En écumant les nombreux recoins de l'Internet, j'ai touché terre sur le site www.chassimages.com,
un site sur la photographie que je vous conseille si vous aimez cet
art. Dans le forum du site, j'ai trouvé les photos ci-dessous. Elles
ont été postées par PRIZUTU, avec qui j'ai essayé d'entrer en contact,
mais jusqu'à présent sans résultat. A le lire, l'auteur est un ancien
marin embarqué sur le Brestois
au début des années 1970. S'il me lit, je serais très heureux de
pouvoir lui poser quelques questions, d'avance merci. (mise en ligne :
25/09/2011)
Le Brestois
vu vers l'arrière. Le ciel se couvre et la mer prend des teintes
noires. Ces moments de mer pouvaient être un peu inquiétants mais
tellement beaux. J'ai toujours admiré les peintres capables de rendre
de telles nuances. (Photo PRIZUTU - 197(?))
Le Brestois en
train de virer sur tribord, ou bien le barreur a eu un gros coup de
fatigue. Derrière lui, il me semble reconnaître un autre escorteur
rapide. (Photo PRIZUTU - 197(?))
La météo est redevenue plus clémente. D'autres photos montrent le Lorrain,
je me demande si elles n'ont pas été prise en 1972-1973 lors des
"aventures" des ces deux bateaux dans l'océan Indien (voir plus bas).
(Photo PRIZUTU - 197(?))
Le Brestois
au mouillage à Porto-Vecchio en Corse en 1972. Derrière lui, deux
escorteurs d'escadre faisant sans doute partie eux aussi des exercices.
(Photo PRIZUTU - 1972)
Toujours à Porto-Vecchio en 1972, le Brestois au mouillage, le vieux serviteur accuse son âge mais rend toujours de bons services. (Photo PRIZUTU - 1972)
1972.
Toujours à Porto-Vecchio. Il ne s'agit pas ici d'un escorteur rapide,
mais d'un escorteur d'escadre du type "conducteur de flottille", soit
le Cassard, soit le Chevalier Paul. (Photo PRIZUTU - 1972)(retour en haut de page)

Sans doute dans l'océan Indien, le Brestois
dessine une belle trace, les oiseaux marins suivent le bateau, le
cuistot a fini son ouvrage et les volatiles vont se mettre à table.
Nous sommes le 23 septembre 1972 et le Brestois vient de quitter Port-Louis, capitale de l'Ile Maurice que l'on peut aperçevoir au fond de la photo. (Photo PRIZUTU - 1972)

L'escorteur d'escadre Guépratte, qui a été refondu ASM en 1969/1970, vient se placer à babord du Brestois,
sans doute pour un ravitaillement. Ces bateaux avaient des missions un
peu moins ingrates que les escorteurs rapides et leurs embarquement
étaient quand même bien recherchés. (Photo PRIZUTU - 1972)

La suite de l'exercice ou du ravitaillement avec le Guépratte. La mer est superbe mais il a l'air de ne pas faire très chaud. Cette photo à été prise depuis l'arrière de la passerelle du Brestois au pied du mat, on peut voir en détail le télépointeur optique DMAA à droite du téléphoniste. (Photo PRIZUTU - 1972)

La suite des photos de l'escadre au mouillage à Porto-Vecchio en Corse. (Photo PRIZUTU - 1972)

Encore
le mouillage de Porto-Vecchion. A gauche un escorteur d'escadre, au
milieu, il me semble aperçevoir un autre escorteur d'escadre, par
contre celui de droite me semble être un escorteur rapide. Merci à
Prizutu pour ces belles photos. (Photo PRIZUTU - 1972)
(retour en haut de page)
Patrice BIRON était en 1968 sur le Jean-Bart où à la sortie de l'Ecole des Mousses, il a intégré l'école d'armes. Le Brestois
en faisait aussi parti. Il l'a immortalisé et je vous en propose
quelques clichés. Un grand merci à Patrice Biron pour son autorisation
de mise en ligne. (mise en ligne : 18/09/2011)

1968. La belle étrave du Jean Bart avec sur son babord le croiseur Montcalm et le Brestois à tribord. L'escorteur est bien petit en comparaison du bâtiment de ligne. (Photo Patrice BIRON - 1968)
1968.
Peut-être pour le 14 juillet, les deux bateaux arborent le grand
pavois, même si on ne voit pas très bien celui de l'esscorteur. Cette
photo, dans la démesure des dimensions des deux bateau, me fait penser
à cette époque d'autour de la 1ère guerre mondiale, quand des
torpilleurs attaquaient en meute les ligne de cuirassés ne pouvant
compter que sur leur vitesse et leur petitesse pour échapper aux
bordées des bateaux de ligne. (Photo Patrice BIRON - 1968)
1968, toujours à Toulon. La photo est prise du Jean-Bart.
L'artillerie anti-aérienne du cuirassé était composée de tourelles
doubles de 100mm et d'affûts doubles de 57mm comme l'affût
supérieur du Brestois, par
contre la tourelle de 100mm de la plage arrière de l'escorteur était
beaucoup plus moderne que le 100mm du cuirassé et aussi du 57mm. Encore
merci à Patrice Biron pour ces photos. (Photo Patrice BIRON - 1968)
Photo mise en ligne sur le forum des anciens cols bleus. Le Brestois, sans doute pris aussi depuis le Jean Bart avec son grand pavois à poste. (Photo Pytheas - 196(?))
Une autre photo venant du forum anciens cols bleus.
Le Brestois taille sa route, il a fière allure, mais il faut bien
reconnaître que les dernières années il accusait bien son âge, les
escorteurs sont des bateaux qui servent beaucoup, leurs tâches sont
souvent ingrates mais leur utilité est indispensable. (Photo Gauquelin
- 197(?))(retour en haut de page)
Christian
est entré en 1966 dans la marine et y a choisi la spécialité de
fusiliers commando. En janvier 1969, il embarque sur le Brestois.
Il a eu la bonne idée d'en prendre quelques photos. Merci à lui pour
l'autorisation de mise en ligne. (mise en ligne : 19/02/2011)

Septembre 1969. Lors d'une escale du Brestois
à Gênes en Italie, le corps de débarquement du bord est mis à
contribution pour des exercices. En tant que fusilier, Christian est à
son poste. Les moyens du bord sont utilisés, ici un zodiac. (Photo
Christian - 1969)

Septembre
1969. Le corps de débarquement du Brestois se prépare à embarquer dans
les zodiacs. A gauche, Christian et à droite le QM1 (CS) fusilier et
derrière le "bidel", aussi de la partie. L'armement se compose d'un
pistolet-mitrailleur MAT 49 de 9mm. (Photo Christian - 1969)
1969.
Séance de tir au canon de 20mm. Les escorteurs rapides en possédaient
un de chaque bord. Cette arme date de la 2ème guerre, elle est
simplissime mais rend toujours service, elle était souvent armée lors
des postes de combat par des membres du service du commissariat. (Photo
Christian - 1969)
1969.
Autre vue de la séance de tir au 20mm. Le tireur, en sombre était
attaché par la taille à la pièce et les mouvements de son corps
assurait le pointage du canon. Ici rien d'automatique, le tir se fait à
vue et la cible est suivie au travers du viseur circulaire. devant le
visuer à droite de la pièce, le tambour de munitions. A droite de la
photo, un des marins porte un casque plus large que les autres car il
assure la comunication téléphonique et porte des écouteurs. (Photo
Christian - 1969)
Le Brestois pose pour le photographe. (Photo Christian - 1969 (?))
1969. Pour finir une photo de l'insigne du Brestois aux armes de sa ville marraine. Encore merci à Christion pour tous ces souvenirs. (Photo Christian - 1969)(retour en haut de page)
Alain
FOULQUIER a déja contribué à alimenter notre mémoire collective, voir
plus bas, je ne savais pas à l'époque qu'il avait embarqué comme
médecin à bord du Brestois,
donc je rectifie. Il était donc à bord comme "toubib" et nous a déjà en
plus des photos donné les films que j'ai mis en ligne la semaine
dernière, voici d'autres souvenirs, je vous laisse regarder, encore un
très grand merci Docteur, merci aussi à Jean-Marc POMIE qui a fait
office de facteur. (Mise en ligne le 22/01/2011)
1972. Le Brestois fête la nouvelle année à Diégo-Suarez. Nous sommes plage arrière et la fête est bien entammée. (Photo Alain FOULQUIER - 1972)
1972.
L'horloge à l'arrière-plan indique 00h15, c'est l'heure des discours et
sans doute des bonnes résolutions. A l'arrière la tourelle de 100mm.
(Photo Alain FOULQUIER - 1972)
1972.
Autre vue des discours de nouvelle année. Admirez le renard décoré sur
la tourelle et la décoration tropicale, fêter la nouvelle année en
chemisette n'est pas très commun. (Photo Alain FOULQUIER - 1972)
1972.
Toujours le réveillon de nouvelle année. Détails de la fête. Ce
lieutenant de vaisseau n'est autre que le "chef" machine VINCENT, nous
le voyons ici imberbe car il avait gagné son défi qui était de se faire
couper la barbe le jour où les bouilleurs de bord donneraient enfin
assez d'eau douce et fonctionneraient à 100%, ce qui n'était pas simple
étant donné leur état. (voir cette anecdote plus bas). (Photo
Alain FOULQUIER - 1972)
1972.
Fête du réveillon de nouvel an. On ne reconnaît pas beaucoup de
personnes sur cette photo, mais je l'ai mise car je me pose la question
de savoir quel est, au milieu de la photo, cet appareil en forme de
tube compte tenu que nous sommes plage arrière du Brestois. Après reflexion, je pense qu'il s'agit du treuil arrière. (Photo Alain FOULQUIER - 1972)
1972.
Fête du réveillon de nouvel an. La fête est pretexte à inviter des
collègues d'autre unités, également à droite de la photo, un membre de la légion étrangère, unité basée à Diégo à
l'époque.
Ce
légionnaire faisait partie du 3ème REI. Il avait emprunté le bonnet
d'un marin de la marine malgache qui servait sur le transport côtier FANANTENANA,
l'autre marin coiffé est aussi un marin de ce transport comme son
collègue à sa droite, sans doute le propriétaire du bonnet. Un
internaute anonyme et correcteur de votre humble serviteur, mais
possédant une mémoire et un sens de l'observation particulièrement fin,
me signale que le pompon est bicolore en cocarde, rouge et vert aux
couleurs du drapeau malgache. Les ganses des chemises blanches ne
sont pas bleues comme dans la Royale mais vertes. Il me fait également
remarquer la force des liens qui unissaient les légionnaires et les
marins du Brestois comme en témoigne la présence exceptionnelle de la
musique de la légion lors du départ du Brestois vers la France.
Les quatre civils, dont un le torse nu, sont très probablement des "boys".
Ces derniers (des locaux) étaient embauchés (pour un salaire modique
(au standard français), mais assez confortable (rapporté au niveau de
vie moyen local) par tradition et par dérogation, par les carrés et
postes (maîtres, second maîtres et même équipage…), pour s’occuper de
tâches domestiques (principalement lavage du linge). Ces civils étaient
a priori des ressortissants français, car Comoriens. Restaient-ils à
bord pendant que le bâtiment était à la mer ? Il me semble bien
que oui, car un rôle de couchage leur était dédié (bannettes libres…).
En gros, sur un escorteur rapide, ils étaient cinq ou six. Il semble
que cette situation ai cessé lors du départ de la marine de Diégo à
l'automne 1973.
Juste
à gauche du légionnaire, on peut aussi aperçevoir le lieutenant de
vaisseau VINCENT, chef machine du Brestois. (Photo Alain FOULQUIER -
1972)(retour en haut de page)

La
suite des agapes. Même si la table est garnie pour un jour de fête, la
cuisine sur les bateaux de la marine a toujours été très prise au
sérieux. La plage arrière est quand même un peu juste. (Photo Alain
FOULQUIER - 1972)

Les
douze coups de minuit ont annoncé la nouvelle année, j'espère que
certains se reconnaîtront sur cette photo. (Photo Alain FOULQUIER -
1972)

Allez
! Une petite dernière pour la route. Ce n'est pas tous les jours que
l'on fête le nouvel an dans la moiteur de l'afrique. (Photo Alain
FOULQUIER - 1972)

La
fête est finie. Nous voici maintenant dans un local que j'identifie
comme étant le carré officiers, voici l'officier transmission,
l'enseigne BURNAND avec une coupe de barbe différente de celle
ci-dessous, il en est des barbes comme des jupes des filles. A gauche
de la photo, un superbe magnétophone à bandes, plus pratique en mer
qu'un tourne-disques. Avant le départ du Brestois
pour son long périple, le lieutenant de vaisseau VINCENT avait profité
de ses relations dans une boîte de nuit du Mourrillon pour enregistrer
toute une série de bandes magnétiques afin de mettre un peu d'ambiance
dans le carré. C'était le temps où l'internet et les DVD n'existaient
pas, comment faisait-on ? Je rassure les plus jeunes d'entre nous, la
vie était quand même très belle. (Photo Alain FOULQUIER - 1972)

Vous
allez me dire "mais que vient faire ici cet amiral 5 étoiles ?". Voici
l'amiral BATTET, il était lieutenant de vaisseau,
officier détecteur du Lorrain, qui accompagnait le Brestois
au cours de la deuxième partie de la mission ZMOI avec notamment
l'épopée du transit retour , mais en outre il a, lui aussi, laissé
pousser sa barbe. Si le système pileux du lieutenant de vaisseau était
noir, celui de l'amiral est devenu blanc, mais il est resté fidèle à sa
barbe. Beaucoup plus modestement, votre serviteur a fait de même.

