SOUVENIRS DU BASQUE



- Divers "Basque" d'origine inconnue

- Le Basque à la mer en exercice en 1976 (JP Banfi)

- Le Basque en IPER à Brest en 1976 (JP Banfi)

- Le corps de débarquement du Basque (JP Banfi)

- Scènes de la vie quotidienne à bord du Basque (JP Banfi)

- Les escales du Basque (JP Banfi)





J'ai trouvé sur le site www.alabordache.com, une partie sur les bateaux désarmés, et sur les escorteurs rapides. Des internautes ont envoyé des photos, mais souvent sans indiquer leur identité. J'en ai copié quelques unes mais je ne sais pas à qui en accorder la paternité ..... Donc, je les publie sans plus de référence et si leur propriétaire veut se signaler, je serais ravi de leur assurer une filiation.





Une très belle photo du "Basque", à quai quelque part dans un port français, sans doute dans les années 60. Il arbore son grand pavoi. J'aime beaucoup cette photo, aussi pour les deux "gamins" sur le quai, combien de vocations marines n'ont pas débuté après avoir admiré tout gosse un de ces bateaux à quai ? Le voyage qui commence avec les mains dans les poches mais avec des étoiles plein les yeux. (Photo d'origine inconnue).



Nous sommes à Azrew en Algérie, en avril 1961. Le Basque est à quai avec à couple un tout jeune escorteur à l'époque, le F778, j'ai nommé le Vendéen. Le soleil a déjà l'air de tapper fort, on ne voit pas âme qui vive. A l'époque, durant la guerre d'Algérie, les escorteurs rapides assuraient par paire la surveillance et la lutte contre le traffic d'armes des forces du FNL algérien. (Photo d'origine inconnue).


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La famille des anciens des "rapides" s'étoffe, j'ai reçu toute une série de photos du Basque qui m'ont été envoyées par Jean-paul BANFI, qui y a été quartier-maître fusilier du 30 septembre 1974 au 31 août 1976. Il en a rammené des documents que je me propose de vous montrer. Un grand merci à lui pour ces contributions a notre mémoire collective.







Plage avant du Basque. Cette photo est prise depuis l'emplacement de la veille optique à partir de la passerelle découverte. On peu voir le mortier sextuple de 375 mm avec les rampes latérales. (Photo Jean-Paul Banfi - 1976)



Cette photo a été prise en même temps que la précédente, on peut voir au fond la jetée principale du port de Brest. (Photo Jean-Paul Banfi - 1976)




La légende de la photo est assez explicite. Je rajouterai seulement que le ravitailleur, A675, était le pétrolier l'Isère, ancien "Caltex Strasbourg", lancé aux Chantiers de Seine Maritime le 22 juin 1959, acheté par la marine en 1965 et transformé en ravitailleur avec 2 postes de ravitaillement à couple et un autre en flèche. (Photo Jean-Paul Banfi - 1976)




Autre photo du ravitaillement avec l'Isère. Le château arrière du pétrolier montre bien l'origine civile du bateau. (Photo Jean-Paul Banfi - 1976)




Exercice entre le Basque et l'escorteur d'escadre Bouvet. Le Bouvet était un T47 transformé en lanceur 'Tartar" à la fin des années 60. (Photo Jean-Paul Banfi - 1976)



Le Basque à quai à Brest. On voit la plage arrière du Bâtiment d'essais et de mesures Henri Poincaré, qui avec les Basque, Breston et Savoyard formaient le groupe M. Le Henri Poincaré a été aménagé à partir du pétrolier italien Maina Morasso lancé en 1960 et acheté par la marine française en octobre 1963. Les travaux durent de 1964 à 1967, et le navire est admis au service actif pour ses missions de bâtiment receptable en 1968. Il est remplacé dans son rôle de mesures par le Monge en 1992. (Photo Jean-Paul Banfi - 1976)

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Comme l'indique la légende, voici le Basque en IPER (Indisponibilité Pour Entretien et Réparations). La photo est prise à partir de la porte étanche du bassin (Photo Jean-Paul Banfi - 1976)

