Pour quand même avoir un minimum d'ordre, voici un sommaire plus explicite :
Entre
1966 et 1968, Alain GRANDET a embarqué sur le Brestois comme
quartier-maître missilier, avec "option" topilleur. Cette semaine je
mets en ligne des photos d'équipage, la semaine prochaine, nous
passerons à la technique et aux torpilles dont s'occupait Alain. Ses
photos sont vraiment très évocatrices de cette époque, un grand merci à
lui pour l'autorisation de mise en ligne. (mis en ligne le 10/10/2009)
A
tout seigneur, tout honneur. Voici Alain posant devant le beaupré tout
à l'avant du Brestois à Toulon. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)

Je
ne pense pas que cette scène se passe à Toulon. Le Brestois dans ses
manoeuvres d'appareillage ou d'accostage. Sur la droite de la photo, on
peut aperçevoir un beaupré qui ressemble à celui de l'"Etoile" ou de la
"Belle poule" (?). Remarquez plage arrière les bancs et les "flotteurs"
à babord et tribord. Ce que j'ai pris pour des apparaux de dragage,
sont en réalité des équipement anti-torpilles. Au moyen de barres
métalliques qui claquaient dans l'eau, ils faisaient office de
bruiteurs contre les torpilles accoustiques. Merci à l'internaute
attentif qui a corrigé mon erreur. Ces flotteurs seront avantageusement
remplacés par des buiteurs électriques. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)
Une autre
vue de la même manoeuvre, la plage arrière un peu plus
détaillée. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)

Il
se passe quelque chose sur tribord, mais quoi ? Les regards sont
attentifs et les appareils photo près à fonctionner. C'est aussi grâce
à ces moments que ce site existe, merci à tous les jeunes de l'époque
qui ont immortalisé leurs souvenirs de jeunesse. (Photo Alain GRANDET
-1966/1968)

Intérieur
d'un poste d'équipage. C'est la fin du repas qui, je le rappelle aux
plus jeunes d'entre nous, se passait dans les postes. Les hamacs
restaient parfois à poste et les tables étaient descendues. Cette photo
a été prise en été ou lors d'une croisière dans les mers chaudes.
(Photo Alain GRANDET -1966/1968)

Bon,
je vous livre les commentaires d'Alain tels quels. Au premier plan, le
surnommé Yoyotte, très sérieux et à ses côtés Gordon. Le repas semble
être amélioré et le vin de qualité supérieure, peut-être est-ce un de
ces noël ou nouvel an sous les tropiques ? Il y a pire quand même.
(Photo Alain GRANDET -1966/1968)
Juste
pour comparer avec la photo précédente, cela doit aussi se passer vers
le nouvel an, mais plutôt sous nos latitudes, ça n'enlève rien à la
bonne hummeur du moment ni à la qualité de la chère. Le poste est
décoré des pavillons règlementaires. (Photo Alain GRANDET -1966/1968)
Toujours
dans le poste d'équipage, Alain perdu dans ses pensées. Plus
sérieusement, remarquez à droite le rangement des hamacs contre les
parois du bateau, vieille mesure du temps de la marine à voile, cela
permettait de protéger (un peu) les marins lors de batailles, des
gravures ornent aussi les flancs du bateau. Quand les bannettes sont
arrivées, l'espace intérieur a été sacrifié au confort du sommeil.
(Photo Alain GRANDET -1966/1968)
Autre
vue intéressante du poste d'équipage. A gauche "manu", au milieu Alain
Grandet et à droite "Pannetier". Les tables et les bancs étaient
enlevés pour la nuit et mis au plafond dans les supports rectangulaires
comme celui que l'on voit en haut en dessous de la lampe "rouge" et
toujours les photos qui décorent l'intérieur. (Photo Alain GRANDET
-1966/1968)
(retour en haut de page)

Facéties
de copains. Les responsabilités que nous pouvions avoir à bord
n'enlevaient rien au fait que nous étions très jeunes, et de temps en
temps il fallait que cela se sache. (Photo Alain GRANDET
-1966/1968)

Photo
plus classique sur fond de ville de Toulon à la fin des années 60,
avec par ordre d'apparition à l'écran, à gauche LAMOUR, au centre Alain
GRANDET et à droite PANNETIER. A gauche de la photo, l'avant du JEAN
BART avec lequel le BRESTOIS assurait le rôle d'Ecole des canonniers.
(Photo Alain GRANDET
-1966/1968)

Photo
prise depuis la plage avant. Voici le roof torpilles avec à gauche les
yeux menacants des torpilles dans leurs tubes. C'était l'arme
principale des escorteurs rapides avec le mortier ASM. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Le
type E50 des escorteurs rapides embarquait un maximum de 30 torpilles,
réparties entre les tubes (12 torpilles) et la soute (18 topillles).
Cette soute, sous l'affut de 57mm avant, était munie d'un monte-charge
vers les tubes. Les torpilles étaient embarquées par la plage avant, et
entrées par la porte étanche qui donne sur la plage avant, puis mises
dans le monte-charge. Sur les E52, la dotation n'était plus que de 24
torpilles, 12 dans les tubes et 12 dans des valises porte-torpilles et
pour le type E52b, il n'y avait plus que 12 torpilles, uniquement dans
les tubes. (Photo Alain GRANDET
-1966/1968)

Cette
photo est intéressante par sa rareté. On est à l'intérieur du roof
d'alimentation en torpilles des tubes du Brestois. La torpille de la
photo vient d'être montée par le monte-charge depuis la soute, elle
repose sur un chariot qui va la pousser à l'intérieur d'un des tubes à
gauche de la photo. Remarquez à droite les deux hélices
contra-rotatives de la torpille. (Photo Alain GRANDET
-1966/1968)

"CHASSEZ
AU TUBE 3". L'air comprimé est chassé dans le tube que l'on voit à
droite et éjecte la torpille. Cette photo est prise depuis la plage
avant. (Photo Alain GRANDET
-1966/1968)

Une
photo d'un autre lancement. Le nuage d'air comprimé accompagne la
torpille, le moteur de celle-ci se met en route, les deux hélices
tournent déjà. (Photo Alain GRANDET
-1966/1968)

Suite
de la photo précédente, la torpille va toucher la mer, se stabiliser
sous l'eau et se mettre à la recherche de sa proie. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)
(retour en haut de page)

"Attention
on va rouler". Cette "information" diffusée par le micro du bord nous
signalait que l'escorteur allait prendre des libertés avec les lois de
l'équilibre et que de ce fait tout objet tant soit peu indépendant
allait partir avec une trajectoire peut-être prévisible mais néanmois
souvent incontrôlable. Quand c'était durant le repas, je vous laisse
imaginer l'état des postes ou de la cafétaria. Ici belle vue sur le
télépointeur de 100 mm qui a pris la place du mortier au centre du
bateau. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Nous
revenons à la gestions des torpilles. Ici la torpille a été montée de
la soute et via le rail du premier plan, elle a été introduite dans le
tube milieu. Dans son commentaire, Alain signale sur sur la photo,
Vasquez et Phillipot mettent au point la torpille avant l'introduction
complète dans le tube. Remarquez à droite de la photo, le bateau est
difficilement identifiable, mais il doit être désarmé car son
ancienneté est trahie par les hublots de la coque qui n'apparaissent
plus sur les bateaux construits après la guerre. Peut-être est-ce aussi
un ex-allemand comme sur une des photos ci-dessous. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Les
réglage de la torpille sont terminés, elle est alors mise
au tube et prête à l'emploi. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

L'ami "Phillipot" est aux commandes, sans doute pour le chargement des torpilles vers les tubes. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Toujours
le collègue "Phillipot" à la manoeuvre à bras sur le monte-charge des
torpilles, je vous accorde qu'il ya un côté "schadock" à la chose.
(Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Commentaires
d'Alain "On tire des plans sur la comète". Quand quelque chose se
passait à bord et venait troubler la monotonie de la navigation et des
quarts, chacun partait de son avis sur le phénomène. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Ces
évènements étaient parfois la rencontre avec un bateau d'un autre pays.
Chacun observait l'autre et essayait de tirer un maximum de
renseignements sur la rencontre, surtout si comme ici, c'était un
destroyer lance-missiles soviétique de la classe "KILDIN", bateau de
3500 tonnes, capable de lancer un missile nucléaire ainsi que 6
missiles anti-navires "Scrubber". Ces destroyers ont été lancés en 1959
aux chantiers "Jdanov" de Léningrad ou de Nikolaïev. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Une
autre rencontre, mais cette fois avec un navire français. Alain indique
dans son commentaire qu'il s'agit de la gabare "Marcel Le Bihan" (ex
allemand "Greif"). A mon humble avis, je pense plutôt à la gabare
"Commandant Robert Giraud" (ex allemand "Immelmann") car le "Le Bihan"
avait un "hangar" entre la grue et la cheminée et sa grue était d'une
seule pièce ce qui ne me semble pas être le cas sur la photo, à
vérifier néanmoins. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)
(retour en haut de page)

