
Type E50
- Description détaillée des
amménagements.
Cette
page a pour but de décrire de manière
détaillée l'intérieur de la
bête, en
l'occurence le type E50 (Corse, Bordelais, Boulonnais et Brestois)
en
se
basant sur les plans mis en ligne sur le site du Service historique de
la défense à Chatellerault. La visite va
commencer par
les fonds. Petite remarque avant de commencer, cette description
concerne la configuration du type au lancement du Corse, des modifications
importantes seront par la suite apportées à la
série, en effet avec les escorteurs d'escadre, les escorteurs rapides ont
beaucoup profité de l'expérience du
précédent conflit, surtout au niveau du confort de
l'équipage.
Soutes
et coquerons à la flottaison.
Comme
tous les types d'escorteurs rapides, au-dessus des hélices, on trouve une soute
à vivres suivie de la soute à munitions de 57mm
arrière. Dans la tranche suivante, à babord le local de
pointage des groupes arrière, au milieu le pc de 57mm et
à tribord un local de pompes et une soute à roquettes
éclairantes.
Ensuite deux soutes à mazout encadrant une
autre soute de munitions de 57mm. Puis à babord et tribord deux
autres soutes à mazout et au milieu une soute à mazout et
une soute à roquettes "bofors". Les deux autres tranches sont
occupées par les locaux machines et chaudières. 2 groupes élèctrogènes diésel
se trouvent dans le local machine juste derrière les condenseurs principaux. Puis des
soutes à gaz-oil et à mazout.
Une autre soute à
munitions de 57mm et au milieu de cette tranche le local
d'écoute microphone et le local d'écoute panoramique.
Ensuite, à babord la soute TSF, au milieu un local pompes et
à tribord le local de pointage avant. Vient ensuite une soute de
stockage de torpilles, seul le type e50 possède des torpilles
stockées à l'intérieur de la coque, les e52 avait
un stockage en "valises" sur le pont, le type e52b n'avait que les
torpilles déjà dans les tubes, cette soute pouvait
stocker un maximum de 18 torpilles. Venait ensuite le local "ASDIC"
puis une soute à vin assez imposante et un local de
réfrigération puis une chambre froide, puis le bas du
puit aux chaînes et l'annexe du magasin général, la
coque
était terminée par le peak avant.
Pont
des logements.
Le
pont des logements toujours en partant de l'arrière, comporte
tout d'abord le local de l'appareil à gouverner, entourée
des soutes de l'électricien, du mécanicien, du fusilier,
de manoeuvre, du timonier, soute à tentes et pour finir la soute
du canonier et armurier.
Dans la tranche suivante le poste
d'équipage arrière pour 26 hommes, avec en son centre la
chambre de ditribution de l'affût double de 57mm arrière. Les
postes d'équipage de cette époque ne comportaient pas de
bannettes, mais des hamacs. Ces derniers étaient attachés
à des crochets au plafond pour la nuit et au matin
étaient rangés dans des casiers contre la coque à
babord et tribord. Il y avait 4 tables pour 26 hommes car, avant que la
cafétaria de l'équipage ne soit installée, tous
les repas se prennaient dans les postes, chaque table envoyait un
matelot jusqu'à la cuisine pour chercher le repas qui
était ensuite pris en commun. Quand les hamacs n'étaient
pas à poste, ces postes d'équipages étaient plus
spacieux que ceux des séries suivantes car on gagnait la place des couchettes. Venait ensuite un poste
d"équipage pour 42 hommes.
On trouvait ensuite à babord 2
chambres pour 2 officiers, puis la chambre du commandant en second. A
tribord, un poste pour 8 seconds-maîtres puis un poste pour 4
maîtres. Il est a remarquer que comme l'équipage, les
seconds-maîtres dormaient aussi dans des hamacs alors que les
maîtres avaient droit à des couchettes. Les repas se
prennaient aussi dans les postes pour les officiers-mariniers, seul les
officiers avaient un carré.
