
Type
E52
- Description détaillée des
amménagements.
Cette
page a pour but de décrire de manière
détaillée l'intérieur des "rapides", et plus exactement le type E52. (Normand,
Picard, Gascon, Lorrain, Bourguignon, Champenois, Savoyard, Breton, Basque, Agenais et
Béarnais)
en
se
basant sur les plans mis en ligne sur le site du Service historique de
la défense à Chatellerault.
La visite va
commencer par
les fonds. Petite remarque avant de commencer, cette description
concerne la configuration du type au lancement du PICARD qui était la tête de série, des
modifications substancielles seront par la suite apportées à cette
série qui était la plus importante en nombre d'unités, en effet avec les escorteurs d'escadre, les
escorteurs rapides ont
beaucoup profité de l'expérience du
précédent conflit, surtout au niveau du confort
de
l'équipage, de même certains E52 comme les Agenais, Basque,
Béarnais ou Breton, seront
équipés du bloc passerelle agrandi et mieux
protégé.
Soutes
et coquerons à la flottaison.
Comme
tous les types d'escorteurs rapides, au-dessus des hélices,
on trouve une soute
à vivres suivie de la soute à munitions de 57mm
arrière. Dans la tranche suivante, à babord le
local de
pointage des groupes arrière, au milieu le pc de 57mm et
à tribord un local de pompes et une soute à
roquettes
éclairantes.
Ensuite
deux soutes à mazout encadrant une
autre soute de munitions de 57mm. Puis à babord la soute du
maître cannonier, au milieu une autre soute à munitions de
57mm puis à tribord la soute du maître électricien.
Suit la soute du maître torpilleur, encadré par des soutes
à mazout. A babord et tribord passent les tunnels des arbres
d'hélices. Les deux autres tranches
sont
occupées par les locaux machines et
chaudières. 2 groupes
élèctrogènes diésel
se trouvent dans le local machine juste devant les
réducteurs et les condenseurs principaux. Puis des
soutes à gaz-oil et à mazout.
Dans
la tranche suivante, on trouve à babord le groupe de pointage de
57mm, le local du lock et une soute TSF à babord, une soute
detecteur et une soute à couchages et hamacs à tribord.
Suivent une soute à munitions de 57mm, une soute à
munitions de 20mm puis la soute du maître fusilier.
Vient
ensuite une
soute de
pompes du noyage à babord, le sonar et un local "ASDIC".
Suit la soute de roquettes ASM de 375mm, dans ce type le
lance-roquettes ASM se trouve sur l'avant du bateau. Puis diverses
soutes à vivres et boucherie. En dessous du plancher se trouve
une soute à tubes cathodiques, des soutes à mazout et
à gazoil, une soute à munitions de 57mm avec la base de
la noria pour l'affût double avant, une soute à munitions
pour armes protatives, le local des fonds de l'"ASDIC", le fond de la
soute à roquettes de 375mm, une soute à vin assez
imposante, le puit aux chaînes et l'annexe du magasin
général, puis le local des bruiteurs. Au-dessus, le
magasin général, la
coque
était terminée par le peak avant.
Pont
des logements.
Le
pont des logements toujours en partant de l'arrière,
comporte
tout d'abord le local de l'appareil à gouverner,
entourée
des soutes de l'électricien, du mécanicien, du
fusilier,
de manoeuvre, du timonier, du transfiliste, soute à tentes et armurerie.
Dans
la tranche suivante le poste
d'équipage arrière pour 29 hommes, avec en son
centre la
chambre de ditribution de l'affût double de 57mm
arrière. Les
postes d'équipage de cette époque ne comportaient
pas de
bannettes, mais des hamacs. Ces derniers étaient
attachés
à des crochets au plafond pour la nuit et au matin
étaient rangés dans des casiers contre la coque
à
babord et tribord. Par tous les postes d'équipage seront
transformés avec des couchettes. Il y avait 4 tables pour 29
hommes car, avant que la
cafétaria de l'équipage ne soit
installée, tous
les repas se prennaient dans les postes, chaque table envoyait un
matelot jusqu'à la cuisine pour chercher le repas qui
était ensuite pris en commun. Quand les hamacs
n'étaient
pas à poste, ces postes d'équipages
étaient plus
spacieux que ceux des séries suivantes car on gagnait la
place des couchettes. Venait ensuite un poste
d"équipage pour 37 hommes. Ce poste était plus petit que
sur le type E50, car il avait fallu gagner de la place pour les bureaux
militaires et administratifs, ce poste était aussi
traversé par la noria de l'affût de 57mm arrière
supérieur.
On
trouvait ensuite à babord 2
chambres pour 2 et 1 officiers, puis la chambre du commandant en
second. A
tribord, un poste pour 4 maîtres puis un poste pour 12
seconds-maîtres. Contrairement au type E50, les
second-maîtres avaient droit à des couchettes et ils ne
prennaient plus leurs repas dans les postes.