Le
Brestois taille sa route, sans doute sur des mers chaudes et douces car
l'équipage qui n'est pas de quart prend du soleil et du bon temps sur
la plage avant. IL faut bien avouer que lors de ces transits les
journées avaient tendance à se ressembler. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Un
autre moment de farniente. Pannetier et Villaume se prélassent sur les
bonbonnes d'air comprimé des tubes lance-torpilles sur le roof
torpilles. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

N'allez
pas croire qu'il n'y avait que la bronzette qui intéressait les membres
de l'équipage, il y avait aussi la musique et à cette époque pas de
MP3, alors il fallait tout faire soit même comme ici. Et je vous assure
qu'il y avait de sacrés artistes. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Le
Brestois fait escale, le bateau semble décoré du grand pavoi, 14
juillet ? Toujours est-il que en partant de la gauche, Villaume,
Pannetier, Perisse, ?? et ?? quitte le bord pour découvrir la ville et
ses environs. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Nous
étions jeunes et le sport occupait une grande place aussi, certains
comme ici faisait du basket, ceux du nord jouaient plutôt au foot, ceux
du sud aimaient aussi le rugby, il y en avait pour tous les goûts.
commentaire d'Alain "Stan Colin,? ,? ,Manu, Lassade, ?.
Tony Parker et son équipe n'ont qu'a bien se tenir" . (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Les
"guerriers" du corps de débarquement, à savoir de gauche à droite
Pannetier, Goulu, ??, et Alain Grandet. Ils ont fière allure n'est-ce
pas ? La photo est un peu floue mais il me semble qu'ils sont équipés
de fusil semi-automatique MAS pour Pannetier, un fusil-mitrailleur pour
Goulu, on dirait que l'inconnu est armé d'une mitraillette anglaise
Sten. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)
(retour en haut de page)

Alain,
plage avant devant la porte étanche du roof torpille, on peut
aperçevoir une partie du mécanisme de montée des torpilles vers les
tubes. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Alain
ne se souvient plus du nom de ce "chouf", je pense que l'on peut le
classer néanmoins dans la spécialité de cuisinier au vu de son tablier.
Sur les rapides, la cuisine se tenait sur le pont principal, elle était
très petite et quand la mer était mauvaise c'était un tour de force de
nourrir l'équipage, il le fallait pourtant car la bonne chère
contribuait beaucoup au bon moral de tous. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Plage
arrière. Deux inconnus. Ils posent devant la tourelle de 100mm,
remarquez la hauteur de la barbette sous la tourelle, il a fallu
adapter l'installation car il y avait avant un affût de 57mm, moins
lourd et moins large. Les visages sont jeunes et l'uniforme de
second-maître ne doit pas être lui non plus très vieux. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Plage
avant, comme le dit Alain, "l'artiste en tenue de soirée". Le port du
pistolet est réglementaire pour la faction. Remarquez dans le fond de
la photo un escorteur rapide à couple d'un aviso escorteur. La présence
des avisos dans les eaux métropolitaines était assez rare. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Pour
les cinéphiles, une parodie de "L'aventure c'est l'aventure". Avec par
ordre d'apparition à l'écran de gauche à droite, Alain Grandet, ?, ?,
Le Gurin, Alric, Pannetier et ?. La classe internationale non ? Quand
L'internet n'était pas là, il fallait bien faire son cinéma soit même.
(Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Les
potes dans un poste d'équipage. Cette photo pourrait être prise sur
n'importe quel bateau dans n'importe quelle marine. Embarquer et vivre
sur un bateau entraîne automatiquement une autre vision du monde et des
autres. C'est comme ça ! la mer transforme les terriens sans même que
ceux-ci ne s'en rendent compte. Sur la photo de gauche à droite,
Villaume, Valette, le Gurin, Pannetier et Hillion. (Photo Alain
GRANDET
-1966/1968)

Le
Brestois fait escale à Saint Tropez pour les fêtes de la mer. Je trouve
deux intérêts à ce cliché, d'abord sociologique des années 70 avec les
deux jeunes femmes en train de se faire photographier, ensuite et
surtout, à gauche de la photo on peut voir l'arrière de l'escorteur
côtier "L'Intrépide", P630, avec un tube lance-torpilles installé
plage arrière pour essais. Ce bateau était à l'époque rattaché à
l'usine des torpilles de la marine située à Saint Tropez. (Photo Alain
GRANDET
-1970 ??)

Toujours
lors des fêtes de la mer de Saint Tropez. Les gardes de la ville
montrent leur bravoure guerrière, beaucoup de bruit et de fumée, c'est
la fête pour tout le monde. Ces fêtes se déroulent en juin. (Photo
Alain
GRANDET
-1970 ??)
(retour en haut de page)
Claude
MOSOLL a embarqué sur le Vendéen en 1972, mais aussi sur le Brestois en
1973 et 1974, il y était dans les télécom. Voici quelques clichés de
cette époque. De nouveau merci à Claude. (mis en ligne le 12/07/2009)
1973/74.
Claude MOSOLL sur le lieu de son travail, dans le local telex, celui-ci
(le local bien-sûr !), se situait en bas de la passerelle, mais tout
près de celle-ci. Il était tout petit, mais avait une importance
capitale. Avant l'Internet et les téléphones portables, si on voulait
communiquer avec ses proches, il fallait y aller et demander une ligne
au "préposé téléphone" qui vous la passait dans la mesure du possible.
Juste derrière Claude un appareil promordial à l'époque, le telex, que
les plus de vingt ans ne doivent pas connaître. Bien souvent quand nous
étions loin de France, c'était le seul lien qui restait. (Photo Claude
MOSOLL - 1973/74)

1974.
Le canon de 20mm tribord. La photo n'est pas très nette, mais on a
rarement l'occasion de voir cette pièce en action. (Photo Claude MOSOLL
- 1973/74)
1974.
Cette vue est meilleure et permet de voir tout l'armement. Bien souvent
les canons de 20mm étaient armés par une équipe formée de cuisiniers,
commis ou maîtres d'hôtel. Avec un peu d'entraînement, ils tenaient
leur rôle avec beaucoup de sérieux. (Photo Claude MOSOLL - 1973/74)

1974.
Le Brestois est en train de faire des ronds autour de la cible sur
tribord. Le reste de l'équipage participait et comptait les points.
Toucher une cible flottante ou un ballon n'était pas si facile que
cela. Derrière le tireur on peut voir le télépointeur de 100mm. (Photo
Claude MOSOLL - 1973/74)

