Jean-Luc
LAMAND a fait son service militaire sur le Bordelais en 1965/1966. Il y
occupait la fonction de cuisinier. Emploi ô combien important, quand la
mer était mauvaise, que vous descendiez manger et que la nourriture
était bonne, alors vous retrouviez aussitôt le moral. (Photo Jean-Luc
LAMAND 1965/66)
Nous
voici d'ailleurs dans la cuisine du Bordelais. Au début des escorteurs
rapides, chaque poste envoyait par table de huit, une personne qui
devait aller chercher la nourriture à la cuisine. Quand le temps était
à la tempête, il fallait quand même y aller. Cela devait être un peu du
sport pour garder son équilibre avec les différents plats et gamelles.
Après il y a eu les rampes à la cafétaria, c'était beaucoup plus
confortable. (Photo Jean-Luc LAMAND 1965/66)
Brest.
Le Bordelais est dans un des bassins de la Penfeld, sans doute pour un
entretien. Jean-Luc en profite pour poser plage arrière à côté de
l'affût de 57mm arrière. Merci à Jean-Luc pour l'autorisation de mise
en ligne. (Photo Jean-Luc LAMAND 1965/66)
Michel
DABOUDET avait la spécialité de timonier. Il a embarqué sur le Basque.
Il a pris cette photo du Bordelais ainsi que la suivante à partir de la
passerelle du Basque au cours d'un ravitaillement. On voit ici la ligne
de référence avant, la mer ne semble pas trop mauvaise, mais l'avant du
Bordelais se soulève beaucoup, la suite sur la suivante. (Photo Michel
DABOUDET 193/66)
L'étrave
enfourne la lame qui explose, j'espère que personne ne se trouvait
alors plage avant. IL faut remarquer que les formes de l'étrave des
escorteurs rapides faisaient éclater les vagues, mais protégeait
relativement le bateau. J'aime beaucoup ces deux clichés, merci à
Michel pour son autorisation de copie. (Photo Michel DABOUDET 193/66)
1959. Le Bordelais en mer. Plus précisément le 2 janvier 1959. (Photo SDH - 1959)
D'autres souvenirs d'origine et de dates diverses : (mise en ligne le 19/06/2010)
Le
Bordelais fait une escale dans le port de Funchal, capitale de l'île de
Madère. Escale habituelle et appréciée pour les navires de la
marine. (Photo Jean-luc LAMAND - 1965-66)
Hourtin.
Cette photo ne concerne pas directement le Bordelais, mais j'avais
envie de la mettre en regard avec le suivante surtout comme témoignage
d'un temps à jamais révolu. (Photo Jean-luc LAMAND - 1965)
Le
Bordelais en 1964. Poste d'équipage. La fin du repas pris dans le
poste, imaginez la même situation dans l'atlantique par mer mauvaise.
Un hamac est à poste. A gauche un mécanicien breveté provisoire,
François SALABERRIA d'origine basque, puis un béarnais au milieu et un
breton à droite. Cette marine du temps du service militaire permettait
un brassage de population très important. (Photo André PUYAU - 1964)
Le
Bordelais passe sous le pont du canal de Kiel. Endroit classique de la
photo maritime qui a vu passer des bateaux d'âge et nationalités
variées. J'ai indiqué "Mention" comme auteur, mais j'ai des doutes
ainsi que sur la date. Si quelqu'un reconnait ? (Photo Mention - 196?)
La
chaufferie du Bordelais. L'électronique était peu entré à bord des
escorteurs rapides, il fallait beaucoup de personnel pour faire tourner
la machine. (Photo Yves NICOLAS - 1966)
Facéties
d'équipage pour le photographe. Poste des mécaniciens. Admirez la "Pin
up" sur le caisson. A droite, une lessive sèche. Au milieu un bout
pend, peut-être servait-il à s'aider pour monter dans le hamac. (Photo
Yves NICOLAS - 1966)
1966.
Le Bordelais fait escale en Espagne. L'équipage s'entraîne aux
"coutumes" locales. Nous sommes à l'avant du bateau entre les
lance-torpilles avant. Le poste de radio nous rappelle que les
distractions à bord étaient quand même assez limitées pour ceux qui ne
descendaient pas à terre. (Photo Yves NICOLAS - 1966)
Comme
je le dis plus bas, la carrière du Bordelais n'a pas
été très longue, il faut dire que la technique
évoluait à l'époque à une telle vitesse que
certains bateaux ont été très tôt
condamné, cela donne aux documents sur le Bordelais encore plus
de valeur. Ci-dessous, je vous invite à regarder celles de
Georges MORVAN, embarqué en 1957 et 1958 comme matelot
timonier, matricule 36096 T 56. Ce sont parmi les plus anciennes photos
sur les escorteurs rapides, c'était il y a 51 ans. Encore un
tout grand merci à Georges pour ces documents.