Carré des officiers du Brestois.
Au centre le chef machine, le lieutenant de vaisseau VINCENT dont nous
avons déjà parlé. A gauche de la photo le médecin Alain FOULQUIER dont
la postérité doit ici garder trace. (Photo Alain FOULQUIER - 1972)

Si
nous avons beaucoup de photos prises dans les postes d'équipage, celle
qui ont pour décor les carrés officiers sont plus rares. Celle-ci nous
montre le confort un brin "british" de celui du Brestois. Voici à gauche le lieutenant de vaisseau LE PAPE, officier en second du Brestois. Suit l'officier transmissions, l'enseigne de vaisseau BURNAND et le déjà connu médecin du bord. (Photo Alain FOULQUIER - 1972)

Pour
finir la mise en ligne des photos du Docteur Foulquier, voici celui
sans qui tout cela n'aurait pas existé, le Brestois. Un grand merci à
Alain Foulquier et à Jean-marc Pomie pour ces souvenirs. (Photo Alain
FOULQUIER - 1972)
(retour en haut de page)
Guy CABLAT était sur le Brestois
en 1969/1970, il a fait toute une carrière bien remplie dans la Royale,
voici quelques souvenirs, merci a Guy de m'avoir autorisé à les mettre
en ligne. (Mise en ligne le 07/11/2010)

1969 à Toulon. Le commandant du Brestois, le capitaine de corvette Estival, ici de dos, accueille à son bord des officiers de l'US Navy. Le Brestois est sans doute au mouillage. (Photo Guy CABLAT - 1969)
Février
1970. Le Brestois taille péniblement sa route dans une mer pour le
moins hostile. Il n'y a pas grand monde sur le pont et on comprend bien
pourquoi. (Photo Guy CABLAT - 1970)
1970. Guy Cablat dans le PC de 100mm. Je rappelle aux internautes ayant raté un épisode que le Brestois
a été armé depuis fin 1957 de la toute nouvelle tourelle de 100mm qui
allait devenir suite à ces essais le standard dans la marine. Il
gardera cet armement jusqu'à son désarmement en 1975, ce canon sera
ensuite installé sur le tout nouvel aviso Amyiot d'Inville. Encore
merci à Guy pour ces photos. (Photo Guy CABLAT - 1970)
1975.
Article paru dans le numéro 1397 de "Cols Bleus". Il relate la carrière
de Brestois et son désarmement. Toute une longue vie de bateau résumée
en quatre petites colonnes, heureusement que l'Internet nous aide à
faire un peu revivre nos anciens bateaux. (Photo "Cols Bleus" - 1975)
Et
bien non ! Le Brestois n'est pas tout à fait disparu. Une de ses
chaudière continue (en 2006) à être utilisée au Centre d'Etudes
Atomiques de Cadarache (CEA). C'est la source de puissance et de vapeur
haut débit pour l'ensemble des installations de la plate-forme
POSEIDON, dédié à la qualification de systèmes et composants des
réacteurs. Elle a gardé son nom de l'époque "Josiane". en voici les caractéristiques générales :- Chaudière marine type E 50 au fioul lourd TBTS 1%
- Puissance : 30 MW.
- Production de 42 T/H de vapeur surchauffée à 385°C sous 3.5 MPa.
- Possibilité d’extraire de la vapeur saturée à 240°c (débit de l’ordre de 12T/H).
- Production d’eau chaude pressurisée à raison de 80T/H à 240°C et 20T/H à 350°C
(Photo Centre de Cadarache - 2006 plus d'infos : CEA Cadarache )(retour en haut de page)
Entre
1966 et 1968, Alain GRANDET a embarqué sur le Brestois comme
quartier-maître missilier, avec "option" topilleur. Cette semaine je
mets en ligne des photos d'équipage, la semaine prochaine, nous
passerons à la technique et aux torpilles dont s'occupait Alain. Ses
photos sont vraiment très évocatrices de cette époque, un grand merci à
lui pour l'autorisation de mise en ligne. (mis en ligne le 10/10/2009)
A
tout seigneur, tout honneur. Voici Alain posant devant le beaupré tout
à l'avant du Brestois à Toulon. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)

Je
ne pense pas que cette scène se passe à Toulon. Le Brestois dans ses
manoeuvres d'appareillage ou d'accostage. Sur la droite de la photo, on
peut aperçevoir un beaupré qui ressemble à celui de l'"Etoile" ou de la
"Belle poule" (?). Remarquez plage arrière les bancs et les "flotteurs"
à babord et tribord. Ce que j'ai pris pour des apparaux de dragage,
sont en réalité des équipement anti-torpilles. Au moyen de barres
métalliques qui claquaient dans l'eau, ils faisaient office de
bruiteurs contre les torpilles accoustiques. Merci à l'internaute
attentif qui a corrigé mon erreur. Ces flotteurs seront avantageusement
remplacés par des buiteurs électriques. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)
Une autre
vue de la même manoeuvre, la plage arrière un peu plus
détaillée. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)

Il
se passe quelque chose sur tribord, mais quoi ? Les regards sont
attentifs et les appareils photo près à fonctionner. C'est aussi grâce
à ces moments que ce site existe, merci à tous les jeunes de l'époque
qui ont immortalisé leurs souvenirs de jeunesse. (Photo Alain GRANDET
-1966/1968)

Intérieur
d'un poste d'équipage. C'est la fin du repas qui, je le rappelle aux
plus jeunes d'entre nous, se passait dans les postes. Les hamacs
restaient parfois à poste et les tables étaient descendues. Cette photo
a été prise en été ou lors d'une croisière dans les mers chaudes.
(Photo Alain GRANDET -1966/1968)

Bon,
je vous livre les commentaires d'Alain tels quels. Au premier plan, le
surnommé Yoyotte, très sérieux et à ses côtés Gordon. Le repas semble
être amélioré et le vin de qualité supérieure, peut-être est-ce un de
ces noël ou nouvel an sous les tropiques ? Il y a pire quand même.
(Photo Alain GRANDET -1966/1968)
Juste
pour comparer avec la photo précédente, cela doit aussi se passer vers
le nouvel an, mais plutôt sous nos latitudes, ça n'enlève rien à la
bonne hummeur du moment ni à la qualité de la chère. Le poste est
décoré des pavillons règlementaires. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)
Toujours
dans le poste d'équipage, Alain perdu dans ses pensées. Plus
sérieusement, remarquez à droite le rangement des hamacs contre les
parois du bateau, vieille mesure du temps de la marine à voile, cela
permettait de protéger (un peu) les marins lors de batailles, des
gravures ornent aussi les flancs du bateau. Quand les bannettes sont
arrivées, l'espace intérieur a été sacrifié au confort du sommeil.
(Photo Alain GRANDET -1966/1968)
Autre
vue intéressante du poste d'équipage. A gauche "manu", au milieu Alain
Grandet et à droite "Pannetier". Les tables et les bancs étaient
enlevés pour la nuit et mis au plafond dans les supports rectangulaires
comme celui que l'on voit en haut en dessous de la lampe "rouge" et
toujours les photos qui décorent l'intérieur. (Photo Alain GRANDET
-1966/1968)
(retour en haut de page)

Facéties
de copains. Les responsabilités que nous pouvions avoir à bord
n'enlevaient rien au fait que nous étions très jeunes, et de temps en
temps il fallait que cela se sache. (Photo Alain GRANDET
-1966/1968)

Photo
plus classique sur fond de ville de Toulon à la fin des années 60,
avec par ordre d'apparition à l'écran, à gauche LAMOUR, au centre Alain
GRANDET et à droite PANNETIER. A gauche de la photo, l'avant du Jean Bart avec lequel le Brestois assurait le rôle d'Ecole des canonniers.
(Photo Alain GRANDET
-1966/1968)

Photo
prise depuis la plage avant. Voici le roof torpilles avec à gauche les
yeux menacants des torpilles dans leurs tubes. C'était l'arme
principale des escorteurs rapides avec le mortier ASM. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Le
type E50 des escorteurs rapides embarquait un maximum de 30 torpilles,
réparties entre les tubes (12 torpilles) et la soute (18 topillles).
Cette soute, sous l'affut de 57mm avant, était munie d'un monte-charge
vers les tubes. Les torpilles étaient embarquées par la plage avant, et
entrées par la porte étanche qui donne sur la plage avant, puis mises
dans le monte-charge. Sur les E52, la dotation n'était plus que de 24
torpilles, 12 dans les tubes et 12 dans des valises porte-torpilles et
pour le type E52b, il n'y avait plus que 12 torpilles, uniquement dans
les tubes. (Photo Alain GRANDET
-1966/1968)

Cette
photo est intéressante par sa rareté. On est à l'intérieur du roof
d'alimentation en torpilles des tubes du Brestois. La torpille de la
photo vient d'être montée par le monte-charge depuis la soute, elle
repose sur un chariot qui va la pousser à l'intérieur d'un des tubes à
gauche de la photo. Remarquez à droite les deux hélices
contra-rotatives de la torpille. (Photo Alain GRANDET
-1966/1968)

"CHASSEZ
AU TUBE 3". L'air comprimé est chassé dans le tube que l'on voit à
droite et éjecte la torpille. Cette photo est prise depuis la plage
avant. (Photo Alain GRANDET
-1966/1968)

Une
photo d'un autre lancement. Le nuage d'air comprimé accompagne la
torpille, le moteur de celle-ci se met en route, les deux hélices
tournent déjà. (Photo Alain GRANDET
-1966/1968)

Suite
de la photo précédente, la torpille va toucher la mer, se stabiliser
sous l'eau et se mettre à la recherche de sa proie. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)
(retour en haut de page)

"Attention
on va rouler". Cette "information" diffusée par le micro du bord nous
signalait que l'escorteur allait prendre des libertés avec les lois de
l'équilibre et que de ce fait tout objet tant soit peu indépendant
allait partir avec une trajectoire peut-être prévisible mais néanmois
souvent incontrôlable. Quand c'était durant le repas, je vous laisse
imaginer l'état des postes ou de la cafétaria. Ici belle vue sur le
télépointeur de 100 mm qui a pris la place du mortier au centre du
bateau. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Nous
revenons à la gestions des torpilles. Ici la torpille a été montée de
la soute et via le rail du premier plan, elle a été introduite dans le
tube milieu. Dans son commentaire, Alain signale sur sur la photo,
Vasquez et Phillipot mettent au point la torpille avant l'introduction
complète dans le tube. Remarquez à droite de la photo, le bateau est
difficilement identifiable, mais il doit être désarmé car son
ancienneté est trahie par les hublots de la coque qui n'apparaissent
plus sur les bateaux construits après la guerre. Peut-être est-ce aussi
un ex-allemand comme sur une des photos ci-dessous. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Les
réglage de la torpille sont terminés, elle est alors mise
au tube et prête à l'emploi. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

