Le
Corse d'auteurs divers et de sources diverses et pour compliquer le
tout de date différentes, et oui ! ça se mérite la plongée dans les
souvenirs (mise en ligne : 22/05/2010)
Tout
à une fin, nos anciens bateau aussi, voici un article de "Cols Bleus"
qui relate la fin du Corse. C'était le minimum que l'on pouvait faire
pour le premier de la série des escorteurs rapides.(photo "Cols Bleus -
1975)
Toujours
pour évoquer la fin du Corse, une photo parue dans un "Cols
Bleus" de 1975 qui montre les dégâts provoqué par un tir d'Exocet lancé
par la "Jeanne d'Arc". Le missile a heurté le Corse sur son tribord au
niveau de la passerelle.(photo "Cols Bleus - 1975)
Une
partie du service "commissariat", au centre le fourrier Bernard Wirth
et de part et d'autre deux motels du bord dont les noms sont encore à
découvrir, je pense que nous sommes dans la coursive centrale du
bateau.(photo Bernard WIRTH - 1974)
Bernard
Wirth dans un poste d'équipage. A gauche l'échelle dont l'usage par
mauvais temps pouvait poser quelques problèmes. En voyant ces photos on
se rend un peu compte à quel point l'intérieur d'un bateau de guerre
pouvait être encombré.(photo Bernard WIRTH - 1974)
Plage
arrière, Bernard et les copains motels, habillés des chemisettes au nom
du bateau, je regrette de n'avoir pas gardé les miennes.(photo Bernard
WIRTH - 1974)
Le
Corse en 1962. Le second-maître de garde à la coupée dirige la mise en
place de cette dernière. Le factionnaire près de la porte est armé,
nous sommes peut-être en Algérie durant la guerre. (photo Marco - 1962)
En
1964 Richard CRONIER était embarqué sur le Corse, il m'a envoyé des
photos que j'avais au départ attribuées par erreur à André CROSNIER, je
prie ici tous les deux de m'excuser pour ma bévue, le comité de
rédaction va prendre sans tarder les sanctions disciplinaires qui
s'imposent contre votre serviteur. Voici donc les photo de Richard, je
le remercie encore pour ses envois et pour sa patience.
1964. Richard et un collègue posent appuyés au mortier sextuple de 375 mm. Sur
les 4 premiers escorteurs rapides, la série des E50, le mortier se
situait au centre du navire derrière la cheminée, cette disposition
n'était pas très favorable au pointage de la pièce et il sera ensuite
déplacé à l'avant dans la série des E52.(photo Richard CRONIER - 1964)
Tir d'une roquette asm depuis le mortier de 375mm. On voit bien sur
cette photo les difficultés d'un tel tir. D'abord le lancer ne pouvait
se faire que par le travers, la position du sous-marin étant plutôt
dans les secteurs de l'avant, le bateau devait se positionner par le
travers avant le tir, ensuite on imagine sans peine les dégâts des tirs
sur l'environnement du mortier. Quand le mortier a été mis sur le roof
à l'avant, ces désavantages étaient de beaucoup diminués. (photo Richard CRONIER - 1964)
Une photo prise lors d'une l'escale dans un fjord norvégien. On peut apercevoir au mouillage sur la droite
deux escorteurs rapides, plus à gauche on
peut voir (du moins je pense) 2 avisos ex-colonniaux du type Chamois,
dont sans doute le Cdt Amyot D'Inville ainsi qu'un aviso-dragueur du
type Elan sur l'avant.(photo Richard CRONIER - 1964)
Pêche
à la truite ou mesure d'hygiène, en tout cas attention de ne pas tomber
l'eau ne doit pas être très chaude.(photo Richard CRONIER - 1964)
L'escale dans les fjords. La Norvège est un pays d'eau et de rochers à
la nature magnifique. Au premier plan les bouteilles d'air comprimé
pour la chasser les torpilles hors des tubes.(photo Richard CRONIER - 1964)
En
1964, certains membres de l'équipage du Corse font un pélerinage à
Lourdes, en voici une photo souvenir avec le commandant du Corse de
l'époque, au centre en civil.(photo Richard CRONIER - 1964)
1964.
Après un repas dans le poste d'équipage. Photo d'ambiance de la vie à
bord, les repas se prennaient encore dans les postes d'équipage, la
cafétaria n'existait pas encore.(photo Richard CRONIER - 1964)
1964.