Nous sommes
le 1er mai 1957, sortie entre copains, une photo après un
très bon repas. Sur la photo en haut, Georges MORVAN,
FAUCHON et HODBERT, en bas nous trouvons LE BEHEREC, CRETTIN et
DURRIEUX, si certains se reconnaissent ils peuvent faire signe, je
transmettrai. (Photo Georges MORVAN - 1957)
1957.
La belle étrave du Bordelais dans sa forme de radoub. Le bateau n'est
pas maintenu et juste posé sur les tins. sans doute le bassin va-t-il
être remis en eau. (Photo Georges MORVAN - 1957)
1957.
Le Bordelais à quai. L'endroit n'est pas mentionné, les fortifications
à l'arrière me font penser à un port comme La Valette à Malte. Vue du
milieu du bateau avec à gauche un canon de 20mm et le télépointeur de
57mm. (Photo Georges MORVAN - 1957)
1957.
La passerelle avec le poste de l'officier de quart. La petite fenêtre
au centre de la photo donne sur le local du barreur et du transmetteur
d'ordres machine. Ces derniers étaient protégés des paquets de mer,
tous les autres étaient au grand air, le matériel comme les hommes
devait pas mal souffrir. (Photo Georges MORVAN - 1957)
Sur
cette photo, le lance-roquettes ASM de 375mm n'est pas installé entre le mât et
le déflecteur de souffle. Georges date la photo de 1957, a cette époque
le Bordelais était en service et plus en essais avant mise en service,
alors comment expliquer le manque du lance-roquettes ? Deux photos plus haut,
il me semble que le lance-roquettes n'est pas non plus là. A-t-il été enlevé ou
non encore installé, dans ce cas la photo date plutôt de 1954 ou 1955.
Si quelqu'un a une idée ? (Photo Georges MORVAN - 1957)
1957.
Aileron tribord du Bordelais, c'était le poste de manoeuvre de Georges
qui était timonier, à gauche un transmetteur Scott et au milieu de la
photo que l'on distingue à peine, le Gustave-Zédé sans doute au courd
d'un exercice. (Photo Georges MORVAN - 1957)
Ravitaillement
à la mer avec un pétrolier. Georges signale qu'il s'agit de l'Elorn,
j'ai quelques doutes. Il me semble plutôt que ce serait la Charente
(1ère du nom) ou la Baïse, à vérifier quand même. (Photo Georges
MORVAN - 1957)
Photo
vers l'arrière, ici aussi le lance-roquettes de 375mm n'est pas installé. On
voit bien sur cette photo que le fait de mettre cette arme à cet
endroit devait poser beaucoup de problèmes lors des tirs à cause de
l'encombrement etd evait limiter le pointage du mortier. (Photo Georges
MORVAN - 1957)
1958-1959.
Photo de gauche, moment de détente roof torpilles à
l'avant du Bordelais. Georges est à la guitare. Les tubes
sont tournés vers l'arrière vers le dipositif de
chargement. Photo de droite, coup de roulis sur le Bordelais, la mer se
lève. Encore un grand merci à Georges Morvan pour
ces photos de ses 20 ans. (Photo Georges MORVAN - 1957-1958)
La
rubrique des "Souvenirs du Bordelais" était
jusqu'à présent inexistante, mais grâce
à Serge BOTTIN, voici un manque qui est en train
d'être comblé. Ces photos datent de 1965, Serge
était embarqué sur le Bordelais de 1964
à 1966. J'ai peu de documents du Bordelais, il faut dire
qu'il a été condamné en 1966, les
photos de Serge n'en sont que plus intéressantes. Merci
Serge.
Une
fois n'est pas coutume, je commence par un souvenir actuel, vous avez
tous reconnu l'objet très bien conservé. (Photo
Serge BOTTIN - 1965).
1965. A Brest, le Bordelais est en
carénage dans un des bassins de la Penfeld. On peut
aperçevoir la cheminée profilée
installée en premier sur le Bordelais et reprise plus tard
sur les E52b. (photo Serge BOTTIN - 1965).
1965.
Plus classique, l'étrave du Bordelais est en câle
sèche toujours sur les bord de la Penfeld. (photo Serge BOTTIN - 1965).
1965. Voici une photo de ce que je n'ai
personnellement pas connu, elle est prise depuis un poste
d'équipage et montre un matelot ou quartier-maître
qui a été chercher à la cuisine les
gamelles pour sa table et qui les ramène au poste, il n'y avait pas de caféraria à l'époque. Les
hamacs sont rangés et les tables du poste descendues, le
repas peut commencer. Je vous laisse imaginer une photo comme
celle-là avec une grosse mer en plein golfe de Gascogne ou
mer du nord (photo Serge BOTTIN - 1965).
1965. Serge Bottin pose devant un panneau de
commande de la machine.Tout semble propre comme un "sou neuf". Les
"bouchon gras" mettaient (mettent) un point d'honneur à ce
que leur lieu de travail soit dans cet état, ce qui compte
tenu de leurs contingeances n'était pas toujours facile.
(photo Serge BOTTIN - 1965).