La vue opposée de la précédente. Petites remarques au sujet des bassins. Le Basque se trouve dans le bassin n°3 de Pontaniou dans le bas de la Penfeld. Ces bassins (Pontaniou 2 et 3) ont commencés à être construits en 1742 à l'endroit où un ruisseau se jetait dans la Penfeld. De 1742 à 1745, pas moins de 2500 pieux en hêtre sont utilisés pour la fondation du radier et des chambres des portes des bassins. Les travaux sont arrêtés suite à des problèmes financiers, et ayant repris, ils durent jusqu'en 1752 pour cette partie. Chaque bassin est à l'époque divisé en deux parties, les parties vers la ville sont taillées dans le rocher dont les pierres servent à la confection des bajoyers. Ce n'est qu'au début du 20ème siècle que les bassins auront la forme que l'on voit sur les photos. Le bassin 2 (côté aval) mesure 180 m de long pour 22 m de large, le bassin 3 (celui des photos) mesure 180 m de long pour 33 m de large. (Photo Jean-Paul Banfi - 1976)


Autre vue des bassins, sur la gauche on peut aperçevoir un escorteur d'escadre dans le bassin n°2, une grande grue se déplace sur des rails entre les deux bassins. (Photo Jean-Paul Banfi - 1976).


      
  

 

 


Vue de l'intérieur du bassin.L'équipage du Basque est alors très réduit, et le bateau est surtout entre les mains des ouvriers de l'arsenal de Brest. (Photo Jean-Paul Banfi - 1976).





























Vue de l'avant avec cette étrave toujours aussi fine. On procède à la mise en peinture des oeuvres mortes du bateau, tâche ingrate mais indispensable pour la santé de la coque. (Photo Jean-Paul Banfi - 1976).



























La dame est coquette, on lui fait sur mesure un nouveau chapeau. A l'arrière plan, les bâtiments de l'arsenal. Ils datent d'après la guerre, Brest ayant beaucoup souffert des bombardements. Pour en finir avec les bassins de Pontaniou, ces derniers sont, depuis septembre 2004, et jusque début 2007, en pleine refection. Le veillissement des bassins et les besoins pour la mise en service des nouvelles frégates rendaient ces travaux indispensables. A l'heure actuelle (juste avant le début des travaux), le bassin n°3 est non opérationnel, le seuil en étant déformé et la porte ne fermant plus.   (Photo Jean-Paul Banfi - 1976).










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Photos du corps de débarquement du Basque







Le corps de débarquement de l'escorteur rapide le Basque. Ne vous fiez pas trop aux apparences, ils sont en plein briefing avant l'assaut. Je vous accorde que cela demande pas mal de concentration pour toute l'équipe. Ces opérations amphibies demandaient beaucoup de préparation.  (Photo Jean-Paul Banfi 1974-1976)




























C'est la guerre, quand je vous disait qu'il fallait les prendre au sérieux !! Je ne sais pas qui étaient les ennemis, mais ils n'avait qu'à bien se tenir. Le guerrier de gauche n'est autre que Jean-paul Banfi, quartier-maître fusilier. (Photo Jean-Paul Banfi 1974 - 1976)


















Les combats ont été terribles. Mais comme grâce au cuisto du bord, le ravitaillement n'a pas manqué, l'équipe a gardé le moral. Le fantassin de gauche est un bordelais répondant au prénom de Serge, il se reconnaîtra, j'ai appris que pour cet exercice il s'était occupé du "taffia",  cela expliquera peut-être que la fatigue a été un peu plus importante que de coutume. Il y a prescription depuis ! (Photo Jean-Paul Banfi 1974-1976)





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Scènes de la vie quotidienne à bord du Basque


Jean-paul Banfi dans le local barre, à l'arrière du Basque. Dans ce local, sous le poste d'équipage arrière, se trouvait le local barre avec le gouvernail actionné par deux moteurs électriques. Un des exercices couramment effectués consistaient en une avarie de barre, plus précisement des moteurs, et on voyait alors courrir quelques membres de l'équipage qui s'engouffraient dans le trou d'homme et montaient sur deux vélos sans roues auquels étaient connectés deux dynamos susceptibles de donner du courant pour pouvoir manoeuvrer le gouvernail. Voici donc Jean-claude en standby sur le plancher du local. Il était fusilier et c'est bien connu c'est une spécialité de sportifs, car il fallait des mollets et du souffle sur ces fameux vélos. (Photo Jean-Paul Banfi - 1976)