Photo prise dans la machine. L'équipe pose, officier-marinier,
quartier-maîtres et matelots confondus, l'important était de bien faire
son boulot.(photo Richard CRONIER - 1964)
1964.
Le Boulonnais vu depuis la plage arrière du Corse, sans doute lors d'un
exercice de passage de courrier ou de ravitaillement.(photo Richard
CRONIER - 1964)
1964.
Le Corse se présente sans doute pour un ravitaillement à la mer,
on peut voir l'arrière d'un pétrolier ravitailleur, la Seine ou la
Saône. Le vent est fort et la mer bien formée, cela s'annonce un peu
ardu, mais l'équipage a l'habitude et les automatismes vont encore bien
fonctionner. (photo Richard CRONIER - 1964)
1964.
L'escorteur russe du type RIGA dont l'histoire est décrite dans les souvenirs du Boulonnais d'André Crosnier, si j'ai un temps un peu mélangé les photos vous comprendrez que j'ai quelques excuses.
Remarquez que l'affût arrière est pointé vers l'avant du bateau par
rapport à l'autre photo. (photo Richard CRONIER - 1964)
1964.
Au second plan un escorteur ex-colonial du type CHAMOIS, au premier
plan, un chalutier dont les marques de nationalité ne sont pas
visibles, il semble très bien équipé en moyen de transmission et de
detection avec ses deux antennes radar pour un simple chalutier. Je
tiens à remercier encore ici Richard CRONIER pour ces documents. (photo Richard CRONIER - 1964)
QUAND LE CORSE FAIT APPEL A LA
CHIRURGIE ESTHETIQUE "MARINE".
Tous les
documents et photos ci-dessous m'ont été envoyés
par Bernard WIRTH, qui était à l'époque matelot
fourrier à bord du Corse, un très grand merci à
lui pour ces contributions.
Le 4 juillet 1973,
au cours de manoeuvres, le Corse suite à une mauvaise manoeuvre aborde l'escorteur
d'escadre DU CHAYLA. La ligne
de son beau nez aquilin en est irrémédiablement
modifiée.Le Corse était en fin de carrière,
néanmoins on a estimé en aux lieux et à juste
titre qu'il pourvait encore rendre quelques services. Donc, comme
l'explique l'article ci-dessus du "Télégramme
de Brest", il est décider de lui greffer
l'étrave du Bordelais,
lui même en réserve. (Le Télegramme de Brest via
Bernard Wirth)
Après
son abordage, le Corse entre au bassin pour ses réparations sous
le beau soleil brestois. ( Photo Bernard Wirth)
Gros
plan sur les dégâts, évidement il va aller moins
vite maintenant. Vu la solidité de l'étrave, le choc a du
être un peu rude. ( Photo Bernard Wirth)
Donc en aout 1973, le Corse entre au bassin pour son opération.
La première phase est de nettoyer la "plaie" afin de permettre
la greffe. On le voit ci-dessus avec le nez en moins. Bernard
était fourrier à l'époque, et il me semble me
souvenir que sur les "rapides", le magasin général
géré par les fourriers, se trouvait à l'endroit
exact où l'on voit le personnage casqué tout à
fait à l'avant. Le magasin général et la soute
à peinture juste en dessous n'ont jamais du être si bien
aérés. Juste au-dessus, se trouvait le poste
d'équipage avant (photo "Le Télégramme de Brest
via Bernard Wirth).
<>
Voici la
2ème phase. L'étrave de 15 tonnes du Bordelais, est
présentée à l'avant du Corse. (photo "Le
Télégramme de Brest via Bernard Wirth).
<>
3ème
phase. L'ex étrave du Bordelais s'emboite parfaitement dans
l'avant du Corse, il ne reste plus qu'a faite les soudures pour que le
bateau retrouve toutes ses facultés et qu'il puisse encore un
peu naviguer. J'ai moi même embarqué quelques jours au
cours d'une sortie de l'Ecole des Mousses, fin 72 ou début 73.
(photo "Le Télégramme de Brest via Bernard Wirth).
