L'escorteur d'escadre "MAILLE-BREZE" est préservé à Nantes





Nantes 2009. Le bras de la Loire au quai de la Fosse, à gauche les anciens chantiers navals, à droite l'escorteur d'escadre "Maillé-Brézé". L'escorteur a vu le jour justement à Nantes en 1957 comme 2300 autres bateaux civils et militaires. (photo Jean-Yves Mages - 2009)


En novembre 2009, je suis monté sur le dernier bateau de surface de la Royale encore préservé. Cet escorteur n'existe encore que grâce à une association de bénévoles qui le maintiennent en vie exactement dans l'état que l'ont laissé les derniers marins qui l'ont quitté lors du désarmement en 1988. Ce n'était pas la première fois que je passais la coupée de l'escorteur d'escadre, mais l'émotion était toujours intacte. Je ne résiste pas à essayer de vous faire partager mon plaisir de remettre les pieds sur le métal d'un bateau gris.
Bonne visite. (mise en ligne Novembre 2009)





Pour commencer une vue générale, le bateau a vraiment fière allure, malgré le temps plus que maussade de cette Toussaint 2009. Cela fait 21 ans qu'il est préservé à Nantes. (photo Jean-Yves Mages - 2009)




La tourelle de 100mm de la plage avant avec derrière elle, le lance-roquettes ASM sextuple de 375mm. (photo Jean-Yves Mages - 2009)




En montant à bord, vous êtes acceuillis par une superbe maquette du bateau qui permet de détailler la visite. (photo Jean-Yves Mages - 2009)


Missile MALAFON sur son berçeau

La visite commence par le hangar MALAFON, à l'arrière du bateau. Le Missile MALAFON était une torpille munie de boosters à poudre et de petites ailes qui lui permettaient d'aller chercher le sous-marin beaucoup plus loin que les tubes lance-torpilles traditionnels. (photo Jean-Yves Mages - 2009)




Une fois prêt, le missile sortait par l'ouverture verte pour être hissée sur son lanceur. Remarquez le personnage du milieu, il est assis sur un pédalier destiner à palier à la force des molets à un éventuel problème du treuil de hissage du missile. (photo Jean-Yves Mages - 2009)




Sorti du hangar, le missile est installé sur son lanceur, les paramètres du vol sont introduits via l'ouverture sous plexiglas transparente, le lanceur pivote alors et le missile peut être lancé. Tout à l'arrière, le sonar remorqué qui permettait une détection des sous-marins bien meilleure qu'avec le sonar de coque. (photo Jean-Yves Mages - 2009)





Même sous le climat humide de l'ouest de la France, le matériel est dans un très bon état, tout y est et vraiment bien entretenu, l'équipe de bénévoles du bateau fait un très grand boulot. (photo Jean-Yves Mages - 2009)




Vue depuis la passerelle supérieure vers l'arrière du bateau. A droite un des caissons à pavillons avec les dessins de chaque pavillon. Egalement les deux cheminées qui nous rapellent vues sous cet angle que le navire a été mis en service en 1957 et que sa conception devait quand même beaucoup aux très beaux contre-torpilleurs d'avant guerre. (photo Jean-Yves Mages - 2009)




La plage avant avec son treuil pour les deux lignes de mouillage. Encore une fois, l'état est vraiment excellent, il y a très peu de trace de rouille. Admirez aussi le cadre dans lequel se trouve le bateau, ces quais de Nantes sont aussi à voir pour eux même, avec ces maisons des XVII et XVIIIeme siècles avec certaines facades de guingois à cause des mouvements de sol commes celles juste à droite du mât de beaupré. (photo Jean-yves Mages - 2009)




Le télémètre-radar qui servait au pointage de l'artillerie de 100mm, il est au-dessus de la passerelle de navigation. (photo Jean-Yves Mages - 2009)





Vue de l'intérieur de la tourelle de 100mm avant. Cette arme anti-aérienne pouvait tirer 60 obus de 100mm par minute, elle était automatique mais pouvait aussi être pointée manuellement, dans ce cas deux personnes prennaient place dans la tourelle. A gauche de la photo, un obus de 100mm. (photo Jean-yves Mages - 2009)





Sur la plage avant, à l'aplomb du lance-roquettes de 375mm, voici justement une des roquettes de 375mm lancées par le lance-roquettes. En comparant avec l'échelle on a une idée de la grandeur. L'armement a été lancé intact par la marine après avoir bien-sûr été démilitarisé. (photo Jean-Yves Mages - 2009)