1974.
Pour finir un contre-jour du Brestois au mouillage au cours d'une
escale. Photo prise d'une embarcation qui ne semble pas appartenir au
bord. Sans doute le mouillage forain avait entraîné la réquisition de
moyens locaux. Encore merci à Claude pour ces souvenirs. (Photo Claude
MOSOLL - 1973/74)
(retour en haut de page)
Jean-Marc
POMIE m'a envoyé les photos ci-dessous, elles mettent en scène le
matelot Christian GAUTHEY, mécanicien de son état et qui faisait son
service militaire à bord du Brestois. Il a ajouté (JM POMIE) quelques
cartes postales de toulon de l'époque où apparait le Brestois. A vos
souvenirs. (mis en ligne le 4/04/2009).
Fin
1973 ou 1974, le matelot mécanicien Christian GAUTHEY à la machine. Je
pense que l'on aperçoit derrière lui un des deux moteurs diésel qui se
trouvaient à la machine. (Photo JM POMIE et Christian GAUTHEY - 1973-74)
Dans
le poste des mécaniciens. La photo n'est pas très nette, mais elle
permet de détailler le couchage à cette époque. Remarquez la décoration
des parois et du plafond, nous sommes dans les années 70, autres temps,
autres moeurs. (Photo JM POMIE et Christian GAUTHEY - 1973-74)
Une
autre vue de poste d'équipage du Brestois, sans doute un peu plus
ancienne car la décoration parait un peu plus "sobre". La promiscuité,
elle n'a pas changé. Je vous laisse imaginer l'intérieur lors des
tournées en afrique ou dans l'océan indien dans ces coques chauffées
par le soleil. (Photo JM POMIE - 197??)
Nous
voici redescendus dans la machine, plus précisement devant une des
chaudière, ces chaudière, il me semble avait chacune un nom, amis
mécaniciens à vos souvenirs. (Photo JM POMIE et Christian GAUTHEY -
1973-74)
Toujours
le matelot GAUTHEY, ici devant le transmetteur d'ordres machine. De
chaque côté de la photo on aperçoit des conduits protégés par un
habillage en aluminium, je suppose que dans ces conduits passait de la
vapeur. (Photo JM POMIE et Christian GAUTHEY - 1973-74)
Cette
photo est relativement rare, elle représente l'atelier de la machine,
mais il se trouvait sur le pont principal à l'extérieur des locaux
machines. Cet atelier se situait juste devant le lance-roquettes de
375mm (sur les E50 bien-sûr). On peut voir ici le tour. (Photo JM POMIE
et Christian GAUTHEY - 1973-74)
Autre
photo que j'aime bien, car elle représente le poste de barre du
Brestois, Christian est à la place du barreur, mon poste de quart se
trouvait juste à sa droite au transmetteur d'ordres. Remarquez le
strapontin sur lequel est assis Christian, quand je vous disait que le
confort sur les rapides était un peu spartiate, il fallait y rester 4
heures, mais on étaient jeunes. (Photo JM POMIE et Christian GAUTHEY -
1973-74)
Carte
postale YVON des années 60. On y voit le Brestois, tout petit à couple
du majestueux JEAN BART. Les deux bateaux faisaient partie de l'école
des canoniers. (carte agrandie par rapport à l'original). (Photo JM
POMIE - ??)
Pour
finir une autre carte postale de Toulon avec en son centre le Brestois
qui rejoint son poste à quai, pour les anciens la porte de l'arsenal
qui donnait directement sur "Chicago". Encore merci à Jean-Marc. (Photo
JM POMIE - 197?)
(retour en haut de page)
En
mai 1972, Didier BRIX embarque sur le Brestois pour effectuer son
service militaire comme mécanicien, il y restera jusqu'en mars 1973.
Durant cette année, le Brestois n'est pas resté à quai, Didier nous en
transmet quelques preuves :
1972.
Le Brestois appareille de Toulon en septembre 1972 pour une mission en
océan indien. Au deuxième rang, 2ème en partant de la gauche, Didier
dit au revoir à celle qui le regarde partir, je me souviens de ces
moments, nous étions partagés par l'excitation du départ et aussi par
le désir d'aventures mais restait aussi un peu les regrets de ceux que
l'on laissait à terre.On voit bien sur cette photo les différences des
télémètres de 57mm à gauche en haut de la photo et celui de 100mm à
droite. (Photo Didier BRIX - 1972)
1972. Comme
la précédente mais détaillée, remarquez le banc contre la cloison en
bas de la photo ainsi que le télémètre radar de 100mm. (Photo Didier
BRIX - 1972)
1972. Autre
vue détaillée, celle là sous le télémètre de 57mm. Didier est le 2ème
en partant de la gauche. (Photo Didier BRIX - 1972)
1972.
Le Brestois décolle du quai, bat sans doute en arrière, une fumée noire
sort de la cheminée, attention aux réglages. En route pour de nouvelles
aventures et direction l'afrique et l'océan indien. (Photo Didier BRIX - 1972)
1972.
Pour le 14 juillet, le Brestois
est à Dakar, le grand pavoi est à
poste, le drapeau sénégalais dans la mâture. Le
bateau à gauche est la frégate type 12 britannique Whitby
qui était en mission en atlantique (l'équivalent de nos
missions ZMAS-ZMOI)avec la frégate type 12 "upgrade" de la
classe Leander, HMS Euralys. Ces deux escorteurs retrouveront d'ailleurs la paire Brestois-Bourguignon à Simonstown quinse jours plus tard. (Photo Didier BRIX - 1972)
(retour en haut de page)

1972. Dans la machine, Didier au volant de manoeuvre. Il ajoute un commentaire que je voudrait vous donner : "Sinon rappelez-vous de la solidarité à bord et de
votre gentillesse envers moi qui n'était qu'un appelé bien sûr
fauché.Je suis sorti plusieurs fois avec 1 franc CFA en poche et quand
je rentrais le lendemain matin je l'avais toujours car vous aviez payé
pour moi. C'est quelque chose que je n'ai pas oublié".
Les sorties devaient être une fête pour tous, la solidarité du bord
l'exigeait. Les engagés avaient une solde, les appelés n'en avaient pas
ou si peu, alors le choix de celui qui payait était vite fait. Je ne
dit pas que cela se produisait partout, mais à bord c'est ce que j'ai
connu. (Photo Didier BRIX - 1972)
1972. Didier Brix à son poste, à tribord, l'univers très particulier de la machine d'un bateau. (Photo Didier BRIX - 1972)
1972.
Cette photo n'est pas très nette, mais elle permet d'avoir une idée du
transmetteur d'ordre vu du côté machine, les tours d'hélices étaient
demandés par le passerelle et s'affichaient sur les cadrans gris de
part et d'autre de ce matelot mécanicien. (Photo Didier BRIX - 1972)
1972.
Quelque part au large de l'Afrique, les loisirs en mer n'étaient pas
très nombreux, la pêche en faisait parti, mais c'était souvent avec les
moyens du bord,
le plus souvent elle se bornait à laisser traîner des
lignes le long du bord, mais ça marchait. (Photo Didier BRIX -
1972)
2009.
Chaque marin recevait au début de son temps avec son habillement, un
sac comme celui-ci. Bien souvent, et surtout les appelés, il dessinait
ou faisait dessiner sur leur sac qui une naïade, les armes du bord ou
autre motif qui lui tenait à coeur, venait s'ajouter parfois, comme
ici, les escale qu'il avait connues. Le cadenas et la manille de
fermeture sont aussi d'époque (1972). (Photo Didier BRIX - 2009)
2009.
L'autre côté du sac, si l'image est un peu floue, c'est la faute
d'Assurencetourix, le barde, qui a chanté au moment de la photo. (Photo Didier BRIX - 2009)
(retour en haut de page)

1972. Le Brestois vu depuis la plage arrière vers l'avant. La tourelle de 100 mm en impose par sa masse. (Photo Didier BRIX - 1972)
1972.
On continue la visite par le côté tribord vers l'avant,
à l'aplomb de l'affût de 57mm arrière. (Photo Didier BRIX - 1972)
1972.
Pour respecter une certaine logique voici le côté babord du Brestois.
En regardant cette photo me vient une idée, sur un bateau chaque objet
doit avoir sa place, et ici il y a un ordre qui n'est pas sclérosant
mais plutôt rassurant. (Photo Didier BRIX - 1972)
1972.
Et maintenant le passage de la ligne version Didier Brix. Le scénario
est à peu près toujours le même. Nous voici ici autour de la piscine
dans laquelle les néophytes vont être délicatement plongé pour leur
baptême. (Photo Didier BRIX - 1972)
1972
Passage de la ligne. Quand je vous parlait de délicatesse .... Le
"malheureux" néophyte vient d'être condamné à mort, la sentence est
immédiatement exécutoire. On ne badine pas avec la justice au Royaume
des Océans. (Photo Didier BRIX - 1972)
1972.
Passage de la ligne. Après la condamnation à mort et l'exécution de la
sentence, le supplicié était bien-sûr pardonné et plongé dans la
piscine pour son baptême, le voici qui en sort sous le regard des
autres condamnés qui vont subir le même sort. (Photo Didier BRIX - 1972)
(retour en haut de page)

Suite
des festivités, le suplice de la planche ou barbouillage et
défoulement. Je vous accorde le côté fête des fous, mais que voulez
vous, à l'époque les programme de télévision étaient tellement
ineptes que les distractions manquaient un peu, heureusement que la
télévision à changé depuis, quoique ..... (Photo Didier BRIX - 1972)
Qu'est-ce
que je vous disait ! Rassurez-vous le plus souvent cela ce passait dans
la meilleure bonne humeur, heureusement que la ligne passe uniquement
dans des pays chauds .....La marine islandaise n'a peut-être pas les mêmes traditions. (Photo Didier BRIX - 1972)
Moment
ô combien "émouvant", le néophyte qui a été condamné à mort, va être
plongé dans la piscine salvatrice et de ce fait sauvé puis intégré dans
la confrérie des "chevaliers de l'ordre de la ligne",
les sauvages qui l'entourent ne comprennent sans doute pas la portée
hautement symbolique de leur geste, mais que voulez vous, ils font ce
qu'ils peuvent. (Photo Didier BRIX - 1972)
Voilà,
c'est fini pour lui, maintenant "aux postes de lavage". Je vous laisse
imaginez la jubilation des quartiers-maîtres ou matelots déjà initiés
de la "Jeanne d'Arc" qui font passer aux jeunes et néanmoins futurs
commandants ou amiraux, ce genre de traitement, avec tout le respect inébranlable que je dois bien-sûr à la hiérarchie. (Photo Didier BRIX - 1972)
Avant
de clôturer cette cérémonie du passage de la ligne, je voulait vous
montrer la tête qu'avait l'équipe des sauvages responsables des
festivités. Photo prise avant la cérémonie, car après ils avaient à peu
prés la même tête que ceux qui en étaient les "victimes". (Photo Didier BRIX - 1972)
Les
néophytes se sont débarbouillés, le bateau est nettoyé et reprend sa
vie normale, mais même si le passage de la ligne reste une tradition de
potache, on ne peut pas s'empêcher de se dire que l'on fait alors
partie du nombre relativement limité de ceux qui ont passé la ligne sur
un bateau de la Royale et nombreux sont ceux qui gardent avec nostalgie
leur diplôme. (Photo Didier BRIX - 1972)
(retour en haut de page)