 Comme l'indique la légende de la photo, voici un entraînement avec une arme automatique type AA52 de calibre 7.5 mm pouvant être utilisée en version fusil mitrailleur (comme sur la photo) ou en mitrailleuse sur trépied. (Photo Jean-Paul Banfi - 1976)
















Plage arrière du Basque. Comme l'indique Jean-Paul, on voit à poste les filières de sécurité qui passent devant le panneau ouvert. L'arrière des escorteurs rapides était assez bas sur l'eau et quand la mer devenait mauvaise on comprenant très bien l'utilité de ces filières qui empêchait de s'approcher trop près du bord. (Photo Jean-Paul Banfi - 1976)

























La photo traditionnelle de deux potes, plage arrière du Basque. On peu remarquer au-dessus de l'affut de 57 mm l'appareillage qui remplaçait l'affût de 57 mm supérieur. (Photo Jean-Paul Banfi - 1974-1976)





















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Les "rapides en goguette". Sur cette photo le Basque (à gauche) est accompagné d'un rapide dont nous ignorons le nom, sa passerelle le situe dans le début de la série E52, mais lequel ???. Peut-être le Savoyard quia fait aussi parti du groupe M. Jean-paul pense se souvenir que la photo a été prise aux Açores. (Photo Jean-Paul Banfi - 1974-1976)


















Le Basque fait escale en Ecosse, plus précisement à Aberdeen. Les permissionnaires sont prêts pour découvrir les merveilles du pays du Whisky. Il ne faudra pas s'étonner si vous voyez encore des monstres dans les nombreux lacs. A droite de la photo, Serge Joubert, grand pote à Jean-paul et qui a l'air un peu plus frais que sur la photo du corps de débarquement un peu plus haut.(Photo Jean-Paul Banfi - 1974-1976)















Une autre photo d'escale, sans doute aussi aux Açores. Au premier plan un bateau soit Portugais soit espagnol, les bateaux portugais de l'époque ne semblent pas avoir eu des 40 mm jumelés comme on peut en voir sur la photo, par contre les espagnols possédaient "l'Aragon", un ancien cargo américain transformé en transport de péniches de débarquement qui pourrait correspondre. (Photo Jean-Paul Banfi - 1974-1976)












Le Basque vient de passer sous le pont de Tancarville en aval du port de Rouen, il va faire escale dans le grand port fluvial.(Photo Jean-Paul Banfi - 1974-1976)




Plage arrière du Basque qui fait sa manoeuvre d'accostage ou est déjà accosté. On peut voir la ville de Rouen et ses pont sous lesquels le Basque ne pouvait sans doute pas pouvoir passer.(Photo Jean-Paul Banfi - 1974-1976)


Plage avant du Basque lors d'une escale à Punta Delgada aux Açores. Sur une île de l'archipel des Açores était situé une station de surveillance utilisée lors des tirs de missiles partant du Centre d'Essais de Biscarosse dans les Landes. Le Basque avec d'autres "rapides" assurait la sécurité de la zone de reception des missiles.(Photo Jean-Paul Banfi - 1974-1976)



Le Basque toujours à Punta Delgada. Cette photo ressemble assez à la précédente, mais elle permet de mieux voir le pavillon triangulaire blanc à barre noire qui indiquait que le commandant n'était pas à bord du bateau. (Photo Jean-Paul Banfi - 1974-1976)

 

Deux photos émouvantes qui "sentent" bon l'album de marin que l'on a maintes et maintes fois ouvert. La photo de droite semblent avoir été prise lors d'une escale en Norvège. Sur la photo de gauche le Basque est à couple avec soit le Breton, soit le Béarnais ou l'Agenais. (Photo Jean-Paul Banfi )



Le Basque lors d'une escale à Kiel en Allemagne participe à la fête de la mer, on ne le voit pas très bien (tout à fait à droite), mais par contre au premier plan on peut voir soit l'Etoile soit la Belle poule, une des goëlettes de la marine nationale. (Photo Jean-Paul Banfi - 1974-1976)

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Vue du Basque vers l'avant. Comme le dit la légende, au premier plan les échappements des diésels des groupes électrogènes ainsi que la baleinière du bord. (Photo Jean-Paul Banfi - 1975)


Vue en détail de la baleinière du Basque, l'embarcation était lourde et lente mais indispensable lors des mouillages forains, que de souvenirs de rentrée de permission à terre qui se terminaient par le grimpé de l'échelle de corde sur le tangon. (Photo Jean-Paul Banfi - 1975-76)