1965. Toujours à la machine, d'autres
détails des panneaux de commandes. Remarquez que la mode
vestimentaire à changé.(photo Serge BOTTIN -
1965).
1965. Le poste du barreur dans la passerelle
inférieure. Celle-ci était couverte contrairement
à la passerelle de navigation qui était ouverte
aux quatre vents. Le barreur pouvait s'assoir sur un petit
siège rabattable, avec à sa droite le
"préposé" aux transmetteurs d'ordres vers la
machine. L'univers des "rapides" restait quand même assez
spartiate. (photo Serge BOTTIN - 1965).
1965. L'intérieur d'un poste
d'équipage au temps des hamacs. Ceux-ci étaient
enlevés la journée, la place gagnée
était assez importante. Ce type de couchage demandait une
période d'adaption, mais était (semble-t-il)
assez confortable. (photo Serge BOTTIN - 1965).
1965.
Le Bordelais roule bord sur bord. La finesse de la coque des escorteurs
rapides les rendaient très sensibles aux lames de travers.
Devant le télépointeur de 57mm, on peut voir le lance-roquettes ASM, il sera installé devant la passerelle à
partir de la série E52. (photo Serge BOTTIN - 1965).
1965.
Cette photo est interessante car elle permet de comparer la
série E50, ici à gauche le Bordelais et un autre
escorteur rapide de la série e52, avec les tubes lance-torpilles
et le lance-roquettes disposés différement. A gauche un
ancien remorqueur. Cette photo est prise depuis le mât du
Bordelais. (photo Serge BOTTIN - 1965).
1965.
Scène de la vie de tous les jours. Deux matelots travaillent
sous le regard d'un maître ou second-maître, ce dernier est
en tenue "chic", l'aussière est impeccablement lovée,
tout cela sent un peu l'inspection avant l'escale ! (photo Serge BOTTIN
- 1965).
1965.
Le Bordelais pris depuis la plage avant. Les lignes de mouillages sont
ici bien détaillées. Une partie du dernier maillon de
chaine est peint en blanc, je pense que c'est pour savoir quand l'ancre
sera presque haute, si des amis manoeuvriers pouvaient confirmer ?
Remarquez aussi le projecteur à droite et juste sous la
série de tubes lance torpilles tribord, la guérite du
factionnaire de coupée. (photo Serge BOTTIN - 1965).
1965.
Photo de sillage, l'escorteur en ligne de file du Bordelais est le
Champenois. Je me souviens comme si c'était hier de ces longs
moments passés à rêver plage arrière en se
laissant bercer par le mouvement des lames arrières. (photo
Serge BOTTIN - 1965).
1965.
Vue de l'étrave de l'escorteur rapide à couple du
Bordelais, cette photo doit faire suite à celle prise depuis la
plage avant, le lieu n'est pas précisé par Serge. (photo
Serge BOTTIN - 1965).
1965. Photo prise au même endroit que la précédente. (photo Serge BOTTIN - 1965).
1965
à Casablanca. Les officiers rendent les honneurs, sabres au
clair. Le hallebardier est à son poste. Tout porte à
croire qu'il s'agit d'une prise de commandement. La photo a
été prise derrière le bloc passerelle au pied de
la cheminée. (photo Serge BOTTIN - 1965).
Le
Champenois sur l'arrière du Bordelais
en ligne de file.
Remarquez devant le personnage un flotteur. Dans mon ignorance de
fourrier, j'ai qualifié de matériel de dragage ce qui est en réalité un
équipement anti-torpilles. Au moyen de barres métalliques qui
claquaient dans l'eau, ils faisaient office de bruiteurs contre les
torpilles accoustiques. Par la suite, ils seront remplacés par des
buiteurs électrique du type "TMK 6 - Fanfare" bien nommés. (photo Serge BOTTIN - 1965).
1965.
Le Bordelais fait escale à Hambourg avec d'autres escorteurs
rapides. On peut voir ici à gauche le Basque (F773) et le Gascon
(F767), trois autre escorteurs au premier plan dont le Bordelais
d'où la photo est prise. Hambourg est le plus grand port
d'Allemagne à une centaine de kilomètres de la mer du
Nord sur la rivière Elbe. (photo Serge BOTTIN - 1965).
1965.
Un escorteur rapide vu du Bordelais. Le contre-jour ne permet pas de
l'identifier. J'aime bien l'atmosphère qui se dégage de
cette photo. (photo Serge BOTTIN - 1965).
1965. Exercice de transfert entre le Bordelais et le Basque. (photo Serge BOTTIN - 1965).
1965.
Sur la Seine, le Bordelais aligne son étrave sur le milieu du
pont de Tancarville. Cette photo est prise depuis le roof torpilles
caractéristique des quatre E50. (photo Serge BOTTIN - 1965).
1965.
Pour finir les photos envoyées par Serge Bottin, le voici plage
arrière perché sur le rail de mouillage des grenades
sous-marines. Encore un grand merci à Serge pour tout ses
souvenirs. (photo Serge BOTTIN - 1965).