Je
ne sais pas si je vous l'ai déjà mentionné, mais Didier Brix était
diéséliste dans le civil et il met en pratique ici ses connaissances,
aidé d'un collègue, à l'arrière plan, il fait ici un réglage des
culasses. Le maniement de la clé dynamométrique semble demander pas mal d'efforts. (Photo Didier BRIX - 1972)
La
suite de la manoeuvre de réglage. Sur ces photos, ont peu voir que le
Brestois faisait son âge, il datait de la toute première série des
escorteurs rapides. Le travail des mécaniciens pour le maintenir
opérationel devait être assez considérable. Les diésels du bord étaient
des moteurs "Renault". (Photo Didier BRIX - 1972)
Voici
le lieutenant de vaisseau "machines". Suite à un pari, il doit
sacrifier son bouc . D'après l'ami POMIE à bord lui aussi, en voici les
explications : "Pour la photo du chef machine, le pari était de lui raser la
barbe quand toutes les réserves d'eau (distillée pour la machine et eau
douce des ballasts pour les besoins du bord) seraient au plein. Souvenez
vous que nous avions des soucis de bouilleur dès notre départ de Toulon
et que lors de notre première escale (Las Palmas), nous avions du
rester sous les feux pour essayer de refaire notre réserve d'eau
distillée. Essai non concluant pour la petite histoire.
Donc
pour revenir au rasage du chef machine qui se nommait Vincent, lors du
retour de Djibouti vers Diégo nous avions réussi à faire fonctionner les
deux bouilleurs, ce qui nous avait permis de faire le plein de toutes
les soutes à eau. Souvenez vous que pour la première fois vous avez
pu prendre des douches en mer, et encore plus fort rincer les extérieurs
à l'eau douce.
Si mes souvenirs sont exacts, il me semble que c'est
Fischer qui s'était chargé de lui raser la barbe à la chaufferie.
Voilà
le chef machine avait perdu son pari contre les mécanos de la
chaufferie, et votre serviteur en autre s'occupait de ces maudits
bouilleurs qui nous donnaient du fil à retordre et qui nous ont conduits
à retarder notre départ de Diégo en refusant de fonctionner. "
Je me souviens qu'en 1974, lors d'une croisière au large de l'afrique,
sur le Provencal, nous avons aussi eu ds soucis de bouilleurs, nous
nous lavions à terre car il y avait juste assez d'eau douce pour les
besoins premiers du bateau. (Photo Didier BRIX - 1972)
Noël
1972. Photo un peu surréaliste de ces noëls passés sous les tropiques.
Didier Brix est à gauche, au milieu le patron des électricien et le
chef RENARD, patron de la chaufferie. Pour beaucoup, dont j'étais, les
fêtes passées loin des siens étaient parfois teinté d'un peu de
nostalgie, mais heureusement la vie du bord et la camaraderie nous
aidaient à passer ces périodes. (Photo Didier BRIX - 1972)
Autre
photo du noël 1972. A gauche de la photo, assis, le commandant du
Brestois, le capitaine de corvette HARNAY. Sur les bateaux de la taille
des escorteurs rapides et surtout sous ces latitudes, les règles
hiérarchiques pouvaient être parfois un peu mises de côté. (Photo
Didier BRIX - 1972)
Le
15 janvier 1973, le Brestois quitte Diégo Suarez à Madagascar. La garde
d'honneur du bord se prépare. (Photo Didier BRIX - 1973)
Le
départ est proche, le cable en haut de la photo va enlever la coupée.
Cet épisode a aussi été décrit plus bas par Jean-Marc POMIE. A droite
de la photo, on peut aperçevoir l'aviso "Commandant Rivière". (Photo
Didier BRIX - 1973)
Toujours
le départ de Diégo Suarez, la musique de la légion étrangère, en grande
tenue, s'apprête à rendre les honneur au bateau qui va retourner en
France. (Photo Didier BRIX - 1973)

Le
4 février 1973, le commandant du Brestois attribuait le brevet
élémentaire de mécanicien à Didier Brix avec mention "supérieure".
Didier a passé presque une année de sa vie au service de la marine,
cette dernière lui témoignait sa reconnaissance au travers de ce brevet
bien mérité. Je termine ici la mise en ligne des souvenirs de Didier
Brix et il me semblait interessant de finir par ce document. Encore
merci à Didier pour avoir contribué tellement à l'entretien de notre
mémoire. (Photo Didier BRIX - 1973)
(retour en haut de page)
A
sa sortie de Hourtin, Salvatore SCARNA a posé son sac sur le
Brestois dans les années 1970, sa spécialisation de missilier l'a
rendu sensible aux canons et tourelles,il en a gardé certains documents
historiquement très intéressants, je vous les montre, encore merci à
lui.
1957.
En novembre 1957, un tout nouveau canon de calibre de 100mm est
installé à titre d'essais sur le Brestois, sur la plage arrière à la
place de l'affût double de 57mm arrière. Ce canon automatique très
supérieur au 57mm alors installé a été ensuite généralisé sur les
bateaux de la Royale. On voit sur cette photo l'installation de la
tourelle. (Photo d'auteur inconnu envoyée par Salvatore SCARNA - 1957)

1957.
La tourelle de 100mm est présentée plage arrière au-dessus de la
barbette anciennement utilisée par l'affût de 57mm. L'évènement est
très important et a attiré pas mal de monde. Ces photos ont été
trouvées par Salvatore tout à fait par hasard sur le Brestois bien des
années après. (Photo d'auteur inconnu envoyée par Salvatore SCARNA -
1957)

1958
à Brest en Penfeld. D'après mes informations, la tourelle a été
installée en novembre 1957, cette photo est datée de début 1958,
doit-on en déduire qu'elle n'a pas été prise en même temps que les
précédentes, ce dont je doute ? En tout cas, cette photo nous permet de
comparer les deux types d'affûts, la tourelle de 100mm a un aspect
beaucoup plus moderne. Je pense que le Brestois est à couple avec la
grue mobile et que l'affût de 57mm que l'on voit à gauche est l'ancien
remplacé par la tourelle de 100mm. Sur l'arrière de la photo, le pont
de Recouvrance et le quartier de Recouvrance sont tout à fait modernes
après les destructions de la guerre. (Photo d'auteur inconnu envoyée
par Salvatore SCARNA - 1958)

1958.La
tourelle de 100mm en action. Cette photo a sans doute été prise lors
des essais car je ne pense pas que l'on aurait autorisé quelqu'un
d'autre que les ingénieurs d'essais ou les techniciens de se trouver
autour de l'affût. Cette tourelle alors la plus moderne de la marine
est actuellement (2008) la plus ancienne en service et est
installée sur l'aviso "Amyiot d'Inville". (Photo d'auteur inconnu
envoyée par Salvatore SCARNA - 1958)

1974-1975.
Le Brestois est en bassin. On peut voir sur la droite la tourelle de
100mm. On a dû profiter du passage en bassin pour faire un grand
nettoyage et inventaire, ce qui explique l'amoncellement hétéroclite
sur le pont. (Photo Salvatore SCARNA - 1974-75)

1974-1975.
Le Brestois est en bassin. La photo est classique, mais cela donne
toujours une bonne idée de la personalité d'un bateau, malgré leur nom
les escorteurs rapides avaient une coque taillée plus pour l'endurance
que pour la vitesse. (Photo Salvatore SCARNA - 1974-75)
(retour en haut de page)

28 juin 1975. Je laisse L'ami POMIE commenter l'évènement "je
me souviens de cet "incident" survenu lors de la sortie des familles.
J'étais plage arrière avec mon épouse quand cela c'est passé. Ayant
l'habitude des postes de manoeuvre à la chaufferie j'avais préssenti la
catastrophe quand j'ai vu avec quelle vitesse on arrivait, il y
avait un batiment Américain au quai d'honneur et les gars qui
étaient sur le pont se précipitaient vers leur plage avant pour
assister au "spectacle". On a bien ressenti le choc sur le quai et
heureusement que le fond de la mer remontait en pente douce vers le
quai sinon .... ; Les familles et les gens non indispensables furent
débarqués aussitôt avant de procéder au dégagement de l'étrave sur le
quai avec le concours de la DP car impossible de se dégager par la
propulsion. La faute à une manoeuvre inapropriée du servant du volant
de manoeuvre qui au lieu de battre en arrière pour casser l'aire, s'est
trompé de sens et à continué à battre en avant. Quand le chef de quart
s'en ai rendu compte on était trop prés du quai et, malgré arrière
toute, le Brestois a fini sa "vie" sur le quai du SLPA.". (Photo Salvatore SCARNA - 1974-75)
28
juin 1975 ou un peu après. Une autre vue du sourire un peu déformé du
Brestois. Le bateau devait être désarmé à la fin de l'année et
effectuait avant sa fin une tournée d'adieux avec de nombreuses escales
et des sorties pour les familles. Cet incident a avancé la mise à la
retraite du bateau. Jean-marc POMIE signale que le Brestois devait
aussi servir d'hôte pour la visite de deux navires soviétique, des
plaques metalliques ont été ajoutées en urgence sur l'étrave pour
cacher les effets du choc. (Photo Salvatore SCARNA - 1974-75)