L'ami "Phillipot" est aux commandes, sans doute pour le chargement des torpilles vers les tubes. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Toujours
le collègue "Phillipot" à la manoeuvre à bras sur le monte-charge des
torpilles, je vous accorde qu'il ya un côté "schadock" à la chose.
(Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Commentaires
d'Alain "On tire des plans sur la comète". Quand quelque chose se
passait à bord et venait troubler la monotonie de la navigation et des
quarts, chacun partait de son avis sur le phénomène. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Ces
évènements étaient parfois la rencontre avec un bateau d'un autre pays.
Chacun observait l'autre et essayait de tirer un maximum de
renseignements sur la rencontre, surtout si comme ici, c'était un
destroyer lance-missiles soviétique de la classe "KILDIN", bateau de
3500 tonnes, capable de lancer un missile nucléaire ainsi que 6
missiles anti-navires "Scrubber". Ces destroyers ont été lancés en 1959
aux chantiers "Jdanov" de Léningrad ou de Nikolaïev. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Une
autre rencontre, mais cette fois avec un navire français. Alain indique
dans son commentaire qu'il s'agit de la gabare Marcel Le Bihan (ex
allemand "Greif"). A mon humble avis, je pense plutôt à la gabare Commandant Robert Giraud (ex allemand "Immelmann") car le Le Bihan
avait un "hangar" entre la grue et la cheminée et sa grue était d'une
seule pièce ce qui ne me semble pas être le cas sur la photo, à
vérifier néanmoins. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)
(retour en haut de page)

Le
Brestois taille sa route, sans doute sur des mers chaudes et douces car
l'équipage qui n'est pas de quart prend du soleil et du bon temps sur
la plage avant. IL faut bien avouer que lors de ces transits les
journées avaient tendance à se ressembler. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Un
autre moment de farniente. Pannetier et Villaume se prélassent sur les
bonbonnes d'air comprimé des tubes lance-torpilles sur le roof
torpilles. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

N'allez
pas croire qu'il n'y avait que la bronzette qui intéressait les membres
de l'équipage, il y avait aussi la musique et à cette époque pas de
MP3, alors il fallait tout faire soit même comme ici. Et je vous assure
qu'il y avait de sacrés artistes. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Le
Brestois fait escale, le bateau semble décoré du grand pavoi, 14
juillet ? Toujours est-il que en partant de la gauche, Villaume,
Pannetier, Perisse, ?? et ?? quitte le bord pour découvrir la ville et
ses environs. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Nous
étions jeunes et le sport occupait une grande place aussi, certains
comme ici faisait du basket, ceux du nord jouaient plutôt au foot, ceux
du sud aimaient aussi le rugby, il y en avait pour tous les goûts.
commentaire d'Alain "Stan Colin,? ,? ,Manu, Lassade, ?.
Tony Parker et son équipe n'ont qu'a bien se tenir" . (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Les
"guerriers" du corps de débarquement, à savoir de gauche à droite
Pannetier, Goulu, ??, et Alain Grandet. Ils ont fière allure n'est-ce
pas ? La photo est un peu floue mais il me semble qu'ils sont équipés
de fusil semi-automatique MAS pour Pannetier, un fusil-mitrailleur pour
Goulu, on dirait que l'inconnu est armé d'une mitraillette anglaise
Sten. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)
(retour en haut de page)

Alain,
plage avant devant la porte étanche du roof torpille, on peut
aperçevoir une partie du mécanisme de montée des torpilles vers les
tubes. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Alain
ne se souvient plus du nom de ce "chouf", je pense que l'on peut le
classer néanmoins dans la spécialité de cuisinier au vu de son tablier.
Sur les rapides, la cuisine se tenait sur le pont principal, elle était
très petite et quand la mer était mauvaise c'était un tour de force de
nourrir l'équipage, il le fallait pourtant car la bonne chère
contribuait beaucoup au bon moral de tous. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Plage
arrière. Deux inconnus. Ils posent devant la tourelle de 100mm,
remarquez la hauteur de la barbette sous la tourelle, il a fallu
adapter l'installation car il y avait avant un affût de 57mm, moins
lourd et moins large. Les visages sont jeunes et l'uniforme de
second-maître ne doit pas être lui non plus très vieux. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Plage
avant, comme le dit Alain, "l'artiste en tenue de soirée". Le port du
pistolet est réglementaire pour la faction. Remarquez dans le fond de
la photo un escorteur rapide à couple d'un aviso escorteur. La présence
des avisos dans les eaux métropolitaines était assez rare. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Pour
les cinéphiles, une parodie de "L'aventure c'est l'aventure". Avec par
ordre d'apparition à l'écran de gauche à droite, Alain Grandet, ?, ?,
Le Gurin, Alric, Pannetier et ?. La classe internationale non ? Quand
L'internet n'était pas là, il fallait bien faire son cinéma soit même.
(Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Les
potes dans un poste d'équipage. Cette photo pourrait être prise sur
n'importe quel bateau dans n'importe quelle marine. Embarquer et vivre
sur un bateau entraîne automatiquement une autre vision du monde et des
autres. C'est comme ça ! la mer transforme les terriens sans même que
ceux-ci ne s'en rendent compte. Sur la photo de gauche à droite,
Villaume, Valette, le Gurin, Pannetier et Hillion. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Le
Brestois fait escale à Saint Tropez pour les fêtes de la mer. Je trouve
deux intérêts à ce cliché, d'abord sociologique des années 70 avec les
deux jeunes femmes en train de se faire photographier, ensuite et
surtout, à gauche de la photo on peut voir l'arrière de l'escorteur
côtier L'Intrépide, P630, avec un tube lance-torpilles installé
plage arrière pour essais. Ce bateau était à l'époque rattaché à
l'usine des torpilles de la marine située à Saint Tropez. (Photo Alain
GRANDET
-1970 ??)

Toujours
lors des fêtes de la mer de Saint Tropez. Les gardes de la ville
montrent leur bravoure guerrière, beaucoup de bruit et de fumée, c'est
la fête pour tout le monde. Ces fêtes se déroulent en juin. (Photo
Alain
GRANDET
-1970 ??)
(retour en haut de page)

Inspection
de l'amiral. A ce sujet, j'ai une petite anecdote. Sur le Provencal
nous avons eu aussi ce genre de visite. Nous nous étions mis d'accord
entre copains pour que si l'amiral demandait de voir un des sacs du
poste, nous présenterions le sac d'un collègue particulièrement
soigneux. L'amiral demmande effectivement de voir le sac d'un copain
pris au hasard, celui-ci descend dans le poste et prépare le sac. Le
propriétaire du sac avait bien fait les choses, les tenues de cérémonie
étaient bien protégées dans une housse en matière plastique, l'amiral
demande d'ouvrir cette dernière. Le non-propriétaire ne sachant pas
comment ouvrir cette housse, c'est l'amiral lui même qui lui a indiqué
comment précéder, avec un petit sourire au coin des lèvres qui laissait
peu de doutes sur son analyse de la situation, il a été bon joueur et
comme le sac était parfait, alors nous avons eu droit aux
félicitations. Ce jour là, j'ai compris pas mal de choses sur la
marine et sur ce que c'est que de diriger des hommes. (Photo
Alain
GRANDET
-1970 ??)

Tubes-lance-torpilles, sans doute la série babord avant. (Photo
Alain
GRANDET
-1970 ??)

Vue détaillée de l'arrière des tubes lance-torpilles. (Photo
Alain
GRANDET
-1970 ??)

Repas
de noël ou de nouvel an. Ce genre d'agapes a beaucoup inspiré les
photographes amateurs, il faut noter quand même une certaine
complaisance des acteurs. (Photo
Alain
GRANDET
-1970 ??)

Scène de sortie de week-end peut-être, en tout cas elle se passe de tout commentaire. (Photo
Alain
GRANDET
-1970 ??)

Une autre beaucoup plus "règlementaire" et néanmoins classique, une pause avec le collègue fourrier. (Photo
Alain
GRANDET
-1970 ??)

Les
copains en escale. Cette photo est aussi très classique, mais je l'aime
bien car elle montre à quel point les équipages étaient jeunes, les
responsabilités qui étaient données à ces "gamins" étaient quand même
grandes. Nous étions encadrés et entraînés, cela faisait des équipages
qui souvent "tenait bien la route", c'est du moins mon souvenir. (Photo
Alain
GRANDET
-1970 ??)
(retour en haut de page)
Claude
MOSOLL a embarqué sur le Vendéen en 1972, mais aussi sur le Brestois en
1973 et 1974, il y était dans les télécom. Voici quelques clichés de
cette époque. De nouveau merci à Claude. (mis en ligne le 12/07/2009)
1973/74.
Claude MOSOLL sur le lieu de son travail, dans le local telex, celui-ci
(le local bien-sûr !), se situait en bas de la passerelle, mais tout
près de celle-ci. Il était tout petit, mais avait une importance
capitale. Avant l'Internet et les téléphones portables, si on voulait
communiquer avec ses proches, il fallait y aller et demander une ligne
au "préposé téléphone" qui vous la passait dans la mesure du possible.
Juste derrière Claude un appareil promordial à l'époque, le telex, que
les plus de vingt ans ne doivent pas connaître. Bien souvent quand nous
étions loin de France, c'était le seul lien qui restait. (Photo Claude
MOSOLL - 1973/74)

1974.
Le canon de 20mm tribord. La photo n'est pas très nette, mais on a
rarement l'occasion de voir cette pièce en action. (Photo Claude MOSOLL
- 1973/74)
1974.
Cette vue est meilleure et permet de voir tout l'armement. Bien souvent
les canons de 20mm étaient armés par une équipe formée de cuisiniers,
commis ou maîtres d'hôtel. Avec un peu d'entraînement, ils tenaient
leur rôle avec beaucoup de sérieux. (Photo Claude MOSOLL - 1973/74)

1974.
Le Brestois est en train de faire des ronds autour de la cible sur
tribord. Le reste de l'équipage participait et comptait les points.
Toucher une cible flottante ou un ballon n'était pas si facile que
cela. Derrière le tireur on peut voir le télépointeur de 100mm. (Photo
Claude MOSOLL - 1973/74)

