SOUVENIRS
DU BASQUE
J'ai trouvé sur le site www.alabordache.com,
une partie sur les bateaux désarmés, et sur les
escorteurs rapides. Des internautes ont envoyé des photos, mais
souvent sans indiquer leur identité. J'en ai copié
quelques unes mais je ne sais pas à qui en accorder la
paternité ..... Donc, je les publie sans plus de
référence et si leur propriétaire veut se
signaler, je serais ravi de leur assurer une filiation.
Une
très belle photo du "Basque", à quai quelque part dans un
port français, sans doute dans les années 60. Il arbore
son grand pavoi. J'aime beaucoup cette photo, aussi pour les deux
"gamins" sur le quai, combien de vocations marines n'ont pas
débuté après avoir admiré tout gosse un
de ces bateaux à quai ? Le voyage qui commence avec les mains
dans les poches mais avec des étoiles plein les yeux. (Photo
d'origine inconnue).
Nous sommes à Azrew en Algérie, en avril 1961. Le Basque est à quai avec à couple un tout jeune escorteur à l'époque, le F778, j'ai nommé le Vendéen.
Le soleil a déjà l'air de tapper fort, on ne voit pas
âme qui vive. A l'époque, durant la guerre
d'Algérie, les escorteurs rapides assuraient par paire la
surveillance et la lutte contre le traffic d'armes des forces du FNL
algérien. (Photo d'origine inconnue).
(retour
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La
famille des anciens des "rapides" s'étoffe, j'ai
reçu
toute une série de photos du Basque qui m'ont
été
envoyées par Jean-paul BANFI, qui y a
été
quartier-maître fusilier du 30 septembre 1974 au 31
août
1976. Il en a rammené des documents que je me propose de
vous
montrer. Un grand merci à lui pour ces contributions a notre
mémoire collective.
Plage
avant du Basque. Cette photo est prise depuis l'emplacement de la
veille optique à partir de la passerelle découverte. On
peu voir le mortier sextuple de 375 mm avec les rampes
latérales. (Photo
Jean-Paul Banfi - 1976)
Cette
photo a été prise en même temps que la
précédente, on peut voir au fond la jetée
principale du port de Brest. (Photo
Jean-Paul Banfi - 1976)
La
légende de la photo est assez explicite. Je rajouterai seulement
que le ravitailleur, A675, était le pétrolier l'Isère, ancien "Caltex Strasbourg",
lancé aux Chantiers de Seine Maritime le 22 juin 1959,
acheté par la marine en 1965 et transformé en
ravitailleur avec 2 postes de ravitaillement à couple et un
autre en flèche. (Photo
Jean-Paul Banfi - 1976)
Autre
photo du ravitaillement avec l'Isère. Le château
arrière du pétrolier montre bien l'origine civile du
bateau. (Photo
Jean-Paul Banfi - 1976)
Exercice entre le Basque et l'escorteur d'escadre Bouvet. Le Bouvet était un T47 transformé en lanceur 'Tartar" à la fin des années 60. (Photo
Jean-Paul Banfi - 1976)
Le Basque à quai à Brest. On voit la plage arrière du Bâtiment d'essais et de mesures Henri Poincaré, qui avec les Basque, Breston et Savoyard formaient le groupe M. Le Henri Poincaré a été aménagé à partir du pétrolier italien Maina Morasso
lancé en 1960 et acheté par la marine française en
octobre 1963. Les travaux durent de 1964 à 1967, et le navire
est admis au service actif pour ses missions de bâtiment
receptable en 1968. Il est remplacé dans son rôle de
mesures par le Monge en 1992. (Photo
Jean-Paul Banfi - 1976)
(retour
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Comme
l'indique la légende, voici le Basque en IPER
(Indisponibilité Pour Entretien et Réparations).
La photo
est prise à partir de la porte étanche du bassin
(Photo
Jean-Paul Banfi - 1976)