L'intérieur
d'un poste d'équipage. D'aucuns se demandent comment on pouvait vivre
dans de telles conditions. Que voulez vous ? nous étions jeunes, tous
logés à la même enseigne et il faut bien le dire nous avions une grande
affection pour ces bateaux, alors on leur pardonnait beaucoup.
(Photo Salvatore SCARNA - 1974-75)

En
mer, l'eau douce est donnée par des bouilleurs qui à partir d'eau de
mer et par évaporation donne de l'eau douce. Parfois ces appareils
antiques donnaient des signes de faiblesse et l'équipage profitait
d'une ondée pour se laver en plein air et se rincer avec la pluie, il
faut avouer que cela se faisait plus en méditerranée qu'en mer du Nord.
(Photo Salvatore SCARNA - 1974-75)

Une
autre vue du même moment. Il faut bien remarquer que sur les rapides en
général et les E50 en particulier, les conditions de vie étaient assez
spartiates. Ces bateaux étaient plus aux normes de la deuxième guerre
mondiale que des années 70. (Photo Salvatore SCARNA - 1974-75)

La
garde à la coupée. Salvatore Scarna se trouve à gauche en tenue bleue.
Remarquez les deux renards de présence à bord des officiers, de part et
d'autre du hublot à droite de la photo. (Photo Salvatore SCARNA -
1974-75)
(retour en haut de page)

Juilet
1975. Des navires soviétiques font escale à Toulon, nous étions encore
sous le régime de la guerre froide. Ces visites étaient entourées d'un
luxe de précautions et les contacts avec les marins russes étaient des
plus limités et très "organisés". Sur cette photo, si je lis bien le
modex, le n°857, il doit s'agir du croiseur de commandement "JDANOV",
du type "SVERDLOV", remis en service après refonte en 1972. Ces
croiseurs étaient équipés de moyens de transmissions à longue portée.
Son armement était de 9 * 152mm en 3 tourelles triples, 12 * 100mmAA,
ainsi qu'un équipement de missiles du type SAN 4. Il y avait aussi une
plate-forme pour hélicoptères à l'arrière qui a remplacé la 4ème
tourelle triple de 152mm de l'extrême arrière lors de la refonte. Il
déplacait 20.000 tonnes, ses dimensions étaient de 210m de long pour
21m de large. (Photo Salvatore SCARNA -
1974-75)

Juillet
1975. Le deuxième navire soviétique se met à couple du JDANOV. Son
modex "181", le situe dans la série des destroyers lance-missiles du
type "KASHIN". Cette série comportait 12 ou 19 unités (suivant les
sources), lancées entre 1963 et 1972. Ces bateaux étaient équipés
de 2 systèmes de missiles SAN 4 avec 40 missiles comme on peut le voir
sur la plage avant. Ils avaient aussi 4 canons de 76mm en deux
tourelles doubles et 5 tubes lance-torpilles ASM. Leur tonnage était de
4750 tonnes, la longueur de 143m sur 15.8m de large.
Une plate-forme à l'arrière permettait d'accueillir un hélicoptère de
type "KAMOV". Remarquez le pavillon de beaupré qui était celui de la
flotte militaire soviétique (étoile blanche sur fond rouge). Remarquez
aussi sur le JDANOV, à droite de la photo, en haut du mât tripode
arrière, l'antenne de transmissions "Vee Cone" à la forme très spéciale
de deux cônes en "V". (Photo Salvatore SCARNA -
1974-75)

Juin
1972. Retour au Brestois. Le voici en bassin. Photo typique de l'époque
avec la 4L au droite, peut-être celle du commandant, même si durant les
passages au bassin l'équipage était réduit au minimum. (Photo Salvatore SCARNA -
1972)

Juin
1972. Le Brestois
en bassin. Remarquez la décharge d'une électropompe
incendie (circuit alimenté par eau de mer) qui doit être
en test ou vérification. Dans une précédente mise
en ligne, j'avais attribué cette évacuation aux latrines,
bien mal m'en a pris, un internaute attentif m'a bien justement fait
remarquez que lors des mises en bassins, les hygiènes du bord
sont en général "consignées" et que les besoins
naturels se faisaient à terre, heureusement pour les personnes
qui travaillent sur la coque du bateau. (Photo Salvatore SCARNA -
1972)

Cette
photo est datée du 17/06/72, les photos précédentes doivent être de la
même date. Le Brestois en bassin, la tourelle de 100mm paraît un peu
trop grande pour la plage arrière de l'escorteur. (Photo Salvatore SCARNA -
1974-75)

Le brestois. Voici sa tape de bouche aux armes de Bretagne et de France. (Photo Salvatore SCARNA -
1974-75)
(retour en haut de page)

Le
1er aout 1972, le Brestois est à quai à Simonstown. A
couple on peut apercevoir à gauche le Bourguignon. (Photo Salvatore SCARNA -
1972)

Le
22 juin 1972, le Brestois se prépare pour les cérémonies du passage de
la ligne. Voici la plage avant et si vous regarder bien on distingue
assez nettement la fameuse ligne que les néophytes tremblants redoutent
depuis de jours et des jours. D'ailleur la coutume n'est elle pas de
placer l'un d'entre eux au beaupré avec une gaffe afin de soulever la
ligne pour que le bateau puisse passer sans encombres dessous. Si ! si
! c'est vrai, je l'ai vu .... (Photo Salvatore SCARNA -
1972)

Le
passage de la ligne, après les festivités, il faut bien faire le
ménage. Cette photo n'est pas très nette, mais on reconnaît Savatore à
gauche, plage arrière qui attend le grand coup de manche à incendie qui
enlèvera les différents reliefs des la fête. Nous n'avions pas
l'internet à l'époque, il fallait bien s'amuser quand même. (Photo Salvatore SCARNA -
1972)

Le
13/07/1972, le Brestois est en escale à Dakar. Savatore pose
avant de partir visiter la ville, tenue de sortie blanche. (Photo Salvatore SCARNA -
1972)

En
juin 1972, Escale du Brestois à Dakar. Vue des factionnaires de coupée.
Ces journées étaient longues, heureusement les copains passaient
souvent pour discuter un peu. (Photo Salvatore SCARNA -
1972)

Le
14 juillet 1972, la fête nationale est aussi fêtée à l'étranger, le
Brestois et le Bourguignon à droite de la photo, fêtent la France et la
république. Le grand pavoi est à poste, il y aura sans doute une
reception à l'ambassade et ce sera surement une belle journée. Mon
premier 14 juillet dans la marine, c'était aussi celui de 1972, mais
c'était à Brest et il pleuvait à sceaux. Souvenirs ! souvenirs ! (Photo Salvatore SCARNA -
1972)
(retour en haut de page)
De diverses
sources et de divers auteurs, des photos souvenirs sur le Brestois
envoyées par Jean-Marc POMIE (que ferais-je sans lui ?). Bonne
lecture.
Le
Lorrain à gauche et le Brestois à droite, en escale et
sous grand pavoi. Remarquez juste derrière les tubes
lance-torpilles avant du Brestois, l'ouverture de chargement des
torpilles suivant un mécanisme compliqué qui sera
abandonné dans la série des E52. (Photo JP Monmasson via
Jean-Marc POMIE - 1973)
Le
passage de la ligne, une bénédiction quelconque avant le
passage dans la piscine que l'on voit derrière. (Photo Jean-Marc
POMIE - 1972)
De
nouveau le passage de la ligne. Avec par ordre d'apparition à
l'écran, à gauche Neptune, au centre le commandant du
Brestois le capitaine de corvette HARNAY, et à droite la
toujours gracieuse épouse de Neptune. (Photo Jean-Marc POMIE -
1972)
1972. Après le passage de la ligne le Brestois fait escale
à Diégo-Suarez. Jean-Marc pose pour l'occasion,
à gauche de la photo, accompagné de deux copains
mécaniciens. Le T-shirt que porte Jean-Marc est
réglementaire, celui du milieu l'est un peu moins. (photo
jean-Marc POMIE - 1972)

1972. Le Brestois en mer. Photo prise depuis l'arrière de la
passerelle. On peut ici bien voir entre le mât et le
télépointeur de 57mm, le télépointeur de la
tourelle de 100mm installée en test et qui est restée
à bord jusqu'à la fin du Brestois. (photo Jean-Marc POMIE
- 1972)

1972. Le Brestois est en escale à Las Palmas avec le Bourguignon
que l'on voit à couple. Pour l'occasion les officiers mariniers
supérieurs du Brestois posent pour la postérité.
(Photo Jean-Marc POMIE - 1972)