Le Basque est à quai. Le voici photographié depuis la plage arrière d'un autre rapide. Remarquez que les affûts double de 57mm avaient un nom propre de l'on voit sur les flanc des tourelles, sans doute les noms de villes du pays basque, si quelqu'un se souvient de ces nom ? (Photo Jean-Paul Banfi - 1975-76)


Pris depuis le basque voici l'escorteur d'escadre Maillé Brézé au cours d'un exercice de chaise ou passage de courrier. Je vous rappelle que ce bateau est visitable au bord de la loire à Nantes, il est très bien conservé par une équipe de bénévoles amoureux de nos vieilles coques, allez le voir nombreux pour qu'il ne finisse pas comme le pauvre Colbert. (Photo Jean-Paul Banfi - 1975-76)



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J'ai trouvé dans un "Cols bleus" vieux de 21 ans, un article reprennant des passage du livre "MARIN DE GUERRE" aux éditions du Pen Duick, par le vice-amiral Hervé JAOUEN, il y raconte sa vie de marin avec vigueur et pudeur. Le dessin ci-dessus témoigne d'un sauvetage effectué par le Basque et le Breton en février 1966. Je n'ai pas pu entrer en contact avec l'amiral Jaouen pour lui demander l'autorisation de copier certaines parties de son livre, j'espère que je ne trahirai pas ses souvenirs. Voici le récit à la première personne :

" Le 22 février 1966, à minuit, Le Basque et le Breton en ligne de front, se trouvent au nord de l'île de Batz, en route vers la baie de St Brieuc pour y rejoindre les trois autres escorteurs rapides de la 7ème DER. Je commande le Basque et la 7ème DER. A ce moment l'officier de quart me téléphone "Commandant, le chalutier JABADAO vient d'envoyer un S.O.S au large de Penmarch'h. L'équipage évacue dans un radeau pneumatique". Marine Brest envoi le message "Faites route pour rechercher les rescapés du chalutier en détresse". Nous montons à 15 noeuds, tout va bien : 20 noeuds, les chocs au tangage sont violents. Le Basque et le Breton remontent ainsi au coude à coude, habitués à travailler ensemble, et prêts à tout si l'on a besoin d'eux. Vers 5 heures du matin, les deux bateaux viennent au sud pour embouquer le chenal du Four. Mer de travers, ils montent à 23 noeuds. Nous suivons par radio la situation sur la zone du naufrage : trois cargos et le Rhône effectuent des recherches qui auraient déjà dû aboutir, mais le plus souvent, la position signalée est inexacte et le problème est de savoir où chercher de nuit. Vers 6 heures, le raz de Sein est franchi. A 7 heures, nous avons par le travers le phare d'Eckmühl. En attendant le jour et le Neptune, l'avion de patrouille annoncé, je décide de remonter le lit du vent à partir d'une position située à 25 miles sous le vent du naufrage, en supposant une vitesse de dérive maximum de quatre noeuds pour le canot pneumatique. Le jour commence à pointer : rien ! Vers 9 heures, les deux escorteurs sont survollés par le Neptune qui commence sa recherche. Dix minutes après, le Neptune nous signale une coque de chalutier retournée. Tous les espoirs sont permis de retrouver des survivants. Le Breton signale un canot pneumatique à moitié gonflé. Tout à coup, l'officier de quart du Basque m'indique par le travers tribord ce qu'il pense être un bout de mât noir. C'est en réalité un homme qui gesticule à environ 2000 mètres. Nous abattons en grand vers lui, puis je prends la manoeuvre. Beaucoup de naufragés s'effondrent quand ils se croient sauvés et disparaissent sous les yeux de leurs sauveteurs. Je stoppe le Basque à une dizaine de mètres au vent de l'homme qui se trouve debout dans un youyou à demi-imergé. Le naufragé est embarqué et réchauffé à l'infirmerie, puis demande lui-même à monter à la passerelle. Il m'explique avec beaucoup de calme qu'il est le seul survivant, à moins qu'il y en ai un dans la coque chavirée. Il raconte : " le chalutier s'est couché sur bâbord, le patron a donné l'ordre d'évacuer. L'équipage a mis le canot pneumatique à l'eau mais il ne s'est pas ou peu gonflé. Le chalutier menaçant de couler, tout le monde embarque dans le canot, mais celui-ci est vite rempli d'eau sous le poids de ses sept occupants." Dès lors, le drame commence. A 4 heures, ils sont encore 4, quand un des cargos qui les recherche passe à une centaine de mètres sans les voir. Au lever du jour, seul reste notre rescapé qui tient encore dans ses bras le mousse : il le perd dans un nouveau retournement du youyou. Tous ses compagnons d'infortune sont morts, mais il reste un 8ème homme que personne n'avait vu évacuer et qui est peut-être prisonnier de l'épave. Deux hommes du bord qui ne sont pas officiellement plongeurs, mais qui savent plonger se portent volontaires. Je n'ai pas d'autre plongeurs à bord. Nous sommes prêts de l'épave et celle-ci est entourée d'une zone tourbillonnaire assez violente et il y a quand même 4 à 5 mètres de creux. Je remercie mes volontaires, mais je cours trop de risques de les perdre pour une faible chance de recueillir un survivant hypothétique. Je commence par demander à Marine Brest une équipe de plongeurs par hélicoptère, quand la coque du chalutier coule par 80 mètres de fond. Vers 10h, une trentaine de chalutiers arrivent sur zone pour participer aux recherches. Je refuse d'indiquer par radio le nom du survivant car se serait annoncer leur deuil à toutes les autres familles de façon trop brutale. Puis nous débarquons le survivant à Loctudy et reprennons notre mission. Qu'aurions-nous fait pour le prisonnier de la coque renversée si celle-ci n'avait pas coulée ?  " 