La
vue opposée de la précédente. Petites
remarques au
sujet des bassins. Le Basque se trouve dans le bassin n°3 de
Pontaniou dans le bas de la Penfeld. Ces bassins (Pontaniou 2 et 3) ont
commencés à être construits en 1742
à
l'endroit où un ruisseau se jetait dans la Penfeld. De 1742
à 1745, pas moins de 2500 pieux en hêtre sont
utilisés pour la fondation du radier et des chambres des
portes
des bassins. Les travaux sont arrêtés suite
à des
problèmes financiers, et ayant repris, ils durent jusqu'en
1752
pour cette partie. Chaque bassin est à l'époque
divisé en deux parties, les parties vers la ville sont
taillées dans le rocher dont les pierres servent
à la
confection des bajoyers. Ce n'est qu'au début du
20ème
siècle que les bassins auront la forme que l'on voit sur les
photos. Le bassin 2 (côté aval) mesure 180 m de
long pour
22 m de large, le bassin 3 (celui des photos) mesure 180 m de long pour
33 m de large. (Photo Jean-Paul Banfi - 1976)
Autre
vue des bassins, sur la gauche on peut aperçevoir un
escorteur
d'escadre dans le bassin n°2, une grande grue se
déplace sur
des rails entre les deux bassins. (Photo Jean-Paul Banfi -
1976).
Vue
de l'intérieur du bassin.L'équipage du Basque est
alors
très réduit, et le bateau est surtout entre les
mains des
ouvriers de l'arsenal de Brest. (Photo Jean-Paul Banfi - 1976).
Vue
de l'avant avec cette étrave toujours aussi fine. On
procède à la mise en peinture des oeuvres mortes
du
bateau, tâche ingrate mais indispensable pour la
santé de
la coque. (Photo Jean-Paul Banfi - 1976).
La
dame est coquette, on lui fait sur mesure un nouveau chapeau. A
l'arrière plan, les bâtiments de l'arsenal. Ils
datent
d'après la guerre, Brest ayant beaucoup souffert des
bombardements. Pour en finir avec les bassins de Pontaniou, ces
derniers sont, depuis septembre 2004, et jusque début
2007, en pleine refection. Le veillissement des bassins et
les besoins pour la mise en service des nouvelles
frégates
rendaient ces travaux indispensables. A l'heure actuelle (juste avant
le début des travaux), le bassin n°3 est non
opérationnel, le seuil en étant
déformé et
la porte ne fermant plus. (Photo Jean-Paul Banfi - 1976).
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Photos du corps de débarquement du Basque

Le
corps de débarquement de l'escorteur rapide le Basque. Ne vous
fiez pas trop aux apparences, ils sont en plein briefing avant
l'assaut. Je vous accorde que cela demande pas mal de concentration
pour toute l'équipe. Ces opérations amphibies demandaient
beaucoup de préparation. (Photo Jean-Paul Banfi 1974-1976)
C'est
la guerre, quand je vous disait qu'il fallait les prendre au
sérieux !! Je ne sais pas qui étaient les ennemis, mais
ils n'avait qu'à bien se tenir. Le guerrier de gauche n'est
autre que Jean-paul Banfi, quartier-maître fusilier. (Photo
Jean-Paul Banfi 1974 - 1976)
Les
combats ont été terribles. Mais comme grâce au
cuisto du bord, le ravitaillement n'a pas manqué,
l'équipe a gardé le moral. Le fantassin de gauche est un
bordelais répondant au prénom de Serge, il se
reconnaîtra, j'ai appris que pour cet exercice il s'était
occupé du "taffia", cela expliquera peut-être que la
fatigue a été un peu plus importante que de coutume. Il y
a prescription depuis ! (Photo Jean-Paul Banfi 1974-1976)
(retour
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Scènes de la vie quotidienne à bord du Basque

Jean-paul
Banfi dans le local barre, à l'arrière du Basque. Dans ce
local, sous le poste d'équipage arrière, se trouvait le
local barre avec le gouvernail actionné par deux moteurs
électriques. Un des exercices couramment effectués
consistaient en une avarie de barre, plus précisement des
moteurs, et on voyait alors courrir quelques membres de
l'équipage qui s'engouffraient dans le trou d'homme et montaient
sur deux vélos sans roues auquels étaient
connectés deux dynamos susceptibles de donner du courant pour
pouvoir manoeuvrer le gouvernail. Voici donc Jean-claude en standby sur
le plancher du local. Il était fusilier et c'est bien connu
c'est une spécialité de sportifs, car il fallait des
mollets et du souffle sur ces fameux vélos. (Photo Jean-Paul
Banfi - 1976)
Comme
l'indique la légende de la photo, voici un entraînement
avec une arme automatique type AA52 de calibre 7.5 mm pouvant
être utilisée en version fusil mitrailleur (comme sur la
photo) ou en mitrailleuse sur trépied. (Photo Jean-Paul
Banfi - 1976)
Plage
arrière du Basque. Comme l'indique Jean-Paul, on voit à
poste les filières de sécurité qui passent devant
le panneau ouvert. L'arrière des escorteurs rapides était
assez bas sur l'eau et quand la mer devenait mauvaise on comprenant
très bien l'utilité de ces filières qui
empêchait de s'approcher trop près du bord. (Photo
Jean-Paul
Banfi - 1976)
La
photo traditionnelle de deux potes, plage arrière du Basque. On
peu remarquer au-dessus de l'affut de 57 mm l'appareillage qui
remplaçait l'affût de 57 mm supérieur. (Photo
Jean-Paul
Banfi - 1974-1976)
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Les
"rapides en goguette". Sur cette photo le Basque (à gauche) est
accompagné d'un rapide dont nous ignorons le nom, sa passerelle
le situe dans le début de la série E52, mais lequel ???.
Peut-être le Savoyard quia fait aussi parti du groupe M.
Jean-paul pense se souvenir que la photo a été prise aux
Açores. (Photo
Jean-Paul
Banfi - 1974-1976)