Venait
ensuite le compartiment
machine puis la chaufferie avec 2 chaudières. La tranche
suivante
se composait du local diésel avec 2 moteurs
diésel
"Renault", puis le local repère gyroscope à
babord, au
milieu le local compas-gyro, à tribord le magasin machine.
On
trouvait ensuite un poste d'équipage pour 36 hommes, puis un
autre poste d'équipage pour 38 hommes. Il y
avait ensuite à babord la cambuse et la soute à
vivre
avant. L'avant se terminait par un poste d'équipage pour 12
hommes puis par la soute du maître de manoeuvre.
Pont
principal
En
commençant par la plage
arrière, on trouvait les apparaux de dragage (paravanes, tourets
et freineurs), un treuil et
l'affût double de 57mm arrière. Les locaux donnant
sur le
pont principal se composait d'un local de ventilateurs, de la chambre
de
distribution de l'affût de 57mm arrière
supérieur,
des poulaines et lavabos/douches équipage. A babord et tribord
de ces locaux se trouvaient les valises porte-torpilles arrière
avec 2 fois 3 torpilles de reserve, les tubes lance-torpilles
arrière.
Venaient
ensuite les locaux d'émission arrière, des sanitaires
pour officiers-mariniers. Ensuite un atelier de la
machine, puis un bureau "machine" et le minuscule bureau des
mouvements. Au-dessus de l'atelier machine, trônaient les deux
canons de 20mm de défense rapprochée. On trouvait aussi
la même série de valises et tubes lance-topilles
qu'à l'arrière. La souillarde, la boulangerie, la cuisine
et un
local de la chaudière de chauffage étaient
traversés par les conduits de fumée vers la
cheminée juste au-dessus.
Une
longue coursive coupe en deux le
reste du pont. A babord, les poulaines équipage,
à
tribord le carré officier. Ensuite, à babord un
local de
ventilation, des sanitaires, un local à cirés et
l'infirmerie
avec sa
salle de visite. Deux chambres pour deux officiers chacunes et un poste
des maîtres à tribord. Une chambre
pour premier-maître et maître mécanicien,
l'office des officiers-mariniers, à tribord un poste des
second-maîtres avec une partie carré, suivi de sanitaires,
en face des
douches et des lavabos équipage. Pour finir à babord le
bureau du service intérieur et la coopérative.
La
coursive se termine par un sas de décontamination et s'ouvre sur la plage avant.
Au-dessus du pont
principal


A
tout
seigneur, tout honneur, commençons par la passerelle
supérieure. Seul l'abri de navigation était
protégé des embruns, le reste était
à l'air
libre, les sorties dans l'atlantique nord devaient être assez
vivifiantes. On trouvait 2 postes optiques à babord et
tribord, ainsi que sur l'avant de l'abri. A partir du Breton,
le bloc passerelle à été agrandi et l'abri de
navigation complètement couvert, cette passerelle est
décrite dans la description du type E52b.
En
dessous, la passerelle inférieure, avec à
l'arrière le pc trans et le central opérations,
plus
à l'avant le local emission avant et le pc ASM.
Encore
un
étage plus bas, derrière la cheminée à
tribord se trouvait la baleinière de 7
mètres à moteur, puis passé la cheminée, le pc radio, une
chambre pour 2 officiers, l'office du commandant, le carré et la
chambre du commandant à babord, le local radar, le pc radar et
deux chambres d'officers à tribord. Plus à l'avant,
l'affût double de 57mm avant et le lance-roquettes ASM de 375mm.
Plus à l'arrière, au
même niveau,
sous l'affût double de 57mm arrière supérieur, un
poste optique pour l'artillerie de 57mm, le local du radar pour le
télépointeur de 57mm, à babord attaché
contre la cloison un doris, le pont se termine par la passerelle de
secours et les deux canons de 20mm.
Pour finir, ci-dessus les passerelles du Picard à gauche et de l'Agenais à droite. Celle du Picard est en partie découverte et beaucoup plus petite.
C'est
ici
que ce termine notre visite du bord du type e52, rien ne
vous a été épargné, sauf
le plaisir des escales , les douceurs du coucher de soleil à
l'équateur ou les discussions d'après repas plage
arrière, en un mot comme en cent,
tout ce qui fait que nous aimions la vie à bord. Mais je
vous
conseille
quand même de visiter le site
internet du SHD à Chatellerault et
d'y consulter les plans d'origine (des escorteurs rapides commes de beaucoup d'autres navires de la Royale), c'est une vrai mine
d'informations et un voyage dans le temps dont nous aurions mauvaise
grâce de nous passer.
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