1973. Le Brestois est à quai et le Lorrain est à couple.
Les tentes sont mises sur les plages arrières, sans doute lors
d'une escale en pays chaud. (Photo Jean-Marc POMIE - 1973)
(retour en haut de page)
Envoyé
de nouveau par l'ami POMIE, voici des photos du Brestois prises par le
médecin de marine Alain FOULQUIER en janvier 1973, le bateau
quitte Diégo Suarez, de belles photos qui donnent beaucoup de
détails, merci bien à tous les deux.
Le
15 janvier 1973, le Brestois quittait Diégo Suarez étant
en mission dans l'océan indien. Le voici encore à quai,
le bateau à droite de la photo est l'aviso-escorteur Commandant
Rivière. (Photo Alain Foulquier - janvier 1973)
Les
préparatifs d'appareillage battent leur plein, à la base
de la tourelle de 100mm, on peut voir le renard du bord qui indique la
présence ou non à bord des officiers. Une bonne vue du
télépointeur de 57mm avec derrière lui le
télépointeur de 100mm. (Photo Alain Foulquier - janvier
1973)
Une
autre vue de la plage arrière, les derniers permissionnaires
regagnent le bord. Cette photo permet d'apprécier la masse de la
tourelle de 100mm qui écrase un peu la plage arrière. Les
rapides n'étaient vraiment pas larges. (Photo Alain Foulquier -
janvier 1973)
Le
départ du Brestois est salué par la musique de la
légion étrangère. A droite le "Commandant
Rivière". L'appareillage est imminent, on voit au-dessus de la
coupée le câble de la grue qui va soulever la passerelle
d'embarquement. Les aussières d'arrière sont encore
à poste. (Photo Alain Foulquier - janvier 1973)
Une
autre vue de la musique de la légion étrangère.
Les appareillages sont des moments de tension, mais comme chacun sait
exactement ce qu'il doit faire tout se passe en général
bien. (Photo Alain Foulquier - janvier 1973)
Les
aussières sont larguées, à petite vitesse le
Brestois s'éloigne, l'équipage au poste de salut. On peut
bien ici évaluer les différences de masse entre les deux
tourelles arrière. (Photo Alain Foulquier - janvier 1973)
Pour
finir sur une note de couleur, le Brestois dans les passes de
Diègo. La vedette au premier plan me rappelle un souvenir, sur
le Provencal lors d'un appareillage, la DP Toulon nous envoi une
vedette avec des collègues ayant raté la manoeuvre, je ne
me souviens plus de la suite .... Ici se terminent les adieux du
Brestois à Diégo, un grand merci à Alain FOULQUIER
(et Jean-Marc POMIE) pour ces belles photos. (Photo Alain Foulquier -
janvier 1973)
(retour en haut de page)
Jean-marc
POMIE, contributeur impénitent à notre mémoire
collective, m'a envoyé une série de photos du Brestois du
début des années 1960. Ces photos ont été
prises par Jean-Claude MICHELIN, Quartier-maître
mécanicien à bord. Un grand merci à tous les deux.
Début
des années 1960. Le Brestois sous grand pavois, peut-être
pour un 14 juillet, vue depuis la plage avant. Le bateau de
gauche ressemble à un escorteur d'escadre. A droite, le croiseur Suffren, mis en service en 1927 et qui sera renommé Océan
en 1963 pour céder son nom à la frégate
lance-engins du type F60, il a été déclassé
en 1947 et sert ensuite comme base fixe (écoles,
état-major, centre d'études ....) (Photo jean-claude
MICHELIN - début
années 1960)
Jean-claude
MICHELIN à la machine, dans l'exercice de se profession, avec un
téléphone portable, l'engin était rustique mais
fonctionnait bien, du moins dans mes souvenirs. (Photo jean-claude
MICHELIN - début années 1960)
Dans
un poste d'équipage. Ces photos ont un certain âge, leur
grand interêt est de nous montrer la vie à
l'époque. Je n'ai personnellement pas connu les hamacs, mais je
me souviens des banettes et des coups de roulis qui menaçaient
de vous envoyer sur les parquets, avec les hamacs, ce problème
au moins n'existait pas. (Photo jean-claude MICHELIN - début
années 1960)
Les
douches de l'équipage, on y faisait aussi sa lessive, tout
était ouvert, et je ne souviens pas que cela posait le moindre
problème à qui que ce soit. (Photo jean-claude MICHELIN -
début années 1960)
A
cette époque les escorteurs rapides étaient dans leur
prime jeunesse, la peinture est encore toute propre, remarquez contre
la cloison le banc repliable, on gardait du temps pour discuter au
soleil et regarder la mer, mais cela a-t-il vraiment changé
depuis ? (Photo jean-claude MICHELIN - début années 1960)
Le
même petit banc à poste. Il fait beau comme souvent
à Toulon, le QM Michelin pose pour la postérité
sur fond du port. La ville a retrouvé le style que l'on lui
connait actuellement après les durs combats de la
libération. (Photo jean-claude MICHELIN - début
années 1960)
Toujours
au début des années 60, JC Michelin dans la coursive du
Brestois. SUr les "rapides" la place était comptée et il
ne fallait pas être trop grand pour pouvoir se faufiler partout.
(Photo jean-claude MICHELIN - début
années 1960)
La
"descente" de la machine. Pour ceux qui ne connaissent pas imaginez
l'endroit par mauvaise mer, ajoutez y un peu de graisse sur les
marches, les main-courantes ne devaient pas être de trop. (Photo
jean-claude MICHELIN - début
années 1960)
Nous
voici justement dans la machine, où exactement ? Sur un
réducteur ou une turbine ? J'en appelle à la
mémoire des anciens, j'oubliais, ajoutez à la photo
précédente le bruit et la chaleur. (Photo jean-claude
MICHELIN - début
années 1960)
Jean-claude
devant un des panneau de commande. A droite de la photo et
derrière Jean-claude, les deux panneaux sombres permettaient
l'affichage des tours d'arbre d'hélice, les mêmes panneaux
se trouvaient à la passerelle, les ordres de vitesses, marche
avant et arrière étaient donnés via ces appareils.
Je joins quelques impression de l'ami REINHART, électricien à bord du Béarnais.
"Dans les dernières photos sur le
Brestois,l'une d'entre elles montre le tableau ou se trouvaient les TO
(transmetteurs d'ordres) cela me rappelle des souvenirs car sur le
Béarnais c'était l'electricien de service en l'occurence moi qui était chargé de leur emploi,cela consistait à
afficher les allures reçu de la passerelle sur un cahier de marche
ainsi que l'heure à laquelle ils étaient donnés ,si en navigation libre
il y avait peu de changement d'allure par contre à l'appareillage ou à l'accostage je ne vous laisse imaginer le
travail,ce tableau était situé au bout du parquet entre les 2 tableaux
de manoeuvres d'admission de vapeur dans les turbines. "
(Photo jean-claude MICHELIN - début
années 1960)

Deux copains posent pour la
photo, le bâchi est reparti dans le caisson, la tenue semble plus
adéquate pour le travail, remarquez encore une fois
l'encombrement des lieux. (Photo Jean-claude MICHELIN- début des
années 1960)

Nous sommes remontés sur le pont, plus exactement plage
arrière, on peut distinguer à droite derrière le
panneau ouvert, la tourelle de 100mm installée en test en 1958
et qui restera à poste. En fond, on peut voir la coque (avec
hublots !) du navire de ligne "Jean-Bart" qui servait avec le Brestois
pour l'ecole des cannoniers. (Photo Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960).

Un
autre "rapide" vu depuis la plage arrière du Brestois. Sur la
gauche de la photo, un "cochon", c'était un flotteur qui en
surface permettait de maintenir ouverte une des machoires de la drague,
les escorteurs rapides étaient équipés de
matériel de dragage au début de leur carrière. A
droite, le rail pour mouiller des charges anti-sousmarins. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960).

Voici JC Michelin assis précisémement sur le rail
aperçu sur la photo précédente. La partie
arrière du châssis était ouverte, les charges
cylindriques roulaient sur les rails du châssis et
tombaient le long de la poupe. L'inconvénient d'un tel
procédé était que le bateau devait passer
au-dessus du sous-marin pour larguer, alors qu'avec les mortiers, les
projectiles pouvaient être lancés beaucoup plus loin et
sur l'avant ou les côtés, ce qui rendait l'escorteur bien
plus libre de ses manoeuvres. (Photo Jean-claude MICHELIN -
début
des années 1960).

Habitué
aux plages arrières des "rapides" classiques, j'ai mis quelques
temps pour m'aperçevoir que c'était la tourelle de 100mm
installée en 1958 que nous voyons sur la photo derrière
Jean-claude. Cet armement ajoutait un incontestable air de
modernité par rapport aux affûts de 57mm qui
n'étaient pourtant pas beaucoup plus vieux. (Photo Jean-claude
MICHELIN - début
des années 1960).

La
photo classique que beaucoup de marins ont dû faire plage avant.
Au-dessus, le roof du mortier de 375mm. (Photo Jean-claude MICHELIN -
début
des années 1960).

Vue
de la plage arrière à tribord, le Brestois en ligne de
file derrière un escorteur d'escadre. Les bateaux font du
"rase-cailloux" à petite vitesse, sans doute le long de la belle
côte varoise. (Photo Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960).