1974.
Pour finir un contre-jour du Brestois au mouillage au cours d'une
escale. Photo prise d'une embarcation qui ne semble pas appartenir au
bord. Sans doute le mouillage forain avait entraîné la réquisition de
moyens locaux. Encore merci à Claude pour ces souvenirs. (Photo Claude
MOSOLL - 1973/74)
(retour en haut de page)
Jean-Marc
POMIE m'a envoyé les photos ci-dessous, elles mettent en scène le
matelot Christian GAUTHEY, mécanicien de son état et qui faisait son
service militaire à bord du Brestois. Il a ajouté (JM POMIE) quelques
cartes postales de toulon de l'époque où apparait le Brestois. A vos
souvenirs. (mis en ligne le 4/04/2009).
Fin
1973 ou 1974, le matelot mécanicien Christian GAUTHEY à la machine. Je
pense que l'on aperçoit derrière lui un des deux moteurs diésel qui se
trouvaient à la machine. (Photo JM POMIE et Christian GAUTHEY - 1973-74)
Dans
le poste des mécaniciens. La photo n'est pas très nette, mais elle
permet de détailler le couchage à cette époque. Remarquez la décoration
des parois et du plafond, nous sommes dans les années 70, autres temps,
autres moeurs. (Photo JM POMIE et Christian GAUTHEY - 1973-74)
Une
autre vue de poste d'équipage du Brestois, sans doute un peu plus
ancienne car la décoration parait un peu plus "sobre". La promiscuité,
elle n'a pas changé. Je vous laisse imaginer l'intérieur lors des
tournées en afrique ou dans l'océan indien dans ces coques chauffées
par le soleil. (Photo JM POMIE - 197??)
Nous
voici redescendus dans la machine, plus précisement devant une des
chaudière, ces chaudière, il me semble avait chacune un nom, amis
mécaniciens à vos souvenirs. (Photo JM POMIE et Christian GAUTHEY -
1973-74)
Toujours
le matelot GAUTHEY, ici devant le transmetteur d'ordres machine. De
chaque côté de la photo on aperçoit des conduits protégés par un
habillage en aluminium, je suppose que dans ces conduits passait de la
vapeur. (Photo JM POMIE et Christian GAUTHEY - 1973-74)
Cette
photo est relativement rare, elle représente l'atelier de la machine,
mais il se trouvait sur le pont principal à l'extérieur des locaux
machines. Cet atelier se situait juste devant le lance-roquettes de
375mm (sur les E50 bien-sûr). On peut voir ici le tour. (Photo JM POMIE
et Christian GAUTHEY - 1973-74)
Autre
photo que j'aime bien, car elle représente le poste de barre du
Brestois, Christian est à la place du barreur, mon poste de quart se
trouvait juste à sa droite au transmetteur d'ordres. Remarquez le
strapontin sur lequel est assis Christian, quand je vous disait que le
confort sur les rapides était un peu spartiate, il fallait y rester 4
heures, mais on étaient jeunes. (Photo JM POMIE et Christian GAUTHEY -
1973-74)
Carte
postale YVON des années 60. On y voit le Brestois, tout petit à couple
du majestueux Jean Bart. Les deux bateaux faisaient partie de l'école
des canoniers. (carte agrandie par rapport à l'original). (Photo JM
POMIE - ??)
Pour
finir une autre carte postale de Toulon avec en son centre le Brestois
qui rejoint son poste à quai, pour les anciens la porte de l'arsenal
qui donnait directement sur "Chicago". Encore merci à Jean-Marc. (Photo
JM POMIE - 197?)
(retour en haut de page)
En
mai 1972, Didier BRIX embarque sur le Brestois pour effectuer son
service militaire comme mécanicien, il y restera jusqu'en mars 1973.
Durant cette année, le Brestois n'est pas resté à quai, Didier nous en
transmet quelques preuves :
1972.
Le Brestois appareille de Toulon en juillet 1972 pour une mission en
océan Indien. Au deuxième rang, 2ème en partant de la gauche, Didier
dit au revoir à celle qui le regarde partir, je me souviens de ces
moments, nous étions partagés par l'excitation du départ et aussi par
le désir d'aventures mais restait aussi un peu les regrets de ceux que
l'on laissait à terre.On voit bien sur cette photo les différences des
télémètres de 57mm à gauche en haut de la photo et celui de 100mm à
droite. (Photo Didier BRIX - 1972)
1972. Comme
la précédente mais détaillée, remarquez le banc contre la cloison en
bas de la photo ainsi que le télémètre radar de 100mm. (Photo Didier
BRIX - 1972)
1972. Autre
vue détaillée, celle là sous le télémètre de 57mm. Didier est le 2ème
en partant de la gauche. (Photo Didier BRIX - 1972)
1972.
Le Brestois décolle du quai, bat sans doute en arrière, une fumée noire
sort de la cheminée, attention aux réglages. En route pour de nouvelles
aventures et direction l'afrique et l'océan indien. (Photo Didier BRIX - 1972)
1972.
Pour le 14 juillet, le Brestois
est à Dakar, le grand pavois est à
poste, le pavillon sénégalais dans la mâture. Le
bateau à gauche est la frégate type 12 britannique Whitby
qui était en mission en Atlantique (l'équivalent de nos
missions ZMAS-ZMOI)avec la frégate type 12 "upgrade" de la
classe Leander, HMS Euryalus. Ces deux escorteurs retrouveront d'ailleurs la paire Brestois-Bourguignon à Simonstown quinze jours plus tard. (Photo Didier BRIX - 1972)
(retour en haut de page)

1972. Dans la machine, Didier au volant de manoeuvre. Il ajoute un commentaire que je voudrait vous donner : "Sinon rappelez-vous de la solidarité à bord et de
votre gentillesse envers moi qui n'était qu'un appelé bien sûr
fauché.Je suis sorti plusieurs fois avec 1 franc CFA en poche et quand
je rentrais le lendemain matin je l'avais toujours car vous aviez payé
pour moi. C'est quelque chose que je n'ai pas oublié".
Les sorties devaient être une fête pour tous, la solidarité du bord
l'exigeait. Les engagés avaient une solde, les appelés n'en avaient pas
ou si peu, alors le choix de celui qui payait était vite fait. Je ne
dit pas que cela se produisait partout, mais à bord c'est ce que j'ai
connu. (Photo Didier BRIX - 1972)
1972. Didier Brix à son poste, à tribord, l'univers très particulier de la machine d'un bateau. (Photo Didier BRIX - 1972)
1972.
Cette photo n'est pas très nette, mais elle permet d'avoir une idée du
transmetteur d'ordre vu du côté machine, les tours d'hélices étaient
demandés par le passerelle et s'affichaient sur les cadrans gris de
part et d'autre de ce matelot mécanicien. (Photo Didier BRIX - 1972)
1972.
Quelque part au large de l'Afrique, les loisirs en mer n'étaient pas
très nombreux, la pêche en faisait parti, mais c'était souvent avec les
moyens du bord,
le plus souvent elle se bornait à laisser traîner des
lignes le long du bord, mais ça marchait. (Photo Didier BRIX -
1972)
2009.
Chaque marin recevait au début de son temps avec son habillement, un
sac comme celui-ci. Bien souvent, et surtout les appelés, il dessinait
ou faisait dessiner sur leur sac qui une naïade, les armes du bord ou
autre motif qui lui tenait à coeur, venait s'ajouter parfois, comme
ici, les escale qu'il avait connues. Le cadenas et la manille de
fermeture sont aussi d'époque (1972). (Photo Didier BRIX - 2009)
2009.
L'autre côté du sac, si l'image est un peu floue, c'est la faute
d'Assurencetourix, le barde, qui a chanté au moment de la photo. (Photo Didier BRIX - 2009)
(retour en haut de page)

1972. Le Brestois vu depuis la plage arrière vers l'avant. La tourelle de 100 mm en impose par sa masse. (Photo Didier BRIX - 1972)
1972.
On continue la visite par le côté tribord vers l'avant,
à l'aplomb de l'affût de 57mm arrière. (Photo Didier BRIX - 1972)
1972.
Pour respecter une certaine logique voici le côté babord du Brestois.
En regardant cette photo me vient une idée, sur un bateau chaque objet
doit avoir sa place, et ici il y a un ordre qui n'est pas sclérosant
mais plutôt rassurant. (Photo Didier BRIX - 1972)
1972.
Et maintenant le passage de la ligne version Didier Brix. Le scénario
est à peu près toujours le même. Nous voici ici autour de la piscine
dans laquelle les néophytes vont être délicatement plongé pour leur
baptême. (Photo Didier BRIX - 1972)
1972
Passage de la ligne. Quand je vous parlait de délicatesse .... Le
"malheureux" néophyte vient d'être condamné à mort, la sentence est
immédiatement exécutoire. On ne badine pas avec la justice au Royaume
des Océans. Je viens d'apprendre (le 10/10/2010) par un
internaute l'identité du néophyte en question. Il s'agit du
commandant du Brestois. Certes le capitaine de corvette Harnay avait
déjà été baptisé à bord de la "Jeanne d'Arc", mais comme le Brestois
lui même, n'avait encore jamais passé la ligne, c'est le commandant en
tant d'incarnation symbolique du bateau qui a été baptisé a sa place.
Le commandant a sans doute eu ce privilège rare d'avoir subi deux
baptêmes de la ligne. (Photo Didier BRIX - 1972)
1972.
Passage de la ligne. Après la condamnation à mort et l'exécution de la
sentence, le supplicié était bien-sûr pardonné et plongé dans la
piscine pour son baptême, le voici qui en sort sous le regard des
autres condamnés qui vont subir le même sort. (Photo Didier BRIX - 1972)
(retour en haut de page)

Suite
des festivités, le suplice de la planche ou barbouillage et
défoulement. Je vous accorde le côté fête des fous, mais que voulez
vous, à l'époque les programme de télévision étaient tellement
ineptes que les distractions manquaient un peu, heureusement que la
télévision à changé depuis, quoique ..... (Photo Didier BRIX - 1972)
Qu'est-ce
que je vous disait ! Rassurez-vous le plus souvent cela ce passait dans
la meilleure bonne humeur, heureusement que la ligne passe uniquement
dans des pays chauds .....La marine islandaise n'a peut-être pas les mêmes traditions. (Photo Didier BRIX - 1972)
Moment
ô combien "émouvant", le néophyte qui a été condamné à mort, va être
plongé dans la piscine salvatrice et de ce fait sauvé puis intégré dans
la confrérie des "chevaliers de l'ordre de la ligne",
les sauvages qui l'entourent ne comprennent sans doute pas la portée
hautement symbolique de leur geste, mais que voulez vous, ils font ce
qu'ils peuvent. (Photo Didier BRIX - 1972)
Voilà,
c'est fini pour lui, maintenant "aux postes de lavage". Je vous laisse
imaginez la jubilation des quartiers-maîtres ou matelots déjà initiés
de la "Jeanne d'Arc" qui font passer aux jeunes et néanmoins futurs
commandants ou amiraux, ce genre de traitement, avec tout le respect inébranlable que je dois bien-sûr à la hiérarchie. (Photo Didier BRIX - 1972)
Avant
de clôturer cette cérémonie du passage de la ligne, je voulait vous
montrer la tête qu'avait l'équipe des sauvages responsables des
festivités. Photo prise avant la cérémonie, car après ils avaient à peu
prés la même tête que ceux qui en étaient les "victimes". (Photo Didier BRIX - 1972)
Les
néophytes se sont débarbouillés, le bateau est nettoyé et reprend sa
vie normale, mais même si le passage de la ligne reste une tradition de
potache, on ne peut pas s'empêcher de se dire que l'on fait alors
partie du nombre relativement limité de ceux qui ont passé la ligne sur
un bateau de la Royale et nombreux sont ceux qui gardent avec nostalgie
leur diplôme. (Photo Didier BRIX - 1972)
(retour en haut de page)

