
1976/1977.
Le Gascon est à Brest. L'équipe des mécaniciens se prépare. Pour être
ainsi rassemblés par service, il doit y avoir de l'inspection générale
dans l'air, dans son commentaire Hervé parle de permission, peut-être
alors l'inspection avant de descendre. Remarquez en haut du bras gauche
le galon rouge des matelots brevétés provisoires. Depuis que le service
militaire n'existe plus, je pense que ce galon n'est plus utilisé, à
vérifier. (Hervé Le Corre - 1976/77)
1976/77.
Beaucoup plus décontractée, l'équipe des mécaniciens prend l'air plage
arrière. La mer est calme mais les filiaires de protection de tempête
sont quand même à poste. (Hervé Le Corre - 1976/77)
1976/77.
Le Gascon passe sous le pont d'Aquitaine à Bordeaux sans doute au cours d'une escale dans la cité. Durant
cette période le Gascon a participé à la mission "Sargasse 3" en 1976
avec des escales aux USA (Savannah, Norfolk ou Charleston) ainsi que
des escales en 1977 a Oslo ou Brême. (Hervé Le Corre - 1976/77)
1976/77
Le Gascon appareille après une escale à Bordeaux. Si c'est en 1977, c'est presque
à la fin de la vie active du bateau car il va être mis en complément en
septembre 1977. Il faut bien dire qu'il accuse le poids des ans sur
cette photo. (Hervé Le Corre - 1976/77)
1976/77.
Une autre photo prise plus ou moins au même moment. A l'arrière, à
droite de la photo on aperçoit le pont de pierre qui
permet d'identifier l'escale comme étant à Bordeaux. (Hervé Le
Corre - 1976/77)
Cette
photo me paraît plus ancienne. Elle ressemble aux photos "officielles"
que l'on pouvait acheter à la coopérative du bord. Le Gascon y porte
l'anneau noir de chef de groupe d'escorteurs rapides. (Hervé Le Corre -
??)
Photo prise plus ou moins à l'époque de la précédente. (Hervé Le Corre - ??)
1976/77.
Le Gascon en escale. Il est éclairé comme en plein jour. Accessoirement
ces lumières étaient fort utiles pour retrouver le bord après des
soirées un peu arrosées. Un grand merci à Hervé Le Corre pour ces
photos. (Hervé Le Corre - 1976/77)
Nous
avons tous rapporté de nos passages dans la marine des coupelles aux
armes de l'un ou l'autre des bateaux. J'aime bien cette tradition qui
fait que le bateau n'est pas tout à fait perdu, il revit un peu dans
ces souvenirs. (Hervé Le Corre - 1976/77)
1976/77.
Nous sommes dans la machine, plus précisément devant une des deux
chaudières du bord, les différents éléments sont peints d'une couleur
précise, c'est absolument indispensable pour s'y retrouver dans ce
dédale de tuyaux, volants et autres manettes. (Hervé Le Corre - 1976/77)
1976/77.
Toujours dans la machine, encore des couleurs, imaginez un peu
l'endroit avec le bruit et la chaleur, on voyait régulièrement et quand
le temps le permettait, les mécaniciens monter sur le pont pour prendre
l'air, les gars le méritaient bien car leur travail n'était pas de tout
repos. (Hervé Le Corre - 1976/77)
1976/77.
D'autres volants, d'autres manomètres, encore des paramètres à
surveiller pour que tout tourne rond. Les escorteurs rapides dataient
des années 50, ils accusaient leur âge et le travail ne manquait pas
dans la machine. Je pense surtout aux bouilleurs qui donnaient l'eau
douce, leur fonctionnement était parfois un peu fantasque. (Hervé Le
Corre - 1976/77)
1976/77.
Le Gascon fait des essais de vitesse. Je me souviens que
les sorties des deux chaudières passaient contre les parois de la
coursive centrale et s'évacuaient dans la cheminée, durant ces essais
de vitesse maximum, la peinture des parois devenait alors très chaude.
(Hervé Le Corre - 1976/77)
1976/77.
Le Gascon est à quai lors d'une escale. On a ici une belle vue sur la
cheminée avec son anneau noir de chef de division d'escorteur rapide.
J'ai toujours pensé que la cheminée est pour un bateau ce que le nez
est pour un visage. Encore merci à Hervé de faire revivre le Gascon.
(Hervé Le Corre - 1976/77)