Venait ensuite le compartiment
machine puis la chaufferie avec 2 chaudières. La tranche suivante
se composait du local diésel avec 2 moteurs diésel
"Renault", puis le local repère gyroscope à babord, au
milieu le local compas-gyro, à tribord le magasin machine. On
trouvait ensuite un poste d'équipage pour 38 hommes, puis un
autre poste d'équipage pour 36 hommes, ce dernier poste
était traversé en son centre par le monte-charge des
torpilles qui alimentait le tambour au pont supérieur avec la
soute à torpilles juste sous le poste d'équipage. Il y
avait ensuite à babord la cambuse et la soute à vivre
avant. L'avant se terminait par un poste d'équipage pour 12
hommes puis par la soute du maître de manoeuvre.
Pont
principal
En commençant par la plage
arrière, on trouvait les apparaux de dragage, un treuil et
l'affût double de 57mm arrière. Les locaux donnant sur le
pont principal se composait d'un local de ventilateurs, de la chambre de
distribution de l'affût de 57mm arrière supérieur,
des poulaines et lavabos/douches équipage. Puis d'un bureau
"machine", ensuite à babord le bureau administratif et à
babord le bureau militaire, heureux fourriers et secrétaires
militaires qui pouvait travailler avec vue sur la mer ! Ce qui ne sera plus le cas sur les types suivants.
Venaient
ensuite des sanitaires pour officiers-mariniers. Puis un local où
passait la noria qui montait de la soute les roquettes ASM de 375mm
vers le lance-roquettes un pont au-dessus. Ensuite un atelier de la
machine, puis un central radio arrière dit "de secours". Ces
deux locaux étaient encadrés à l'extérieur
par la baleinière de 7 mètres à babord et par un
doris à tribord. La souillarde, la boulangerie, la cuisine et un
local de la chaudière de chauffage étaient
traversés par les conduits de fumée vers la
cheminée juste au-dessus. Sur le pont au-dessus, se trouvaient les
pièces de 20mm babord et tribord pour la défense
rapprochée.
Une longue coursive coupe en deux le
reste du pont. A babord, les poulaines équipage, à
tribord le carré officier. Ensuite, à babord un local de
ventilation, un local à cirés et l'infirmerie avec sa
salle de visite. Une chambre pour maîtres et premier-maîtres
avec couchettes, l'office des officiers-mariniers, le local coiffeur (qui disparaîtra sur les autres types), des
douches et des lavabos équipage. En face, 2 chambres pour 2
officiers, un poste pour 4 maîtres, des douches et un poste pour
13 seconds-maîtres, et pour finir les lavabos pour les
seconds-maîtres.
La
coursive s'ouvre plage avant et servait
aussi à l'embarquement par babord des torpilles vers la soute
à torpilles, étant donné les tailles respectives
de la coursive et des torpilles, la manoeuvre devait être un peu
compliquée.
Au-dessus du pont principal



A tout
seigneur, tout honneur, commençons par la passerelle
supérieure. Seul l'abri de navigation était
protégé des embruns, le reste était à l'air
libre, les sorties dans l'atlantique nord devaient être assez
vivifiantes. On trouvait 2 postes optiques à babord et tribord.
En dessous, la passerelle inférieure, avec à
l'arrière le pc trans et le central opérations, plus
à l'avant le local emmission avant et le pc ASM.
Encore un
étage plus bas, le pc radio, le local radar, le pc radar et le
carré du commandant à babord, une chambre pour 2
officiers, une autre pour un officier et la chambre du commandant
à tribord. Plus à l'arrière, au même niveau,
sous le télépointeur de l'artillerie de 57mm, le local
technique du télépointeur, au pied du
télépointeur vers l'avant, le mortier ASM de 375mm.
Sur
l'avant du bloc
passerelle, se trouvait les 12 tubes lance-torpilles par séries
de 3. Entre ces tubes, l'arrivée du tambour du monte-charge
à torpilles dans le parc à torpilles. Passait
également entre les 2 séries de lance-torpilles
arrière la noria d'alimentation de l'affût double de 57mm
avant.
C'est
ici
que ce termine notre visite du bord, rien ne
vous a été épargné, sauf
les odeurs, le
tangage, le roulis et les "coups de gueule", en un mot comme en cent,
tout ce qui fait que nous aimions la vie à bord. Mais je vous
conseille
quand même de visiter le site
internet du SHD à Chatellerault et
d'y consulter les plans d'origine, c'est une vrai mine
d'informations et un voyage dans le temps dont nous aurions mauvaise grâce de nous passer.
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