Je
ne sais pas si je vous l'ai déjà mentionné, mais Didier Brix était
diéséliste dans le civil et il met en pratique ici ses connaissances,
aidé d'un collègue, à l'arrière plan, il fait ici un réglage des
culasses. Le maniement de la clé dynamométrique semble demander pas mal d'efforts. (Photo Didier BRIX - 1972)
La
suite de la manoeuvre de réglage. Sur ces photos, ont peu voir que le
Brestois faisait son âge, il datait de la toute première série des
escorteurs rapides. Le travail des mécaniciens pour le maintenir
opérationel devait être assez considérable. Les diésels du bord étaient
des moteurs "Renault". (Photo Didier BRIX - 1972)
Voici
chef machine, le lieutenant de vaisseau VINCENT. Suite à un défi, et
comme il avait entière confiance en son équipe de "bouchons gras", il
avait proposé de se faire couper la barbe le jour où les bouilleurs du
bord donneraient 100% de leur capacité ce qui étant donné leur vétusté
n'était pas une mince affaire. Ce contrat a été rempli comme le montre
cette photo. L'ami POMIE nous propose l'explication un peu différente
d'un pari perdu pour le chef machine : "Pour la photo du chef machine, le pari était de lui raser la
barbe quand toutes les réserves d'eau (distillée pour la machine et eau
douce des ballasts pour les besoins du bord) seraient au plein. Souvenez
vous que nous avions des soucis de bouilleur dès notre départ de Toulon
et que lors de notre première escale (Las Palmas), nous avions du
rester sous les feux pour essayer de refaire notre réserve d'eau
distillée. Essai non concluant pour la petite histoire.
Donc
pour revenir au rasage du chef machine qui se nommait Vincent, lors du
retour de Djibouti vers Diégo nous avions réussi à faire fonctionner les
deux bouilleurs, ce qui nous avait permis de faire le plein de toutes
les soutes à eau. Souvenez vous que pour la première fois vous avez
pu prendre des douches en mer, et encore plus fort rincer les extérieurs
à l'eau douce.
Si mes souvenirs sont exacts, il me semble que c'est
Fischer qui s'était chargé de lui raser la barbe à la chaufferie.
Voilà
le chef machine avait perdu son pari contre les mécanos de la
chaufferie, et votre serviteur en autre s'occupait de ces maudits
bouilleurs qui nous donnaient du fil à retordre et qui nous ont conduits
à retarder notre départ de Diégo en refusant de fonctionner. "
Une autre source, d'habitude très bien informée, mentionne qu'il a prononcé la phrase suivante " Vous
avez obtenu qu'un bouilleur marche. Parfait ! Désormais je ne me
raserai plus d'ici à ce que les deux bouilleurs fonctionnent à 100%" .
Défi relevé et remporté par l'équipe de mécaniciens comme l'indique la photo.
Je me souviens qu'en 1974, lors d'une croisière au large de l'afrique,
sur le Provencal, nous avons aussi eu ds soucis de bouilleurs, nous
nous lavions à terre car il y avait juste assez d'eau douce pour les
besoins premiers du bateau. (Photo Didier BRIX - 1972)
Noël
1972. Photo un peu surréaliste de ces noëls passés sous les tropiques.
Didier Brix est à gauche, au milieu le patron des électricien et le
chef RENARD, patron de la chaufferie. Pour beaucoup, dont j'étais, les
fêtes passées loin des siens étaient parfois teinté d'un peu de
nostalgie, mais heureusement la vie du bord et la camaraderie nous
aidaient à passer ces périodes. (Photo Didier BRIX - 1972)
Autre
photo du noël 1972. A gauche de la photo, assis, le commandant du
Brestois, le capitaine de corvette HARNAY. Sur les bateaux de la taille
des escorteurs rapides et surtout sous ces latitudes, les règles
hiérarchiques pouvaient être parfois un peu mises de côté. (Photo
Didier BRIX - 1972)
Le
15 janvier 1973, le Brestois quitte Diégo Suarez à Madagascar. La garde
d'honneur du bord se prépare. (Photo Didier BRIX - 1973)
Le
départ est proche, le cable en haut de la photo va enlever la coupée.
Cet épisode a aussi été décrit plus bas par Jean-Marc POMIE. A droite
de la photo, on peut aperçevoir l'aviso Commandant Rivière. (Photo
Didier BRIX - 1973)
Toujours
le départ de Diégo Suarez, la musique de la légion étrangère, en grande
tenue, s'apprête à rendre les honneur au bateau qui va retourner en
France.Au sujet de la mission zmoi 1972/73 du Brestois, un ami
internaute m'a fait part de ses reflexions au sujet du Brestois et de
son alimentation en eau, tout d'abord Le Brestois et ses
particularités, ensuite ses aventures en ZMOI 72/73 :
Particularités du Brestois :
N’ayant jamais bénéficié de refonte ni de remise à niveau de type grand carénage
le bâtiment était déjà passablement âgé, sinon usé. Il était entretenu à
l’occasion de Disac courtes ou d’IPER (petit carénage…) de deux ou
trois mois au maximum.
Il
était habitué des sorties courtes à la mer : après avoir testé
l’artillerie de 100 AA (1957-62), il avait essentiellement été "annexe"
de l’école Canon pendant près de dix années (de 1962 à 1971) où ses
sorties excédaient rarement une journée. Et même si c’était le cas, ce
n’était jamais loin du port du port base ou d’un soutien logistique.
Même après son intégration à l’Escadre de la Méditerranée, ses sorties
sont restées relativement brèves. Autrement dit, non indispensables, les
bouilleurs (à vapeur) n’étaient pas souvent mis en fonction. Ces
appareils, délicats à régler, sinon capricieux (voir l’excellente
vignette gif « bouilleur_bonnerue » insérée dans les souvenirs du Picard),
impliquaient un poste de quart supplémentaire et exigeant. Par facilité
ou par paresse (penchant naturel de l’homme, même militaire et marin)
on avait donc tendance à ne les faire fonctionner qu’en cas de nécessité
extrême ! Il en découlait une inéluctable perte de savoir faire ; ce
qui, pour un équipement délicat était d’autant plus rédhibitoire. La
nécessité de leur faire régulièrement produire de l’eau (ne) s’est donc
(vraiment) présentée qu’à l’occasion de la mission ZMOI. Le bâtiment ne
pouvait en effet plus compter que sur les bouilleurs du bord pour
alimenter (prioritairement) les chaudières en eau distillée, et
(secondairement) le bord en eau douce.
· Déroulement de la mission :
Dès
l’appareillage de Toulon surviennent des doutes évidents sur la
fiabilité des bouilleurs, confirmant en cela les augures les plus
pessimistes sur la capacité de l’escorteur à mener à bien la mission.
Après à peine quelques heures de mer, le commandant envisage de relâcher
à Algésiras pour remplir les caisses d’eau distillées. Mais, par
chance, ou par talent, œuvrant d’arrache pieds, les mécaniciens
parviennent (à partir de Las Palmas) à faire entendre raison à l’un des
bouilleurs, lequel commence petit à petit à produire de l’eau à la bonne
salinité. Mieux encore : plus les jours passent, plus la production se
révèle de bonne qualité et abondante, ce qui est à la fois bénéfique
pour les chaudières et pour l’équipage ! Contrairement à la plupart des
bâtiments à vapeur de l’époque, qui, dès qu’ils sont à la mer,
pratiquent des restrictions de consommation d’eau, Le Brestois
n’est bientôt plus soumis à ce régime : ce qui est particulièrement
appréciable en zone tropicale où le besoin en douche quotidienne est
plus important que dans les parages métropolitains.
Dans ce domaine, Le Brestois devenait même (un peu) plus favorisé que sa conserve Le Bourguignon ! Qu’hommage soit rendu au professionnalisme des mécaniciens de la chaufferie et de l’extérieur.
Même
à Djibouti, où l’eau du quai est saumâtre, le bord n’a pas souffert
d’un manque d’eau. D’ailleurs, vers la fin novembre 1972, quelque peu
alarmé par sa propre fragilité en production d’eau, la perspective de ne
pas avoir assez d’eau distillée à Djibouti devait inquiéter Le Lorrain, alors que Le Brestois y était devenu insensible.
Toutefois, comme nous le verrons plus loin, Le Lorrain devait plus tard en prendre sa revanche…
En fin 1972 (après être parvenu au régime de croisière), l’eau était au contraire si abondante sur Le Brestois,
que, non seulement on ne connaissait plus de restriction, mais on
encourageait même à sa consommation : à l’invitation de prendre des
douches —sur recommandation du médecin, car on avait moins
qu’aujourd’hui l’obsession de la douche quotidienne— succédait même
l’incitation à laver les ponts à la mer (on n’attendait pas l’arrivée au
mouillage pour dessaler la coque et les superstructures !!!)… étrange
paradoxe méconnu ! Confirmant ainsi les souvenirs de Didier Brix !!
Si la mission s’est parfaitement déroulée jusqu’en janvier 1973, un brusque retournement du sort est alors survenu.
Ayant appareillé de Diégo-Suarez en début d’après midi du 15 janvier 1973, Le Brestois
franchit le Cap D’Ambre vers 20 heures locales. Survient alors une
avarie majeure à la machine : plusieurs tubes de la chaudière n°2
(bâbord) éclatent, obligeant instantanément la mise bas les feux
immédiate de cette chaudière. Faisant aussitôt demi-tour, l’escorteur
est de retour à Diégo à minuit.
Les
réparations de la chaudière (tamponnage des tubes endommagés) prennent
12 jours. Le dimanche 28 janvier, à 16 heures, machines à nouveau
parées, Le Brestois appareille pour la métropole. Cette
fois pas d’avarie franche, mais les bouilleurs décident de ne pas
coopérer. Auraient-ils préféré rester à Diégo ? Toujours est-il que,
comme le 4 juillet 1972 entre Toulon et Gibraltar, mais cette fois sans
rémission, un mouillage d’urgence s’impose : faute d’eau distillée, les
chaudières ne peuvent plus fonctionner ! Le Brestois entre dans le lagon de Mayotte et mouille à Dzaoudzi le 29 janvier 1973 à 17 heures, et met aussitôt bas les feux.
Les efforts de remise en route des bouilleurs sont vains. Et Marine Diégo décide d’envoyer en assistance du Brestois la gabare Fourmi (qui effectuait alors des réfections d’ancrages dans la zone).
La Fourmi
arrive à Dzaoudzi le samedi 3 février 1973 et ravitaille l’escorteur en
eau douce (les caisses étaient quasiment vides… on était bien loin de
l’abondance des mois précédents !). Dans la soirée Le Brestois appareille et sort du lagon (passe ouest) par ses propres moyens ; puis prend la remorque de la Fourmi.
L’attelage parvient à Diégo quarante-huit heures plus tard, le lundi 5
février à 21 heures, et reste au mouillage pour la nuit.
Le lendemain matin les remorqueurs de la DP Diégo conduisent Le Brestois à quai. Les réparations des bouilleurs commencent aussitôt avec le concours de l’arsenal (DCAN).
Toutefois,
en dépit de ce soutien efficace, le système de distillation d’eau reste
rétif. Il est dès lors imprudent (sinon impossible) d’envisager un
retour isolé vers la métropole. Comme la réparation dans des délais
raisonnables semble hors de portée, on envisage un retour avec un
bâtiment de conserve.
L’ER Le Lorrain, [relevé par Le Gascon et Le Béarnais, arrivés à Diégo le 19 février 1973] devait faire route vers Brest à partir du 15 février. Il est alors retardé jusqu’à ce que Le Brestois ait recouvré l’essentiel de ses moyens (hors bouilleurs) et lui servira de soutien rapproché.
L’appareillage de la paire Brestois-Lorrain fixé au 4 mars 1973 se passe sans encombre.
· Transit retour :
Cette fois, et heureusement… Le Lorrain a des bouilleurs qui fonctionnent parfaitement. Pendant la première moitié de la traversée retour, Le Lorrain ravitaille (à la mer) quotidiennement, Le Brestois
selon la méthode du passage de courrier. En tant que bâtiment le mieux
manœuvrant et ayant le moins de risque d’avarie de machine, c’est Le Lorrain qui fait son approche par l’arrière, comme s’il était receveur, alors qu’il est en fait le fournisseur (d’eau).
Puis, vers le milieu de la traversée, aux environs de l’Angola, les bouilleurs du Brestois
donnent quelques signes encourageant de fonctionnement. Encore une
fois, la persévérance des mécaniciens porte ses fruits !
À partir de l’escale de Dakar, Le Brestois
devient (presque) autonome en production d’eau, avec une qualité en
amélioration constante. De l’eau douce, bien sûr, mais bientôt de l’eau
distillée !
La qualité nominale est enfin atteinte au niveau de l’escale de Ténériffe (Canaries).
Ce qui permet au Brestois de quitter sans crainte l’escorte du Lorrain
pour faire route seul vers Toulon, à partir de l’ouvert de Gibraltar.
Et, après avoir donné moult frayeurs et sueurs froides à toutes les
autorités opérationnelles et logistiques des théâtres traversés (ZMOI,
ZMAS, CECLANT, CECMED), Le Brestois se permet une ultime facétie ou pirouette, en arrivant le 16 avril 1973 à Toulon avec, comble d’ironie ! le plein complet d’eau douce et… d’eau distillée !!
· Conclusion et leçon :
Bien
des idées fausses (voire des légendes) ont circulé à propos de cette
mission sur les vicissitudes de l’escorteur. Mais s’il a connu quelques
déboires (mais au tout début, puis seulement à partir du septième mois
de la mission), il n’a pas été le bâtiment impotent qu’on aurait pu
imaginer ou que sa réputation (un peu exagérée) l’a laissé
ultérieurement suggérer !
Les bouilleurs que vous qualifiez d’engins préhistoriques (sur les rapides) (« Parfois ces appareils antiques donnaient des signes de faiblesse »)
étaient surtout fragiles et capricieux, mais ne résistait pas
(systématiquement) à l’ardeur et à l’acharnement du personnel qui le
mettait en œuvre avec compétence.
(Photo Didier BRIX - 1973)