Il n'y a pas beaucoup de commentaires à apporter, si ce n'est rendre hommage à tous ceux qui risquent leur vie en mer, et au courage moral d'Hervé Jaouen qui se pose les vraies questions dans la solitude du commandement, de celui qui est le "seul maître à bord" et dont certaines descisions sont très dures à prendre et néanmoins indispensables. (article paru dans "Cols bleus" de décembre 1984, l'illustration est du peintre d ela marine Serge Marko) 


Voici quelques photos et souvenirs envoyés par Hugues SCIBOZ qui a embarqué en 1974 sur le "Basque". Merci à lui.


La classique mais toujour émouvante photo de famille de l'équipage du Basque sous le beau soleil de Corse à Ajaccio. J'ai toujours été amusé par la diversité des attitudes face à l'objectif. Mais comment faisait-on pour faire entrer tout ce monde dans un escorteur rapide ? On peut apercevoir sur la droite de la photo un bateau blanc, je pense que c'est le "Triton" ?? Cette photo m'a été envoyée plus grande que celle du site, si des anciens sont intéressés ils peuvent me contacter. (Photo Hugues SCIBOZ)



Le "Basque" en train de remonter la Gironde lors d'une escale à Bordeaux. L'affût double supérieur arrière a déjà été remplacé par un appareillage de suivi de missile, le "Basque" faisant parti alors du group M. (photo Hugues SCIBOZ).


Photo d'ambiance, la mer est formée, le vent projette des embruns, cette vue est prise de babord vers l'arrière (photo Hugues SCIBOZ)

Quelques secondes plus tard, le "Basque" gîte sur babord, la lame heurte le flanc-bord et envahie la coursive extérieure, le photographe a dû avoir de l'eau dans les chaussures, mais ça nous a donné une belle photo sur le vif (photo Hugues SCIBOZ)



Nous sommes dans la passerelle du "Basque", vue de la plage avant, le bateau semble bien petit et fragile face à la fureur de l'atlantique. (photo Hugues SCIBOZ)

 Suite logique de la précédente, l'étrave du "Basque" enfourne la lame et la plage avant disparait sous l'eau. Cette photo est prise dans le golfe de Gascogne que le bateau a souvent sillonné au profit entre autre du groupe M. Nous sommes bien loin des plages des Landes ou de Gironde sous le chaud soleil de juillet. merci à Hugues pour toutes ces photos (photo Hugues SCIBOZ).