Ceci
n'est pas une baleinière. Donc pas du Brestois, mais bon je mets
la photo quand même pour se souvenir du temps où la rade
de Toulon était animée du traffic des bateaux de
l'escadre. (Photo Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960).

Les
rapides en ligne de front. Il est impossible d'identifier les bateaux,
si ce n'est que ce sont des E52. Ici se termine les photos de
Jean-claude MICHELIN envoyées par Jean-Marc POMIE, qu'ils
en soient tous les deux chaleureusement remerciés. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960).
(retour en haut de page)
J'ai
reçu (juin 2007), une deuxième série de
clichés du Brestois faits par Jean-claude MICHELIN au
début des années 1960 et envoyés par
l'indispensable Jean-marc POMIE, ces photos parlent toujours de la vie
du bateau et de ceux sans qui il n'aurait été qu'une
coque sans vie. En route donc pour de nouvelles aventures.
Jean-claude
assis sur les tubes de 57mm de la tourelle avant. On voit bien sur
cette photo l'antenne du DRBD-20A, première version de radar de
veille. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Nous
sommes dans la machine sans doute sur le plancher du palier
supérieur, que les amis mécaniciens me corrigent si
necessaire. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Réunion
amicale sans doute chez les officiers mariniers, peut-être pour
le départ de l'un d'eux, le maître fusillier à la
fourragère semble le centre d'intérêt.
Peut-être n'était-ce au fond qu'un pot de nouvel an
? (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Une
autre vue du même évènement. Le maître
fusillier monopolise l'attention, le personnage de droite doit
être le commandant du Brestois. Au vu des barres du plafond pour
crocher les hamacs, la photo est peut-être prise dans un poste
d'équipage, il est vrai qu'à l'époque les
maîtres et seconds-maîtres couchaient aussi dans des
hamacs. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Dans
un poste d'équipage, Jean-claude pose avec un copain
breveté provisoire mécanicien, je trouve que cette photo
symbolise bien la vie à bord. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Le
Brestois est au bassin à Brest. Une belle vue de la toute
nouvelle tourelle de 100mm, installée à titre
expériemental plage arrière et qui y restera
jusqu'à la fin du Brestois, elle sera par la suite
installée sur "l'Amyot d'Inville" devenant alors la plus
ancienne tourelle de 100mm de la marine. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Une belle vue du Brestois en carénage dans un des petits bassins des bords de la Penfeld à Brest. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Photo
prise de l'arrière de la passerelle à tribord, la
tourelle de 100mm vient de tirer, on voit le canon pointé sur
tribord, le télépointeur de 100mm entre le mât et
le télépointeur de 57mm est resté dans l'axe du
bâtiment. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)
(retour en haut de page)

Instant
de repos sur le pont à tribord. Ces heures passées
à regarder la mer et à discuter de tout et de rien
faisaient et font sans doute toujours partie de la vie du marin.
(Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Une
autre photo prise plus ou moins au même endroit que la
précédente, mais le Brestois est cette fois à quai
à Toulon. Au premier plan l'affût double de 57mm et
derrière le télépointeur de 57mm. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)
L'équipage
au repos profite du soleil à babord du Brestois. A gauche de la
photo, la baleinière de 7m, très utile lors des
mouillages en rade foraine. Jean-claude Michelin au premier plan
à droite. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

L'équipage
est rassemblé dans un poste pour un évènement dont
la postérité n'a pas gardé trace. Si des anciens
se souviennent ? Au premier-plan l'état-major du Brestois avec
le commandant à droite. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Jean-claude
dans son poste devant son caisson. Le confort de la marine actuelle a
certainement beaucoup évolué, à cette
époque, nous avions chacun l'usufruit d'un "énorme"
caisson comme celui derrière Jean-claude. Il fallait tout y
mettre à l'exeption des tenues bien entendu. Le pire c'est que
nous y arrivions, non sans mal parfois ! (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Une
autre vue de l'intérieur. A droite de la photo, le recipient en
métal nous rappelle que sur les premiers escorteurs rapides les
repas se prennaient dans les postes d'équipage, chaque table
envoyait à la cuisine une personne pour les aliments et une
autre pour les boissons. L'installation des cafétarias sur le
modèle américain de l'époque à
révolutionné la vie des postes. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Le
Brestois est maintenant à Brest. Le voici en carénage
dans un des bassins des bords de la Penfeld. Les bâtiments
modernes témoignent de tout ce que la ville à souffert
durant la dernière guerre. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)
(retour en haut de page)
Nous
sommes dans l'univers encombré et surchauffé de la
machine du Brestois. Je ne suis pas mécanicien, mais il me
semble que cette photo représente une des turbine, haute
pression ? Prière de me corriger. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Toujours dans la machine, sur le palier supérieur, je pense. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Pour
se rafraîchir un peu, nous voici plage arrière à
babord vers l'avant. Le paysage désertique fait un peu penser
aux côtes d'Algérie, je n'ai pas d'autres informations sur
le lieu. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

La
méditerranée peut se lever très vite et devenir
alors assez mauvaise, bien-sûr ce n'est pas la longue houle
atlantique mais surtout sur un rapide, ça pouvait être
assez fatiguant. J'aime cette photo qui rend bien l'atmosphère
par mauvaise mer. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Autre
vue de mer. Celle-là prise depuis la plage arrière
à babord. Je vous laisse apprécier la faible hauteur du
flanc bord d'un escorteur rapide dont le pont était très
mouillé par ce type de mer. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Nous
sommes passé de l'autre côté sur le flanc tribord
du Brestois, la gîte est importante. Remarquez sur l'aileron
tribord la bouée orange qui devait être lancée
à la mer en cas d'homme à la mer pour marquer l'endroit
le temps que le bateau fasse demi-tour. Avec cette mer il ne fallait
pas perdre une seule seconde telles étaient minces les chances
de retrouver un homme passé par dessus bord. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)