A l'intérieur, tout est également resté dans son "jus", en descendant les échelles, on a presque la sensation de la haute mer, quand le bateau s'enfonce dans l'eau et que l'on devient soudain très léger, puis quand il remonte et que l'on pèse alors beaucoup plus lourd. Le matériel de sécurité est aussi en place comme le montrer les cannes rouges ou les lances en cuivre. (photo Jean-yves Mages - 2009)





Autre vue de l'intérieur, les spécialistes reconnaîtront l'arlequin de sécurité qui indique l'état de cette ouverture en fonction du niveau de sécurité dans le quel se trouve le bateau. Vert indique que tout va bien, la porte peut rester ouverte, le rouge veut dire qu'elle doit être impérativement fermée. (photo Jean-yves Mages - 2009)





Le central opérations (CO) du "Maillé-Brézé". Là aussi le réalisme est très bien rendu, il ne manque que le stress des opérations quand toute l'énergie du bateau était concentrée sur la poursuite du sous-marin dans une partie de chasseur-chassé que nous espérions tous n'avoir pas à effectuer en temps de guerre, mais ça c'est une autre histoire. Sur les différents panneaux, les dernières consignes sont encore inscrites ce qui rend la visite encore plus émouvante pour les anciens. (photo Jean-Yves Mages - 2009)





Vue générale de la passerelle. A gauche, le fauteuil du commandant. Je me souviens du respect que nous avions pour cet objet, un peu comme si il représentait physiquement le "vieux" et que même quand celui-ci n'était pas sur la passerelle, un peu de lui même y était incarné, mais il est possible que mes souvenirs ne me jouent des tours, allez savoir ? A droite de la photo, le "trou" du barreur et du transmetteur d'ordre. (photo Jean-yves Mages - 2009)





En détail le "trou" du barreur, à gauche et du transmetteur d'ordres machines à droite. L'espace y est minimal et la tension maximale lors des appareillages et des accostages. Admirez l'entretien des cuivres, comme dans le temps ! A l'huile de coude. (photo Jean-Yves Mages - 2009)





Vue d'une coursive, le poste de propreté vient d'être fait, au fond, un factionnaire garde la cabine du commandant. (photo Jean-Yves Mages - 2009)




Ca c'est juste pour le plaisir, pour montrer à ceux qui ne l'ont pas véçu, les entrailles de la "bête", quand la mer était mauvaise, il était préférable d'avoir trois mains, deux pour se tenir aux rampes et une pour porter un éventuel objet. (photo Jean-Yves Mages - 2009)





La cafétaria équipage. Les tables et les sièges sont fixés au sol. les tables ont un rebord pour maintenir les plateaux d'aluminium mais quand le temps était vraiment mauvais, cela n'était pas suffisant, nous faisions alors des petites boulettes de mie de pain que nous fixions aux quatres coins du plateau pour lui éviter de voler à traver le local. Cela marchait très bien quand nous mangions des choses comme de la purée, mais je vous laisse imaginer quand c'était des petits pois. L'association a ajouté des tableaux explicatifs qui permettent d'avoir une bonne idée de la vie à bord. (photo Jean-Yves Mages - 2009)





Le coin de loisir de l'équipage, les jeux sont restés en place. (photo Jean-yves Mages - 2009)




Un poste d'équipage avec ses banettes, avant celle-ci, c'étaient des hamacs qui occupaient les postes. Remarquez les sacs décorés, une grande occupation du bord, surtout pour ceux qui faisaient leur service militaire. (photo Jean-Yves Mages - 2009)





Une autre vue de la coursive principale qui court tout le long du bateau. (photo Jean-Yves Mages - 2009)




La visite touche à sa fin, la coursive principale, à droite de la photo, le renard sur lequel était indiqué quels officiers étaient présents à bord. (photo Jean-Yves Mages - 2009)





Tableau de commandes de l'air comprimé des tubes lances-torpilles. Ne m'en demandez pas plus. (photo Jean-yves Mages - 2009)




L'arrière des tubes lance-torpilles babord le tube ouvert est garni d'une torpille ASM, une autre est posée juste davant et donne une bonne idée de l'arme. (photo Jean-Yves Mages - 2009)




Un petit clin d'oeil à la faune locale qui fait une halte sur le mât de beaupré et qui veille elle aussi sur le "Maillé-Brézé". Si vous passer par Nantes allez saluer le travail exceptionnel de l'association "Musée Maillé-Brézé", c'est quai de la Fosse à Nantes, vous pouvez aussi visiter leur site sur MAILLE-BREZE.com. (photo Jean-yves Mages - 2009)



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