Le 27 décembre 1979, à Toulon avait lieu la dernière cérémonie des couleurs à bord du "Basque". On voit ici un capitaine d'armes faisant présenter les armes au Vice-amiral d'escadre Accary, lui même ancien commandant du Basque, venu participer à ce moment émouvant. Le CV Pinget, également ancien commandant du Basque participait à la cérémonie. (photo "Cols Bleus" du 26 janvier 1980)











La dernière rentrée des couleurs du Basque.Ces deux photos illustraient un article du LV Morin qui a navigué 7 ans sur le Basque. Il a occupé à bord, le poste d'équipage n°3, le poste 5 des QM "chefs", le poste des seconds maîtres, des maîtres, pour terminer dans celui des officiers subalternes. Il savait de quoi il parlait en racontant ses souvenirs du Basque. (photo "Cols Bleus" du 26 janvier 1980)






Cette photo est prise plage avant du Basque. Elle represente l'équipage comme à la parade. Si certains intéressés se reconnaissent, ils peuvent se faire connaître. On peut constater que pour un navire de cette taille, l'équipage était quand même assez important. Cette photo a été prise en Norvège entre 73 et 75. (photo André DIGNOU).







"Que de fois j'ai mangé (c'est un grand mot !) coincé entre une cloison et une épontille, un bol dans les mains qui suivait l'inclinaison du moment ou une boite de conserve et une touque de rouge. On criait au scandale. On rigolait. On couchait à l'arrière. On travaillait à l'avant. Qui avait-il entre les deux ? Rien, de l'eau ! Chef xxx: présent. Matelot xxx: présent. On n'a jamais perdu personne. Pourquoi ? Je ne sais pas."

Commentaires de l'auteur de la photo. Rien à ajouter si ce n'est : Plage arrière du Basque sous la lame (photo André Dignou).









Le Basque en mer, quelque part en mer du Nord en mai 1976. Au cours d'un exercice d'hélitreuillage, on peut apercevoir au dessus de la plage arrière, une alouette 3 en stationaire, cet aéronef devait venir du Henri Poincaré, car le Basque faisait des exercices avec lui et le Maillé Brézé. Le Henri Poincaré possédait un hangar et une plateforme pour hélicoptère, son rôle à l'époque était le suivi pour la mise au point des missiles. On peut aperçevoir devant le local technique, la cage qui servait à transferer du personnel entre deux bateaux.

(photo Claude Ridard - mai 1976).






















Autre vue de la même manoeuvre, mais prise de tribord.

(photo Claude Ridard - mai 1976).























Toujours en mai 1976, le Basque s'apprête à faire un exercice de ravitaillement à la mer ou de passage de courrier avec l'escorteur d'escadre Maillé Brézè. On voit bien sur cette photo les modifications apportée lors de la refonte ASM, comme le sonar remorqué à l'extrême arrière, avec plus à l'avant le hangar MALAFON (torpille sur planneur propulsé) et l'artillerie AA de 100 mm. Si vous passez à Nantes, allez le visiter, il est conservé tel que vous le voyez sur la photo. Sur la plage avant du Basque, l'équipe de boscos est prête. On peut également détailler le lance-roquette ASM sextuple de 375 dont les tubes sont ouverts sur l'arrière.

(photo Claude Ridard - mai 1976).
















Le Basque dans le golfe de Gascogne en septembre 1976. La tourelle de 57mm arrière a les pieds dans l'eau, la lame rattrape le bateau et envahie la plage arrière. Il devait falloir faire attention quand de l'extérieur on accédait au poste arrière, manoeuvre à éviter, d'ailleurs on peut remarquer les filins de sécurité plage arrière qui empêchaient de s'approcher trop du bord.

(photo Claude Ridard - septembre 1976).























Le Basque dans le golfe de Gascogne en septembre 1976. Pour ne pas faire de jaloux, c'est maintenant la plage avant qui a droit à la douche. Quand l'avant enfourne dans la plume, le Basque a droit à de belle moustaches. Ceci dit, il ne devait pas faire très bon sur la passerelle supérieure.

(photo Claude Ridard - septembre 1976).


























Le Basque au large des Açores en septembre 1976. Cette vue donne une (petite !) idée de ce que pouvait être la vie à bord quand la mer était mauvaise. La conception des escorteurs rapides datait des premières années après la 2ème guerre mondiale, le confort était un peu spartiate et après quelques jours de tempête, l'humidité s'infiltrait à l'intérieur du bateau. Les premiers jours de soleil étaient très attendus. Vue vers l'arrière à babord depuis l'échelle de descente du roof central.

(photo Claude Ridard - septembre 1976).









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