Le
Basque fait escale en Ecosse, plus précisement à
Aberdeen. Les permissionnaires sont prêts pour découvrir
les merveilles du pays du Whisky. Il ne faudra pas
s'étonner si vous voyez encore des monstres dans les nombreux
lacs. A droite de la photo, Serge Joubert, grand pote à
Jean-paul et qui a l'air un peu plus frais que sur la photo du corps de
débarquement un peu plus haut.(Photo
Jean-Paul
Banfi - 1974-1976)

Une
autre photo d'escale, sans doute aussi aux Açores. Au premier
plan un bateau soit Portugais soit espagnol, les bateaux portugais de
l'époque ne semblent pas avoir eu des 40 mm jumelés comme
on peut en voir sur la photo, par contre les espagnols
possédaient "l'Aragon",
un ancien cargo américain transformé en transport de
péniches de débarquement qui pourrait correspondre.
(Photo
Jean-Paul
Banfi - 1974-1976)

Le
Basque vient de passer sous le pont de Tancarville en aval du port de
Rouen, il va faire escale dans le grand port fluvial.(Photo
Jean-Paul
Banfi - 1974-1976)
Plage
arrière du Basque qui fait sa manoeuvre d'accostage ou est
déjà accosté. On peut voir la ville de Rouen et
ses pont sous lesquels le Basque ne pouvait sans doute pas pouvoir
passer.(Photo
Jean-Paul
Banfi - 1974-1976)
Plage
avant du Basque lors d'une escale à Punta Delgada aux
Açores. Sur une île de l'archipel des Açores
était situé une station de surveillance utilisée
lors des tirs de missiles partant du Centre d'Essais de Biscarosse dans
les Landes. Le Basque avec d'autres "rapides" assurait la
sécurité de la zone de reception des missiles.(Photo
Jean-Paul
Banfi - 1974-1976)
Le
Basque toujours à Punta Delgada. Cette photo ressemble assez
à la précédente, mais elle permet de mieux voir le
pavillon triangulaire blanc à barre noire qui indiquait que le
commandant n'était pas à bord du bateau. (Photo
Jean-Paul
Banfi - 1974-1976)
Deux
photos émouvantes qui "sentent" bon l'album de marin que l'on a
maintes et maintes fois ouvert. La photo de droite semblent avoir
été prise lors d'une escale en Norvège. Sur la
photo de gauche le Basque est à couple avec soit le Breton, soit
le Béarnais ou l'Agenais. (Photo
Jean-Paul
Banfi )
Le
Basque lors d'une escale à Kiel en Allemagne participe à
la fête de la mer, on ne le voit pas très bien (tout
à fait à droite), mais par contre au premier plan on peut
voir soit l'Etoile soit la Belle poule, une des goëlettes de la marine nationale. (Photo
Jean-Paul
Banfi - 1974-1976)
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Vue
du Basque vers l'avant. Comme le dit la légende, au premier plan
les échappements des diésels des groupes
électrogènes ainsi que la baleinière du bord. (Photo
Jean-Paul Banfi - 1975)
Vue
en détail de la baleinière du Basque, l'embarcation
était lourde et lente mais indispensable lors des mouillages
forains, que de souvenirs de rentrée de permission à
terre qui se terminaient par le grimpé de l'échelle de
corde sur le tangon. (Photo
Jean-Paul Banfi - 1975-76)
Le
Basque est à quai. Le voici photographié depuis la plage
arrière d'un autre rapide. Remarquez que les affûts double
de 57mm avaient un nom propre de l'on voit sur les flanc des tourelles,
sans doute les noms de villes du pays basque, si quelqu'un se souvient
de ces nom ? (Photo
Jean-Paul Banfi - 1975-76)
Pris
depuis le basque voici l'escorteur d'escadre Maillé
Brézé au cours d'un exercice de chaise ou passage de
courrier. Je vous rappelle que ce bateau est visitable au bord de la
loire à Nantes, il est très bien conservé par une
équipe de bénévoles amoureux de nos vieilles
coques, allez le voir nombreux pour qu'il ne finisse pas comme le
pauvre Colbert. (Photo
Jean-Paul Banfi - 1975-76)
(retour
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