Le
4 février 1973, le commandant du Brestois attribuait le brevet
élémentaire de mécanicien à Didier Brix avec mention "supérieure".
Didier a passé presque une année de sa vie au service de la marine,
cette dernière lui témoignait sa reconnaissance au travers de ce brevet
bien mérité. Je termine ici la mise en ligne des souvenirs de Didier
Brix et il me semblait interessant de finir par ce document. Encore
merci à Didier pour avoir contribué tellement à l'entretien de notre
mémoire. (Photo Didier BRIX - 1973)
(retour en haut de page)
A
sa sortie de Hourtin, Salvatore SCARNA a posé son sac sur le
Brestois dans les années 1970, sa spécialisation de missilier l'a
rendu sensible aux canons et tourelles,il en a gardé certains documents
historiquement très intéressants, je vous les montre, encore merci à
lui.
1957.
En novembre 1957, un tout nouveau canon de calibre de 100mm est
installé à titre d'essais sur le Brestois, sur la plage arrière à la
place de l'affût double de 57mm arrière. Ce canon automatique très
supérieur au 57mm alors installé a été ensuite généralisé sur les
bateaux de la Royale. On voit sur cette photo l'installation de la
tourelle. (Photo d'auteur inconnu envoyée par Salvatore SCARNA - 1957)

1957.
La tourelle de 100mm est présentée plage arrière au-dessus de la
barbette anciennement utilisée par l'affût de 57mm. L'évènement est
très important et a attiré pas mal de monde. Ces photos ont été
trouvées par Salvatore tout à fait par hasard sur le Brestois bien des
années après. (Photo d'auteur inconnu envoyée par Salvatore SCARNA -
1957)

1958
à Brest en Penfeld. D'après mes informations, la tourelle a été
installée en novembre 1957, cette photo est datée de début 1958,
doit-on en déduire qu'elle n'a pas été prise en même temps que les
précédentes, ce dont je doute ? En tout cas, cette photo nous permet de
comparer les deux types d'affûts, la tourelle de 100mm a un aspect
beaucoup plus moderne. Je pense que le Brestois est à couple avec la
grue mobile et que l'affût de 57mm que l'on voit à gauche est l'ancien
remplacé par la tourelle de 100mm. Sur l'arrière de la photo, le pont
de Recouvrance et le quartier de Recouvrance sont tout à fait modernes
après les destructions de la guerre. (Photo d'auteur inconnu envoyée
par Salvatore SCARNA - 1958)

1958.La
tourelle de 100mm en action. Cette photo a sans doute été prise lors
des essais car je ne pense pas que l'on aurait autorisé quelqu'un
d'autre que les ingénieurs d'essais ou les techniciens de se trouver
autour de l'affût. Cette tourelle alors la plus moderne de la marine
est actuellement (2008) la plus ancienne en service et est
installée sur l'aviso Amyiot d'Inville. (Photo d'auteur inconnu
envoyée par Salvatore SCARNA - 1958)

1974-1975.
Le Brestois est en bassin. On peut voir sur la droite la tourelle de
100mm. On a dû profiter du passage en bassin pour faire un grand
nettoyage et inventaire, ce qui explique l'amoncellement hétéroclite
sur le pont. (Photo Salvatore SCARNA - 1974-75)

1974-1975.
Le Brestois est en bassin. La photo est classique, mais cela donne
toujours une bonne idée de la personalité d'un bateau, malgré leur nom
les escorteurs rapides avaient une coque taillée plus pour l'endurance
que pour la vitesse. (Photo Salvatore SCARNA - 1974-75)
(retour en haut de page)

28 juin 1975. Je laisse L'ami POMIE commenter l'évènement "je
me souviens de cet "incident" survenu lors de la sortie des familles.
J'étais plage arrière avec mon épouse quand cela c'est passé. Ayant
l'habitude des postes de manoeuvre à la chaufferie j'avais préssenti la
catastrophe quand j'ai vu avec quelle vitesse on arrivait, il y
avait un batiment Américain au quai d'honneur et les gars qui
étaient sur le pont se précipitaient vers leur plage avant pour
assister au "spectacle". On a bien ressenti le choc sur le quai et
heureusement que le fond de la mer remontait en pente douce vers le
quai sinon .... ; Les familles et les gens non indispensables furent
débarqués aussitôt avant de procéder au dégagement de l'étrave sur le
quai avec le concours de la DP car impossible de se dégager par la
propulsion. La faute à une manoeuvre inapropriée du servant du volant
de manoeuvre qui au lieu de battre en arrière pour casser l'aire, s'est
trompé de sens et à continué à battre en avant. Quand le chef de quart
s'en ai rendu compte on était trop prés du quai et, malgré arrière
toute, le Brestois a fini sa "vie" sur le quai du SLPA.". (Photo Salvatore SCARNA - 1974-75)
28
juin 1975 ou un peu après. Une autre vue du sourire un peu déformé du
Brestois. Le bateau devait être désarmé à la fin de l'année et
effectuait avant sa fin une tournée d'adieux avec de nombreuses escales
et des sorties pour les familles. Cet incident a avancé la mise à la
retraite du bateau. Jean-marc POMIE signale que le Brestois devait
aussi servir d'hôte pour la visite de deux navires soviétique, des
plaques metalliques ont été ajoutées en urgence sur l'étrave pour
cacher les effets du choc. (Photo Salvatore SCARNA - 1974-75)

L'intérieur
d'un poste d'équipage. D'aucuns se demandent comment on pouvait vivre
dans de telles conditions. Que voulez vous ? nous étions jeunes, tous
logés à la même enseigne et il faut bien le dire nous avions une grande
affection pour ces bateaux, alors on leur pardonnait beaucoup.
(Photo Salvatore SCARNA - 1974-75)

En
mer, l'eau douce est donnée par des bouilleurs qui à partir d'eau de
mer et par évaporation donne de l'eau douce. Parfois ces appareils
antiques donnaient des signes de faiblesse et l'équipage profitait
d'une ondée pour se laver en plein air et se rincer avec la pluie, il
faut avouer que cela se faisait plus en méditerranée qu'en mer du Nord.
(Photo Salvatore SCARNA - 1974-75)

Une
autre vue du même moment. Il faut bien remarquer que sur les rapides en
général et les E50 en particulier, les conditions de vie étaient assez
spartiates. Ces bateaux étaient plus aux normes de la deuxième guerre
mondiale que des années 70. (Photo Salvatore SCARNA - 1974-75)

La
garde à la coupée. Salvatore Scarna se trouve à gauche en tenue bleue.
Remarquez les deux renards de présence à bord des officiers, de part et
d'autre du hublot à droite de la photo. (Photo Salvatore SCARNA -
1974-75)
(retour en haut de page)

Juilet
1975. Des navires soviétiques font escale à Toulon, nous étions encore
sous le régime de la guerre froide. Ces visites étaient entourées d'un
luxe de précautions et les contacts avec les marins russes étaient des
plus limités et très "organisés". Sur cette photo, si je lis bien le
modex, le n°857, il doit s'agir du croiseur de commandement JDANOV,
du type "SVERDLOV", remis en service après refonte en 1972. Ces
croiseurs étaient équipés de moyens de transmissions à longue portée.
Son armement était de 9 * 152mm en 3 tourelles triples, 12 * 100mmAA,
ainsi qu'un équipement de missiles du type SAN 4. Il y avait aussi une
plate-forme pour hélicoptères à l'arrière qui a remplacé la 4ème
tourelle triple de 152mm de l'extrême arrière lors de la refonte. Il
déplacait 20.000 tonnes, ses dimensions étaient de 210m de long pour
21m de large. (Photo Salvatore SCARNA -
1974-75)

Juillet
1975. Le deuxième navire soviétique se met à couple du JDANOV. Son
modex "181", le situe dans la série des destroyers lance-missiles du
type "KASHIN". Cette série comportait 12 ou 19 unités (suivant les
sources), lancées entre 1963 et 1972. Ces bateaux étaient équipés
de 2 systèmes de missiles SAN 4 avec 40 missiles comme on peut le voir
sur la plage avant. Ils avaient aussi 4 canons de 76mm en deux
tourelles doubles et 5 tubes lance-torpilles ASM. Leur tonnage était de
4750 tonnes, la longueur de 143m sur 15.8m de large.
Une plate-forme à l'arrière permettait d'accueillir un hélicoptère de
type "KAMOV". Remarquez le pavillon de beaupré qui était celui de la
flotte militaire soviétique (étoile blanche sur fond rouge). Remarquez
aussi sur le JDANOV, à droite de la photo, en haut du mât tripode
arrière, l'antenne de transmissions "Vee Cone" à la forme très spéciale
de deux cônes en "V". (Photo Salvatore SCARNA -
1974-75)

Juin
1972. Retour au Brestois. Le voici en bassin. Photo typique de l'époque
avec la 4L au droite, peut-être celle du commandant, même si durant les
passages au bassin l'équipage était réduit au minimum. (Photo Salvatore SCARNA -
1972)

Juin
1972. Le Brestois
en bassin. Remarquez la décharge d'une électropompe
incendie (circuit alimenté par eau de mer) qui doit être
en test ou vérification. Dans une précédente mise
en ligne, j'avais attribué cette évacuation aux latrines,
bien mal m'en a pris, un internaute attentif m'a bien justement fait
remarquez que lors des mises en bassins, les hygiènes du bord
sont en général "consignées" et que les besoins
naturels se faisaient à terre, heureusement pour les personnes
qui travaillent sur la coque du bateau. (Photo Salvatore SCARNA -
1972)

Cette
photo est datée du 17/06/72, les photos précédentes doivent être de la
même date. Le Brestois en bassin, la tourelle de 100mm paraît un peu
trop grande pour la plage arrière de l'escorteur. (Photo Salvatore SCARNA -
1974-75)

Le brestois. Voici sa tape de bouche aux armes de la belle ville de Brest. (Photo Salvatore SCARNA -
1974-75)
(retour en haut de page)

Le
1er aout 1972, le Brestois est à quai à Simonstown. A
couple on peut apercevoir à gauche le Bourguignon. (Photo Salvatore SCARNA -
1972)

Le
22 juin 1972, le Brestois se prépare pour les cérémonies du passage de
la ligne. Voici la plage avant et si vous regarder bien on distingue
assez nettement la fameuse ligne que les néophytes tremblants redoutent
depuis de jours et des jours. D'ailleur la coutume n'est elle pas de
placer l'un d'entre eux au beaupré avec une gaffe afin de soulever la
ligne pour que le bateau puisse passer sans encombres dessous. Si ! si
! c'est vrai, je l'ai vu .... (Photo Salvatore SCARNA -
1972)

Le
passage de la ligne, après les festivités, il faut bien faire le
ménage. Cette photo n'est pas très nette, mais on reconnaît Savatore à
gauche, plage arrière qui attend le grand coup de manche à incendie qui
enlèvera les différents reliefs des la fête. Nous n'avions pas
l'internet à l'époque, il fallait bien s'amuser quand même. (Photo Salvatore SCARNA -
1972)

Le
13/07/1972, le Brestois est en escale à Dakar. Savatore pose
avant de partir visiter la ville, tenue de sortie blanche. (Photo Salvatore SCARNA -
1972)

En
juin 1972, Escale du Brestois à Dakar. Vue des factionnaires de coupée.
Ces journées étaient longues, heureusement les copains passaient
souvent pour discuter un peu. (Photo Salvatore SCARNA -
1972)

Le
14 juillet 1972, la fête nationale est aussi fêtée à l'étranger, le
Brestois et le Bourguignon à droite de la photo, fêtent la France et la
république. Le grand pavoi est à poste, il y aura sans doute une
reception à l'ambassade et ce sera surement une belle journée. Mon
premier 14 juillet dans la marine, c'était aussi celui de 1972, mais
c'était à Brest et il pleuvait à sceaux. Souvenirs ! souvenirs ! (Photo Salvatore SCARNA -
1972)
(retour en haut de page)

1972. Le Brestois essaye au cours d'un exercice de remorquer la Combattante.
Au bout de 3 tentatives, il faut bien se rendre à l'évidence, les
taquets sur lesquels était frappée la remorque avaient tendance à se
désolidariser de la coque qui était beaucoup trop légère pour supporter
les efforts du remorquage. (Photo Salvatore SCARNA -
1972)