Autre
coup de gîte, au premier plan le télépointeur pour
la tourelle de 100mm avec son antenne radar. Remarquez aussi la
position acrobatique des deux matelots. Ici se termine la mise en ligne
de ce nouvel envoi de Jean-claude Michelin, encore merci à lui
de nous faire revivre ces moments à bord. (Photo
Jean-claude MICHELIN - début
des années 1960)
(retour en haut de page)
Les photos
ci-dessous proviennent du site www.alabordache.com, je n'ai pas tous
les auteurs, je les signale quand je les connais, si d'autre se
reconnaissent, je serais heureux de les nommer, merci.
Le Brestois bien à l'abri contre les flancs du grand frère, le Jean-Bart.
L'escorteur partageait avec le cuirassé (et d'autres!) la
formation des canonniers et autres spécialités
chargées de faire parler la poudre. On voit bien plage
arrière la première tourelle de 100 mm installée
sur un bateau de la marine.
Cette photo doit être prise au début des années 60.
(Photo www.alabordache.com)
Le
poste des électriciens d'armes.
Le poste 3 pour être plus précis. Une petite fête
semble organisée. On voit sur la photo les tables descendues
pour les repas, quand les hamacs étaient rangés dans
leurs placards. Au dessus du groupe, une barre transversale avec des
anneaux auxquels étaient attachés les hamacs. (Photo www.alabordache.com)
1955. Le Brestois
passe sous le nouveau pont de Recouvrance et remonte la Penfeld. Brest
a beaucoup souffert de la guerre, l'ancien pont tournant et L'ancien
Brest n'existe presque plus. Le nouveau pont levant permet de nouveau
de relier le quartier de Recouvrance à la ville de Brest.
(Photo www.alabordache.com)
1972. Les sauvages. Le Brestois
passe la ligne au large de Pointe Noire. Un groupe de sauvages se
prépare dans la joie et la bonne humeur. (Photo "Cols bleus" -
1972)
1972.
Lors d'une escale un bal est organisé en honneur de
l'équipage. Une patrouille est mise sur pied au cas où.
La voici qui pose fièrement devant le regard admiratif de la
gent féminine. (Photo "Cols bleus" - 1972)
1972.
Le Brestois fait escale à Madagascar. Le Brestois à
Madagascar s'y livre à une degustation de Brochettes. (Photo
"Cols bleus" - 1972)
J'ai
reçu une série de photos de Jean-marc POMIE de son
passage sur le Brestois au début des années 70, en voici
le début, celles qui concerne le passage de la ligne dans
l'Océan Indien en 1972. Merci à Jean-marc.
Ceux
qui ont passé la ligne reconnaîtront aisément le
personnage du premier plan qui n'est autre que le "facteur". Son
rôle consistait à passer la veille de la
cérémonie du passage de la ligne dans tous les postes
où logaient les néophytes, et a remettre en "mains
propres" la fameuse convocation aux "malheureux". En tout cas sur le
Provencal, cela se faisait dans la bonne humeur réciproque.
(Photo Jean-marc POMIE - 1972)
Nous
sommes le lendemain de la photo précédente. Après
une nuit passée dans de "terribles angoisses", le peuple des
néophytes est rassemblé plage avant sous l'oeil goguenard
des "chevaliers de la ligne". Remarquez néanmoins que le nombre
de ceux qui doivent être baptisés est important. Il n'y a
alors plus de grade ni de fonction, tout le monde est égal
devant la justice aveugle de Neptune. (Photo Jean-marc POMIE - 1972)
Le
chef des pirates lit a l'assemblée tétanisée par
l'importance du moment, un texte destiné à marquer la
solennité du moment. (Photo Jean-marc POMIE - 1972)
Ce
grand moment d'éloquence passé, il est
procédé à la purification des "âmes" des
néophytes avant de passer devant le tribunal de Neptune, et cela
ce fait dans un esprit de "compréhension" à grand coups
de manches à incendie. (Photo Jean-marc POMIE - 1972)
Le
groupe de néophyte enfin purifié, se dirige calmement et
dans la plus grande discipline vers la plage arrière pour y
être individuellement jugé et intronisé dans
l'Ordre des Chevaliers de la ligne. C'est alors le baptême
proprement dit, après la lecture de l'acte d'accusation, le
futur chevalier est au minimum condamné à mort (mort
simple), qui consiste à n'être baptisé qu'une seule
fois, c'est à dire couvert de farine, graisse de canon, teinture
d'iode ou autre, puis immergé dans les fonds baptimaux, mais
cela qu'une fois. Certains ayant commis à bord des actes
impardonnables peuvent subir une mort double voire une mort triple. On
ne badine pas avec la justice de Neptune. Le plus souvent tout cela se
passe dans la bonne humeur et à la fin de la
cérémonie ceux qui baptisent sont dans le même
état déplorable que ceux qui ont été
baptisés. Mais sous le soleil de l'équateur la fête
est souvent de rigueur. (Photo Jean-marc POMIE - 1972)
Cette
photo détaille le baptême proprement dit. On y voit la
piscine dans lequel un néophyte est en train d'être
plongé après être passé par la "planche" que
l'on voit au premier plan. Les féroces "sauvages" attendent le
client suivant. Au premier rang un personage au chapeau rouge attend
manifestement le condamné pour l'oindre d'une substance grasse
mais néanmoins bizarre. La fête bat son plein !!! (Photo
Jean-marc POMIE - 1972)
Le
PC trans du Brestois en 1972. Le transmetteur est en train de
préparer l'envoi d'un telex. A l'époque de l'internet le
telex peut paraître tout à fait démodé, mais
en 1972 il était indispensable. IL servait à tout, je me
souviens que lors de notre croisière en afrique noire en 1974,
nous recevions tous les jours un telex de France avec un
résumé de nouvelles, y compris les résultats
sportifs, il était affiché dans la coursive principale et
était étudié attentivement par tout
l'équipage. Les conditions de travail étaient quand
même un peu spartiates. Le transmetteur sur la photo est le QM
Lalune. (Photo
Jean-marc POMIE - 1972)
A
Toulon, en 1974, les mécaniciens du Brestois posent pour la
postérité sur la plage arrière. En tenue de sortie
le quartier-maître Bernard, et à sa droite jean-marc
POMIE. (Photo
Jean-marc POMIE - 1974)
En
1972, le poste d'équipage plus précisemement
occupé par les mécaniciens. Tout à fait à
droite le quartier-maître CHABAL et à sa droite le QM
transmetteur LALUNE. Les autres membres du poste ne sont pas encore
identifiés. A suivre ! (Photo
Jean-marc POMIE - 1972)
Pour
finir les souvenirs du Brestois envoyés par JM Pomie, voici une
vue de la tourelle de 100 mm plage arrière, installée en
test et qui est restée à poste jusqu'à la fin du
Brestois. Elle a ensuite été installée sur l'aviso
"Amiot d'Inville", devenant ainsi la plus ancienne tourelle de 100 mm de la marine. Merci à Jean-marc pour ces documents. (Photo
Jean-marc POMIE - 1972)

(dessin du type E50 - ©
NETMARINE.NET )
Votre serviteur
n'a navigué que sur le type E52b. J'ai donc fait une erreur dans
l'appréciation de la gestion des torpilles de reserve sur le
type des E50 (Corse, Brestois, Boulonnais et Bordelais). En effet je
voyais des valises porte-torpilles entre les 2 series de tubes,
à l'avant de la passerelle découverte. Un internaute
attentif, Michael Courivaud (merci à lui !), m'a signalé
que cette partie était en réalité un hangar
dénommé "roof torpille" qui permettait de faire monter
les torpilles stockées en soute vers les tubes eux-mêmes.
Un ascenseur faisait monter les torpilles vers le hangar et un
systèmes de chariots manoeuvrables par cables permettait de
mettre les torpilles dans les tubes.
Un autre internaute à l'époque QM2 DSM sur le Brestois,
le CC(r) Gérard Caharel, nous donne les précisions
suivantes :
"Ce type d'escorteur était bien doté d'une soute
à torpilles d'une contenance de 18 torpilles stockées
dans des berceaux de 3 étages (9 à babord , 9 à
tribord), à chaque niveau il y avait 3 berceaux.
Entre ces 2 blocs à 9 torpilles chacun il y avait l'ascenseur
qui pouvait lui aussi recevoir 1 torpille parée à
être hissée vers le hangar à torpilles lequel
était situé devant la passerelle et la tourelle de 57 mm,
sur le pont torpilles (au dessus de la coursive principale et du
carré Officiers Mariniers) entre les tubes lance-torpilles (2
fois 3 tubes sur l'avant du hangar + 2 fois 3 tubes sur
l'arrière du hangar).
Dans ce hangar il y avait 6 berceaux (3 à babord et 3 à
tribord) sur lesquels, par un jeu de rails situés au plafond,
l'on déposait les torpilles sorties de la soute par l'ascenseur
et parées (après préparatifs habituels de
sécurité d'armement) à être introduites dans
les tubes. Au total donc, ces escorteurs avaient un armement en
torpilles de : 18 en soute + 12 en tubes = 30 torpilles.
Mais en exagérant l'on pouvait embarquer théoriquement,
en faisant abstraction des normes de sécurité et vu le
nombre de berceaux, jusqu'à 37 torpilles : 1 parée sur
l'ascenseur + 6 sur les berceaux du hangar et les 30 citées
ci-dessus.
Les torpilles étaient embarquées sur l'arrière du
hangar (entre les tubes AR / Bb et Tb et le hangar),à la hauteur
de la tourelle de 57 mm (laquelle était au même niveau que
le toit du hangar à torpille). La torpille était
déposée sur le berceau mobile sur rail et était,
soit dirigée vers la soute (via l'ascenseur) ou soit introduite
directement dans un tube après de nombreuses manutentions.
D'autre part Michael Courivaud nous signale que les torpilles
stockées étaient du type "K2" et que les chargeur pour
les topilles de type "L3" n'ont pas été montés. Il
fait également remarquer que le Brestois a servi d'Ecole de
Cannonage (affûts de 57mm, tourelle de 100 mm, mortier ASM de
375mm) jusqu'à la mi 1975, date à laquelle le Brestois a
subit une avarie à l'étrave contre le quai de l'angle
Robert. (si quelqu'un a plus d'informations sur cet épisode ?)
Sur cette photo prise dans le hangar torpille, on peut remarquer sous
la torpille l'ascenseur venant de la soute et le système de
transfert horizontal vers les tubes sur le pont (Photo CC(r)
Gérard Caharel).
(retour en haut de page)
Souvenirs d'escales

Le Brestois
à Port-Louis à l'Ile Maurice dans l'océan Indien
en 1972. Cette photo nous permet de bien voir le
télépointeur de la tourelle de 100 mm, juste devant le
télépointeur classique de 57mm. (Photo Michael Courivaud
- 1972).

Le Brestois en mer en 1972, une autre vue vers l'arrière. (Photo Michael Courivaud - 1972).
(retour en haut de la page)

Le
Brestois à l'Ile Rodrigues dans l'océan Indien en 1972.
Une vue de la plage avant, sans doute lors d'un appareillage, si on en
juge à l'attention portée à la remontée de
l'ancre, à remarquer le matelot armé d'une lance à
incendie pour nettoyer l'ancre de tout ce qu'elle a pu ramasser au fond
de la mer. "L'ancre est haute et claire", une fois la chaîne
fixée, l'appareillage peut s'effectuer (Photo Michael Courivaud
- 1972).
(retour en haut de la page)

Le
Brestois en mer, en route vers l'Ile portugaise de Madère en
1965. La longue houle atlantique vient se mêler au voyage. J'ai
comme souvenir que les escorteur rapides tout en étant des
navires bien dessinés n'aimaient pas beaucoup la lame de
travers, au contraire de celle de face qu'ils encaissaient sans trop
râler, il faut dire que le rapport longueur/largeur expliquait
beaucoup de choses. On peut voir ici le toit du hangar à
torpilles dont nous avons parlé plus haut. (Photo Gérard
Caharel - 1965).
(retour en haut de la page)