Voici
le poste de manoeuvre des fourriers à la mer, normalement un
bosco se tenait à la place de Bernard Wirth à la barre,
qui lui se trouvait juste derrière devant les indicateurs de
tours d'hélices, son rôle étant de faire la liaison
passerelle-machine. J'ai toujours en tête l'ordre "TERMINE BARRE
ET MACHINE" qui annonçait le calme après le moment de
tension d'un accostage. (Photo Bernard Wirth - 1973).
La légende
officielle de cette photo pourrait être "manoeuvre de
ravitaillement ou passage de courrier", mais rétablissons la
vérité, c'est plutôt un jeu de "tir à la
corde", d'ailleurs le personnage en pull blanc n'est autre le le CC
DERAMOND, dernier commandant du Corse. Je ne sais pas qui a
gagné cette manche. (Photo Bernard Wirth - 1973).
Lors de l'escale de Flaam
en Norvège, l'équipage comme toujours s'égaille
pour visiter le pays. Voici le matelot fourrier Wirth posant devant un
fiord. Cette escale avait lieu pour le 14 juillet 1973. (Photo Bernard
Wirth - 1973).
Et voici le "chouf"
fourrier Guezenec dans ses oeuvres picturales. On peut remarquer ici
que se sont les fourriers qui assuraient l'approvisionnement en
peinture du bord, car notre quartier-maître ne semble pas avare
sur les couches de couleur. Bernard que l'on devine à gauche ne
semble lui pas avoir encore la technique, il y a plus de peinture dans
le pot que hors du pot. (Photo Bernard Wirth - 1973).
Dans le cadre des
économies budgétaires exigées par le ministre,
nous voyont ici le PM fourrier LELAY qui participe à
l'émélioration de l'ordinaire du bord, de toute
façon, c'est l'intention qui compte. Plus sérieursement,
on aperçoit tout à l'arrière un apparaillage de
brouillage contre les sous-marins. (Photo Bernard Wirth - 1973).
Toujours
envoyée par Bernard Wirth, une autre photo de l'étrave du
Corse, on imagine mieux la violence du choc. (Photo Bernard Wirth
- 1973)
Le
Corse en bassin, les artilleurs en profitent pour nettoyer les canons
de 57mm de l'affût avant, l'exercice semble necessiter pas mal de
reflexion et d'analyse, il y ceux qui pensent et ceux qui tirent sur
l'écouvillon on peut néanmoins facilement changer les
rôles. (Photo Bernard Wirth - 1973)
Le
Corse se présente sur le tribord arrière de la Seine pour
un ravitaillement. Toutes les photos qui suivent sont extraites du
rapport d'essais définitif de la Seine. Elles sont consultables
sur le site du SHM de Chatellerault.
Il semble que parmi ces essais, certains soient faits en flèche
comme sur cette photo, la manche partant de l'arrière de la
Seine. (Photo SHM Chatellerault - 1961)
Ces
essais ont été faits le 25 octobre 1961. On voit mieux
sur cette photo la manche qui monte sur la plage avant du Corse. Les
tractions de la mer sur la manche devaient être très
importantes. (Photo SHM Chatellerault - 1961)
La
série des essais continue, mais cette fois avec la technique
plus classique où les deux bateaux sont côte à
côte, la manche de ravitaillement suspendue à un cable. Le
Corse est sur le babord de la Seine. (Photo SHM Chatellerault - 1961)
Par
rapport à la photo précédente, Le Corse est
beaucoup plus éloigné, les deux bateaux devaient avoir un
cap et une vitesse très contrôlés, maintenir
ensembles deux unités au tonnage aussi différents
n'était pas toujours facile. (Photo SHM Chatellerault - 1961)
Le
ravitaillement se fait maintenant sur le tribord de la Seine, remarquez
la potence de la Seine qui maintient la manche de ravitaillement.
(Photo SHM Chatellerault - 1961)
Cette
photo montre le début du ravitaillement, la manche est
présentée au Corse. Les escorteurs rapides n'avaient pas
de "longues jambes" et quand les sorties en mer étaient assez
longues il fallait les ravitailler régulièrement. (Photo SHM Chatellerault - 1961)
Pour
clore ce chapitre, une vue de la plage arrière de la Seine, il
semble que cette photo soit donc prise lors du ravitaillement en
flèche que nous avons vu au début de ces photos. On voit
le raccord de la manche avec la vanne d'alimentation en mazout. (Photo SHM Chatellerault - 1961)