1972. Autre photo du même épisode des essais de remorquage. Au premier plan le canon de 10mm. (Photo Salvatore SCARNA -
1972)

1972. Passage de courrier entre la Combattante et le Brestois. Nous sommes dans entre Dakar et Pointe-noire. La Combattante
avait les "pattes très courtes" et devait être ravitaillée tous les
deux jours. Les missions qui lui étaient dévolues n'avaient rien à voir
avec ce que pouvait faire un escorteur rapide. (Photo Salvatore SCARNA -
1972)
(retour en haut de page)
De diverses
sources et de divers auteurs, des photos souvenirs sur le Brestois
envoyées par Jean-Marc POMIE (que ferais-je sans lui ?). Bonne
lecture.
Le
Lorrain à gauche et le Brestois à droite, en escale et
sous grand pavoi. Remarquez juste derrière les tubes
lance-torpilles avant du Brestois, l'ouverture de chargement des
torpilles suivant un mécanisme compliqué qui sera
abandonné dans la série des E52. (Photo JP Monmasson via
Jean-Marc POMIE - 1973)
Le
passage de la ligne, une bénédiction quelconque avant le
passage dans la piscine que l'on voit derrière. (Photo Jean-Marc
POMIE - 1972)
De
nouveau le passage de la ligne. Avec par ordre d'apparition à
l'écran, à gauche Neptune, au centre le commandant du
Brestois le capitaine de corvette HARNAY, et à droite la
toujours gracieuse épouse de Neptune. (Photo Jean-Marc POMIE -
1972)
1972. Après le passage de la ligne le Brestois fait escale
à Diégo-Suarez. Jean-Marc pose pour l'occasion,
à gauche de la photo, accompagné de deux copains
mécaniciens. Le T-shirt que porte Jean-Marc est
réglementaire, celui du milieu l'est un peu moins. (photo
jean-Marc POMIE - 1972)

1972. Le Brestois en mer. Photo prise depuis l'arrière de la
passerelle. On peut ici bien voir entre le mât et le
télépointeur de 57mm, le télépointeur de la
tourelle de 100mm installée en test et qui est restée
à bord jusqu'à la fin du Brestois. (photo Jean-Marc POMIE
- 1972)

1972. Le Brestois est en escale à Las Palmas avec le Bourguignon
que l'on voit à couple. Pour l'occasion les officiers mariniers
supérieurs du Brestois posent pour la postérité.
(Photo Jean-Marc POMIE - 1972)

1973. Le Brestois est à quai et le Lorrain est à couple.
Les tentes sont mises sur les plages arrières, sans doute lors
d'une escale en pays chaud. (Photo Jean-Marc POMIE - 1973)
(retour en haut de page)
Envoyé
de nouveau par l'ami POMIE, voici des photos du Brestois prises par le
médecin de marine Alain FOULQUIER en janvier 1973, le bateau
quitte Diégo Suarez, de belles photos qui donnent beaucoup de
détails, merci bien à tous les deux.
Le
15 janvier 1973, le Brestois quittait Diégo Suarez étant
en mission dans l'océan indien. Le voici encore à quai,
le bateau à droite de la photo est l'aviso-escorteur Commandant
Rivière. (Photo Alain Foulquier - janvier 1973)
Les
préparatifs d'appareillage battent leur plein, à la base
de la tourelle de 100mm, on peut voir le renard du bord qui indique la
présence ou non à bord des officiers. Une bonne vue du
télépointeur de 57mm avec derrière lui le
télépointeur de 100mm. (Photo Alain Foulquier - janvier
1973)
Une
autre vue de la plage arrière, les derniers permissionnaires
regagnent le bord. Cette photo permet d'apprécier la masse de la
tourelle de 100mm qui écrase un peu la plage arrière. Les
rapides n'étaient vraiment pas larges. (Photo Alain Foulquier -
janvier 1973)
Le
départ du Brestois est salué par la musique de la
légion étrangère. A droite le Commandant
Rivière. L'appareillage est imminent, on voit au-dessus de la
coupée le câble de la grue qui va soulever la passerelle
d'embarquement. Les aussières d'arrière sont encore
à poste. (Photo Alain Foulquier - janvier 1973)
Une
autre vue de la musique de la légion étrangère.
Les appareillages sont des moments de tension, mais comme chacun sait
exactement ce qu'il doit faire tout se passe en général
bien. (Photo Alain Foulquier - janvier 1973)
Les
aussières sont larguées, à petite vitesse le
Brestois s'éloigne, l'équipage au poste de salut. On peut
bien ici évaluer les différences de masse entre les deux
tourelles arrière. (Photo Alain Foulquier - janvier 1973)
Pour
finir sur une note de couleur, le Brestois dans les passes de
Diègo. La vedette au premier plan me rappelle un souvenir, sur
le Provencal lors d'un appareillage, la DP Toulon nous envoi une
vedette avec des collègues ayant raté la manoeuvre, je ne
me souviens plus de la suite .... Ici se terminent les adieux du
Brestois à Diégo, un grand merci à Alain FOULQUIER
(et Jean-Marc POMIE) pour ces belles photos. (Photo Alain Foulquier -
janvier 1973)
(retour en haut de page)
Jean-marc
POMIE, contributeur impénitent à notre mémoire
collective, m'a envoyé une série de photos du Brestois du
début des années 1960. Ces photos ont été
prises par Jean-Claude MICHELIN, Quartier-maître
mécanicien à bord. Un grand merci à tous les deux.
Début
des années 1960. Le Brestois sous grand pavois, peut-être
pour un 14 juillet, vue depuis la plage avant. Le bateau de
gauche ressemble à un escorteur d'escadre. A droite, le croiseur Suffren, mis en service en 1927 et qui sera renommé Océan
en 1963 pour céder son nom à la frégate
lance-engins du type F60, il a été déclassé
en 1947 et sert ensuite comme base fixe (écoles,
état-major, centre d'études ....) (Photo jean-claude
MICHELIN - début
années 1960)
Jean-claude
MICHELIN à la machine, dans l'exercice de se profession, avec un
téléphone portable, l'engin était rustique mais
fonctionnait bien, du moins dans mes souvenirs. (Photo jean-claude
MICHELIN - début années 1960)
Dans
un poste d'équipage. Ces photos ont un certain âge, leur
grand interêt est de nous montrer la vie à
l'époque. Je n'ai personnellement pas connu les hamacs, mais je
me souviens des banettes et des coups de roulis qui menaçaient
de vous envoyer sur les parquets, avec les hamacs, ce problème
au moins n'existait pas. (Photo jean-claude MICHELIN - début
années 1960)
Les
douches de l'équipage, on y faisait aussi sa lessive, tout
était ouvert, et je ne souviens pas que cela posait le moindre
problème à qui que ce soit. (Photo jean-claude MICHELIN -
début années 1960)
A
cette époque les escorteurs rapides étaient dans leur
prime jeunesse, la peinture est encore toute propre, remarquez contre
la cloison le banc repliable, on gardait du temps pour discuter au
soleil et regarder la mer, mais cela a-t-il vraiment changé
depuis ? (Photo jean-claude MICHELIN - début années 1960)
Le
même petit banc à poste. Il fait beau comme souvent
à Toulon, le QM Michelin pose pour la postérité
sur fond du port. La ville a retrouvé le style que l'on lui
connait actuellement après les durs combats de la
libération. (Photo jean-claude MICHELIN - début
années 1960)
Toujours
au début des années 60, JC Michelin dans la coursive du
Brestois. SUr les "rapides" la place était comptée et il
ne fallait pas être trop grand pour pouvoir se faufiler partout.
(Photo jean-claude MICHELIN - début
années 1960)
La
"descente" de la machine. Pour ceux qui ne connaissent pas imaginez
l'endroit par mauvaise mer, ajoutez y un peu de graisse sur les
marches, les main-courantes ne devaient pas être de trop. (Photo
jean-claude MICHELIN - début
années 1960)
Nous
voici justement dans la machine, où exactement ? Sur un
réducteur ou une turbine ? J'en appelle à la
mémoire des anciens, j'oubliais, ajoutez à la photo
précédente le bruit et la chaleur. (Photo jean-claude
MICHELIN - début
années 1960)
Jean-claude
devant un des panneau de commande. A droite de la photo et
derrière Jean-claude, les deux panneaux sombres permettaient
l'affichage des tours d'arbre d'hélice, les mêmes panneaux
se trouvaient à la passerelle, les ordres de vitesses, marche
avant et arrière étaient donnés via ces appareils.
Je joins quelques impression de l'ami REINHART, électricien à bord du Béarnais.
"DDans les dernières photos sur le
Brestois,l'une d'entre elles montre le tableau ou se trouvaient les TO
(transmetteurs d'ordres) cela me rappelle des souvenirs car sur le
Béarnais c'était l'electricien de service en l'occurence moi qui était chargé de leur emploi,cela consistait à
afficher les allures reçu de la passerelle sur un cahier de marche
ainsi que l'heure à laquelle ils étaient donnés ,si en navigation libre
il y avait peu de changement d'allure par contre à l'appareillage ou à l'accostage je ne vous laisse imaginer le
travail,ce tableau était situé au bout du parquet entre les 2 tableaux
de manoeuvres d'admission de vapeur dans les turbines. "
(Photo jean-claude MICHELIN - début
années 1960)

Deux copains posent pour la
photo, le bâchi est reparti dans le caisson, la tenue semble plus
adéquate pour le travail, remarquez encore une fois
l'encombrement des lieux. (Photo Jean-claude MICHELIN- début des
années 1960)

Nous sommes remontés sur le pont, plus exactement plage
arrière, on peut distinguer à droite derrière le
panneau ouvert, la tourelle de 100mm installée en test en 1958
et qui restera à poste. En fond, on peut voir la coque (avec
hublots !) du navire de ligne Jean Bart qui servait avec le Brestois
pour l'ecole des cannoniers. (Photo Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960).

Un
autre "rapide" vu depuis la plage arrière du Brestois. Sur la
gauche de la photo, un "cochon", c'était un flotteur qui en
surface permettait de maintenir ouverte une des machoires de la drague,
les escorteurs rapides étaient équipés de
matériel de dragage au début de leur carrière. A
droite, le rail pour mouiller des charges anti-sousmarins. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960).

Voici JC Michelin assis précisémement sur le rail
aperçu sur la photo précédente. La partie
arrière du châssis était ouverte, les charges
cylindriques roulaient sur les rails du châssis et
tombaient le long de la poupe. L'inconvénient d'un tel
procédé était que le bateau devait passer
au-dessus du sous-marin pour larguer, alors qu'avec les mortiers, les
projectiles pouvaient être lancés beaucoup plus loin et
sur l'avant ou les côtés, ce qui rendait l'escorteur bien
plus libre de ses manoeuvres. (Photo Jean-claude MICHELIN -
début
des années 1960).

Habitué
aux plages arrières des "rapides" classiques, j'ai mis quelques
temps pour m'aperçevoir que c'était la tourelle de 100mm
installée en 1958 que nous voyons sur la photo derrière
Jean-claude. Cet armement ajoutait un incontestable air de
modernité par rapport aux affûts de 57mm qui
n'étaient pourtant pas beaucoup plus vieux. (Photo Jean-claude
MICHELIN - début
des années 1960).

La
photo classique que beaucoup de marins ont dû faire plage avant.
Au-dessus, le roof du mortier de 375mm. (Photo Jean-claude MICHELIN -
début
des années 1960).

Vue
de la plage arrière à tribord, le Brestois en ligne de
file derrière un escorteur d'escadre. Les bateaux font du
"rase-cailloux" à petite vitesse, sans doute le long de la belle
côte varoise. (Photo Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960).

Ceci
n'est pas une baleinière. Donc pas du Brestois, mais bon je mets
la photo quand même pour se souvenir du temps où la rade
de Toulon était animée du traffic des bateaux de
l'escadre. (Photo Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960).

Les
rapides en ligne de front. Il est impossible d'identifier les bateaux,
si ce n'est que ce sont des E52. Ici se termine les photos de
Jean-claude MICHELIN envoyées par Jean-Marc POMIE, qu'ils
en soient tous les deux chaleureusement remerciés. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960).
(retour en haut de page)
J'ai
reçu (juin 2007), une deuxième série de
clichés du Brestois faits par Jean-claude MICHELIN au
début des années 1960 et envoyés par
l'indispensable Jean-marc POMIE, ces photos parlent toujours de la vie
du bateau et de ceux sans qui il n'aurait été qu'une
coque sans vie. En route donc pour de nouvelles aventures.
Jean-claude
assis sur les tubes de 57mm de la tourelle avant. On voit bien sur
cette photo l'antenne du DRBD-20A, première version de radar de
veille. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Nous
sommes dans la machine sans doute sur le plancher du palier
supérieur, que les amis mécaniciens me corrigent si
necessaire. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Réunion
amicale sans doute chez les officiers mariniers, peut-être pour
le départ de l'un d'eux, le maître fusillier à la
fourragère semble le centre d'intérêt.
Peut-être n'était-ce au fond qu'un pot de nouvel an
? (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Une
autre vue du même évènement. Le maître
fusillier monopolise l'attention, le personnage de droite doit
être le commandant du Brestois. Au vu des barres du plafond pour
crocher les hamacs, la photo est peut-être prise dans un poste
d'équipage, il est vrai qu'à l'époque les
maîtres et seconds-maîtres couchaient aussi dans des
hamacs. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Dans
un poste d'équipage, Jean-claude pose avec un copain
breveté provisoire mécanicien, je trouve que cette photo
symbolise bien la vie à bord. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Le
Brestois est au bassin à Brest. Une belle vue de la toute
nouvelle tourelle de 100mm, installée à titre
expériemental plage arrière et qui y restera
jusqu'à la fin du Brestois, elle sera par la suite
installée sur l'Amyot d'Inville devenant alors la plus
ancienne tourelle de 100mm de la marine. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Une belle vue du Brestois en carénage dans un des petits bassins des bords de la Penfeld à Brest. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Photo
prise de l'arrière de la passerelle à tribord, la
tourelle de 100mm vient de tirer, on voit le canon pointé sur
tribord, le télépointeur de 100mm entre le mât et
le télépointeur de 57mm est resté dans l'axe du
bâtiment. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)
(retour en haut de page)

Instant
de repos sur le pont à tribord. Ces heures passées
à regarder la mer et à discuter de tout et de rien
faisaient et font sans doute toujours partie de la vie du marin.
(Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Une
autre photo prise plus ou moins au même endroit que la
précédente, mais le Brestois est cette fois à quai
à Toulon. Au premier plan l'affût double de 57mm et
derrière le télépointeur de 57mm. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)
L'équipage
au repos profite du soleil à babord du Brestois. A gauche de la
photo, la baleinière de 7m, très utile lors des
mouillages en rade foraine. Jean-claude Michelin au premier plan
à droite. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

L'équipage
est rassemblé dans un poste pour un évènement dont
la postérité n'a pas gardé trace. Si des anciens
se souviennent ? Au premier-plan l'état-major du Brestois avec
le commandant à droite. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Jean-claude
dans son poste devant son caisson. Le confort de la marine actuelle a
certainement beaucoup évolué, à cette
époque, nous avions chacun l'usufruit d'un "énorme"
caisson comme celui derrière Jean-claude. Il fallait tout y
mettre à l'exeption des tenues bien entendu. Le pire c'est que
nous y arrivions, non sans mal parfois ! (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Une
autre vue de l'intérieur. A droite de la photo, le recipient en
métal nous rappelle que sur les premiers escorteurs rapides les
repas se prennaient dans les postes d'équipage, chaque table
envoyait à la cuisine une personne pour les aliments et une
autre pour les boissons. L'installation des cafétarias sur le
modèle américain de l'époque à
révolutionné la vie des postes. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Le
Brestois est maintenant à Brest. Le voici en carénage
dans un des bassins des bords de la Penfeld. Les bâtiments
modernes témoignent de tout ce que la ville à souffert
durant la dernière guerre. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)
(retour en haut de page)
Nous
sommes dans l'univers encombré et surchauffé de la
machine du Brestois. Je ne suis pas mécanicien, mais il me
semble que cette photo représente une des turbine, haute
pression ? Prière de me corriger. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Toujours dans la machine, sur le palier supérieur, je pense. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Pour
se rafraîchir un peu, nous voici plage arrière à
babord vers l'avant. Le paysage désertique fait un peu penser
aux côtes d'Algérie, je n'ai pas d'autres informations sur
le lieu. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

La
méditerranée peut se lever très vite et devenir
alors assez mauvaise, bien-sûr ce n'est pas la longue houle
atlantique mais surtout sur un rapide, ça pouvait être
assez fatiguant. J'aime cette photo qui rend bien l'atmosphère
par mauvaise mer. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Autre
vue de mer. Celle-là prise depuis la plage arrière
à babord. Je vous laisse apprécier la faible hauteur du
flanc bord d'un escorteur rapide dont le pont était très
mouillé par ce type de mer. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Nous
sommes passé de l'autre côté sur le flanc tribord
du Brestois, la gîte est importante. Remarquez sur l'aileron
tribord la bouée orange qui devait être lancée
à la mer en cas d'homme à la mer pour marquer l'endroit
le temps que le bateau fasse demi-tour. Avec cette mer il ne fallait
pas perdre une seule seconde telles étaient minces les chances
de retrouver un homme passé par dessus bord. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Autre
coup de gîte, au premier plan le télépointeur pour
la tourelle de 100mm avec son antenne radar. Remarquez aussi la
position acrobatique des deux matelots. Ici se termine la mise en ligne
de ce nouvel envoi de Jean-claude Michelin, encore merci à lui
de nous faire revivre ces moments à bord. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)
(retour en haut de page)
Les photos
ci-dessous proviennent du site www.alabordache.com, je n'ai pas tous
les auteurs, je les signale quand je les connais, si d'autre se
reconnaissent, je serais heureux de les nommer, merci.
Le Brestois bien à l'abri contre les flancs du grand frère, le Jean-Bart.
L'escorteur partageait avec le cuirassé (et d'autres!) la
formation des canonniers et autres spécialités
chargées de faire parler la poudre. On voit bien plage
arrière la première tourelle de 100 mm installée
sur un bateau de la marine.
Cette photo doit être prise au début des années 60.
(Photo www.alabordache.com)
Le
poste des électriciens d'armes.
Le poste 3 pour être plus précis. Une petite fête
semble organisée. On voit sur la photo les tables descendues
pour les repas, quand les hamacs étaient rangés dans
leurs placards. Au dessus du groupe, une barre transversale avec des
anneaux auxquels étaient attachés les hamacs. (Photo www.alabordache.com)
1955. Le Brestois
passe sous le nouveau pont de Recouvrance et remonte la Penfeld. Brest
a beaucoup souffert de la guerre, l'ancien pont tournant et L'ancien
Brest n'existe presque plus. Le nouveau pont levant permet de nouveau
de relier le quartier de Recouvrance à la ville de Brest.
(Photo www.alabordache.com)
1972. Les sauvages. Le Brestois
passe la ligne au large de Pointe Noire. Un groupe de sauvages se
prépare dans la joie et la bonne humeur. (Photo "Cols bleus" -
1972)
1972.
Lors d'une escale un bal est organisé en honneur de
l'équipage. Une patrouille est mise sur pied au cas où.
La voici qui pose fièrement devant le regard admiratif de la
gent féminine. (Photo "Cols bleus" - 1972)
1972.
Le Brestois fait escale à Madagascar. Le Brestois à
Madagascar s'y livre à une degustation de Brochettes. (Photo
"Cols bleus" - 1972)
J'ai
reçu une série de photos de Jean-marc POMIE de son
passage sur le Brestois au début des années 70, en voici
le début, celles qui concerne le passage de la ligne dans
l'Océan Indien en 1972. Merci à Jean-marc.
Ceux
qui ont passé la ligne reconnaîtront aisément le
personnage du premier plan qui n'est autre que le "facteur". Son
rôle consistait à passer la veille de la
cérémonie du passage de la ligne dans tous les postes
où logaient les néophytes, et a remettre en "mains
propres" la fameuse convocation aux "malheureux". En tout cas sur le
Provencal, cela se faisait dans la bonne humeur réciproque.
(Photo Jean-marc POMIE - 1972)
Nous
sommes le lendemain de la photo précédente. Après
une nuit passée dans de "terribles angoisses", le peuple des
néophytes est rassemblé plage avant sous l'oeil goguenard
des "chevaliers de la ligne". Remarquez néanmoins que le nombre
de ceux qui doivent être baptisés est important. Il n'y a
alors plus de grade ni de fonction, tout le monde est égal
devant la justice aveugle de Neptune. (Photo Jean-marc POMIE - 1972)
Le
chef des pirates lit a l'assemblée tétanisée par
l'importance du moment, un texte destiné à marquer la
solennité du moment. (Photo Jean-marc POMIE - 1972)
Ce
grand moment d'éloquence passé, il est
procédé à la purification des "âmes" des
néophytes avant de passer devant le tribunal de Neptune, et cela
ce fait dans un esprit de "compréhension" à grand coups
de manches à incendie. (Photo Jean-marc POMIE - 1972)
Le
groupe de néophyte enfin purifié, se dirige calmement et
dans la plus grande discipline vers la plage arrière pour y
être individuellement jugé et intronisé dans
l'Ordre des Chevaliers de la ligne. C'est alors le baptême
proprement dit, après la lecture de l'acte d'accusation, le
futur chevalier est au minimum condamné à mort (mort
simple), qui consiste à n'être baptisé qu'une seule
fois, c'est à dire couvert de farine, graisse de canon, teinture
d'iode ou autre, puis immergé dans les fonds baptimaux, mais
cela qu'une fois. Certains ayant commis à bord des actes
impardonnables peuvent subir une mort double voire une mort triple. On
ne badine pas avec la justice de Neptune. Le plus souvent tout cela se
passe dans la bonne humeur et à la fin de la
cérémonie ceux qui baptisent sont dans le même
état déplorable que ceux qui ont été
baptisés. Mais sous le soleil de l'équateur la fête
est souvent de rigueur. (Photo Jean-marc POMIE - 1972)
Cette
photo détaille le baptême proprement dit. On y voit la
piscine dans lequel un néophyte est en train d'être
plongé après être passé par la "planche" que
l'on voit au premier plan. Les féroces "sauvages" attendent le
client suivant. Au premier rang un personage au chapeau rouge attend
manifestement le condamné pour l'oindre d'une substance grasse
mais néanmoins bizarre. La fête bat son plein !!! (Photo
Jean-marc POMIE - 1972)
Le
PC trans du Brestois en 1972. Le transmetteur est en train de
préparer l'envoi d'un telex. A l'époque de l'internet le
telex peut paraître tout à fait démodé, mais
en 1972 il était indispensable. IL servait à tout, je me
souviens que lors de notre croisière en afrique noire en 1974,
nous recevions tous les jours un telex de France avec un
résumé de nouvelles, y compris les résultats
sportifs, il était affiché dans la coursive principale et
était étudié attentivement par tout
l'équipage. Les conditions de travail étaient quand
même un peu spartiates. Le transmetteur sur la photo est le QM
Lalune. (Photo
Jean-marc POMIE - 1972)
A
Toulon, en 1974, les mécaniciens du Brestois posent pour la
postérité sur la plage arrière. En tenue de sortie
le quartier-maître Bernard, et à sa droite jean-marc
POMIE. (Photo
Jean-marc POMIE - 1974)
En
1972, le poste d'équipage plus précisemement
occupé par les mécaniciens. Tout à fait à
droite le quartier-maître CHABAL et à sa droite le QM
transmetteur LALUNE. Les autres membres du poste ne sont pas encore
identifiés. A suivre ! (Photo
Jean-marc POMIE - 1972)
Pour
finir les souvenirs du Brestois envoyés par JM Pomie, voici une
vue de la tourelle de 100 mm plage arrière, installée en
test et qui est restée à poste jusqu'à la fin du
Brestois. Elle a ensuite été installée sur l'aviso Amiot d'Inville, devenant ainsi la plus ancienne tourelle de 100 mm de la marine. Merci à Jean-marc pour ces documents. (Photo
Jean-marc POMIE - 1972)